Bilan 2011 - Contexte national

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La hausse du pouvoir d'achat des ménages ralentitLa croissance du PIB En 2011, la croissance du revenu disponible brut des ménages (RDB) s’accélère, passant à + 2,6 % en valeur (après + 2 % ense maintient à 1,7 % 2010). Simultanément, la hausse du prix de la dépense de consommation finale atteint + 2,1 % (contre + 1,1 % en 2010) en raison notamment de la hausse des prix de l’énergie. Ainsi, le En 2011, le produit intérieur brut progresse pouvoir d’achat du RDB croît moins vite. Compte tenu de la au même rythme qu’en 2010. Mais cette croissance démographique, le pouvoir d’achat par unité de année, la croissance est soutenue essentiel- consommation baisse donc légèrement en 2011 (- 0,1 %), après lement par la demande des entreprises. une progression de 0,3 % en 2010. Importations et exportations augmentent de En 2011, l’accélération du RDB de + 0,6 point en valeur est due au conserve, si bien que les échanges exté- redressement des revenus du patrimoine et à la croissance des rieurs n’influent pas sur la croissance. En re- revenus d’activité. Inversement, les impôts sur le revenu et le patrimoine en atténuent les effets. Les prestations sociales,vanche, les dépenses de consommation des restant sur la même dynamique qu’en 2010, n’ont aucun effet surménages augmentent à peine (+ 0,3 %), après l’accélération du RDB.le bond de 2010.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La hausse du pouvoir d'achat des ménages ralentitLa croissance du PIB
En 2011, la croissance du revenu disponible brut des ménages
(RDB) s’accélère, passant à + 2,6 % en valeur (après + 2 % ense maintient à 1,7 %
2010). Simultanément, la hausse du prix de la dépense de
consommation finale atteint + 2,1 % (contre + 1,1 % en 2010) en
raison notamment de la hausse des prix de l’énergie. Ainsi, le
En 2011, le produit intérieur brut progresse pouvoir d’achat du RDB croît moins vite. Compte tenu de la
au même rythme qu’en 2010. Mais cette croissance démographique, le pouvoir d’achat par unité de
année, la croissance est soutenue essentiel- consommation baisse donc légèrement en 2011 (- 0,1 %), après
lement par la demande des entreprises. une progression de 0,3 % en 2010.
Importations et exportations augmentent de En 2011, l’accélération du RDB de + 0,6 point en valeur est due au
conserve, si bien que les échanges exté- redressement des revenus du patrimoine et à la croissance des
rieurs n’influent pas sur la croissance. En re- revenus d’activité. Inversement, les impôts sur le revenu et le
patrimoine en atténuent les effets. Les prestations sociales,vanche, les dépenses de consommation des
restant sur la même dynamique qu’en 2010, n’ont aucun effet surménages augmentent à peine (+ 0,3 %), après
l’accélération du RDB.le bond de 2010.
Soutenue par la remontée des taux d’intérêt, la rémunération
des placements des ménages en produits liquides (comptes
n 2011 comme en 2010, l’économie française croît de courants et livrets) se redresse en 2011. Les dividendes reçus
par les ménages se relèvent également, après s’être repliés enE1,7 %, en euros constants, effaçant ainsi les conséquen-
2010 du fait de la baisse des résultats des entreprises durant laces de la crise de 2008 - 2009. La production industrielle ralen-
crise. En revanche, les revenus attribués aux assurés sont entit et demeure inférieure à son niveau de 2007. Le principal
retrait de 2,4 % : les contrats d’assurance-vie deviennent moins
facteur de ce repli provient de la branche énergie-eau-dé-
attractifs par rapport aux autres produits de placement dont les
chets, en raison du climat particulièrement doux en 2011. La
taux de rendement augmentent.
production des branches de services, principalement mar-
La masse salariale nette perçue par les ménages accélère
chands, progresse au même rythme qu’en 2010. Enfin, la pro-
également (+ 2,9 % après + 2,4 % en 2010). Elle est soutenue par
duction dans la construction renoue avec la croissance,
la reprise de l’emploi dans un contexte de stabilité du salaire
après trois années de recul. moyen net par tête. Le revenu mixte des entrepreneurs
individuels croît à un rythme plus soutenu qu’en 2010 (+ 2,4 %
Retour à l’investissement contre + 1,9 %).
En 2011, les impôts sur le revenu et sur le patrimoine payés parL’ensemble des agents économiques a réinvesti de nouveau
les ménages progressent de 6,6 % après une hausse de 2,8 %en 2011 (+ 3,5 %) mais son niveau reste inférieur à celui de
l’année précédente. Ceci s’explique par le relèvement de2007. Ce dynamisme est surtout porté par les entreprises, qui
certains impôts et par le dynamisme des revenus d’activité,
contribuent à hauteur de 0,6 point à la croissance du PIB. De
générant ainsi un surplus d’impôts sur le revenu, de CSG et de
même, pour la première fois depuis 2007, l’investissement des
CRDS.
ménages progresse à nouveau (+ 3,1 %). Entreprises et mé-
Les prestations sociales reçues par les ménages progressent.nages recommencent à investir dans la pierre. Les entreprises
Les indemnités chômage ralentissent du fait de l’amélioration
non financières ont choisi d’investir également dans les biens
du marché du travail. Inversement, le montant des prestations
manufacturés, en renouvelant leur parc automobile et en ache- vieillesse accélère légèrement : l’impact de la revalorisation des
tant des machines, ainsi que dans les services, notamment in- pensions, nettement plus élevée en 2011, l’emporte sur le recul
formatiques. En revanche, les dépenses d’investissement des de l’âge de la retraite (réforme de 2010), qui commence à
administrations publiques reculent, bien que moins fortement produire ses effets à partir de juillet 2011. Les prestations
familiales et de logement évoluent de façon plus soutenue, enqu'en 2010, notamment dans la construction.
raison de la revalorisation de la base mensuelle de calcul des
allocations.
Alors que le RDB augmente de 2,6 %, la dépense de
consommation finale des ménages ne progresse que de 2,3 %.
Leur taux d’épargne remonte ainsi de 0,2 point à 16,1 %, après
une baisse de 0,5 point en 2010.
En 2011, le revenu disponible ajusté des ménages, qui englobe
les dépenses de biens et services pris en charge par la
collectivité (éducation, santé...), progresse au même rythme
que le RDB.
La demande des entreprises influe aussi sur l’activité par leur
comportement de stockage. Après deux années de déstoc-
kage, la reconstitution des stocks contribue à hauteur de 0,8
point à la croissance du PIB.
8 Insee Basse-Normandie - Bilan 2011LES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES DE LA FRANCE
La croissance du PIB se poursuit
Montant Contribution à la
Évolution en volume (en %) Évolution des prix
(en milliards croissance du PIB
aux prix de l’année précédente 2011/2010 (en %)Agrégats économiques d'euros) (en volume)
2009 2010 2011 2011
Produit intérieur brut - 3,1 + 1,7 + 1,7 + 1,3 1 996,6 + 1,7
Importations - 9,6 + 8,9 + 4,9 + 5,4 594,3 - 1,4
Consommation des ménages + 0,7 + 1,5 + 0,6 + 1,8 1 471,9 + 0,4
Consommation des
+ 3,1 + 2,0 - 2,2 + 2,0 168,7 - 0,2
administrations publiques
Formation brute de capital fixe - 10,6 + 1,2 + 3,5 + 2,9 401,2 + 0,7
Variation de stocks
- 1,2 + 0,1 + 0,8 /// 10,9 + 0,8
(en contribution au PIB)
Exportations - 12,1 + 9,6 + 5,3 + 3,2 538,2 + 1,3
Source : Insee, comptes nationaux - base 2005
Les dépenses des administrations publiques reculent deLe commerce extérieur,
nouveau en 2011 sous l’effet des mesures de modération de lasans effet sur la croissance
dépense publique, mais également du contrecoup des impor-
Après un fort rebond en 2010, les échanges extérieurs ralen- tantes livraisons de matériels militaires intervenues en 2010.
tissent mais restent dynamiques en 2011. Ils dépassent ainsi,
Article extrait de l’Insee Première n°1401 de mai 2012,en niveau, ceux de 2007. Importations et exportations évo-
“Les comptes de la nation en 2011”luant au même rythme, la contribution comptable du com-
par Anne-Claire FRETAY, Insee Basse-Normandiemerce extérieur à la croissance est nulle. La hausse des
importations concerne surtout les biens manufacturés, tandis
que les exportations tirent leur dynamisme des biens mais
aussi des services, notamment du solde touristique.
Le taux d’autofinancement des sociétés
non financières se replieLa consommation des ménages croît faiblement
Du fait de l’annualisation du calcul des allégements deAlors qu’elles étaient le principal facteur de hausse de la de-
cotisations sociales, la rémunération des salariés des sociétés
mande en 2010, les dépenses de consommation des ménages
non financières (SNF) augmente de 4,4 % en 2011, soit à un
sont atones en 2011. En raison de températures douces en dé- rythme plus soutenu que de leur valeur ajoutée (+ 2,8 %). Les
but et fin d’année, les dépenses en énergie-eau-déchets et impôts sur la production accélèrent (hausse du forfait social).
en produits raffinés sont en recul. Ces deux postes contri- Inversement, les subventions sur la production reculent,
buent pour moitié au ralentissement d’ensemble de la notamment du fait de la non-reconduction des aides à l’emploi
consommation des ménages. Les dépenses en autres biens (plan de relance). Au total, l’excédent brut d’exploitation se
contracte (- 2,2 %), après avoir augmenté de 6,0 % en 2010. Leralentissent légèrement, toujours soutenues par le dyna-
taux de marge perd ainsi 1,5 point entre 2010 et 2011, pourmisme des achats de biens d’équipement (+ 6,8 %). Les dé-
s’établir à 28,6 %, niveau le plus bas depuis 1986.penses de services décélèrent peu : elles augmentent dans
L’épargne des SNF recule (- 11,5 % après +16,6 % en 2010). Enles services de transport et diminuent pour l’informa-
plus du recul de l’excédent brut d’exploitation, le solde destion-communication et les services aux ménages.
revenus financiers se dégrade : la détérioration des dividendes
nets et des intérêts nets l’emporte sur l’amélioration des
bénéfices réinvestis perçus par les SNF ayant des filiales à
l’étranger. L’impôt sur les sociétés progresse, freinant aussi
l’épargne.
Les révisions du PIB en volume
L’investissement des SNF reste dynamique (+ 7,7 %), de sorte que
et du pouvoir d’achat
le taux d’autofinancement recule nettement (- 14,6 points, à 67,2 %).
La publication du compte provisoire de 2011 s’accompagne
d’une révision des données 2010 sur les années 2009 et 2010.
L’activité des sociétés financières stagneS’agissant des évolutions du PIB, la récession est plus
accentuée dans la version définitive du compte 2009, et la Après une forte progression en 2010 (+ 9,2 %), la valeur ajoutée
reprise en 2010 est revue à la hausse. des sociétés financières ralentit fortement en 2011 (+ 0,2 %). La
Dans le compte provisoire 2011, la progression du revenu valeur ajoutée des banques se replie en raison notamment de la
hausse des taux d’intérêt qui se traduit par un recul des margesdisponible brut des ménages est révisée de 0,6 point à la baisse,
du fait de nouvelles informations sur les revenus de la propriété d’intermédiation. En revanche, la production des services facturés
est orientée à la hausse. Portée par l’assurance-dommage, laperçus par les ménages. Ainsi, la remontée du taux d’épargne
entre 2010 et 2011 est atténuée. Enfin, le pouvoir d’achat du valeur ajoutée des sociétés d’assurance accélère. Pour sa part, la
valeur ajoutée de l’assurance-vie est en repli.revenu disponible brut est réduit de 0,6 point en 2011.
Insee Basse-Normandie - Bilan 2011 9

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