Bilan économique et social 2009 (Octant Analyse n° 3)Une dure année 2009

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La Bretagne a perdu 18 000 emplois salariés privés en 2009, soit 2,4 % du total régional. Le secteur de la construction vacille, mais l'activité pourrait se stabiliser assez rapidement à un niveau bas. L'industrie continue à perdre des emplois, notamment dans les filières automobile et construction-navale. Seuls secteurs industriels préservés, la pharmacie, l'énergie-eau-gestion des déchets et l'agroalimentaire résistent dans ce contexte de crise. L'intérim recule fortement pour la deuxième année consécutive. Le commerce et les services hors intérim perdent des emplois pour la première fois depuis des décennies. Des secteurs restent cependant solides ; c'est le cas de l'hôtellerie-restauration et surtout des banques et des services orientés vers les personnes. La création d'entreprises atteint des records, en lien avec le succès du nouveau statut d'auto-entrepreneur. Les pertes d'emplois entraînent une augmentation de 19 % du nombre de demandeurs d'emploi entre 2008 et 2009, mais le taux de chômage reste parmi les plus faibles de France. Le revenu de solidarité active monte en puissance.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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OctantAnINaSElE ByRETsAGeNE
Bilan économiqueet social 2009
Une dure année 2009
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La Bretagne a perdu 18 000 emplois salariés privés en 2009, soit 2,4 % du totalrégional. Le secteur de la construction vacille, mais l’activité pourraitse stabiliser assez rapidement à un niveau bas. L’industrie continue à perdredes emplois, notamment dans les filières automobile et construction-navale.Seuls secteurs industriels préservés, la pharmacie, l’énergie-eau-gestiondes déchets et l’agroalimentaire résistent dans ce contexte de crise.L’intérim recule fortement pour la deuxième année consécutive. Le commerceet les services hors intérim perdent des emplois pour la première fois depuisdes décennies. Des secteurs restent cependant solides ; c’est le casde l’hôtellerie-restauration et surtout des banques et des services orientésvers les personnes. La création d’entreprises atteint des records, en lienavec le succès du nouveau statut d’auto-entrepreneur.Les pertes d’emplois entraînent une augmentation de 19 % du nombrede demandeurs d’emploi entre 2008 et 2009, mais le taux de chômage resteparmi les plus faibles de France. Le revenu de solidarité active monte enpuissance.
ril2010
reculé pendant six trimestres consécutifs avant de seLPércèosndoemi1e8b0re0t0onenmeplaoiéstésaélaprrioéusvémearpcahralnadcsriosnet.stabiliserau4etrimestre 2009 ; c’est la pire séquenceété détruits en 2009, soit 2,4 % du total régional. depuis des décennies. Ce repli concerne tous lesCette baisse est proche du niveau national. Depuis le grands secteurs. La construction a proportionnellementdébut de la crise au printemps 2008, le marché du tra - plus souffert en 2009 que l’industrie, le commerce ou lesvail régional a perdu 26 500 emplois. L'emploi breton a services.
Évolution annuelle de l'emploi salarié privé dans les secteurs principalement marchands*BretagneEffectif Évolution(en milliers) (en %)2009 2009 2008727,1 – 2,4 – 0,4176,8 – 3,8 – 1,768,4 – 0,6 – 1,513,5 – 0,6 1,218,7 – 6,6 – 1,515,7 – 8,8 – 3,260,5 – 5,6 – 2,176,5 – 4,1 0,5147,7 – 1,4 1,3326,1 – 1,7 – 0,657,1 – 2,1 1,339,9 – 0,1 – 0,325,7 – 2,7 5,931,7 2,0 – 1,06,7 – 5,1 – 14,4102,9 – 4,5 – 3,725,2 – 13,9 – 14,362,1 1,7 2,8300,9 – 0,5 1,0
EnsembleIndustrieFabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produitsà base de tabacIndustries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution+ cokéfaction et raffinageFabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ;fabrication de machinesFabrication de matériels de transportFabrication d'autres produits industrielsConstructionCommerceServicesTransports et entreposageHébergement et restaurationInformation et communicationActivités financières et d'assuranceActivités immobilièresActivités scientifiques et techniques : services administratifset de soutiendont intérimAutres services aux personnesServices hors intérimSource : Insee, estimations d'emploi ; données provisoires au 31/12/2009, CVS* hors agriculture, administration, santé et action sociale
Sursaut de l'emploi en fin d'année dans les serviceset le commerce(indice base 100 au 1ertrimestre 2002, CVS)130Construction125120Services115110Commerce105Ensemble Bretagne10095Industrie90852002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Source : Insee, estimations d'emploi
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FranceÉvolution(en %)2009– 2,2– 4,9– 0,9– 1,2– 6,1– 6,1– 7,0– 3,4– 1,7– 1,0– 2,40,1– 2,90,4– 4,1– 1,4– 3,60,8– 0,9
Évolutionannutemlleardcehal'nedmploi2s0al0a9riédanslessecteursprincipalemen s enEn nombre d'emplois© IGN - Insee 2010– 70 000– 20 000
En %0,1– 1,0– 1,8– 2,2– 2,8– 3,4Bretagne : – 2,4 %France métropolitaine : – 2,2 %Source : Insee, estimations d'emploi
Octant Analyse n° 3 - Avril 2010 Bilan économique et social 2009
La construction vacille…La construction perd 3 200 emplois salariéssur l’année, soit 4,1 % de ses effectifs. Cettebaisse est un peu plus forte que celle relevéeau niveau national (– 3,4 %). Initiée fin 2008,elle s’est poursuivie tout au long de l’année2009. En parallèle, les entrepreneurs ont ré-duit leur recours à l’intérim pour la deuxièmeannée consécutive. Cette compression deseffectifs trouve son origine dans le ralentisse-ment de l’activité.Les mises en chantier de logements ont eneffet reculé de 22 % sur l’année (– 16 % enFrance). C’est la troisième année consécu-tive de baisse, après les reculs de 13 % en2008 et 10 % en 2007. Dès 2007, en Bre-tagne, les ménages ont progressivement re-poussé leurs projets immobiliers en raisond’un coût élevé du crédit et de fortes incertitu-des sur le futur. D’autant plus qu’un décalagecroissant existait depuis 1999 entre la fortehausse des prix de l’immobilier et celle, plusmodérée, des revenus. Les chantiers lancéspar les particuliers ont donc été moins nom-breux jusqu’à la fin d’année 2009, toutcomme ceux impulsés par les promoteursimmobiliers, confrontés à d’importantes diffi-cultés de vente des logements issus de leursprogrammes précédents.Outre une chute de leur activité dans le rési-dentiel, les entrepreneurs ont été confrontésen 2009 à une baisse encore plus forte dansla construction de locaux professionnels. Lessurfaces mises en chantier ont reculé pour ladeuxième année consécutive en Bretagne :– 24 % en 2009, après – 18 % en 2008, bais-ses proches de celles relevées en France. Lachute des mises en chantier a été particuliè-rement forte pour les locaux industriels et lesbâtiments agricoles.La baisse d’activité prolongée et la forte pres-sion sur les prix ont plongé de nombreusestrésoreries dans le rouge. Près de 600 entre-prises du secteur de la construction ont étédéclarées en faillite au cours des neuf pre-miers mois de 2009, contre 400 sur la mêmepériode en 2008. Ce secteur économique re-présente le tiers des défaillances d’entrepri-ses en Bretagne, comme en France.…mais des signes de stabilisationsont perceptiblesDans ce contexte difficile, des premiers si-gnes laissent entrevoir une stabilisation del’activité en 2010, mais à un niveau assezbas. D’ailleurs, en France, les entrepreneursdu bâtiment jugent que le climat des affaires
Bilan économique et social 2009
Évolution(en %)– 23,4– 18,5– 15,8– 21,5– 20,6– 44,2– 16,5– 29,0
Évolution(en %)– 38,5– 35,3– 6,4– 22,2– 16,3– 6,0– 23,9
Logements neufs autorisés et commencés en Bretagne2009 2008Individuels 14 383 18 789Logements neufsCollectifs 7 894 9 688commencés(en nombre)Logements en résidence 961 1 141Ensemble23 238 29 618Individuels 15 124 19 050Logements neufsCollectifs 6 644 11 911autorisés(en nombre)Logements en résidence 1 378 1 651Ensemble23 146 32 612Source : SOeS, Sitadel2Surfaces des locaux professionnels commencés en Bretagne2009 2008Bâtiments agricoles 472,8 768,5Bâtiments industriels et artisanat 324,2 501,2LocauxEntrepôts 228,9 244,5pcroomfemsseinocnénselsBâtiments commerciaux 277,1 356,3(en milliers de m²)Bureaux 236,6 282,7Service public* et hébergement hôtelier 522,4 555,8Ensemble2 062,0 2 709,0Source : SOeS, Sitadel2* le service public comprend les surfaces relatives à l'enseignement - recherche, la santé, l'action sociale,la culture, les loisirs, le transport et les ouvrages spéciaux.Ventes de logements neufs par les promoteurs en Bretagne9 0008 000Ventes - CollectifVentes - Individuel7 0006 0005 0004 0003 0002 0001 00001999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Source : SOeS, Enquêtes sur la Commercialisation des Logements Neufs (ECLN)s’est stabilisé au cours de l’année 2009, alors détente des taux d’intérêt et l’adoption de laqu’il s’était dégradé tout au long de 2008. loi Scellier ont notamment incité les ménagesS’ils restent pessimistes, leur vision ne se à investir. Les ventes de logements neufs pardétériore plus. les promoteurs progressent ainsi de 13 %dans la région en 2009. Le point bas de 2008D’une part, les ventes de maisons et apparte- s’éloigne, même si le niveau des ventes restements neufs par les promoteurs immobiliers encore nettement inférieur à la moyenne desse sont légèrement redressées au cours de cinq dernières années. Comme dans lel’année 2009, après un plongeon en 2008. La même temps, les promoteurs ont limité leurs
Octant Analyse n ° 3 - Avril 2010
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nouveaux projets, les stocks de biens dispo-nibles à la vente diminuent, assainissant lasituation sur l’aval de la filière.D’autre part, les prix se raffermissent. Ils pro-gressent dans le neuf en Bretagne, commeau niveau national, ce qui pourrait contribuerà encourager les promoteurs à développerde nouveaux projets ; d’autant plus que lesventes ont redémarré et que les stocks sesont réduits. Dans l’ancien, les prix des biensimmobiliers en France ont interrompu leurbaisse entamée depuis 2007. Ils progressentlégèrement au second semestre 2009,même s’ils reculent sur l’année de 4,4 %.Enfin, les perspectives de nouveaux chan-tiers semblent mieux orientées. Dans lecadre du plan de relance, la construction so-ciale devrait être stimulée par les pouvoirspublics en 2010. En février 2010, le gouver-nement a notamment annoncé vouloir déblo-quer 4,7 milliards d’euros d’aides pour laconstruction d’environ 140 000 logementssociaux, afin de faire face à la crise du loge-ment. Par ailleurs, les autorisations de per-mis de construire se sont très légèrement re-dressées (11 800 au second semestre enBretagne en 2009, contre 11 400 au pre-mier). Or, ces autorisations constituent po-tentiellement le réservoir de travail des entre-prises du bâtiment dans les prochains mois.Leur timide reprise en fin d’année marquepeut-être la fin de la chute d’activité dans laconstruction de logements et l’amorce d’unrebond des commandes aux entreprises dubâtiment, certes modeste, à partir de l’été2010. Le niveau d’activité resterait cepen-dant bas. La chute des autorisations de loge-ments a en effet été très forte dans la région :23 150 en 2009, contre 42 400 autorisationsen 2007. En France, ce recul est plusmesuré.Pas de répit pour l’industrieL’industrie paie un lourd tribut à la crise. Elleperd 7 000 emplois salariés en 2009, soit unrecul de 3,8 %. Cette baisse est moins forteque celle relevée au plan national (– 4,9 %).
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La crise prolonge et accentue nettement unetendance entamée en 2001 ; ce n’est doncpas la baisse elle-même qui est le fait nou-veau, mais son ampleur. L’industrie bretonnetermine l’année 2009 avec 177 000 emploissalariés privés, contre près de 200 000 fin2001. Par ailleurs, depuis 2000, les intérimai-res n’ont jamais été aussi peu nombreuxdans les entreprises industrielles.Le secteur automobile caleLa fabrication de matériels de transport perd1 500 emplois, soit un recul de 9 % sur un an.L’industrie automobile est au cœur de la criseet représente l’essentiel de ces pertes. Suiteau recul des ventes en 2008 en France etdans les principaux pays industrialisés, lesconstructeurs automobiles ont réduit leurproduction. Le principal donneur d’ordres dela région, l’usine PSA Peugeot Citroën de laJanais à Chartres-de-Bretagne a ainsi quasi-ment supprimé son recours à l’intérim en2008 et annoncé des mesures de chômagepartiel et des plans sociaux. Ces plans ontcommencé à être mis en œuvre début 2009,ce qui a entraîné une baisse brutale des ef-fectifs. L’usine de la Janais a ainsi perdu unmillier de postes de salariés sur l’année, soit15 % de ses emplois. Ses difficultés sontd’autant plus fortes que la production estcentrée sur les modèles haut de gamme (C5,C6, 407 coupé, 607) de moins en moins pri-sés par les ménages. En effet, par souci d’é-conomie, d’intérêt écologique ou pour bénéfi-cier de la prime à la casse mise en place parles pouvoirs publics, les ménages choisis-sent plus souvent d’acheter des voitures éco-nomiques ou de gamme inférieure. En 2009,ces dernières représentent 57 % des ventesen France, contre 50 % en 2008 et 40 % en2000. Ce faisant, même quand les ventes ontredémarré en 2009 (+ 11 % sur l’année),l’impact est forcément limité pour le principaldonneur d’ordres de la région.Cette baisse de l’emploi dans l’industrie auto-mobile bretonne n’est pas une tendance nou-velle, mais la crise l’a amplifiée. Depuis 2005,l’emploi diminue, en lien avec la restructura-tion de l’outil de production et la décision desconstructeurs de délocaliser une partie de laproduction afin de se rapprocher des mar-chés émergents et de bénéficier de coûts deproduction inférieurs. La crise a aussi accen-tué ce mouvement puisque la production aralenti beaucoup plus vivement sur les chaî-nes nationales que dans les sites de produc-tion à l’étranger. Sur les dix premiers mois de2009, PSA Peugeot Citroën a fabriqué 38 %de ses voitures particulières en France et Re-nault 28 % (hors Dacia et Renault SamsumgOctant Analyse n° 3 - Avril 2010
Motors), alors qu’en 2008, ces parts étaientplus élevées de 4 à 5 points.Les sous-traitants de l'automobiletouchés de plein fouetLe fort ralentissement de la production duprincipal donneur d’ordre régional s’est ré-percuté sur toute la filière, estimée à environ22 000 emplois dans la région. Dès fin 2008,les sous-traitants ont dû, à leur tour, réduireleur recours à l’intérim et leurs effectifs. Ceteffet boule de neige s’est traduit en 2009 pardes pertes d’effectifs dans de nombreux sec-teurs industriels, comme la fabrication d’é-quipements électriques et électroniques, lamétallurgie, la fabrication de produits plas-tique et caoutchouc. Par exemple, la sociétédes polymères Barre Thomas à Rennes,spécialisée dans la fabrication de piècescaoutchouc et thermoplastiques pour l’in-dustrie automobile, a perdu 260 emplois en2009, soit près de 20 % de ses effectifs. C’estune entreprise qui travaille essentiellementpour PSA Peugeot Citroën. De même, l’équi-pementier automobile Sanden, spécialisédans la fabrication de compresseurs pour laclimatisation, a supprimé tous ses postesd’intérimaires en 2008-2009 et 100 emploisau second semestre 2009 sur les 860 quecomptait l’usine de Tinténiac (Ille-et-Vilaine).Autre illustration des difficultés de cette fi-lière, LIVBAG, spécialisée dans les airbagspour l’automobile, perd 150 salariés sur les950, sur son site de Pont-de-Buis-lès-Qui-merch (Finistère).Face à ces difficultés, les pouvoirs publics sesont mobilisés au niveau national, comme ré-gional, pour soutenir la filière automobile.Des aides financières sont accordées auxentreprises pour moderniser les équipe-ments, de même que des abondements desindemnisations du chômage partiel sous cer-taines conditions. Enfin, pour la premièrefois, les principaux acteurs d’un secteur in-dustriel et les partenaires sociaux, avec lesoutien de l’État et de la Région, entrepren-nent une démarche concertée visant à antici-per et accompagner les mutations économi-ques qu'induisent les évolutions du marchéBilan économique et social 2009
eMoindre chute pour l'agroalimentaire et les industries liées à l'énergie, l'eau,teeucrhonpoéleongiqeutesm.oCnedtitaeldetémleasrchcehasngestmceonnts-les déchets, la pollution(indice base 100 1ertrimestre 2002, CVS)crétisée par la signature de la Charte auto-120mobile en février 2009.115Iédnnedesursdgtiéreice,heseaeux,trgaecdstéitivoeonsll,utionBaisse des commandes110+cokéfacttisonetetrapffinageFabrication de denréesdans la construction navale105alimentaires, de boissonset de produits à basede tabacEn parallèle, la construction navale souffre.100En 2006, cette filière regroupait près deEnsemble industrie14 000 emplois dans la région dont plus de95Fabrication de matérielsv9ir2e0s0ddeagnuselrarec.oDnestpruuicstiont-treépdaatrea,tiloensdeentnrea-90de transport-Fabrication d' e ntsprisesdesous-traitancecneavalesontconfron-85iénlfectriquties,eéslée;qcturiopniqmuees,mmanfaborrimatioqnudemachinescatséeetsraàduuitnpeabradisessepedretelseudrsemcoplois.Ldesessitqeusi80Fabrication d'autresrodude DCNS à Lorient et Brest, principaux don-75p its industrielsneurs d’ordre de la région, sont confrontés à2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009une sous-charge qui les amène à réduire for-Source : Insee, estimations d'emploitement leurs besoins de sous-traitance. Unerelance est cependant possible en 2010 suiteà d’importants contrats d’entretien avec la cation de machines. Des établissements em- À Pont-de-Buis-lès-Quimerch dans le Finis-Marine nationale signés fin 2009. Pour stimu- blématiques de la région ont fermé leurs por- tère, Novatech-Technologie spécialiséeler son activité, DCNS tente aussi de se di- tes ou fortement réduit leurs effectifs. dans la fabrication de cartes électroniquesversifier vers l’entretien des bases militaires pour la Défense (télécommunication) et l’é-navales et des sites énergétiques et dans L’usine Chaffoteaux de Ploufragan, spécia- lectroménager, a détruit 70 emplois sur 300l’éolien terrestre et offshore. Ainsi, un incuba- lisée dans la production de chaudières mura- en début d’année. Cette usine subit une dé-teur regroupera à Brest toutes les activités de les à gaz, a ainsi fermé en mars 2010, gradation brutale de son activité suite aux dif-recherche et de développement de DCNS comme annoncé. Les difficultés liées à la ficultés de plusieurs de ses principauxdans le domaine des énergies marines. crise, à ce marché spécifique et la stratégie clients, eux-mêmes durement touchés par laDCNS va investir plusieurs millions d’euros de réorganisation de la production au niveau crise.et créer des emplois dans ce centre pilote du groupe ont amené la direction à stopperbasé à Brest. les machines. Une centaine d’emplois ont été Si la quasi-totalité des activités industrielles adétruits en 2009 et 200 début 2010 sur les souffert au cours de l’année 2009, la phar-La plaisance n’est pas épargnée avec, par 360 que comptait le site. Seule une cinquan- macie a réussi à maintenir ses effectifs, tan-exemple, la fermeture de l’usine Kelt basée à taine d’emplois sont maintenus dans une uni- dis que le secteur de l’énergie-eau-gestionVannes. Ce fabricant de coques rigides et de té de recherche et développement sur la cli- des déchets et l’agroalimentaire résistentbateaux semi-rigides employait encore 70 matisation et le chauffage. Ce pilier histo- malgré des pertes.salariés début 2009. La crise n’est pas le fac- rique de l’industrie costarmoricaine avait em-ttieelulremmeajnetuàrduencoeutttiledfeermpreotduruec,tiodnuejuegsésevné--ployéjusquà2000salariésdanslesannéesL’agroalimentaire résiste80, et encore 500 fin 2006.tuste et à des locaux peu adaptés à Comme au niveau national, les effectifs sala-l’orientation vers le haut de gamme. Elle est Dans le domaine du cuir, après plusieurs an- riés dans l’agroalimentaire baissent très lé-par contre à l’origine de la forte réduction nées de fortes chutes des ventes liées à la gèrement en 2009, avec 400 emplois détruitsd’activité de l’entreprise d’accastillage Plasti- concurrence des pays à bas coût, le fabricant sur 68 000. Par contre, le recours à l’intérim amo. Le plan social présenté en octobre 2009 de chaussures haut de gamme Hasley a fer- été plus limité. Par sa résistance, ce secteurprévoit le licenciement de 83 salariés sur les mé ses portes. À La-Selle-en-Luitré, près de fait figure d’exception dans le paysage éco-190 que compte le site de Lorient. Fougères (Ille-et-Vilaine), les 80 salariés de nomique régional. Pour autant, ce pilier del’entreprise ont été licenciés début 2009, l’industrie bretonne a perdu 5 000 emploissuite à la liquidation prononcée par le tribunal depuis 2001. Il est exposé à la concurrencedDaennsolemrboreuugxesecteursindustrielsde commerce de Rennes. Le plan de sauve- internationale et à des difficultés récurrentesgarde développé en 2007 n’a donc pas suffi liées à l’insuffisance de la valeur ajoutée dé-Outre l’impact des difficultés des entreprises malgré une importante réorganisation (vente gagée et à la nécessité de se diversifier et defabriquant des matériels de transport, les au- du site initial et transfert d’une partie des pro- se moderniser. Des entreprises se sont en-tres secteurs industriels ont aussi été con- ductions en Inde et en Tunisie). Toujours gagées dans d’ambitieux programmes defrontés à des difficultés propres liées au ra- dans l’habillement, la société Lagrassière développement et parviennent à préserverlentissement de l’activité et à la concurrence Confection basée à Hennebont (Morbihan) a l’emploi, voire à embaucher. Ainsi, Mix Buf-internationale. Ils cumulent ainsi des pertes aussi fermé ses portes, entraînant le licencie- fet, spécialisée dans la fabrication de saladesimportantes sur l’année. L’impact est parfois ment de 65 salariés en mai 2009. Ce site a composées fraîches a voulu accroître ses ca-très lourd, avec une baisse de près de 10 % pâti de la forte baisse des commandes de pacités de production. Cette entreprise a in-des effectifs salariés dans des secteurs son principal donneur d’ordre, la marque vesti 8 millions d’euros dans la constructioncomme l’habillement, l’électronique, la fabri- Agnès B. d’une usine à Guer (Morbihan). Une centaineBilan économique et social 2009 Octant Analyse n ° 3 - Avril 2010 5
d’emplois pourraient être créés en 2010 surce site. Par ailleurs, spécialisée dans leschips vendues notamment sous sa marqueBret’s à Saint- Gérand (Morbihan), Altho in-vestit plus de 8 millions d’euros pour créerune ligne de production, agrandir ses capaci-tés de stockage et améliorer le confort de seslocaux sociaux. En parallèle, l’usine a em-bauché 30 collaborateurs en 2009, ce quiporte l’effectif à 220 salariés. D’autres recru-tements sont prévus jusqu’en 2011. Les in-dustriels cherchent donc à rester compétitifsen augmentant leur capacité de production etla valeur des produits. Dans ce contexte, lepôle de compétitivité national "Valorial – l’ali-ment de demain", basé à Rennes, travaille àl’élaboration de nouvelles technologies et denouveaux produits autour de quatre grandsthèmes : les technologies alimentaires inno-vantes, la nutrition, les ingrédients et la sécu-rité des aliments.À côté de ces vastes programmes de déve-loppement, de nombreux établissementsagroalimentaires ont perdu quelques emploissalariés sur l’année 2009. Ces pertes trèsdisséminées expliquent le recul des effectifssur le secteur. Elles ne se rapportent pas di-rectement à la crise actuelle. Ce secteur enest préservé, comparé à l’industrie automo-bile ou à la construction, par exemple. Néan-moins, les entreprises de l’agroalimentairepeuvent souffrir indirectement des effets dela crise du fait, notamment :des difficultés de financement qui frei-nent leurs projets de développement oude modernisation ;des difficultés de trésorerie de leursclients lorsqu’ils sont plus exposés.Baisse des prix agricolesSi l’agroalimentaire résiste, l’agriculturesouffre. Des productions régionales pharescomme le lait ou le porc pâtissent d’unebaisse des prix de vente qui pèse sur les tré-soreries de nombreux producteurs. Le prixdu lait payé aux producteurs bretons s’estainsi établi à 279 € pour 1 000 litres enmoyenne sur 2009 ; c’est 20 % de moinsqu'en 2008, et 8 % de moins qu’en 2007.Cette baisse initiée au printemps 2009 tient àla dégradation des cours du beurre et de lapoudre de lait sur le marché mondial. Elle estaussi la conséquence des difficultés des in-dustriels laitiers sur le marché intérieurcomme à l’exportation. La filière lait est encrise, tout comme la production porcine,autre pilier de l’agriculture régionale. Au mar-ché au cadran de Plérin, le prix de base duporc charcutier s’établit à 1,15 €/kg en
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moyenne, soit 9 % de moins qu’un an plustôt. La baisse s’accentue à partir de sep-tembre, avec des cours chutant à un niveauproche de l’euro (– 16 % au dernier trimestrepar rapport à 2008). En parallèle, le tonnagede porcs abattus baisse. La restriction del’offre constatée aussi au niveau européenn’a donc pas permis de stabiliser le cours duporc. La concurrence internationale est deplus en plus dure sur les prix. Dans cet en-semble, la production de poulets fait figured’exception. Dopés par une consommationqui progresse en France et des exportationsstables, les abattages ont progressé en 2009et les stocks des abattoirs ont diminué, signed’une bonne fluidité du marché. Par contre,comme de nombreuses autres productionsagricoles, le prix du poulet prêt à cuire à Run-gis décroît de 5 % par rapport à celui de l’anpassé, mais dépasse de 11 % le prix moyendes cinq dernières années.Commerce : recul de l ’emploimais le chiffre d’affairesse reprend un peuLe commerce est aussi touché par les effetsde la crise. Pour la première fois depuis2001, il perd des effectifs : 2 100 en un an,soit un recul de 1,4 %. Cette baisse est com-parable à celle du niveau national et fait suiteau très net ralentissement de la consomma-tion des ménages, moteur de l’activité com-merciale. En France, la consommation desménages a seulement augmenté de 0,8 %sur l’année, croissance proche de celle de2008, mais nettement inférieure aux haussesdes années passées. Les ménages ont pour-tant bénéficié en 2009 de gains de pouvoird’achat nettement supérieurs à ceux de 2008(+ 2,2 %, contre + 0,7 %). Les prestationssociales ont progressé sous l’effet conjointd’une prime de 150 € pour les bénéficiairesde l’allocation de rentrée scolaire et du verse-ment de la prime de solidarité active. Au ni-veau fiscal, les dernières mensualités et lesdeux derniers tiers ont été supprimés pourles ménages modestes. Mais l’incertitude etla crainte sur l’emploi ont poussé les ména-ges à privilégier l’épargne au détriment de laconsommation, jusqu’à la fin de l’été. Le tauxd’épargne en France a ainsi atteint un maxi-mum au troisième trimestre 2009 à 17 % durevenu (contre 15 % un an auparavant). Seulle dernier trimestre a été marqué par uneforte consommation avec notamment un re-bond des ventes de voitures neuves. Lechiffre d’affaires dans le commerce automo-bile s’est ainsi redressé nettement en find’année, après avoir atteint un point bas envolume en avril 2009. Dans le commerce dedétail, l’évolution est plus douce. Le chiffre
Octant Analyse n° 3 - Avril 2010
d’affaires a légèrement augmenté tout aulong de l’année, après le point bas de février2009 qui ponctuait le recul d’activité entamédébut 2008. Après l’année 2008 très difficile,les commerçants sont sensibles à cette re-prise des affaires même modeste, et consi-dèrent que leur activité se renforce depuis leprintemps 2009. C’est le secteur pour lequelle climat des affaires est le moins dégradé fin2009.L’intérimpoursuitsa chuteLes services mar-chands ont perdu5 500 emplois sala-riés au cours del’année 2009, soit1,7 % de leurs effectifs. Cette baisse est unpeu plus forte que celle observée au plan na-tional. Ce secteur a été le poumon écono-mique du marché du travail breton en étant àl’origine des deux tiers des créations d’em-plois depuis 1992. Il représente aujourd’hui45 % des emplois salariés marchands de larégion. Son dynamisme s’est brutalement in-terrompu au printemps 2008, avec un effon-drement de l’intérim consécutif au ralentisse-ment économique.L’intérim a continué de souffrir en 2009, enperdant 4 100 emplois salariés, soit un reculde près de 14 %, nettement plus fort que celuiobservé en France. Le premier trimestre a ététrès difficile, prolongeant les fortes chutes en-registrées en 2008. Par contre, la suite del’année a été moins déprimée, avec mêmeune légère reprise du nombre d’intérimairesau dernier trimestre. Depuis le début de lacrise au printemps 2008, plus de 11 000 em-plois ont été perdus dans ce secteur. Dansces périodes d’aléas conjoncturels, les chefsd’entreprises agissent dans un premier tempssur la main-d’œuvre temporaire (intérim,CDD…) avant de toucher à leurs effectifs encontrat à durée indéterminée.Dans la région, des secteurs traditionnelle-ment employeurs d’intérimaires ont réduitleur demande en 2009. Dans l’automobile, iln’y a quasiment plus d’intérimaires. Demême, la baisse est forte pour la plupart dessous-traitants (fabrication d’équipementsélectriques, métallurgie…). Les missions sontaussi moins nombreuses dans l’agroalimen-taire et la construction. Par contre, l’intérim sestabilise dans le commerce et les transports,après une année 2008 très difficile.
Bilan économique et social 2009
Premières pertes d’emploipour les services hors intérimHors intérim, les services ont perdu 1 400emplois salariés en 2009, soit un recul mo-deste de 0,5 %. Ils avaient résisté en 2008 encréant encore des emplois, mais la puis-sance et la durée de la crise ont fini par se ré-percuter sur leurs effectifs. En milieud‘année, la baisse a été sensible avec 3 000emplois détruits au 2etrimestre 2009, et 500au 3e. Par contre, comme pour les autres sec-teurs, la fin d’année a été plus favorable avec2 000 emplois créés au 4etrimestre.Les agences immobilières ont perdu 400 em-plois, soit 5 % de leurs effectifs salariés aucours de l’année 2009. Dans les services,c’est l’activité qui a proportionnellement leplus souffert en 2009. Les agences connais-sent la tourmente, confrontées au tassementdes transactions et à la baisse des prix. De-puis début 2008, 1 500 emplois salariés ontdisparu dans ce secteur (soit 19 % deseffectifs).Les transports ont connu une année difficileet finissent l’année avec 1 200 emplois per-dus sur les 58 000 du début d’année. Lestransporteurs ont donc répercuté la baissed’activité sur leurs effectifs salariés. En 2008,ils avaient immédiatement réagi à la crise enréduisant leur recours à l’intérim tout en pré-servant les emplois pérennes. L’activité destransports routiers de marchandises a en ef-fet fortement chuté en France début 2009,prolongeant et accentuant le tassement initiéau 2etrimestre 2008. Depuis le printemps,l‘activité s’est redressée, mais reste en find’année à un niveau nettement inférieur à ce-lui de 2007. Cette activité réduite traduit no-tamment l’impact du ralentissement écono-mique subi par les différents secteurséconomiques en France et chez nos princi-paux partenaires. En parallèle, les transpor-teurs ont connu de fortes tensions sur lesmarges et une accentuation de la concur-rence internationale, notamment des entre-prises tchèques, slovaques ou polonaises.Depuis 2009, les entreprises des pays ayantintégré l’Union européenne en 2004 ont eneffet le droit de faire du cabotage, donc deprofiter de livraisons en Espagne pour des-servir les villes françaises ou allemandes.Emploi stabilisédans l’hôtellerie-restaurationL’hôtellerie-restauration a stabilisé ses em-plois avec 40 000 salariés en fin d’année.L’emploi résiste pour la deuxième annéeconsécutive, alors qu’en France le chiffre
Bilan économique et social 2009
L'hôtellerie de tourisme en 2009Taux d'occupation(% des chambres offertes)Évolution 2008-2009(points)Nuitées totales(milliers)Évolution 2008-2009(%)Nuitées étrangères(milliers)Évolution 2008-2009(%)Part de clientèle professionnelle(%)Évolution 2008-2009(points)Source : Insee - DGCIS - Réseau Morgoat, module hôtellerie
d’affaires des hôteliers et celui des restaura-teurs a continué de baisser en volume en2009, après le fort recul initié en 2008. L’acti-vité des hôtels bretons se replie d’ailleurs de1 % en 2009, durant la saison touristiquecomme en dehors. Ce repli est moins pro-noncé qu’en 2008 (– 3 % de nuitées). Nette-ment majoritaires parmi les clients des hô-tels, les Français sont pourtant restésfidèles ; leur fréquentation progresse légère-ment (+ 1 %). En revanche, les clients venusde l’étranger ont été à nouveau nettementmoins nombreux (– 11 % en 2009 et en2008). La baisse est encore plus prononcéeen dehors de la saison touristique (– 18 %).En 2009, la clientèle professionnelle repré-sente environ 39 % de l’activité des hôtels.Pénalisée par une économie ralentie, cettepart recule de 2 points en 2009, durant la sai-son touristique comme en dehors. Par ail-leurs, les établissements du haut de gamme(3 et 4 étoiles) bénéficient d’une activité plusintense en 2009 (+ 3 % de nuitées), tandisque les gammes moyenne (2 étoiles) et éco-nomique (0 ou 1 étoile) se replient à nouveau(respectivement – 1 % et – 4 % de nuitées).La baisse d’activité pèse sur les trésoreries etles défaillances d’hôtels-restaurants en Bre-tagne ont été plus nombreuses qu’en 2008 :262 au cours des neuf premiers mois del’année, contre 236 un an auparavant(+ 11 %).Pour soutenir le secteur, les pouvoirs publicsont baissé la TVA dans la restauration à tablede 19,6 % à 5,5 % au 1erjuillet 2009. Les res-taurateurs ont répercuté environ 30 % decette baisse sur leurs prix de vente, ce qui apu être à l’origine d’un léger rebond tempo-raire d’activité au cœur de l’été. Le reste del’impact de cette baisse de TVA a été utilisé,selon les cas, pour investir, améliorer la
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Saison(mai à sept)62,2– 1,03 902– 0,9797– 8,430– 2
Hors saison44,4– 1,32 751– 1,2247– 17,952– 2
Année52,7– 1,16 654– 1,01 044– 10,939– 2
qualité des produits, augmenter les salaires,maintenir ou créer des emplois, consoliderleurs marges et faire face à la baisse defréquentation.Créations d’emploisdans les banques et les servicesaux personnesSi la plupart des activités de services ont per-du des emplois salariés, les banques-assu-rances ont poursuivi leurs embauches. Hor-mis une légère baisse en 2008, la hausse estcomparable à celle des années précédentes,à savoir environ 600 emplois salariés créés,soit une croissance de 2 %. Le domaine ban-caire est à l’origine de cette croissance. Latourmente financière a frappé de plein fouetles activités d’investissement et de finance-ment. Mais les banques de détail, qui travail-lent pour les particuliers et les PME, ont em-bauché essentiellement pour étoffer leursforces de vente. Une des explications pour-rait tenir dans leur volonté de maintenir leurniveau d’affaires, alors que le marché du cré-dit est moins porteur et que l’activité écono-mique peine. Pour y parvenir, ellestableraient donc sur l’embauche et l’intensifi-cation des démarches prospectives.Par ailleurs, les services orientés vers lespersonnes ont aussi été dynamiques encréant plus de 1 000 nouveaux emplois sala-riés, soit une croissance de 1,7 %. Liée audéveloppement de l’internet à domicile, la ré-paration d’ordinateurs a le vent en poupe.Par ailleurs, signe des temps et du souhaitdes personnes de prendre soin de leur corpset de leur apparence, des emplois salariésont aussi été créés dans les salons de beautéou d’entretien corporel. D‘autres activitésspécifiques de services à la personne ausens large se sont aussi développées,
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entaLuexspaectrisvoitnénsefsincarnéceinètredsesetedm'apslosiusraennc2e0e0t9le(insdisceerbvaiscee1s00d1eersttriimneésstrepr2i0n02c,ipCaVlSe)m2P0re0s9quseon6t0d%edsesacurtéo-ateenutrrespdreennetruerpsr.iseCsetdtee125proportion est un peu plus forte dans le sec-Information120et communicationteetudredleismsmeorvbiilciees,àlexceptiondelafinancer.Autres activités de services115HébergementEn dehors de ce nouveau régime, le nombre110et restaurationde créations diminue fortement dans tous lesActivités financièressecteurs d’activité à l’exception de l’industrie,105et d'assuranceen Bretagne comme dans toutes les régions.100Aetcttievicthénsiqsucieesn;tisfieqruviecsesIl n’est pas possible, dans cette baisse, deadministratifs et de soutiendistinguer précisément ce qui est lié à la ré-95Transports et entreposagecession de 2009 et ce qui relève d’un effet desubstitution : un certain nombre de créateurs90Activités immobilièresont opté pour le régime d’auto-entrepreneurqu’ils considéraient comme plus avantageux,852002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Emnasrechmabnledsdesservicesmais leur entreprise aurait tout de même vule jour en son absence, alors que pour d’au-Source : Insee, estimations d'emploitres, c’est l’existence même du nouveau ré-gime qui explique la création.Le nouveau statut d'auto-entrepreneur explique le record des créat risesen 2009 ions d'entrepLe lien entre crise économique, montée du6 000chômage et création d’entreprises est d’ail-leurs complexe. La création d’entreprises5 500 Créations hors auto-entrepreneurs (CVS-CJO*)permet le plus souvent au créateur de sim-Créations CVS-CJO* y compris auto-entrepreneursplement créer son propre emploi, les éven-5 000 (en données brutes) depuis 2009tuelles embauches intervenant souvent plus4 500tard, en fonction de l’essor de l’activité. Enpériode de crise, donc de montée du chô-4 000mage, le nombre de créateurs potentiels estmécaniquement plus important, ce qui pour-3 500rait stimuler la création d’entreprises. Mais3 000comme justement, l’économie traverse unecrise, l’activité est déprimée, donc les pers-2 500pectives de succès aléatoires…ce qui peut2 000freiner les initiatives du créateur potentiel.T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T42006 2007 2008 2009Presque 20 % de chômeurs*Soduorncneé:eIsnsceorer,igréépeesrtdoeirsevdareisatieonntrsespraiisseosnneitèdreesseéttadbelissjsoeumrsenotusvr(aSbirleèsne)supplémentairesLes pertes d’emploi ont directement contri-bué à augmenter le nombre de demandeursd’emploi de catégorie A, B, C qui atteintcomme les psychologues-coachs, médiums,Nouveau record de créations176 100 personnes en décembre 2009, soittatoueurs... Les entreprises privées d’aide àd’entreprises28 400 de plus en un an. La Bretagne re-domicile (ménage, repassage, bricolage, trouve un niveau de demandeurs d’emploi deportage de repas…) se multiplient égale- Les créations d’entreprises ont quasiment fin 2005. Cette hausse de plus de 19 % en unment. Dans toutes ces activités, les entrepri- doublé en Bretagne au cours de l’année an est proche de celle observée en Franceses déjà en place embauchent et d’autres se 2009 pour frôler les 22 000, nouveau record métropolitaine (+ 18 %). Les hommes sontcréent, ce qui accroît l’offre et la concur- régional. C’est le nouveau régime d’auto-en- plus touchés que les femmes. Le nombre derence, avec notamment l’arrivée de nom- trepreneur qui explique cette augmentation demandeurs d’emploi augmente de plus debreux auto-entrepreneurs. Ces créateurs sans précédent, observée dans pratique- 26 % pour les hommes sur l’année, quel qued’entreprises proposent un service, tout en ment tous les secteurs d’activité et dans tou- soit l’âge, tandis que la hausse est de 13 %ayant parfois une autre activité principale. tes les régions. Seuls, les créateurs dans le pour les femmes. La différence est atténuéeSur les 230 nouvelles entreprises de soins à secteur des activités immobilières ont été pour les femmes de 50 ans et plus, dont lela personne, plus de 130 sont des auto-entre- moins nombreux en 2009 qu’en 2008. La nombre de demandeurs d’emploi augmentepreneurs. La proportion est même encore crise immobilière explique évidemment ce de près de 20 % ; la crise les a aussi très af-plus forte pour la réparation d’ordinateurs : constat. La forte réduction des transactions fectées. Ces hausses font suite à une année190 auto-entrepreneurs sur les 220 immobilières a freiné les candidats à la 2008 déjà difficile au cours de laquelle lesnouvelles entreprises. création. jeunes hommes avaient été les plus touchés,du fait du repli de l’intérim.8 Octant Analyse n° 3 - Avril 2010 Bilan économique et social 2009
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