Bilan 2010 - L'année 2010 dans l'Orne

De
Publié par

La baisse des emplois industriels continue de fragiliser l’économieUne sortie de crise Le recul continu de l’industrie traditionnelle, activité phare du département, explique entre autres la baisse du nombre d’em-difficile plois salariés dans le secteur marchand non agricole. Plus mo- déré en 2010 qu’en 2009 (- 1,8 % contre - 6 %), le repli des effectifs salariés permanents dans le secteur industriel est en En 2010, les effectifs salariés dans le sec- partie compensé par une embauche d’intérimaires, amorcée teur marchand non agricole continuent de au second semestre 2009. Presque toute l’industrie souffre, diminuer mais à un rythme moins rapide seul le secteur agroalimentaire s’en sort relativement bien. qu'en 2008 et 2009. En dépit de cette baisse La construction continue également de perdre des emplois de l’emploi, le nombre de chômeurs de caté- (- 1,6 %). Le recul du nombre de mises en chantier de loge- gorie A et le taux de chômage diminuent. Le ments neufs explique cette fragilité au sein de l’activité. Avec recul continu de l’industrie explique entre 890 habitations construites en 2010, l’Orne enregistre la plus autres les nouvelles pertes d’emplois. Les forte baisse parmi les trois départements bas-normands salariés sont également moins nombreux (- 26,4 %).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 11
Nombre de pages : 1
Voir plus Voir moins

La baisse des emplois industriels
continue de fragiliser l’économieUne sortie de crise
Le recul continu de l’industrie traditionnelle, activité phare du
département, explique entre autres la baisse du nombre d’em-difficile
plois salariés dans le secteur marchand non agricole. Plus mo-
déré en 2010 qu’en 2009 (- 1,8 % contre - 6 %), le repli des
effectifs salariés permanents dans le secteur industriel est en
En 2010, les effectifs salariés dans le sec- partie compensé par une embauche d’intérimaires, amorcée
teur marchand non agricole continuent de au second semestre 2009. Presque toute l’industrie souffre,
diminuer mais à un rythme moins rapide seul le secteur agroalimentaire s’en sort relativement bien.
qu'en 2008 et 2009. En dépit de cette baisse
La construction continue également de perdre des emplois
de l’emploi, le nombre de chômeurs de caté-
(- 1,6 %). Le recul du nombre de mises en chantier de loge-
gorie A et le taux de chômage diminuent. Le
ments neufs explique cette fragilité au sein de l’activité. Avec
recul continu de l’industrie explique entre
890 habitations construites en 2010, l’Orne enregistre la plus
autres les nouvelles pertes d’emplois. Les
forte baisse parmi les trois départements bas-normands
salariés sont également moins nombreux
(- 26,4 %). Ce fléchissement de la construction neuve provient
dans le secteur de la construction et les ser-
essentiellement d’une baisse du volume de construction de
vices marchands ne rattrapent pas la situa-
maisons individuelles, avec 220 mises en chantiers en moins
tion. L’année 2010 est toutefois favorable
par rapport à 2009. De plus, le nombre de constructions de lo-
au tourisme : le nombre de nuitées aug-
gements collectifs continue de se réduire dans le départe-
mente aussi bien dans les hôtels que dans
ment ornais alors qu’il se stabilise sur le plan régional.
les campings. La situation de l’agriculture
Le secteur des services marchands ne rattrape pas la situa-s’améliore également grâce à la revalorisa-
tion. Toutes les branches y perdent des emplois, notamment letion du prix du lait et à l’augmentation de la
transport-entreposage et l’hébergement-restauration. Seulsproduction de viande bovine.
les services à la personne, hors particuliers employeurs,
créent quelques dizaines d’emplois.
n 2010, le département de l’Orne ne réussit pas à profiter
Du mieux dans le tourisme et l’agricultureEde la sortie de crise pour mettre fin à la baisse continue de
L’année 2010 est favorable au tourisme dans l’Orne. La fré-l’emploi, contrairement au Calvados et la Manche. Les effec-
quentation augmente aussi bien dans les hôtels que dans lestifs salariés dans le secteur marchand non agricole conti-
campings. Le nombre de nuitées enregistrées dans le dépar-nuent de se réduire (- 0,4 % y compris l’intérim). Le recul de
tement ne représente toutefois que 7,1 % de la fréquentationl’emploi s’effectue néanmoins à un rythme plus faible que ce-
touristique bas-normande. Au sein des hôtels, la hausse de lalui observé en 2008 et 2009, période pendant laquelle le dé-
fréquentation s’explique par un afflux conjugué de touristespartement a été fortement impacté par la récession
français et étrangers. La zone de Bagnoles-de-l’Orne déve-économique.
loppe particulièrement bien son attractivité (+ 15,4 % depuis
En dépit de la baisse des effectifs salariés, le nombre de chô- 2009). Dans les campings, c’est la clientèle française qui par-
meurs de catégorie A inscrits à Pôle emploi recule de 0,2 % ticipe à l’augmentation du nombre de nuitées. La fréquenta-
en une année alors qu’il augmente dans les deux autres dé- tion des gîtes ruraux se développe également nettement
partements bas-normands. Fin 2010, l’Orne compte ainsi (+ 7,5 % en une année).
11 300 demandeurs d’emploi de catégorie A. Sur la même pé-
La situation de l’agriculture bas-normande s’améliore aussi
riode, le taux de chômage moyen recule après deux années
grâce à une revalorisation du prix du lait et a une production
successives de forte hausse pour s’établir à 8,7 % de la popu-
de viande bovine qui a augmenté de 6,4 % depuis 2009. Néan-
lation active. Malgré cette embellie, le marché du travail de-
moins, la récolte de céréales n’est pas exceptionnelle et les
meure particulièrement délicat pour les chômeurs de longue
éleveurs d’herbivores doivent faire face à des problèmes d’a-
durée et pour les seniors de plus de 50 ans. Ces derniers re-
limentation de leur cheptel par manque de maïs fourrage.
présentent 19,5 % des demandeurs d’emploi contre 17,7 % au
Sabrina LEROUXniveau régional.
Insee Basse-Normandie
TABLEAU DE BORD DE L'ANNÉE 2010 DANS L'ORNE
Orne Basse-Normandie
Valeur Évolution 2010/2009 Valeur Évolution 2010/2009
Emploi salarié du secteur marchand non agricole 58 379 - 0,4 % 315 855 + 0,6 %
eTaux de chômage localisé (au 4 trimestre 2010) 8,7 % - 0,6 pt 8,5 % - 0,4 pt
Demandeurs d'emploi de catégorie A 11 314 - 0,2 % 58 235 + 2,1 %
Créations d'entreprises (*) 1 726 - 4,9 % 10 120 0,0 %
Mises en chantier de logements 893 - 26,4 % 7 140 - 10,0 %
Nuitées en hôtels (en milliers) 430 + 4,5 % 4 588 + 0,8 %
* yc auto-entrepreneurs
Sources : Insee, Direccte, Pôle emploi, Dreal
Insee Basse-Normandie - Bilan 2010 7

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.