Bilan 2010

De
Publié par

En Bourgogne, un bilan de l'année 2010 contrasté, et une reprise hésitante Dans un contexte de reprise nationale et internationale modérée, en 2010, la Bourgogne montre des signes hésitants de reprise. L’emploi salarié (hors secteur agricole et non marchand) progresse faiblement et moins qu’au niveau national. Les échanges commerciaux avec l’étranger sont stables et la situation de l’agriculture s’améliore. Mais l’activité dans la construction, les travaux publics et les transports fléchit tandis que la fréquentation hôtelière retrouve son niveau d'avant la crise. Le taux de chômage s’établit à 8,3 % fin 2010 en baisse de 0,4 point par rapport à 2009. n France, en 2010, le produit intérieur brut En Bourgogne, l’activité s’améliore dansEprogresse de 1,5 % en moyenne annuelle l’industrie en début d’année 2010, marque le brute, après la baisse de 2,5 % en 2009. La pas au second trimestre pour ensuite rebondir croissance est tirée par la hausse de la en fin d’année. L’industrie automobile atone en econsommation des ménages, l’investissement début d’année, rebondit au 4 trimestre. Les étant en recul. Les échanges extérieurs, producteurs de biens intermédiaires exportations et importations croissent. La retrouvent fin 2010 des niveaux d’activité du constitution de stocks participe faiblement à la même ordre que ceux du premier trimestre croissance. 2007, avant la crise. Les exportations de biens manufacturés stagnent en 2010 alors qu’elles rebondissent au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 31
Tags :
Nombre de pages : 20
Voir plus Voir moins

En Bourgogne, un bilan de l'année 2010 contrasté,
et une reprise hésitante
Dans un contexte de reprise nationale et internationale modérée, en 2010, la
Bourgogne montre des signes hésitants de reprise. L’emploi salarié (hors secteur
agricole et non marchand) progresse faiblement et moins qu’au niveau national.
Les échanges commerciaux avec l’étranger sont stables et la situation de
l’agriculture s’améliore. Mais l’activité dans la construction, les travaux publics et
les transports fléchit tandis que la fréquentation hôtelière retrouve son niveau
d'avant la crise. Le taux de chômage s’établit à 8,3 % fin 2010 en baisse de 0,4 point
par rapport à 2009.
n France, en 2010, le produit intérieur brut En Bourgogne, l’activité s’améliore dansEprogresse de 1,5 % en moyenne annuelle l’industrie en début d’année 2010, marque le
brute, après la baisse de 2,5 % en 2009. La pas au second trimestre pour ensuite rebondir
croissance est tirée par la hausse de la en fin d’année. L’industrie automobile atone en
econsommation des ménages, l’investissement début d’année, rebondit au 4 trimestre. Les
étant en recul. Les échanges extérieurs, producteurs de biens intermédiaires
exportations et importations croissent. La retrouvent fin 2010 des niveaux d’activité du
constitution de stocks participe faiblement à la même ordre que ceux du premier trimestre
croissance. 2007, avant la crise. Les exportations de biens
manufacturés stagnent en 2010 alors qu’elles
rebondissent au niveau national.
Pas de reprise pour les exportations
bourguignonnes en 2010
FranceBourgogne
Évolution des importations/exportations en millions d'euros
- hors matériel militaire
60 000 600 000
50 000 500 000France Importations
40 000 400 000
France Exportations
30 000 300 000
20 000 200 000
Bourgogne Exportations
10 000 100 000
Bourgogne Importations
0 0
2005 2006 2007 2008 2009 2010
Source : direction générale des douanes et droits indirects, données CAF/FAB.
BOURGOGNE(Coût, Assurance, Fret/Franco à Bord)Des mises en chantier au plus bas en Bourgogne Le nombre des logements autorisés à la construction, comme
comme en France celui des logements commencés, fléchit, à rebours de la
tendance nationale. Le recul des mises en chantier est tel,
qu’elles se situent, en 2010, au plus bas niveau observé depuis
Logements individuels purs quinze ans. Cette diminution est sutout le fait des logements
160
individuels purs qui représentent plus de la moitié des mises en140
120 chantier de logement et qui chutent de 32%. L’activité liée aux
100 locaux non résidentiels est également ralentie par rapport à
80 2009.
60 Dans les travaux publics, l’activité reste terne, la commande
40
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 privée faisant défaut et la commande publique n’ayant pas pris le
Bourgogne France métropolitaine relais. En conséquence, l’emploi salarié baisse à nouveau dans ce
secteur.
Source : MEEDDM-SOeS-Sit@del2 indice base 100 en 1999
Dans le secteur des transports, la hausse du prix des carburantsLes cours des céréales
pèse sur les coûts, les entreprises inscrites au registre desremontent en 2010
transporteurs sont en diminution, l’emploi fléchit. Malgré ce
contexte difficile, l’activité reprend un peu de vigueur en finEuro/tonne
d’année.600
blé classe 1 orge de brasserie Colza
500 Meilleure situation pour l’agriculture
400
Point positif, la situation de l’agriculture bourguignonne
300 s’améliore assez nettement en 2010. La récolte de céréales et
d’oléo-protéaginaux est conforme à la normale. Sous le double200
effet des prévisions de petite récolte et du repli des exportations
100 de blé en provenance de la Russie, la demande de céréales
s’anime et les cours se redressent fortement en milieu d’année.0
Ce qui profite notamment à l’agriculture bourguignonne. Le
commerce de bovins maigres retrouve son niveau d’avant la
crise, mais la concurrence serre les prix. La récolte viticole est enSource : Draaf - données mensuelles brutes.
recul par rapport à la moyenne quinquennale, mais les
2010 : une bonne année pour le nombre transactions et les exportations repartent à la hausse.
de nuitées dans l’hôtellerie
Nombre de nuitées dans l'hôtellerie de tourisme
5 000 000
Côté tourisme, 2010 est la meilleure année depuis cinq ans et la
4 000 000 fréquentation hôtelière retrouve son niveau d’avant la crise. Les
touristes étrangers retrouvent le chemin des hôtels
3 000 000
bourguignons et la fréquentation française est également en
hausse. À l’inverse, la saison de camping, en raison de mauvaises2 000 000
conditions climatiques pendant la pleine saison, est moins bonne,
les nuitées sont en recul pour les vacanciers étrangers et1 000 000
français.
0
2006 2007 2008 2009 2010
annéesFrançais Étrangers
Source : Insee, Bourgogne Tourisme.
Champ : hôtellerie homologuée tourisme et non homologuée de chaine.
Léger fléchissement des créations d'entreprises
380
BourgogneÉvolution trimestrielle des créations d'entreprises
340
(données corrigées des variations saisonnières)
er En 2010, dans l’ensemble des secteurs marchands horsIndice base 100 au 1 trimestre 2000
300
agriculture, 11 724 entreprises sont créées en Bourgogne, soitY compris auto-entreprenurs depuis
260 2009 ( en données brutes) une baisse de 0,8 % par rapport à 2009, alors qu’au niveau
220 national la création d’entreprises augmente de 7,2 %. Malgré une
France
légère diminution, 59% des nouvelles unités sont créées sous le
180
régime de l’auto-entreprise.
140
100
Hors auto-entreprenurs (données
corrigées des variations saisonnières)
60
2006 2007 2008 2009 2010
Source : Insee - Répertoire des établissements - Champ des activités marchandes hors
agriculture.
2 Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.
Jan06
Juil06
Jan07
Juil07
Jan08
Juil08
Jan09
Juil09
Jan10
Juil10
Jan11Remontée de l'emploi salarié plus faible en Bourgogne
er
Indice base 100 au 1 trimestre 2007
102 L’emploi progresse faiblement
Évolution de l'emploi salarié
101
France100
Bourgogne L’emploi salarié régional (hors secteur agricole et non marchand)99
progresse de 0,4 % en 2010, soit 1 400 emplois supplémentaires,98
97 après les pertes de 10 300 emplois en 2009 et de 8 500 en 2008.
96 La performance de la Bourgogne est moindre, comparée à la
95
France métropolitaine. Les régions Rhône-Alpes, Midi-pyrénées,
94
Pays de la Loire et Aquitaine ont les meilleurs résultats, avec une93
92 progression de l’emploi salarié supérieur à 1,5 %. Comme au plan
T1 07 T3 07 T1 08 T3 08 T1 09 T3 09 T1 10 T3 10
national, l’emploi intérimaire poursuit sa remontée. Il progresseT2 07 T4 10T4 07 T2 08 T4 08 T2 09 T4 09 T2 10
(trimestres) le plus fortement dans l’industrie, et le secteur de la construction
Source : Insee, estimations d'emploi est le principal utilisateur de cette catégorie d’emploi dans la
région. Les services marchands hors intérim progressent commeHausses d'emploi dans le tertiaire bourguignon
en France. Dans l’industrie et la construction, la baisse du nombre
indice base 100 au 1er trimestre 2007
110 d’emplois se poursuit, à l’image de ce qui est constaté au niveau
Évolution de l'emploi salarié bourguignon par secteur national.
105
e
100 Le marché du travail est peu dynamique. Il s’anime au 4 trimestre
2010. Le taux de chômage se stabilise et amorce une baisse. En fin
Industrie d’année, il s’établit à 8,3% de la population active, plus faible qu’au95
Construction plan national mais son niveau est bien supérieur à celui
Commerce
d’avant-crise (6,2 %). La demande d’emploi augmente moins qu’en90 Services
Ensemble 2009. Celle de catégorie A* diminue pour les hommes et les
jeunes, la reprise de l’emploi intérimaire dans l’industrie et la85
T1 07T2 07T3 07T4 07T1 08T2 08T3 08T4 08T1 09T2 09T3 09T4 09T1 10T2 10T3 10T4 10 construction profitant d’abord à ceux-ci. Dans le même temps, la
(trimestres)
demande d’emploi des catégories B* et C* progresse de 13 %,
Source : Insee, estimations d'emploi signe du développement des activités réduites. Les seniors et les
chômeurs de longue durée rencontrent les plus grossesL'emploi salarié se redresse
difficultés, surtout les chômeurs de très longue duréemodérément en Bourgogne
(d’ancienneté comprise entre 2 et 3 ans), toujours victimes de la
France métropolitaine : + 0,8 % crise.
0
+0,6
-1,4 +0,4 La reprise d’emploi, principal motif de sortie du chômage, est en
+0,9 baisse sur la période septembre 2009-juin 2010 par rapport à la
+0,6
0 même période de l’année précédente. Les reprises sur CDI et
+0,4 +0,2
-0,3+0,4 contrats aidés sont plus fréquentes, celles sur CDD sont en
+1,1 +0,6 baisse.
+0,7
+1,5 +0,8+0,4
Au regard de l‘emploi, la situation des départements est
contrastée+0,8
+0,8+1Évolution de l'emploi salarié privé
e +2entre le 4 trimestre 2009
e En Côte-d’Or, l’emploi salarié repart à la hausse, alimenté paret le 4 t 2010
(en %)
+1,5 l’intérim, avec 830 créations de postes.
+0,4 La Nièvre est le seul département bourguignon où les effectifs+0,3+1,4 +1,7
diminuent de près de 600 postes, essentiellement dans
+0,6
l’industrie et la construction.
0 +1,9
La Saône-et-Loire, là encore grace à l’intérim, affiche un gain de
1 200 emplois, c’est le département où l’emploi progresse le plus.Source : Insee, Estimations d'emploi
Champ : Salariés hors secteurs agricoles et services non marchands L’emploi salarié se maintient dans l’Yonne, les gains enregistrés
dans l’intérim équilibrant les pertes d’emploi industriel.Léger repli du taux de chômage, après
la flambée de 2008-2009
Christine Lecrenais, Insee.Taux de chômage trimestriel (%, données CVS)
10
Bourgogne France métropolitaine 9,2
9
8,3
* Demandeurs d’Emploi en Fin de Mois :
8 - la catégorie A regroupe les demandeurs d’emploi, sans emploi, tenus
de faire des actes positifs de recherche d’emploi
7
- la catégorie B regroupe les d’emploi, ayant exercé une
activité réduite courte, tenus de faire des actes positifs de recherche
6
d’emploi
- la catégorie C regroupe les demandeurs d’emploi, ayant exercé une
5
2006 2007 2008 2009 2010 activité réduite longue, tenus de faire des actes positifs de recherche
d’emploiSource : Insee - Enquête emploi.
3Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.
© IGN - Insee 2011.Stabilisation de l'emploi salarié bourguignon en 2010
En 2010, l’emploi bourguignon progresse faiblement de 0,4 %, soit une moindre performance comparée à la
France métropolitaine (+ 0,8 %). L’intérim et les autres services marchands gagnent des emplois mais à un
rythme moins élevé qu'en moyenne nationale.
agroalimentaire perd 800 emplois sur lau cours de l’année 2010, l’emploi 2 600 emplois de moins. Seule l’industrie
première moitié de la période puis seAsalarié bourguignon (hors secteur agroalimentaire gagne des emplois :
stabilise.agricole et services non marchands) + 0,1 %.
Dans la construction, l’emploi progresseprogresse de 0,4 %, soit 1 400 emplois L’emploi salarié privé progresse trop peu
en continu jusqu’au troisième trimestrecréés. Au niveau national, la croissance en 2010 pour retrouver son niveau d’avant
2008, créant 1 800 emplois. La tendanceannuelle de l’emploi est deux fois crise. Par rapport au premier trimestre
s’inverse ensuite, et sur l’ensemble de lasupérieure. 2007, l’emploi salarié diminue de 4,4 %,
période 2007-2010, ce secteur perd 300L’intérim, poursuit sa remontée amorcée soit 17 000 emplois détruits et tous les
emplois.dès le second trimestre 2009 : ses secteurs sont concernés.
Le commerce qui perd des emplois àeffectifs augmentent de 19,6 %, en L’emploi industriel diminue continûment
partir du troisième trimestre 2008 seBourgogne comme en France sur toute la période, de 0,8 % par
stabilise au troisième trimestre 2009 etmétropolitaine, soit 2 500 emplois trimestre, en moyenne. Depuis le premier
connaît même un léger rebond à la finnouveaux pour la région. Les services trimestre 2007, ce secteur a perdu 13 300
2010. Au total, l’emploi commercialmarchands, hors intérim, progressent de emplois soit 11,7 % de ses effectifs. Parmi
diminue de 1 %.1,4 % créant 2 000 emplois, une eux, 8 800 relèvent de la fabrication
Les emplois des services, en progressionperformance légèrement supérieure à d’autres produits industriels, soit une
de 1,3 % jusqu’au premier trimestre 2008,l’évolution nationale de 1,1 %. Les activités diminution de 13,9 % du principal secteur
diminuent ensuite. Fin 2009, ce secteurde soutien aux entreprises, qui industriel bourguignon (plus de la moitié
amorce une reprise. Sur l’ensemble de lareprésentent un quart des services des emplois). Le secteur « énergie,
période, les effectifs ont baissé de 1,6 %,marchands hors intérim, croissent de raffinage, industries extractives, eau,
soit une perte de 2 600 emplois. Deux4,5 %. À l’opposé, le secteur « information gestion des déchets, dépollution » est le
secteurs sont particulièrement touchés : leet communication » perd 2,8 % alors qu’il moins touché : - 1,2 %depuis le début 2007.
transport et entreposage qui perd 1 300progresse au plan national. Le secteur de Jusqu’au deuxième trimestre 2008, la
emplois et les services aux entreprises quila construction perd un millier d’emplois fabrication de matériel de transport
en perd 1 200.soit une baisse de 2,6 % de ses effectifs, gagne 200 emplois puis la tendance
Seul le secteur des services à destinationplus marquée que la moyenne nationale s’inverse avec la destruction de 1 000
des ménages gagne des emplois, ses(- 0,7 %). Ce secteur a souffert de très emplois en 2 ans et demi. La « fabrication
effectifs progressant de 700 emplois parmauvaises conditions climatiques lors du d’équipements électriques, électroniques,
errapport au 1 trimestre 2007.dernier trimestre. Dans l’industrie aussi, informatiques, fabrication de machines »
la baisse des effectifs est plus marquée perd 15,3 % de ses emplois, soit 2 800
Stéphane Vigneau, Insee.en Bourgogne, - 2,5 % contre - 1,8 %, soit salariés au total. L’industrie
L'emploi salarié progresse faiblement en Bourgogne
France
Bourgogne
métropolitaine
Effectifs aux Évolution (%) Évolution (%)
31/12/10 T4 10 /T4 09 T4 10 /T4 09
Industrie 100 000 - 2,5 - 1,8
dont : fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 15 500 + 0,1 + 0,2
énergie, raffinage, industries extractives, eau, gestion des déchets, dépollution 8 300 - 1,2 + 0,5
fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines 15 600 - 5,5 - 3,2 de matériels de transport 5 900 - 6,6 - 3,2
fabrication d'autres produits industriels 54 700 - 2,1 - 2,3
Construction 36 200 - 2,6 - 0,7
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 75 600 + 0,5 + 0,4
Services marchands hors intérim 143 500 + 1,4 + 1,1
dont : transports et entreposage 33 100 - 0,0 - 0,3
hébergement et restauration 19 000 + 0,2 + 1,8
information et communication 6 000 - 2,8 + 2,2
activités financières et d'assurance 13 900 + 0,6 + 1,5 immobilières 4 500 + 1,9 + 1,4
activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien hors intérim 36 400 + 4,5 + 0,9
autres activités de services 30 600 + 1,5 + 1,5
Intérim 15 300 + 19,6 + 19,6
Ensemble 370 600 + 0,4 + 0,8
Source : Insee - Estimations d'emploi Champ = salariés hors secteur agricole et services non marchands
4 Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.Poursuite de la reprise de l'intérim en 2010
Fin décembre 2010, 17 700 salariés sont intérimaires en Bourgogne, soit 3 600 de plus qu’un an auparavant. La
construction est le principal secteur utilisateur de l’intérim. Le recours à l’intérim progresse de 25,5 %. La
remontée la plus forte concerne le secteur industriel
Le volume d'emplois intérimaire en En Bourgogne, le premier secteurntre décembre 2009 et décembre
progression dans l'industrie utilisateur de missions de travailE2010, l’emploi intérimaire progresse
et les transports temporaire reste la construction avecde 25,5 % contre 20,1 % en France
17,9 % de la totalité des missions enmétropolitaine. Depuis la reprise opérée à Évolutione eSecteurs 4 trim 4 trim
4T2010/ décembre 2010. Bien que le volume despartir de mars 2009, cette évolution est d'activité 2009 2010
4T2009 missions diminue sur la période, la partde + 52,9 % pour la Bourgogne et + 39,2 % au
de la construction s’est maintenue parniveau national. Nombre Nombre (en %)
rapport à fin 2008 (16,4 %) en raison deAvec la crise économique mondiale de Intérimaires(*) 14 081 17 668 + 25,5
chantiers de longue durée déjà2008, l’emploi intérimaire régional s’est Dont
commencés, notamment dans les travauxcontracté de manière importante dès le Industrie 7 339 10 042 + 36,8
e publics.Construction 3 001 3 158 + 5,2début du 2 trimestre 2008, puis a atteint
La part des secteurs suivants progresse :son point le plus bas en mars 2009 soit Tertiaire 3 677 4 391 + 19,4
la métallurgie (11,5 % contre 5,6 % findontenviron un an plus tard. Depuis avril 2009,
Commerce et 2008), les transports et entreposagela reprise s’effectue sur un rythme de 1 072 1 127 + 5,1réparation (10,9 % contre 6,4 %) et la fabrication delongue période très légèrement
Transports 1 116 1 530 + 37,1
produits en caoutchouc et en plastiquesupérieur à la moyenne nationale bien que
Source : Pôle Emploi - Exploitation des fichiers des (9 % contre 3,4 %) alors que ces derniersla chute ait été plus brutale dans la région déclarations mensuelles des agences d’intérim.
avaient fortement diminué le recours àqu’au plan national. Le chemin restant à (*) nombre de personnes ayant effectué au moins une
mission au cours des cinq derniers jours ouvrés du mois l’intérim deux ans plus tôt. Avec la miseeffectuer pour retrouver le niveau de
en place de la prime à la casse en 2008,mars 2008 reste néanmoins plus
les conséquences de la crise semblentalors qu’il s’élevait à 4,8 % en décembreimportant dans la région.
2007, avant la crise, contre 4,2 % en avoir été retardées dans le commerce etLa remontée de l’intérim en 2010 est
réparation d’automobiles et deFrance.importante pour les secteurs de
La durée moyenne des missions varie motocycles : le nombre de missionsl’industrie (+ 36,8 %) et du tertiaire
diminue de moitié entre décembre 2008fortement en fonction des mois de(+ 19,4 %), elle est moindre dans la
l’année. Les missions sont plus longues et décembre 2010 et la part de ce secteur
passe à 6,1 % contre 11,1 % en 2008.sur les mois de juillet, août ainsi qu’auProgression de l'emploi
mois de décembre et plus courtes enintérimaire (données CVS)
Brice Nafetat, Pôle Emploi.janvier. La durée moyenne a également
Indice base 100 en décembre 2007
110 diminué suite à la crise économique.105
France Bourgogne100
95
90
Poids* des principaux secteurs utilisateurs85
80
de l'intérim en décembre 201075
70
65
Construction60
55
50 Métallurgie et fabrication de produits métalliques…
déc-07 juin-2008 déc-08 juin-09 déc-09 juin-10 déc-10
mars-08 sept-08 mars-09 sept-09 mars-10 sept-10
Transports et entreposage
Source : Pôle Emploi - Exploitation des fichiers des dé-
Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique…clarations mensuelles des agences d’intérim
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons…construction (+ 5,2 %).
Commerce- réparation d'automobiles et de motocyclesSi les missions intérimaires étaient
réaffectées dans les secteurs où elles Fabrication d'équipements électriques
Décembre 2010s’exercent, le paysage de l’emploi salarié
Fabrication de machines et équipements n.c.a. 2008sur un an serait modifié. En effet,
Autres ind. Man. réparation et installation de machines et d'équipementsl’industrie enregistrerait une chute
nettement moins marquée de ses Fabrication de matériels de transport
effectifs, la baisse serait également
Travail du bois, industries du papier et imprimerie
moins importante dans la construction.
Précision : il s'agit du poids des missionsActivités de services administratifs et de soutienLe taux de recours à l’intérim qui se du secteur dans l'ensemble des
Industrie pharmaceutique sur les 5 derniers jours ouvrés du moisdéfinit comme le rapport entre les
de décembre
effectifs intérimaires et l’ensemble des Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques salariés de la région remonte
Production et distribution d'eau- assainissement, gestion des déchets et dépollution
légèrement. En décembre 2010, ce taux
* en nombre de missions 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18% 20%est de 4 % en Bourgogne, comme au
niveau national. Il a chuté à 3,2 % fin 2008
Source : Pôle Emploi - Exploitation des fichiers des déclarations mensuelles des agences d’intérim
5Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.Des difficultés persistantes
sur le marché du travail bourguignon en 2010
Alors que l’économie régionale sort difficilement de la crise, le taux de chômage bourguignon diminue
légèrement mais avec 8,3 % de la population active, reste élevé. Sous l’effet d’une reprise très partielle de
l’emploi dans certains secteurs, la demande d’emploi en fin de mois augmente moins qu’en 2009, année de
hausse majeure du chômage. Les seniors et les chômeurs de longue durée rencontrent les plus grosses
difficultés sur le marché du travail, ainsi que les femmes dans une moindre mesure. En revanche, la demande
d’emploi des hommes et des jeunes fléchit, industrie et construction recourant souvent à l’intérim et aux
emplois avec activité réduite en cas de regain d’activité.
in 2010, le taux de chômage régional(1) après une hausse de 20 % en 2009. LaLa demande d’emploiFs’établit à 8,3 % de la population active. demande des seules catégories A, B etaugmente moins qu’en 2009Il se réduit légèrement au fil de l’année C(3), celles cherchant activement un
2010 (- 0,4 point par rapport au emploi augmente également de 5 % en
e4 trimestre 2009), après la forte hausse vec la crise, la hausse de la demande 2010 (98 800 inscrits), évolution là aussi
ede 2009 (+ 1,8 point). Mais il garde un Ad’emploi amorcée au 2 trimestre voisine de la moyenne nationale, contre
niveau nettement supérieur à celui 2008 s’était très fortement accélérée en une progression de 20 % en 2009.
erd’avant la crise (6,2 % au 1 trimestre 2009, pour atteindre des sommets. En
2008). 2010, cette tendance se ralentit : entre fin Redémarrage par les
La France métropolitaine enregistre des 2009 et fin 2010, le nombre de activités réduites
évolutions similaires : - 0,3 point en 2010 demandeurs d’emplois en fin de mois
après + 1,8 point en 2009 ; elle conserve un (DEFM)(2), toutes catégories confondues, a lente sortie de récession permet à
taux de chômage supérieur à celui de la s’accroît de 5 % (soit 111 200 personnes Lune partie des chômeurs de renouer
Bourgogne : 9,2 % de la population active inscrites à Pôle Emploi), ce qui est proche avec une activité, le plus souvent de type
eau 4 trimestre 2010. de la moyenne de France métropolitaine, « activité réduite », et fréquemment via
l’intérim et les CDD. Le développement de
La demande d'emploi continue d'augmenter très fortement pour ces activités réduites transfère une part
les seniors et les demandeurs de longue durée des demandeurs d’emploi de la catégorie
A (inscrits sans emploi) aux catégories BRappel :Évolution fin évolution finValeur fin 2010/fin et C (inscrits ayant une activité réduite2009/fin2010 2009 2008 (% sauf(% sauf taux) respectivement de moins et de plus detaux)
78 heures par mois). Ainsi, le nombre de
Taux de chômage localisé (1) 8,3 % - 0,4 point + 1,8 point
demandeurs d’emploi de catégorie A
DEFM (demandes d'emploi en fin de mois) (2) :
augmente de 1 % en 2010 (62 500 inscrits),
- DEFM toutes catégories confondues 111 173 + 4,9 + 19,6
après la hausse de 20 % en 2009, alors que- de A, B et C (3) 98 834 + 5,3 + 20,1
celui des catégories B et C continue- DEFM de catégorie A (4) 62 544 + 1,1 + 20,2
d’augmenter fortement : progression dedont : Hommes 32 895 - 1,0 + 26,9
13 % après la hausse de 20 % en 2009.Femmes 29 649 + 3,5 + 13,4
Moins de 25 ans 12 303 - 6,9 + 15,8 La DEFM des femmes
50 ans et plus 12 496 + 16,4 + 29,9
reste en hausse- DEFM de catégories A, B et C d'ancienneté>1an 38 711 + 22,1 + 36,4
Source : Insee - Pôle Emploi - Direccte Bourgogne.
e e(1) Taux de chômage trimestriel moyen corrigé des variations saisonnières ; taux du 4 trim. 2010, évolution 4 trim. a demande d’emploi des femmes
e e2010/4 trim. 2009, évolution 4e trim. 2009/4 trim. 2008. Lreste orientée à la hausse : + 3,5 % en
(2) Nombre de DEFM (données brutes) fin décembre 2010, évolution fin décembre 2010/fin décembre 2009, évolution
2010 pour la catégorie A, après + 13 % enfin décembre 2009/fin décembre 2008.
(3) Les demandeurs d'emploi de catégories A, B et C sont toutes les personnes inscrites à Pôle Emploi tenues de faire 2009. Au sortir de la crise, l’activité dans
des actes positifs de recherche d'emploi. le commerce et dans les services tarde à
(4) Les demandeurs d'emploi de catégorie A sont les personnes inscrites à Pôle Emploi tenues de faire des actes
rebondir ; dans ce secteur fortementpositifs de recherche d'emploi, sans emploi.
(5) Les d'emploi de catégories B et C sont les personnes inscrites à Pôle Emploi tenues de faire des actes féminisé, ce manque de dynamisme
positifs de recherche d'emploi, ayant eu une activité réduite dans le mois de, respectivement, moins de 78 heures et limite les opportunités d’embauches. Par
plus de 78 heures.
remarque : aux catégories A, B et C, s'ajoutent également les catégories D et E :
- catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un
stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi.
- catégorie E : d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par
exemple : bénéficiaires de contrats aidés).
6 Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.ailleurs, le recours aux contrats aidés au la construction profite essentiellement Les DEFM des seniors sontecours du 2 semestre, essentiellement aux hommes. De plus, les actions pour
plus nombreuses,
dans les services non marchands favoriser les entrées en stage, en
contrairement aux jeunes(CUI-CAE*), a un effet relativement limité. formation et les mesures de soutien à
En revanche, la demande d’emploi l’emploi, hors CUI-CAE, bénéficient elles e nombre de demandeurs d’emploi de
masculine se replie légèrement : - 1 % aussi principalement à la population Lmoins de 25 ans se réduit de 7 % en
après + 27 % en 2009. La reprise partielle masculine. 2010, après + 25 % en 2008 et + 16 % en
de l’emploi intérimaire dans l’industrie et 2009. Le regain progressif d’une frange
de l’activité économique est propice à
l’emploi de jeunes, notamment pour des
missions temporaires.Stabilisation de la demande d'emploi des moins de 50 ans en 2010
Au contraire, les demandes d’emploi des
Base 100 au 31 décembre 2006 personnes de 50 ans et plus sont de plus
160 en plus nombreuses : + 16 % en 2010 après
Bourgogne - DEFM de catégorie A par âge - données CVS
+ 30 % en 2009. Les entreprises préfèrent
souvent embaucher des jeunes, formés
autrement, plus adaptables et à un coût
140
salarial moindre. De plus, la possibilité de
Moins de 25 ans
cumuler retraite et salaire à compter du25-49 ans
er50 ans et plus 1 janvier 2009 et la suppression
Ensemble
progressive des mesures accordées aux120
chômeurs âgés (dispense de recherche
d’emploi, préretraite) amènent les
seniors à maintenir leur inscription et leur
recherche d’emploi.100
Pour les 25-49 ans, la demande d’emploi
se stabilise (- 0,4 % après + 19 % en 2009).
La demande d’emploi de80
2007 2008 2009 2010 longue durée explose
Source : Direccte - Pôle Emploi.
e nombre de demandeurs d’emploi deLlongue durée (de plus d’un
an) poursuit sa flambée, avec + 22 % en
2010 pour l’ensemble des catégories A, B,
C après + 36 % en 2009, surtout pour les
anciennetés comprises entre 2 et 3 ans
(+ 57 %), c’est-à-dire en lien direct avec la
Léger repli du taux de chômage en 2010, après crise.
la flambée de 2008-2009 D’une manière générale, 2010 apparaît
comme une année de transition.Taux de chômage trimestriel (%, données CVS)
10 Une’amélioration significative du marché
du travail dépendra beaucoup d’uneBourgogne France métropolitaine 9,2
reprise soutenue de l’activité
9 économique.
8,3
8 Mélanie Bouriez, Insee.
Nicole Katzer, Direccte.
7
6
5
2006 2007 2008 2009 2010
Source : Insee - Enquête emploi.
* CUI-CAE : contrat unique d'insertion -
contrat d'accompagnement dans l'emploi
7Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.Sortants du chômage : des reprises d’emploi plus
fréquentes pour les hommes et les 35-49 ans.
Près d’une sortie du chômage sur deux est une reprise d’emploi en Bourgogne comme en métropole. Les repri-
ses d’emploi sont plus nombreuses chez les hommes et les 35-49 ans. Un tiers d’entre elles s’effectuent sur des
emplois de type CDI, un autre tiers sur des contrats de type CDD.
a reprise d’emploi est le principal En léger repli, la reprise d'emploi reste néanmoins le principalLmotif de sortie du chômage : elle motif déclaré de sortie de chômage
concerne 45,3 % des « sortants du
Période sept. 2009 - juin 2010 Bourgognechômage » enquêtés chaque trimestre en
Période
Bourgogne entre septembre 2009 et juin France sept. 2008 -Bourgogne
2010, un chiffre proche de la moyenne Métropolitaine juin 2009
nationale (44,9 %). Ce motif est toutefois
Motif de sortie déclaré effectifs part (%) Part (%) part (%)
moins fréquent que sur la période
Reprise d'emploi 21 015 45,3 44,9 48,4
septembre 2008-juin 2009 où il
Défaut d'actualisation suivi d'une 8 162 17,6 17,9 17,2réinscriptionconcernait 48 % des sortants.
La part des sortants en formation a en Formation 5 550 12,0 10,0 10,9
Arrêt de recherche d'emploirevanche augmenté de 1,1 point sur un an 3 692 8,0 7,8 7,7temporaire
pour s’établir à 12 % et est supérieure à la
Non renouvellement accidentel 3 351 7,2 8,1 5,7de la demandeproportion nationale (10 %).
Autre motif de sortie 1 786 3,9 4,5 4,2Le taux de sortie pour reprise d’emploi est
Non motivé deplus élevé pour les hommes (47,7 %) que 1 425 3,1 3,3 2,2la demande
pour les femmes (42,9 %) et ces dernières
Fin d'activité 931 2,0 1,6 2,4
sont plus nombreuses à faire un arrêt de
Radiation administrative 454 1,0 1,7 1,3
recherche d’emploi temporaire (10,6 %
Ensemble 46 366 100,0 100,0 100,0
contre 5,4 %).
Source : Pôle Emploi, enquête auprès des demandeurs d’emploi sortants des listes de Pôle Emploi de catégorie ABC -
Quel que soit l’âge des sortants, le Bourgogne, cumul des enquêtes des cohortes de sortants de septembre, décembre, mars et juin.
Champ : demandeurs d'emploi sortants des listes de Pôle Emploi.principal motif de sortie déclaré reste la
reprise d’emploi, cependant ce motif est L'essor des contrats aidés
plus fréquent pour les 35-49 ans (48,8 %) et soutient la reprise d'emploi en Bourgogne
les 25-34 ans (46,4 %) que pour les moins
de 25 ans (42,9 %) et les 50 ans et plus Part des différents types de contrat de travail parmi les demandeurs
(40,9 %). d'emploi ayant déclaré être sortis pour reprise d'emploi (%)
Les CDI (contrats à durée indéterminée) Type de
représentent un tiers des reprises contrat de Période sept. 2009 - juin 2010 Période sept. 2008 - juin 2009
travaild’emploi en progression par rapport à la
situation un an auparavant, 33 % contre CDI 33,0 29,4
CDD 32,9 37,629,4 %. Les CDD (contrats à durée
Mission intérim 14,6 17,3déterminée) représentent également un
Contrats aidés 13,8 9,7tiers des reprises mais ils sont en baisse.
ContratLes contrats aidés augmentent, 13,8 % 3,5 4,2saisonnier
contre 9,7 % précédemment. Autre 1,5 0,5
Un quart des reprises d’emploi se font par
Vacation 0,7 1,3
l’intermédiaire des réseaux de Ensemble 100,0 100,0
connaissances, surtout les relations
Source : Pôle Emploi, enquête auprès des demandeurs d’emploi sortants des listes de Pôle Emploi de catégorie ABC -
personnelles (19 %) et un peu les Bourgogne, cumul des enquêtes des cohortes de sortants de septembre, décembre, mars et juin.
Champ : demandeurs d'emploi sortants des listes de Pôle Emploi ayant déclarés être sortis pour reprise d'emploi.professionnelles (6 %). Les deux autres
principaux moyens pour obtenir un
emploi sont la candidature spontanée Méthodologie :
L‘enregistrement mensuel des sorties des chômeurs des listes de Pôle Emploi ne permet pas de(22 % des cas) et le recours à Pôle emploi
qualifier précisément les motifs de sortie du chômage et en particulier de déterminer les(19 %).
volumes de reprise d’emploi. C’est pour combler ce manque que l’enquête sortant a été mise enCes proportions varient fortement selon
place.le type de contrat proposé. Pôle Emploi
L’objectif de cette enquête trimestrielle auprès des sortants de Pôle Emploi, mise en place par
est le premier intermédiaire pour les
Pôle Emploi et la Dares est d’estimer précisément l’importance des reprises d’emploi et des
contrats aidés (48,7 %). Les relations motifs réels de sortie ainsi que d’apporter des informations sur la nature des emplois
personnelles et les candidatures retrouvés.
spontanées sont les plus citées pour Plus de 90 % des reprises d’emploi déclarées lors de la statistique du marché du travail sont
confirmées par le résultat de l’enquête sur les sortants. On remarque également que près de ladécrocher un CDI (contrat à durée
moitié (48,1 %) des absences au contrôle sont en fait des reprises d’emploi. Près de 85 % desindéterminée).
radiations se révèlent être liées à un autre motif dont une reprise d’emploi dans presque 27 % Brice Nafetat, Pôle Emploi
des cas.
8 Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.Créations d’entreprises en Bourgogne
des résultats contrastés en 2010 selon les secteurs
En 2010, la création d’entreprise affiche des résultats très variables selon les secteurs avec de fortes hausses
dans la construction et l’immobilier et des baisses sensibles dans les transports et les activités financières.
Malgré une légère diminution, 59 % des nouvelles unités sont créées sous le régime de l’auto-entreprise. Les
nouvelles entreprises de la région génèrent 2 000 emplois salariés, résultat en augmentation par rapport à
2009.
Les défaillances d’entreprises en légern 2010, dans l’ensemble des secteurs même, le secteur de l’information et de la
retraitEmarchands hors agriculture, 11 724 communication enregistre en Bourgogne
Entre octobre 2009 et septembre 2010, 1 172entreprises sont créées en Bourgogne, de moins bons résultats qu’au niveau (1)
défaillances d’entreprises sont jugées en
soit une baisse de 0,8 % par rapport à national : - 15,4 % contre - 0,9 %.
Bourgogne, soit 0,9 % de moins que lors des
2009, alors qu’au niveau national la Les auto-entreprises qui constituent 59 % 12 mois précédents. En France, la diminution
création d’entreprises augmente de 7,2 %. des créations bourguignonnes (6 900 est plus marquée : - 5,7 %.
L’année 2010 démarre avec un très bon entreprises en 2010), sont en recul de 4,1 % Les défaillances sont en hausse de 11,3 %
dans le secteur de la constructionpremier trimestre : 3 443 entreprises sont en un an contre une hausse de 12,4 % en
bourguignonne. À l’opposé, elles sont encréées soit 29 % des créations de l’année. France. Dans trois secteurs, les
fort recul dans le secteur de l’industrieLes deux trimestres suivants sont auto-entreprises représentent 84 % des
(- 18 %) et en léger retrait dans les secteursbeaucoup moins favorables puis une créations : l’enseignement, les activités
du commerce (- 1,4 %) et des services
reprise se dessine en fin d’année. informatiques et services d’information
(- 2,6 %).
Les deux secteurs ayant le plus pâti de la et les Arts, spectacles et activités
crise économique, en 2009, se récréatives. Défaillances d'entreprises
différencient en 2010 : les activités Hors régime d’auto-entrepreneur, les (d'octobre à septembre)
financières poursuivent leur recul, avec créations d’entreprises régionales
2008 - 2009 - Évolution
une baisse de 10,4 %, alors que les progressent de 4,4 %. (%)2009 2010
activités immobilières rebondissent : Les artisans sont à l’origine d’un tiers des Industrie 128 105 - 18,0
+ 24,0 %. En France, ces deux secteurs se créations d’entreprises. Les nouvelles Construction 265 295 + 11,3
redressent, respectivement + 7,1 % et entreprises s’implantent davantage en Commerce 286 282 - 1,4
+ 12,8 %. Côte-d’Or et en Saône-et-Loire, avec Services 493 480 - 2,6
Les créations d’entreprises progressent respectivement 36 % et 31 % des Ensemble 1 172 1 162 - 0,9
de 10,3 % dans la construction et de 7,1 % entreprises créées en 2010. Source : Insee, Bodacc
dans le secteur de l’hébergement et de la Ces nouvelles unités génèrent 2 000 (1) La défaillance d’entreprise couvre l’ensemble
restauration, des tendances conformes emplois salariés, soit une progression de des jugements prononçant soit le
aux moyennes nationales. En revanche, le 5 % par rapport aux emplois liés aux redressement judiciaire, soit directement la
transport recule de 19,3 % alors qu’il entreprises créées en 2009. liquidation judiciaire dans un tribunal de
commerce ou dans un tribunal de grandeaugmente au niveau national de 14,6 %. De Stéphane Vigneau, Insee.
instance, à l’encontre d’une entreprise.
Des créations moins dynamiques en Bourgogne
Ensemble des entreprises Auto-entreprises
Bourgogne France Bourgogne France
Évolution (%) Évolution (%) Évolution (%) Évolution (%)2009 2010 2009 2010
2010 / 2009 2010 / 2009 2010 / 2009 2010 / 2009
Industrie 711 685 - 3,7 7,6 375 359 - 4,3 7,9
Dont industrie maufacturière 549 559 1,8 4,4 348 305 - 12,4 5,4
Commerce ; réparation 2 942 2 808 - 4,6 0,6 1 853 1 614 - 12,9 4,5
d’automobiles et de motocycles
Construction 1 545 1 704 10,3 14,8 889 967 8,8 25,3
Transport et entreposage 176 142 - 19,3 14,6 39 39 0,0 35,7
Hébergement et restauration 595 637 7,1 4,2 219 213 - 2,7 8,8
Information et communication 474 401 - 15,4 - 0,9 378 316 - 16,4 - 1,5
Activités financières et d'assurance 213 191 - 10,3 7,1 36 24 - 33,3 8,0 immobilières 258 320 24,0 12,8 49 58 18,4 7,2
Activités spécialisées, scientifiques
et techniques et activités de 2 113 2 141 1,3 9,3 1 364 1 411 3,4 14,7
services administratifs et de
soutien
Administration publique,
986 965 - 2,1 10,3 534 524 - 1,9 21,4enseignement, santé humaine et
action sociale
Autres activités de services 1 800 1 730 - 3,9 7,2 1 445 1 363 - 5,7 11,6
Ensemble 11 813 11 724 - 0,8 7,2 7 181 6 888 - 4,1 12,4
Source : Insee - Répertoire des entreprises et établissements - Champ des activités marchandes hors agriculture, données brutes.
9Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.Pas de reprise des exportations bourguignonnes en 2010
Les exportations de la Bourgogne sont en léger recul en 2010 après avoir fortement baissé en 2009. Elles sont
en hausse pour les produits agroalimentaires du fait de la reprise des ventes des boissons mais diminuent pour
les équipements mécaniques, le matériel électrique, électronique et informatique ainsi que le matériel de
transport. L’Allemagne reste le principal partenaire commercial de la région.
n 2010, les exportations redémarrent Celles de matériel de transport baissent Reprise des exportations de vins de
e BourgogneEau 4 trimestre, mais sur l’ensemble aussi, de 8,4 % : les exportations de
Après deux années consécutives de baisse,de l’année elles restent stables en produits de la construction automobile
les exportations de vins de BourgogneBourgogne après la forte chute de 2009, repartent (+ 37,5 %) après l’effondrement
d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC)contrairement à la France où elles constaté en 2009, mais ne compensent
augmentent en 2010 tant en valeur (+ 15 %)
progressent de 13,3 %. Les entreprises pas les résultats négatifs des
qu’en volume (+ 14 %). Les ventes s’élèvent à
bourguignonnes ont exporté pour 7,6 équipementiers automobiles. 555 millions d’euros pour un volume de près
milliards d’euros, ce qui représente 2 % Les exportations de produits chimiques, de 640 milliers d’hectolitres.
des exportations nationales. parfums et cosmétiques fléchissent aussi Les exportations progressent davantage
pour les vins blancs que pour les vinsPlus des trois-quarts des produits mais dans une moindre mesure (- 3,8 %).
rouges, + 16 % en valeur et en volume contreexportés sont concentrés dans cinq Les ventes vers l’Europe diminuent de 2 %,
+ 13 % en valeur et + 6 % en pour lessecteurs : les équipements mécaniques, mais représentent encore 70,2 % des
rouges. Les vins blancs représentent enmatériel électrique, électronique et biens exportés par la Bourgogne. La
2010 près des trois quarts des exportations
informatique ; les produits baisse est sensible en direction de en volume.
métallurgiques et métalliques ; les l’Espagne et du Royaume-Uni. À l’inverse,
produits des industries agroalimentaires ; les achats de l’Italie progressent (+ 3 %) et
les matériels de transports ainsi que la surtout ceux de l’Allemagne (+ 4,3 %) qui
chimie. conforte ainsi sa place de premier client.
L’Allemagne premier débouché
Les produits Parmi les autres pays, la Chine continue à
des exportations bourguignonnes
enregistrent les meilleurs résultats augmenter ses achats, + 16,2 % tandis que
(+ 6,8 %) du fait de la reprise des le Proche et le Moyen Orient les réduisent. %
Les pays clients de la Bourgogne
16exportations de boissons (+ 10,6 %). L’Afrique offre de nouveaux débouchés à
14
La hausse est un peu moins forte pour la Bourgogne. 12 2009
201010l’ensemble des produits métallurgiques et
8
métalliques (+ 3,6 %), avec toutefois une Marie Léger, Insee.
6
4forte reprise des ventes de produits
CAF : Coût, Assurance, Fret : les 2sidérurgiques et de transformation de
0importations en France sont valorisées avecl’acier (+ 15,3 %).
les coûts d’acheminement (transport et
À l’inverse, les exportations
assurance) jusqu’à la frontière française.
d’équipements mécaniques, matériel FAB : Franco à Bord : les exportations à partir
Source : direction générale des douanes et droitsélectrique, électronique et informatique, de la France sont valorisées avec les coûts indirects, données CAF/FAB.
principales exportations de la région, d’acheminement jusqu’à la frontière
chutent de 11,2 %. française.
Bourgogne : stabilité des exportations et progression des importations en 2010
Exportations Évolution Importations Évolution
(milions 2010/2009 (milions 2010/2009
d'euros) Export (%) d'euros) Import (%)
Produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture 262 + 12,9 150 + 57,9 des industries agroalimentaires (IAA) 1 237 + 6,8 635 + 13,4
Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et
1 737 - 11,1 1 145 + 4,7
informatique
Matériels de transport 857 - 8,3 463 + 0,7
Autres produits industriels : 3 336 + 2,8 3 962 + 12,7
Produits métallurgiques et Produits métalliques 1 466 + 3,6 1 520 + 28,3
Produits chimiques, parfums et cosmétiques 582 - 3,8 954 + 12,2
Produits en caoutchouc et en plastique, produits minéraux divers 517 + 6,4 433 + 11,9
Bois, papier et carton 269 + 1,5 294 - 4,5
Produits pharmaceutiques 252 + 4,1 164 - 27,1
Textiles, habillement, cuir et chaussures 178 + 9,2 411 + 7,9
Produits manufacturés divers 73 + 2,8 187 + 4,5
Autres secteurs 123 n.s. 90 n.s
Ensemble 7 552 - 0,7 6 445 + 11,0
Source : direction générale des douanes et droits indirects, données CAF/FAB brutes. n.s. Résultat non significatif
10 Dossier n° 57 - © Insee Bourgogne - L'année 2010 en Bourgogne.
Allemagne
Italie
Espagne
Royaume Uni
Etats Unis
Belgique
Chine
Pays Bas
Suisse
Japon

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.