Bilan économique 2005 - Tourisme - Reprise mondiale du tourisme : Madagascar et Mayotte embrayent

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En 2005, le nombre de touristes non-résidents arrivés à Madagascar a avoisiné 280 000. La période 2003-2005 a vu une progression accélérée (25,8 %) après la crise de 2002. En 2005, l'île de Mayotte a accueilli 39 000 touristes ce qui correspond à une progression de 20 % par rapport à 2004.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Tourisme
Évolution du nombre de nuitées
aisse signifi cative du tourisme
B
140 000
d’agrément en 2005
120 000
100 000
n’est pas liée à l’épidémie de chikungunya.
Après plusieurs années de relative sta-
En 2005, les médias n’avaient pas encore com-
bilité, le nombre de touristes a diminué en
muniqué sur l’épidémie qui commençait tout 80 000
2005 : seulement 409 000 touristes ont vi-
juste à se développer. Toutefois, la Réunion
sité l’île l’année dernière contre 430 000 en
avait été victime de différentes campagnes 60 000
2004. Le niveau est proche de celui de 1998.
médiatiques négatives (danger des requins,
La baisse affecte principalement le tourisme
d’agrément tandis que le tourisme affi nitaire chiens appâts, alerte à la grippe aviaire) qui 40 000
(visite aux parents et amis en motif principal) n’ont sans doute pas été sans infl uence sur
2004
l’image de la destination et donc son attrac- 20 000
poursuit sa progression. Pour la première fois
2005
tivité. C’est au cours du troisième trimestre
depuis plus de dix ans, les touristes affi nitai-
2005 (soit en principe la haute saison touris-
res ont été plus nombreux que les touristes
0
tique) que l’on a enregistré la plus forte dé-
d’agrément.
gradation de la fréquentation : près de 20 000
touristes de moins (dont 5 000 en provenance
La forte progression, en 2004, des touristes
En 2005 les hôtels ont ressenti un net fl échissement de leur fréquentation pendant les hautes saisons
en provenance des autres pays d’Europe ne des autres pays de l’Union européenne).
que sont traditionnellement les mois de frévrier-mars-avril et octobre-novembre.
s’est pas confi rmée : en 2005 leur nombre
Cette baisse des arrivées est révélatrice des
(19 175) a diminué de 30%. La poursuite de
diffi cultés concernant l’évolution de la fré-
la diminution des arrivées de ressortissants de
La principale activité à l’export
quentation touristique extérieure. Différen-
pays de la zone océan Indien, est sans doute
tes autres causes peuvent être avancées. La
directement liée à la rigidité des procédures
Les dépenses n’ont fl échi que de 1,8% alors Le mode d’hébergement principal reste pour
restriction du nombre de places d’avion à
administratives et aux conditions d’accueil.
que le nombre de touristes a diminué de 47% des touristes la résidence chez les pa-
destination de La Réunion contribue pour
5%. Les dépenses des touristes effectuées sur rents et amis (toutefois en baisse de 4,6%).
partie à expliquer cette diminution du nom-
La baisse des arrivées est révélatrice le territoire au cours de leur séjour, s’élèvent Ils sont 8% de moins à fréquenter les hôtels
bre de touristes : l’augmentation du nombre
à 308 millions d’euros. Ce montant ne prend et résidences de tourisme en tant que mode
de vols des compagnies Air Austral et Corsair
de diffi cultés multiples
pas en compte les dépenses effectuées avant d’hébergement principal. Cette diminution
n’a compensé qu’en partie la disparition de la
le séjour, mais bénéfi ciant directement à la est moins forte que celle des touristes dits
compagnie Air Bourbon et la baisse du nom-
La baisse affecte aussi notre marché principal,
Réunion (soit dans le cas d’achat de forfait, d’agrément, ce qui signifi e qu’une partie des
bre de vols d’Air France à destination de la
la France métropolitaine, en baisse de 3,8%.
soit dans le cas d’acompte sur des réserva- touristes affi nitaires fréquente de plus en
métropole.
Les résultats sont cependant contrastés selon
tions), estimées à 47 millions d’euros. Au to- plus l’hôtellerie et les gîtes.
les grandes régions : les originaires du Nord-
tal, les recettes touristiques 2005 se montent La durée moyenne du séjour des touristes à
La morosité de la conjoncture économique
Ouest et du Centre-Ouest sont plus nombreux
à 355 millions d’euros. Malgré une baisse de la Réunion est de 17 jours. Cependant, cette
mais ceux de Paris, PACA et Rhône-Alpes ont française et européenne, le manque de com-
1,3% par rapport à 2004, le tourisme main- moyenne statistique correspond à des durées
fait défection. pétitivité tarifaire, alors que le prix devient
tient sa position de premier produit export réelles très variables en fonction des catégo-
un élément déterminant dans le choix des
de la Réunion. ries de touristes. La légère progression par
destinations sont des facteurs défavorables.
Dans l’Outre-mer français, La Martinique,
L’hôtellerie réunionnaise a connu une baisse rapport à 2004 peut s’expliquer par l’aug-
La concurrence des autres DOM, notamment
malgré une forte relance promotionnelle, en-
de 5% du nombre de ses nuitées. La stabilité mentation des touristes affi nitaires.
de La Martinique, l’absence de liaison directe
registre aussi une baisse des touristes de sé-
des nuitées des touristes métropolitains et
avec les autres pays européens, les aggrave.
jour (-3%). En revanche l’île Maurice évalue
des résidents a amorti la baisse très impor- René BARRIEU, directeur du CTR
De plus une certaine banalisation de la pro-
à 761 000 personnes le nombre de touristes
tante du nombre de nuitées des touristes et Claude PARAIN, chef du Sed
l’année dernière soit une hausse de 5,9%, cer- messe, des lacunes dans l’offre, en particulier
étrangers. Globalement le taux d’occupation INSEE REUNION
tes inférieure aux objectifs initiaux. en matière d’accueil de touristes d’affaires,
des hôtels n’a que très peu diminué, certaines
contribuent à expliquer la baisse d’attraction
chambres ayant été fermées. De son côté, le
de notre destination.
La baisse des arrivées touristiques à la Réu-
secteur de la location est en augmentation
nion est d’autant plus préoccupante qu’elle
de 4,4% par rapport à 2004.
26-27
Janv
ier

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il
Mai
Juin
Juillet
Août
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Octobr
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Novembre
D
éc
embre
Source : Insee, enquête hôtelière
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