Année économique et sociale 2008 en Martinique

De
Publié par

Synthèse régionale 2008 : l’année de la récession trice de leur volonté de se constituer autres de répondre au vieillissementSi l'économie martiniquaise une épargne de précaution. La dimi- de la population. Malgré la diminu-s'est rapidement relevée du nution du nombre d'immatriculations tion des effectifs scolarisés, de plus en passage du cyclone DEAN, automobiles par rapport à 2007, sur le plus d'élèves s'orientent dans les neuf comme sur l'occasion confirme seconds cycles professionnels afin decomme en témoigne la que la consommation n'est pas la pouvoir répondre aux besoins du sys-reprise des exportations de priorité des ménages en 2008. tème productif. banane, la crise économique mondiale Les responsables du tourisme s'adap-Car la situation sur le front de l'emploi tent également à la nouvelle donne.ne prête pas à l'optimisme. Le nombrerévèle ses fragilités et sa Ainsi dans le secteur hôtelier, la gran-de demandeurs d'emplois enregistrésdépendance vis-à-vis de de hôtellerie cible davantage la clien-au pôle emploi est en augmentation l'extérieur. tèle internationale, tandis que la petitepour la première fois depuis 2004. Le et moyenne tente de mieux répondretaux de chômage au sens du Bureau aux exigences de la clientèle locale.International du Travail repart égale-a hausse du prix des intrants de La baisse du nombre de touristes ment à la hausse.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 25
Nombre de pages : 1
Voir plus Voir moins

Synthèse régionale
2008 : l’année de la récession
trice de leur volonté de se constituer autres de répondre au vieillissementSi l'économie martiniquaise
une épargne de précaution. La dimi- de la population. Malgré la diminu-s'est rapidement relevée du
nution du nombre d'immatriculations tion des effectifs scolarisés, de plus en
passage du cyclone DEAN, automobiles par rapport à 2007, sur le plus d'élèves s'orientent dans les
neuf comme sur l'occasion confirme seconds cycles professionnels afin decomme en témoigne la
que la consommation n'est pas la pouvoir répondre aux besoins du sys-reprise des exportations de
priorité des ménages en 2008. tème productif.
banane, la crise
économique mondiale Les responsables du tourisme s'adap-Car la situation sur le front de l'emploi
tent également à la nouvelle donne.ne prête pas à l'optimisme. Le nombrerévèle ses fragilités et sa
Ainsi dans le secteur hôtelier, la gran-de demandeurs d'emplois enregistrésdépendance vis-à-vis de de hôtellerie cible davantage la clien-au pôle emploi est en augmentation
l'extérieur. tèle internationale, tandis que la petitepour la première fois depuis 2004. Le
et moyenne tente de mieux répondretaux de chômage au sens du Bureau
aux exigences de la clientèle locale.International du Travail repart égale-a hausse du prix des intrants de
La baisse du nombre de touristes ment à la hausse. Les catégories tradi-L l'agriculture et de l'industrie a
de séjour est pour partie compenséetionnellement les plus fragiles sur lecreusé le déficit commercial, et rendu
par la recherche d'autres clientèles,marché du travail, à savoir les femmes,les productions locales moins compé-
notamment maritime. Enfin, des les jeunes, et dans une moindre mesu-titives vis-à-vis des importations. Il
investissements importants ont étére les seniors, supportent le gros dus'ensuit une progression de l'indice
consentis au niveau de la plateformeralentissement économique. des prix à la consommation plus rapi-
aéroportuaire afin de conserver unede qu'en 2007, notamment pour les
infrastructure performante. Outre la conjoncture peu favorable, laproduits alimentaires.
Martinique doit également faire face à
Le secteur agricole a aussi pris lades évolutions structurelles qui luiLe ralentissement économique inter-
mesure des changements tant législa-sont propres. Le vieillissement de lanational s'observe également sur le
tifs que concurrentiels auxquels il doitpopulation conduit mécaniquement àtourisme : le nombre des arrivées de
faire face. Il s'y prépare d'ores et déjàune diminution du nombre d'actifs, ettouristes de séjour est en diminution
par exemple en optant pour des tech-à une progression des dépenses desensible. L'activité de la plateforme
niques de production utilisant moinssanté par habitant plus rapide qu'enaéroportuaire s'en ressent, surtout
de pesticides, ou en investissant dansFrance métropolitaine, même si ellessur les liaisons transatlantiques,
des mûrisseries pour la banane endemeurent inférieures. Une diminu-d'autant que le fret commercial est
France métropolitaine. tion sensible du nombre d'élèves danségalement en baisse. Le taux d'occu-
er ndle 1 et 2 degré est également obser-pation des hôtels diminue aussi forte-
Dans cette conjoncture difficile, lavée depuis 1998. ment, notamment au sein des grands
solidarité demeure primordiale. Si glo-établissements.
balement le nombre d'allocatairesLes acteurs économiques de la
diminue suite notamment aux évolu-La contraction de l'offre de crédit au Martinique prennent progressivement
tions démographiques, le nombre deniveau mondial, suite à la crise des conscience de ces changements. Les
bénéficiaires de l'allocation logement« subprimes », a eu peu de consé- créations d'entreprise sont de moindre
augmente sensiblement, et près duquences localement. Cependant, les ampleur en 2008, mais s'opèrent
tiers des allocataires ne bénéficie encrédits octroyés par le système bancai- davantage dans des secteurs qui per-
2008 d'aucune autre ressource quere aux ménages ou aux entreprises mettent de gagner en auto-suffisance,
celles versées par la CAF. augmentent faiblement. La progres- comme l'agro-alimentaire. De même,
sion record des dépôts des ménages le fort taux de création dans les ser-
sur les livrets A et assimilés est révéla- vices à la personne permet entre Gérard FORGEOT
2
N° 71 - Martinique - Juin 2009

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.