Au troisième trimestre 2002, quelques signes positifs dans un contexte morose (Flash d'Octant n° 80)

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Dans un environnement international peu porteur, la croissance de l'économie française a ralenti malgré le soutien de la consommation des ménages. En Bretagne, l'activité dans la plupart des secteurs, reste inférieure à son potentiel. Dans l'agriculture, la production animale est dans l'ensemble supérieure à celle de l'été 2001, malgré une situation difficile sur le marché de la volaille de chair. L'activité industrielle est jugée stable sur le trimestre. Les professionnels du bâtiment estiment que leur activité a ralenti au cours de l'été. Dans l'industrie comme dans le bâtiment, l'inquiétude pour l'avenir à court terme grandit. Des signes d'amélioration sont perçus dans le commerce de gros comme dans le commerce de détail. Mais les ménages ont freiné leurs achats de voitures neuves. Dans l'ensemble des services comme dans l'hôtellerie, l'été 2002 s'est révélé meilleur que le précédent mais inférieur aux étés antérieurs. Les exportations se sont pratiquement maintenues ce trimestre mais les importations se contractent fortement. L'augmentation du chômage se poursuit. Sur le trimestre, le taux de chômage s'est accru de 0,1 point et de 0,4 point en un an. Au début de l'été, la croissance de l'emploi se réduisait encore un peu plus.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Octant
Numéro 80 - Décembre 2002Synthèse
conjoncturelle
Au troisième trimestre 2002,
quelques signes positifs dans un contexte morose
Dans un environnement international peu porteur, la croissance de l’économie
française a ralenti malgré le soutien de la consommation des ménages.
En Bretagne, l’activité dans la plupart des secteurs, reste inférieure à son potentiel.
Dans l'agriculture, la production animale est dans l'ensemble supérieure à celle
de l'été 2001, malgré une situation difficile sur le marché de la volaille de chair.
L'activité industrielle est jugée stable sur le trimestre. Les professionnels du
bâtiment estiment que leur activité a ralenti au cours de l'été. Dans l'industrie
comme dans le bâtiment, l'inquiétude pour l'avenir à court terme grandit.
Des signes d'amélioration sont perçus dans le commerce de gros comme dans le
commerce de détail. Mais les ménages ont freiné leurs achats de voitures neuves.
Dans l'ensemble des services comme dans l’hôtellerie, l'été 2002 s'est révélé
meilleur que le précédent mais inférieur aux étés antérieurs.
Les exportations se sont pratiquement maintenues ce trimestre mais les
importations se contractent fortement.
L'augmentation du chômage se poursuit. Sur le trimestre, le taux de chômage
s'est accru de 0,1 point et de 0,4 point en un an.
Au début de l'été, la croissance de l'emploi se réduisait encore un peu plus.
Contexte national : la croissance est inférieure aux prévisions
France entière, le PIB n’a progressé que de 0,2 % au L’emploi salarié privé s’est accru de 0,2 % ce trimestre
troisième trimestre après + 0,4 % au deuxième. La après + 0,1 % au deuxième trimestre. Cela représente
35 700 emplois supplémentaires. Avec une progres-demande intérieure hors stocks a continué de soutenir
sion de 0,5 % et de 0,6 %, le secteur tertiaire et lala croissance mais moins que précédemment. Elle a
ainsi contribué à la variation du PIB à hauteur de 0,2 construction ont retrouvé une progression plus vive
point. Le solde du commerce extérieur y participe à qu’en début d’année. Dans l’industrie, la baisse de
l’emploi se poursuit pratiquement au même rythmehauteur de 0,3 point en raison d’une augmentation
(- 0,5 % sur le trimestre après – 0,6 %).plus importante des exportations que des importations
(respectivement + 1,2 % et + 0,2 %). Les variations de Fin septembre 2002, près de 2 324 000 demandeurs
stocks, en revanche, apportent pour le deuxième d’emploi de catégorie 1 (données brutes) étaient
inscrits à l’ANPE. En un an, l’augmentation du nombretrimestre consécutif une contribution négative (- 0,3
de demandeurs d’emploi s’élève à 6,7 %.point après – 0,1 point). L’investissement des entrepri-
ses recule de 0,8 % et celui des ménages de 0,7 %. Au 30 septembre, le taux de chômage au sens du BIT
La production industrielle a diminué de 0,5 % ce est de 9 %. Il s’est stabilisé sur le trimestre et a augmen-
té de 0,3 point par rapport à septembre 2001.trimestre. La baisse de la production a concerné tous
les secteurs sauf celui des biens d’équipement qui a
progressé de 0,3 %.
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH8064 - PRIX : 2,2€Cours du porc charcutier breton - classe E (Euros / kilo) Agriculture : baisse quasi généralisée des cours
2,00
1,90 de la moyenne des cinq annéesAu troisième trimestre 2002, les
Série brute précédentes à la même période. Leslivraisons de lait sont un peu plus
1,70 élevées que l’été précédent (+ 0,5 %). Le cours des principales productions
prix moyen du lait payé au producteur bovines sont dans l’ensemble inférieurs
1,50 à ceux de l’été passé, sauf pour less’établit à 0,32€, soit une baisse de 3 %
vaches de réforme et les jeunes bovins.par rapport à la même période de 2001.
Tendance
1,30 Les abattages de veaux de boucherieLe cours de l’œuf s’est redressé au cours
dépassent de 8,5 % ceux du troisièmede l’été comme habituellement en cette
1,10 trimestre 2001. Le niveau des abattagespériode de l’année. Il reste cependant
se situe 18 % au-dessus du niveauinférieur de 14 % au cours moyen du
moyen des cinq étés passés. Après la0,90 troisième trimestre 2001.
1997 1998 1999 20001 2002 2002
baisse saisonnière de juillet, le cours duLe marché de la volaille de chair reste en
Source : Scees - Insee
veau s’est redressé en août et cedifficulté. Les abattages de volailles sont
Abattages de gros bovins mouvement s’est poursuivi en sep-(Tonnes) en retrait de 7,5 % par rapport à l’été
25 000 tembre. Le prix du veau de boucherie2001, en raison essentiellement du fort
s’élève en moyenne à 4,56€/Kg, c’estrecul des abattages de dindes (- 17 %).
Série brute 2,6 % de moins qu’un an auparavant.Les prix des volailles sont également en
Dans l’ensemble, la récolte de céréalesbaisse.
20 000 de l’été 2002 dépasse de 34 % celle deLa cotation moyenne du porc s’établit à
l’été précédent. Elle est également1,32 € sur le trimestre. Ce cours,
supérieure aux récoltes des deux étésrelativement faible pour la saison, estTendance
antérieurs. Les volumes de blé produitsinférieur de 17,5 % à celui de l’été15 000
ont augmenté de 35 % par rapport àprécédent et de près de 3 % au prix
2001.moyen des cinq dernières années à la
Au troisième trimestre, les quantitésmême période. Les abattages sont en
débarquées de poissons, crustacés ethausse sur le trimestre comme sur10 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002 l’année. mollusques dans les criées bretonnes
Source : Scees - Insee sont en baisse de 1,4 % par rapport auLes abattages de gros bovins ont
troisième trimestre 2001. Le prix moyennettement progressé ce trimestre. Ils
est légèrement supérieur à celui de l’étédépassent de 4,5 % les abattages de l’été
dernier.2001 et se situent près de 3 % au-dessus
Industrie : une activité stable
D’après les chefs d’entreprise, l’activité le travail du grain et poursuite du
Tendance de la production industrielle (Soldes d’opinions) du troisième trimestre est restée stable fléchissement dans l’industrie laitière.
40
par rapport au précédent, mais Après l’activité soutenue du printemps,
Production passée à un niveau inférieur à celui observé les le rythme de production des industries
30
années précédentes à la même période. alimentaires diverses (industrie du
Cette tendance d’ensemble résulte poisson, conserves de fruits et légumes,20
d’évolutions sectorielles contrastées. boulangeries, biscuiteries…) a nette-
Après s’être redressée au printemps, ment décéléré pendant l’été. Un léger10
l’activité dans les biens intermédiaires a mieux a été observé dans l’industrie des
reculé pendant les mois d’été. Le repli a viandes (abattages et transformation,0
Production prévue été particulièrement sensible dans toutes productions confondues).
-10 l’industrie des composants électriques et L’activité dans les biens d’équipement a
électroniques ; il a été ressenti plus continué de progresser pendant l’été,
-20 modérément dans les industries des retrouvant ainsi un niveau conforme
1997 1998 1999 2000 2001 2002
produits minéraux, du bois et du papier, à sa moyenne de longue période.Source : Insee, enquêtes de conjoncture
de la chimie et du caoutchouc- L’industrie des équipements mécani-
plastique. Le rythme de production dans ques a retrouvé une évolution positive.
la métallurgie et la transformation des L’activité s’est renforcée dans l’industrie
État de la demande
métaux ne s’est infléchi que très des équipements électriques et
et niveau des stocks dans l’industrie (Soldes d’opinions)
légèrement. électroniques mais s’est réduite dans la30
Niveau des stocks Dans l’industrie des biens de consom- construction navale, aéronautique et
20 mation, l’activité a baissé légèrement au ferroviaire.
Début octobre, les carnets de comman-troisième trimestre ; elle s’est tassée dans
10
l’industrie des équipements du foyer, est des étaient jugés insuffisamment garnis
demeurée atone dans l’édition- et les stocks apparaissaient toujours trop0
imprimerie-reproduction. Par contre, le lourds. En conséquence, les chefs
-10 d’entreprise n’envisageaient pasrythme de production s’est un peu
accéléré dans l’industrie de d’évolution notable de leur activité au
-20
l’habillement-cuir. quatrième trimestre. Par ailleurs,
Carnets de commandes
-30 Les industries agroalimentaires ont l’indicateur de climat général, reflet de
leur opinion sur le développement deenregistré un faible niveau d’activité au
-40 l’industrie française dans son ensemble,troisième trimestre : stagnation dans la1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : Insee, enquêtes de conjoncture s’infléchissait un peu plus.fabrication d’aliments pour animaux et
2 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 80 - Décembre 2002Construction :Activité de l’ensemble du bâtiment (Soldes d’opinions)
70 carnets de commande en baisse
Activité passée
50 tendance plus favorable est anticipéeLes professionnels du bâtiment estiment
que leur activité a ralenti au troisième pour l’automne. Les difficultés de
30
trimestre 2002, conformément à leurs recrutement et les tensions sur l’appareil
de production sont quasiment stables ceprévisions. Cette baisse est principale-
10
trimestre. Début octobre, 73 % des chefsment ressentie dans le second-œuvre.
d’entreprise déclaraient rencontrer desDans le gros-œuvre, l’activité est jugée
-10
difficultés de recrutement et 60 % despratiquement stable sur le trimestre maisActivité prévue
très en-deçà du niveau habituellement chefs d’entreprise estimaient ne pas
-30
pouvoir accroître leur production.observé en cette période de l’année.
Avec plus de 5 200 logements mis enSur le trimestre, la construction non--50
2001 20021997 1998 1999 2000 chantier ce trimestre, la construction derésidentielle reste orientée à la baisse
Source : Insee, enquêtes de conjoncture
même si celle-ci est moins marquée que logements neufs se maintient à un bon
précédemment. Un certain tassement niveau. Elle est conforme à la moyenne
d’activité est ressenti dans le secteur de des mises en chantier des cinq dernièresNombre de logements neufs autorisés en Bretagne
années dans les logements collectifsl’entretien-amélioration. En revanche,3 000
2000 2002 dans les logements neufs l’activité a comme dans les maisons individuelles.
2001 Moyenne 1993 - 2002 progressé très légèrement. La demande de logements est également2 500
Début octobre, les chefs d’entreprise bien orientée. Avec un peu plus de 6 200
2 000 tablaient sur une amélioration de leur logements autorisés, la demande est
activité pour les trois mois à venir, mais légèrement supérieure à la moyenne en
1 500 trop timide pour permettre un retour à la cette saison. Le marché de la maison
normale. Concernant les perspectives individuelle reste soutenu et celui des
1 000 générales d’évolution du secteur, les logements collectifs se maintient au
entrepreneurs du bâtiment apparais- même niveau que le trimestre passé.
500 saient de plus en plus inquiets. Sur le marché des bâtiments profession-
D’ailleurs leurs carnets de commandes nels, le nombre de mètres carrés
0 étaient en baisse : ils s’élevaient à 4,5 autorisés est inférieur de près de 20 % àjan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
Source : DRE - Sitadel mois de travail contre 5,2 au printemps. la demande moyenne calculée sur cinq
Selon les professionnels, l’emploi a ans.
Enquête réalisée avec l'aide de la décru au cours de l’été mais une
BRETAGNEFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
Consommation-commerce :
amélioration dans le commerce de détail en juillet-août
France entière, la consommation des détail : les ventes réalisées en juillet-août
ménages s’est accrue de 0,7 % au se sont nettement redressées par rapport
troisième trimestre après 0,4 % au à celles des deux mois précédents. La
deuxième. progression a été sensible aussi bien
dans le commerce spécialisé que dans leEn Bretagne, selon les négociants
interrogés début septembre, les ventes commerce non spécialisé et a contribué
dans le commerce de gros ont cessé de à l’allègement des stocks.
baisser en juillet-août. Cette tendance Les intentions de commandes pour les
mois de septembre et octobre formuléesd’ensemble résulte principalement de
l’amélioration enregistrée dans le par les détaillants début septembre
secteur des biens de consommation non étaient conformes à leur moyenne de
Tendance des ventes dans l’ensemble
alimentaires. Les ventes de biens de longue période.
du commerce de détail (Soldes d’opinions)
consommation alimentaires et de biens
20
d’équipement ont été jugées quasiment Les résultats des enquêtes de conjonc-
(1 )
10 stables comparées au bimestre précé- ture réalisées par la Banque de FranceVentes passées
dent. Les ventes de biens intermédiaires confirment la tendance à la hausse :
0
ont été estimées légèrement inférieures à « Globalement, la consommation des
celles observées en mai-juin. ménages a nettement augmenté au cours-10
Cependant, début septembre, les stocks du bimestre.
-20 apparaissaient plus lourds que les Dans l’habillement et la chaussure, le
années précédentes à la même période. bilan de la saison est dans l’ensemble-30
Intentions de commandes Les intentions de commandes pour satisfaisant. L’activité commerciale a été
-40 septembre-octobre étaient mieux dopée par les soldes et par l’accueil
orientées que précédemment. favorable que les touristes ont réservé à
-50 Une conjoncture favorable a été1997 1998 1999 2000 2001 2002
(1) Source : Banque de France, service des Affaires
Source : Insee, enquêtes de conjoncture observée aussi dans le commerce de
régionales de Bretagne
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 80 - Décembre 2002 3Immatriculations de voitures neuves en Bretagne
la nouvelle collection automne-hiver. comme chaque année en raison de(particulières et commerciales)
Les ventes dans l’ameublement ont l’affluence touristique et de la rentrée11 000
légèrement progressé au cours du scolaire. Dans l’horlogerie-bijouterie,
Série brute
bimestre. Cette évolution positive les courants d’affaires ont progressé mais
9 000 devrait se poursuivre sur les mois à venir s’inscrivent en net retrait sur l’an passé.
qui sont traditionnellement bons. Le Au troisième trimestre, le marché des
secteur de l’électroménager et de véhicules neufs a fléchi. 18 165 voitures
7 000 particulières et commerciales ont étél’électronique grand public s’est
immatriculées dans la région au cours deégalement bien comporté. Quant au
bricolage, celui-ci a bénéficié d’une l’été. Cela représente un recul de 5,5 %Tendance5 000
saisonnalité favorable et d’un attrait par rapport au troisième trimestre 2001
grandissant. De même, les ventes dans la et c’est aussi un des plus mauvais
résultats de ces quatre dernières années.librairie-papeterie ont été soutenues
3 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : OST - Insee
Services :
mieux que l’été 2001
courant d’affaires est jugé identique àD’après les chefs d’entreprise interrogés
Tendance de l’activité
celui de l’été 2001. Selon les chefsen octobre, l’activité dans les services au
dans l’ensemble des services (Soldes d’opinions - CVS)
troisième trimestre 2002 s’est révélée d’entreprise, la croissance de l’emploi
40
Activité passée plus soutenue que l’année passée à la s’est poursuivie pendant l’été mais
l’orientation attendue est moins favo-même période, inférieure toutefois à
30 rable à court terme. Les professionnelscelle habituellement observée à cette
jugent favorablement l’évolution deépoque de l’année. Dans les services
20 leurs prix de vente ce trimestre. Ilsaux particuliers, les professionnels font
tablent sur une stabilité des prix pour lesétat d’une activité conforme à la
trois mois à venir. Les résultatsmoyenne de longue période. Dans les10
d’exploitation sont encore en baisseservices aux entreprises, en revanche,
mais apparaissent moins dégradés qu’aumalgré une légère reprise, l’activité reste
0
printemps. Début octobre, les chefsen-deçà de la moyenne. Après quatre
Activité prévue
d’entreprise prévoyaient une baissetrimestres de recul, le secteur du travail
-10 d’activité au cours de l’automne.temporaire a renoué avec la croissance.1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : Insee, enquêtes de conjoncture Dans les activités immobilières, le
Hôtellerie et camping :
Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne
un troisième trimestre mitigé
100
2000
Sur l’ensemble de la saison estivale 2002 l’ensemble du trimestre, le taux2001
80 2002 – de juillet à septembre – l’activité dans d’occupation est supérieur de 1,5 point
les hôtels de la région a dépassé celle de à celui de l’été passé.
l’été 2001, sans atteindre celle des deux Dans les campings, en revanche, les60
étés précédents. Près de 2 648 000 résultats de la saison estivale sont en
nuitées ont été enregistrées dans les retrait de 3 % comparés à ceux de l’été
40
hôtels de la région, soit 1,5 % de mieux 2001. Sur l’ensemble des mois d’été, les
que l’été 2001. Au cours de l’été, la campings homologués ont comptabilisé
20 fréquentation de la clientèle française a 7 550 600 nuitées. La fréquentation de la
progressé de 3,6 % par rapport à l’an clientèle française a diminué de 4,8 % et
0 passé. La clientèle étrangère en celle de la clientèle étrangère a
sept. oct. nov. déc.jan. fév. mars avr. mai juin juil. août
revanche a baissé de 3,2 %. Sur progressé de 2,2 %.
Sources : Direction du Tourisme - Insee Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie
Commerce extérieur :
Importations et exportations en Bretagne (Base 100 1er trim.1997)
forte contraction des importations230
210 Après deux trimestres consécutifs de ventes de biens d’équipement dimi-
nuent pour le troisième trimestre de suitebaisse, les exportations n’accusent
190
et celles des biens intermédiaires sont àqu’un très léger repli ce trimestre
170 nouveau en baisse.(- 0,3 %). Par rapport à l’été 2001, elles
Exportations ont progressé de 1,3 %. Les ventes de Les importations se contractent très
150
produits agroalimentaires et de biens de fortement ce trimestre. Elles affichent un
130 recul voisin de 12 % sur le trimestre et deconsommation sont en hausse tant sur le
Importations plus de 14 % en douze mois ; cettetrimestre qu’en glissement annuel. Les110
exportations de produits de l’industrie baisse concerne la quasi-totalité des
90 automobile baissent légèrement ce secteurs d’activité. Les achats de
trimestre ; elles sont toutefois nettement produits à l’étranger se situent au plus70
1997 1998 1999 2000 2001 2002 bas niveau depuis 3 ans.supérieures à celles de l’été 2001. Les
Source : DOUANES
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 80 - Décembre 20024Le marché du travail
toujours plus affecté par le ralentissement économique
Emploi :
la progression s’essouffle
Entre juillet 2001 et juin 2002, l’emploi Dans la construction, la tendance est Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)salarié privé non agricole y compris encore à la hausse (+ 1,9 %) mais le
1,4rythme est inférieur à celui enregistrél’intérim a progressé de 1,7 %. Cette
croissance est nettement en retrait par lors de la même période un an aupara- 1,2
rapport à celle observée au cours de la vant.
1,0même période de l’an passé (+ 3,7 %). C’est dans le secteur tertiaire que les
Au total, environ 11 000 emplois nets progressions sont les plus favorables.
0,8
ont été créés au cours de ces douze L’emploi salarié augmente à un rythme
derniers mois contre 21 000 un an plus soutenu dans le commerce ainsi que 0,6
tôt. dans les services (respectivement
0,4
L’emploi industriel a, dans son + 2,8 % et + 3 %). Les principales
hausses sont le fait des services rendusensemble diminué, de 1,4 %. A 0,2
l’exception des industries agricoles et aux entreprises (+ 4,3 %) et de ceux
0alimentaires qui progressent légère- relevant de la santé et de l’action sociale e e e e e e e e
3 t.00 4 t.00 1 t.01 2 t.01 3 t.01 4 t.01 1 t.02 2 t.02
ment, tous les autres secteurs accusent (+ 4,8 %). Source : Insee - Urssaf
Par département, le Finistère enregistredes pertes notables d’effectifs notam- Lecture : l’emploi salarié privé non agricole, intérim compris,
a progressé de près de 0,2 % au deuxième trimestre 2002 etment les biens d’équipement, l’industrie le rythme de croissance le plus élevé.
de 0,5 % au premier trimestre 2002.
automobile et les biens intermédiaires. À C’est l’Ille-et-Vilaine qui connaît la
l’extrême toutefois, les industries des progression la plus faible en raison
d’une dégradation plus importante deéquipements électriques et électroni-
ques poursuivent leur déclin. l’emploi industriel.
Chômage :
augmentation moindre qu’au printemps
Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1997)
L’augmentation du chômage dans la d’un emploi soit 2,8 points de plus qu’au 110
région s’est poursuivie au cours de l’été niveau national.
2002, un peu plus atténuée que France Au 30 septembre 2002, 49 968 femmes 100
Bretagneentière. étaient à la recherche d’un emploi en
FranceFin septembre 2002, 98 556 deman- Bretagne. Sur un an, le chômage des
90
deurs d’emploi de catégorie 1 (données femmes a augmenté de 2,3 % dans la
brutes) étaient inscrits à l’ANPE en région ce qui représente une variation
80Bretagne. En un an, le nombre de du même ordre que France entière
demandeurs d’emploi s’est accru de (+ 2,2 %). La part des femmes à la
5,8 % dans la région contre 6,7 % au recherche d’un emploi reste plus 70
niveau national. En données corrigées importante dans la région qu’au niveau
des variations saisonnières, le nombre national (respectivement 50,7 % contre 60
1997 1998 1999 2000 2001 2002de demandeurs d’emploi dans la région 49,2 %).
Source : DRTEFP
a augmenté de 1,5 % au cours du La croissance du chômage longue durée
Taux de chômage au sens du BIT (%)troisième trimestre. initiée le trimestre dernier se poursuit et
13reste plus importante que France entière.
A la fin du troisième trimestre 2002, Fin septembre 2002, 27 201 personnes 12
22 077 jeunes de moins de 25 ans inscrites à l’ANPE étaient à la recherche
France
étaient à la recherche d’un emploi en d’un emploi depuis plus d’un an. Cela 11
Bretagne. Sur un an, l’augmentation du représente une augmentation de 5,7 %
10chômage des jeunes dans la région en un an soit 3,6 points de plus qu’au
s’élève à 6,8 % contre 9,3 % France niveau national.
9
entière. Malgré cette évolution plus Fin septembre 2002, le taux de chômage
favorable du chômage des jeunes dans en Bretagne est de 7,7 %. Il a augmenté 8
Bretagnela région, les moins de 25 ans représen- de 0,1 point sur le trimestre et de 0,4
7tent 19,6 % des personnes à la recherche point par rapport à septembre 2001.
6
1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : Insee
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 80 - Décembre 2002 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
e RégionIndicateurs trimestriels 3 trimestre France
2002 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
… …Chiffre d’affaires total déclaré (en millions d’euros) (1)… …
…Chiffre d’affaires à l’export déclaré … …(1)…
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) - 12,9 + 0,5 + 2,711 428
Prix moyen du litre de lait (en euros) 0,32 +10,3 - 3,0 - 3,7
Abattages de porcs (en tonnes) + 3,8 + 4,6 - 0,7279 544
Cours moyen du kg de porc charcutier (en euros) 1,32 + 5,6 - 17,5 - 16,9
Construction Source : DRE
+ 4,1 - 1,6 0,0Logements autorisés 6 259
Logements commencés + 2,9 - 4,4 - 0,65 228
921 092 - 12,4 - 18,3 - 9,5Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés)
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) + 49,1 + 1,5 - 9,12 648
69,9 + 31,1 + 2,2 - 1,4Taux d’occupation moyen (en %)
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions d’euros) - 11,7 - 14,5 - 3,71 441
Exportations (en millions d’euros) 1 872 - 0,3 + 1,3 - 1,9
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales - 19,1 - 5,5 - 6,918 165
Indicateur d’investissements Source : Impôts
…… …TVA déductible sur immobilisations (en millions d’euros) (1)…
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble - 10,4 + 11,4 + 4,41 398
Industrie 104 - 21,8 + 23,8 - 1,9
Construction - 7,6 + 1,9 + 1,9219
Commerce 325 - 24,9 + 16,9 + 5,4
Services - 0,9 + 10,6750
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble - 6,2 - 5,1 - 8,4332*
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole
+ 0,2*** + 1,7***Ensemble 598 000** + 0,5***
183 100** - 0,3*** - 1,4*** - 1,8***Industrie
+ 0,2*** + 1,9*** + 0,8***Construction 60 000**
Commerce 126 000** + 2,8*** + 1,9***
+ 0,4*** + 3,0*** + 1,4***Services 228 900**
MARCHÉ DU TRAVAIL
7,7 + 1,3 + 5,5 + 3,4Source : INSEETaux de chômage au sens du BIT (CVS)
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
+ 5,8 + 6,7de catégorie 1 98 556 ///
de moins de 25 ans /// + 6,8 + 9,322 077
de longue durée 27 201 /// + 5,5 + 2,2
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 30 septembre 2002
DEFM catégorie 1Variation de juillet 2001 à juin 2002 (en %) Taux
de chômage
Variation surEnsemble Industrie Construction Commerce Services Série brute BIT (CVS )
un an (en %)
Côtes-d’Armor + 1,7 - 1,2 + 2,3 + 3,5 + 2,7 + 3,4 7,616 749
Finistère + 1,9 - 0,3 + 1,1 + 3,5 + 3,6 + 3,2 8,029 105
Ille-et-Vilaine + 1,2 - 2,3 + 2,6 + 1,9 + 3,8 + 11,2 6,929 459
+ 1,6 - 1,2 + 0,8 + 3,1 + 3,5 + 4,6 8,4Morbihan 23 243
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
e
* au 2 trimestre 2002 ** effectifs au 31 décembre 2001 en données brutes *** variation au 30 juin 2002 en données CVS
(1) En raison d’un changement d’organisation par les services des impôts de la collecte des entreprises régionales, les données relatives au chiffre d’affaires et à la TVA ne sont pas disponibles.
INSEE Bretagne
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© INSEE 2002 Dépôt légal : 4 trimestre 2002
Marie-Paule LE BRIS, Jean-Luc NATIVEL, Denise OLLIVIER
Imprimerie : Média Graphic - Rennes
6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 80 - Décembre 2002

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