Bilan économique et social 2011 : une année en demi-teinte

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www.insee.fr/lorraine Bi lan 2011 une année en demi-teinte Dos sier réa li sé avec la col la bo ra t ion de : Agence ré gio nale de san té Banque de France - Di rec tion des af fai res ré gio na les Di rec tion ré gio nale de l’a li men t a tion, de l’a gri cul ture et de la fo rêt Di rec tion ré gio nale de l’en vi ron ne ment de l’a mé na ge ment et du lo ge ment Di rec tion ré gio nale des en tre pri ses, de la concur rence, de la consom ma tion, du tra vail et de l’em ploi Rec to rat de l’a ca démie de Nan cy-Metz Urssaf Bi lan éco no mique et so cial 2011 - Éco nomie Lor raine n°285 - 286 Pré fa ce Tra di ti on nel ren dez-vous an nuel en Lor raine, la pu bli ca t ion du Bi lan é co no mique et so cial ap porte un é clai rage à l’en semble des déci deurs sur la si tua tion éco no mique et so ciale de la région. Fruit de la col la bo ra tion des ex perts de différents do mai nes et de diffé ren tes struc tu r es, il pr ésente une ana lyse sur plu sieurs thé ma ti ques, qui per met d ’ ob te nir un pa no ra ma de la Lor raine et de dé cli ner lo ca le ment l ’évo lu tion de la conjonc ture na tio nal e. Que l ’en semble des con tri bu teurs en soit ici re mer cié. Après une ti mide re prise en 2010, l’année 2011 res te ra une année con trastée. Un bon début d’année où l’em ploi pro gres sait et le chômage bais sait, mais un se cond se mestre qui a connu une si tua tion exac te ment inverse.
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www.insee.fr/lorraine
Bi lan 2011
une année en demi-teinte
Dos sier réa li sé avec la col la bo ra t ion de :
Agence ré gio nale de san té
Banque de France - Di rec tion des af fai res ré gio na les
Di rec tion ré gio nale de l’a li men t a tion, de l’a gri cul ture et de la fo rêt
Di rec tion ré gio nale de l’en vi ron ne ment de l’a mé na ge ment et du lo ge ment
Di rec tion ré gio nale des en tre pri ses, de la concur rence, de la consom ma tion, du tra vail et de l’em ploi
Rec to rat de l’a ca démie de Nan cy-Metz
Urssaf

Bi lan éco no mique et so cial 2011 - Éco nomie Lor raine n°285 - 286
Pré fa ce
Tra di ti on nel ren dez-vous an nuel en Lor raine, la pu bli ca t ion du Bi lan é co no mique
et so cial ap porte un é clai rage à l’en semble des déci deurs sur la situa tion
éco no mique et so ciale de la région.
Fruit de la col la bo ra tion des ex perts de différents do mai nes et de diffé ren tes
struc tu r es, il pr ésente une ana lyse sur plu sieurs thé ma ti ques, qui per met d ’ ob te nir
un pa no ra ma de la Lor raine et de dé cli ner lo ca le ment l ’évo lu tion de la conjonc ture
na tio nal e. Que l ’en semble des con tri bu teurs en soit ici re mer cié.
Après une ti mide re prise en 2010, l’année 2011 res te ra une année con trastée. Un
bon début d’année où l’em ploi pro gres sait et le chômage bais sait, mais un se cond
se mestre qui a connu une si tua tion exac te ment inverse.
Au fi nal, en 2011, l’ em ploi sa la ri é a re culé de 0,5% dans la région, à contre-cou r ant
du ni veau na tio nal. Le taux de chômage lor rain, supérieur au taux na tio nal, atteint
ainsi 9,8%.
Quel ques no tes op ti mi s tes ce pen dant, un com merce ext érieur qui reste tou jours
par mi les plus dyna mi ques, la Lor raine étant la hui tième ré gion ex por ta tr ice
française, et un sec teur de la cons truc tion qui voit le nombre de lo ge ments neufs
re par ti r à la hausse.
n Chris ti an TOULET,
Di rec teur de l’Insee Lorraine
Bi lan éco no mique et so cial 2011 - Éco nomie Lor raine n°285 - 286


Contexte national
Contexte national :
la croissance du PIB se maintient à 1,7%
En 2011, le PIB augmente de 1,5% dans la zone euro. En France, la croissance est de
1,7%, comme en 2010. Elle est avant tout portée par l’investissement (+3,5%, après
+1,2%). L’investissement des ménages progresse pour la première fois depuis 2007.
Les exportations augmentent de 5,3%. La croissance de la consommation des
ménages ralentit (+0,3%, après +1,4% en 2010). L’emploi salarié non agricole gagne
67 000 postes. L’emploi tertiaire progresse de 1,0%. Dans la construction, l’emploi
baisse de 0,8%. Il diminue de 3,7% dans l’intérim. L’industrie perd 2 000 postes. Au
premier semestre cependant, elle avait créé des emplois, une première depuis dix ans.
À la fin de l’année 2011, la France métropolitaine compte 2 680 000 chômeurs. Le
chômage touche 9,4% de la population active, en progression de 0,1 point sur un an.
ur l’ensemble de l’année 2011, hausse des prix des matières premiè- et les importations de 4,9% (après
la croissance atteint 1,5% pour res, notamment du pétrole. Par ailleurs, +8,9%). Les échanges extérieurs dépas-Sla zone euro et 1,7% pour la la demande mondiale adressée à la sent ainsi, en niveau, ceux de 2007.
France. La situation s’inverse donc par France recule nettement. Importations et exportations évoluant
rapport à l’année 2010, où la crois- parallèlement, la contribution comptable
sance française était alors de +1,7% du commerce extérieur à la croissanceBonne tenue
contre +1,8% pour la zone euro. est nulle. La hausse des importations
de l’investissement
L’Allemagne, premier partenaire com- concerne principalement les biens ma-
mercial de la France, reste la locomo- En France, de l’en- nufacturés.
tive européenne, avec une croissance semble des agents économiques s'ac-
de 3,1% en 2011, après 3,6% en 2010. célère de nouveau en 2011 (+3,5% après Les exportations tirent leur dynamisme
L’économie allemande reste portée +1,2% en 2010). Le niveau reste toutefois des biens mais aussi, dans une moindre
par la demande intérieure en 2011. Le inférieur à celui de 2007. En 2011, le dy- mesure, des services, notamment du
commerce extérieur y pourvoit moins namisme est porté principalement par solde touristique. Les exportations de
que l’année précédente. les entreprises financières (+8,2% après biens manufacturés ralentissent (+4,2%
-12,2%) et les entreprises non financiè- après +11,0% en 2010). Parmi elles, les ex-
Dans la zone euro, les disparités per- res (+5,1% après +6,3%). Ces entreprises portations de biens d’équipement restent
durent en 2011. Ainsi, l’Italie s’es- contribuent conjointement à hauteur de dynamiques (+7,6%). Les exportations de
souffle avec une faible croissance de 0,6 point à la croissance du PIB. L’inves- produits agro-alimentaires le restent aussi
0,5% (après +1,8% en 2010). Son com- tissement des ménages progresse en (+5,9%). Celles des autres produits indus-
merce extérieur se maintient mais la 2011, avec +3,1%, une première depuis triels fléchissent avec +3,9% alors que
demande intérieure y est en berne. 2007. Après deux années de déstoc- celles de matériels de transport calent
L’Espagne, profitant elle aussi de son kage, les stocks se reconstituent. Ils carrément (+1,2% après +15,4%). Les ex-
commerce extérieur, se redresse avec contribuent notablement à l’activité, à portations de produits agricoles reculent
+0,7% (après -0,1% en 2010). La hauteur de 0,8 point de croissance du de 1,5% (après +10,5%).
consommation, tant publique que PIB (après 0,1 point en 2010).
privée, y recule cependant en 2011. Les exportations de services accélèrent
Les économies européennes subis- (+8,2% après +5,5%). Les exportationsLe commerce extérieur
sent les tensions internationales liées liées au commerce (+30,1%), aux servi-toujours neutre
à la crise des dettes souveraines. ces aux ménages (+25,1%) et aux servi-
pour la croissance
ces financiers (+23,4%) sont les plus
En 2011, la croissance du PIB des éco- dynamiques. Globalement, les exporta-Les échanges extérieurs continuent de
nomies avancées ralentit (+1,3%). En tions françaises sont tirées par les ven-progresser en 2011, mais à un rythme
2010, il progressait de 2,7%. Le tes de produits de l’agro-alimentairemoins rapide. Les exportations aug-
contexte international est marqué par la (avant tout les céréales et les boissons)etmentent de 5,3% (après +9,6% en 2010)
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n° 285-286Contexte national
celles de produits de l’industrie du luxe Les dépenses en services ont accélé- baisse légèrement en 2011 (-0,1%). Il
(maroquinerie, parfums et cosmétiques) qui ré, passant de +0,9% en 2010 à 1,1% augmentait de 0,3% en 2010.
affichent un fort dynamisme. En re- en 2011.
vanche, les livraisons aéronautiques et Emploi salarié
Les dépenses en services de transportautomobiles ralentissent alors qu’elles
toujours en progressionsont toujours en hausse (+3,5% aprèsavaient plutôt porté la reprise en 2010.
+2,2%). Au contraire, les dépenses en in-Les ventes pharmaceutiques enregis- L’emploi salarié non agricole pro-
formation-communication reculent detrent un repli inédit. gresse en 2011, mais moins que
1,2% (après +0,2%) ainsi que celles en ser- l’année précédente : 67 000 postes ont
vices aux ménages (-0,1% après +2,5%). été créés contre 102 000 en 2010.Faible croissance
L’emploi a été dynamique au premier
de la consommation En 2010, les dépenses collectives des semestre (+121 000) avant de reculer
des ménages administrations publiques décélèrent au second semestre (-54 000).
avec -2,2% en volume (après +2,0%).
Les dépenses de consommation des
C’est l’effet combiné des mesures de Au premier semestre 2011, pour la pre-ménages sont atones en 2011 (+0,3%
modération de la dépense publique et mière fois depuis dix ans, l’industrie a
en euros constants, après +1,4% en 2010).
du contrecoup des importantes livrai- créé des emplois (+5 000 postes). Avec leLes températures très clémentes de
sons de matériels militaires interve- ralentissement de l’activité, l’emploi in-début et de fin d’année ont entraîné un
nues en 2010. dustriel a de nouveau reculé au secondrecul de 9,0% des dépenses en
semestre (-7 000 emplois). Le bilan en finénergie et de 2,6% en produits raffinés
d’année 2011 affiche une perte de 2 000(chauffage). Ralentissement
postes.
du pouvoir d’achat
Les dépenses en produits agro-ali-
des ménages Dans la construction, la reprise de l’emploimentaires ont quasiment stagné
n’a pas véritablement eu lieu. Au premier(+0,1% après +1,4% en 2010) et les au-
semestre 2011, alors que l’activité du sec-tres produits industriels sont passés En 2011, le revenu disponible brut des
teur regagnait en dynamisme, l’emploi estde +1,0% à +0,2% en 2011. Les dé- ménages accélère (+2,6% en valeur
restéorientéàlabaisse(-1 000 postes, soitpenses en matériels de transports, après +2,0% en 2010). Dans le même
-0,1%). Le recul des effectifs dans la cons-déjà en recul de 0,7% en 2010, ont en- temps, la hausse du prix de la dépense
truction a été bien plus fort au second se-core régressé de 0,9% en 2011. Cela de consommation finale atteint 2,1%
mestre (-10 900 postes). Le bilan annuelillustre les difficultés du secteur de (après +1,1% l’année précédente), en rai-
accuse une baisse de 11 900 postes, soitl’automobile en 2011. Les dépenses son notamment de la hausse des prix
-0,8%.en produits agricoles ont nettement de l’énergie. Le pouvoir d’achat du re-
progressé (+1,7%) en 2011, après venu disponible ralentit donc (crois-
L’intérim perd 21 800 postes (-3,7%)en
avoir reculé de 2,2% l’année précé- sance de 0,5% après 0,9% en 2010).
2011 alors qu’il avait enregistré une crois-
dente. Autre point positif, les dépen- Cette évolution est calculée sur l’en-
sance dynamique en 2010 de +97 000
ses en biens d’équipement des semble des ménages. Compte tenu de
postes. Le secteur tertiaire (hors intérim)
ménages ont conservé leur dyna- la croissance de la population, le pou-
gagne 103 100 emplois, soit +1,0%. En
mique avec +7,1% en 2011, après voir d’achat au niveau individuel (pou-
2011, dans le secteur non marchand,
+8,9% en 2010. voir par unité de consommation)
18 000 emplois ont été perdus. La baisse
provient en partie de la diminution duÉvolution du PIB en volume et contributions à cette évolution
nombre de contrats aidés.
Fin 2011, il y a en France 2 680 000
chômeurs au sens du Bureau Interna-
tional du Travail (BIT). Le nombre de
chômeurs a augmenté de 51 000 sur
l’année 2011, soit +1,9%. Fin 2011, le
taux de chômage se situe à 9,4% de la
population active en France métropoli-
taine. Il est en progression de 0,1 point
sur un an. Fin 2011, il est de 9,7% pour
les femmes et de 22,4% pour les
moinsde25ans.
Source : Insee, comptes nationaux, base 2005
Jean-Philippe THANRY
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n° 285-286Emploi - chômage
Emploi salarié :
2 500 emplois perdus en 2011
En 2011, l’emploi salarié lorrain diminue de 0,5%, après le répit de 2010. L’intérim a
cessé de créer des postes. L’emploi dans l’industrie et la construction continue de
reculer. Il reste toutefois bien orienté dans les services marchands, qui enregistrent
une hausse de 0,7%. Hormis en Moselle, l’évolution de l’emploi salarié est négative
dans les départements lorrains.
ur la bonne lancée de 2010 où l’industrie lorraine à perdu près d’un En 2011, l’emploi dans la construc-
le nombre d’emplois s’était sta- quart de ses effectifs. tion diminue de 2,1% contre uneSbilisé après deux ans de perte, baisse de 0,8% au niveau national.
Dans l’industrie de fabrication del’emploi salarié marchand (hors agricul- C’est le secteur le plus impacté par la
denrées alimentaires, les effectifs di-
ture) a connu un premier semestre crise en Lorraine. La perte se situe
minuent notamment de 3,3%. En Lor-2011 plutôt clément en gagnant plus autour d’un millier d’emplois en un
raine, c’est la baisse la plusde 1 600 emplois. Le second semestre an. Ce secteur était pourtant un des
importante dans l’ensemble des sec-a malheureusement effacé cette plus créateurs d’emplois avant la
teurs industriels. Les entreprises ré-bonne performance en enregistrant un crise de 2008.
gionales de ce secteur résistentsolde négatif de plus de 4 200 emplois.
moins bien à la crise qu’au niveau na-Au final, sur l’ensemble de l’année, le
Créations d’emploistional. Les emplois de l’ensemblenombre de postes a diminué de 0,5%.
des entreprises françaises de fabri- dans les servicesCela correspond à la perte de plus de
cation de denrées alimentaires dimi-2 500 emplois. Au niveau national,
nuent «seulement» de 0,7%.l’emploi salarié a bien mieux résisté, Dans les services marchands (hors in-
avec une augmentation de 0,4%. térim), l’emploi salarié progresse dePlus encourageant, dans le secteur de
0,7%, soit un gain de 1 250 postes.la fabrication de matériels de trans-
Les secteurs de l’information et de laL’intérim reste la variable port, les effectifs salariés progressent
communication (+1,7% en un an), dede 0,5% en un an. Certaines entrepri-d’ajustement de l’emploi
l’hébergement et de la restaurationses ont développé de nouveaux pro-lorrain
(+1,7%), et des activités financières etduits et embauché. Par exemple, PSA
d’assurance (+1,4%) sont les plus dy-En Lorraine, la croissance de l’emploi a développé un nouveau moteur es-
namiques. Le premier bénéficie deintérimaire s’est maintenue jusqu’au senceà3cylindres,le«EB». Après un
l’implantation récente de plusieursdeuxième trimestre 2011. Sur l’en- investissement de 717 millions d’euros
groupes en Lorraine dont ARVA-semble de l’année, le secteur de l’inté- et le dépôt de 52 brevets, le «EB»sera
TO-COMMUNICATION à Metz. L’héber-rim perd au total près de 700 emplois, produit sur le site de Trémery (Moselle)
gement et la restauration bénéficientsoit une baisse de 3,5%. Cette baisse et devrait permettre l’embauche de
de l’implantation dans la région de «lo-est légèrement inférieure à celle enre- 500 salariés. Toutefois, ces nouvelles
comotives touristiques» telles que legistrée au niveau national (-3,7%). positives restent à relativiser. Au ni-
centre Pompidou à Metz ou le CENTERveau national, les effectifs du secteur
PARCS des Trois-Forêts près de Sarre-Érosion de l’emploi de la fabrication de matériels de trans-
bourg. Enfin, de nombreux salariés duport augmentent de 2% sur cetteindustriel
secteur de la banque et des assuran-même période.
Dans l’industrie lorraine, les effectifs ces vont prochainement partir en re-
se contractent de 1,4% en 2011. Cela Dans l’industrie lorraine, le secteur de traite, ce qui ne devrait toutefois
représente une perte de 1 900 emplois l’énergie est un des rares secteurs où entraîner qu'un renouvellement partiel
salariés. Au niveau national, la baisse l’emploi progresse (+1,1%). Cela ne re- des effectifs. En effet, la dématériali-
des effectifs industriels est bien présente toutefois que la création de sation des services bancaires, avec
moindre (-0,1%). Bien que l’impact de 150 emplois environ. Depuis 2006, le l’apparition des banques et des servi-
la crise de 2008 soit réel, l’érosion de nombre de salariés des entreprises de ces en ligne, est une tendance lourde
l’industrie en Lorraine est très anté- ce secteur est relativement stable, au- qui pèsera de plus en plus fortement
rieure à cet événement. En dix ans, tour de 15 000 postes. sur les effectifs du secteur.
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n°285-286Emploi - chômage
L’emploi dans le commerce lorrain se La Meurthe-et-Moselle perd environ Le département des Vosges est le dé-
dégrade également en 2011. Près de 1 200 postes en un an. Cela repré- partement lorrain où l’évolution en ter-
140 emplois ont été détruits. Cela re- sente une diminution de 0,8% des ef- mes d’emploi est la plus défavorable.
présente une baisse de 0,2% des ef- fectifs salariés, alors que l’emploi avait Les effectifs salariés diminuent de
fectifs en un an. Au quatrième progressé de 0,4% l’année précé- 2,8% en un an, après une baisse de
trimestre 2011, le nombre d’emplois dente. La construction (-3,6%) et l’in- 0,5% en 2010. Cela représente la des-
semble néanmoins se stabiliser. dustrie (-1,6%) sont les secteurs les truction de 2 250 postes. Tous les sec-
plus touchés. teurs économiques du département
détruisent des emplois. L’intérim perdLa Moselle, seul
Dans la Meuse, l’emploi salarié di- 15,5% de ses effectifs, soit 580 em-département lorrain
minue de 1,7% en 2011, alors qu’il plois. L’évolution de l’emploi intéri-qui crée des emplois
était resté stable en 2010. Cela corres- maire ne fait que refléter les revers
En 2011, le nombre d’emplois salariés pond à la perte de 500 emplois sala- que subissent les secteurs de l’in-
en Moselle progresse de 0,7%. Cela riés. L’intérim décline de 12,3% en un dustrie et de la construction dans les
représente la création de plus de 1 400 an. Étant donné la structure écono- Vosges. En 2011, l'emploi industriel
postes. C’est le seul département lor- mique du département, cela ne repré- décroît de 3,3%, ce qui représente
rain où l’évolution de l’emploi est posi- sente que la perte de 150 emplois. Le environ un millier d’emplois. La cons-
tive. Les effectifs salariés avaient déjà secteur de la construction en Meuse truction est également touchée et perd
augmenté de 0,4% l’année précé- subit de plein fouet la crise : 130 em- 2,8% de ses effectis, soit 240 emplois.
dente. Comme en 2010, les emplois plois sont supprimés, soit 3,5% des ef- Le commerce vosgien est un peu
créés en Moselle sont principalement fectifs de ce secteur en un an. moins touché : la baisse y est cepen-
des emplois intérimaires (+0,4%). L’industrie perd 200 emplois. dant de 1,3%.
Olivier SERRE
Bonne orientation des services marchands
Évolution de l'emploi salarié lorrain
Base 100 décembre 2004
110
100
90
80
70
2006 2007 2008 2009 2010 20112005
Commerce Construction Industrie Intérim Services marchands hors intérim
Champ : ensemble des secteurs marchands, y compris intérim.
L'agriculture et l'emploi public dans les secteurs non marchands (administration, éducation, santé et action sociale)
ne sont pas pris en compte.
Source : Insee - Estimations d'emploi
Fort recul de l'emploi salarié dans les Vosges
Évolution de l’emploi salarié en 2011 (en %)
Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Lorraine
Industrie -1,6 -1,9 -0,3 -3,3 -1,4
-3,6 -3,5 -0,5 -2,8 -2,1Construction
0,1 -0,5 0,0 -1,3 -0,2Commerce
Services marchands hors intérim -0,3 0,0 2,0 -1,0 0,7
Intérim -0,1 -12,3 0,4 -15,5 -3,5
Ensemble -0,8 -1,7 0,7 -2,8 -0,5
Champ : ensemble des secteurs marchands, y compris intérim. L’agriculture et l’emploi public dans les secteurs non marchands (administration, éduca-
tion, santé et action sociale) ne sont pas pris en compte.
Source : Insee - Estimations d’emploi
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n°285-286Emploi - chômage
44 300 emplois non salariés en Lorraine
Fin 2011, la Lorraine compte 44 300 travailleurs indépendants 64% dans le commerce de détail. Les femmes sont en re-
exerçant leur activité sans recourir au salariat. vanche majoritaires dans les secteurs de la santé et de l’action
sociale, ainsi que dans les autres activités de services inté-
Le secteur des services particulièrement attractif
grant notamment la coiffure.
Les activités de services concentrent 63% des affaires indivi-
Dans la construction, un emploi sur dixduelles de Lorraine (27 700). Le secteur de la santé et de l’action
concerne un non-salariésociale est fortement représenté (7 900). Dans les autres activi-
tés de services, regroupant principalement la réparation des La part des non-salariés dans l’ensemble des emplois pré-
biens professionnels et domestiques, la coiffure et les soins de sente de fortes disparités selon les secteurs d’activité. La
beauté, on recense 5 060 travailleurs indépendants. Les activités construction concentre 11% d’emplois non salariés contre 7%
spécialisées, qui intègrent notamment les activités juridiques et tous secteurs confondus. Inversement, les travailleurs indé-
les activités de conseils, sont également développées (4 210 in- pendants ne représentent que 2% de l’emploi dans l’industrie,
dépendants). ces derniers exerçant le plus souvent en sous-traitance avec
des sociétés plus importantes.
L’économie de la petite entreprise fortement
soutenue par les secteurs de la construction
et du commerce Laurence BOMONT,
Près de 20% des non-salariés travaillent dans le commerce, soit URSSAF Lorraine
8 260 personnes, dont 6 010 dans le commerce de détail. La
construction regroupe 13% des non-salariés (5 850), avec trois
secteurs prépondérants : les travaux d’installation électrique, les
travaux de peinture et les travaux de maçonnerie générale. Seu-
Définition : un travailleur indépendant ou non-salarié
lement 5% des travailleurs indépendants relèvent de l’industrie
est une personne physique exerçant, même à titre ac-
(2 430), le secteur secondaire regroupant traditionnellement des
cessoire, une activité rémunérée qui n’est pas une acti-
entreprises de taille importante.
vité salariée, c’est-à-dire sans lien de subordination fixé
Deux tiers des non-salariés sont des hommes par contrat de travail.
Champ retenu : exclusion des travailleurs indépen-En 2011, les activités commerçantes, artisanales et libérales
dants entrant dans la constitution d’une société (gérants,sont majoritairement tenues par des hommes (65%), en parti-
constituants d’une SNC...) et exclusion du secteur agri-culier dans la construction (98%). Dans le commerce, cette
cole ne cotisant pas au régime général de Sécurité so-proportion est de 70%, avec des disparités sectorielles impor-
ciale.tantes : 95% dans le commerce et la réparation automobile,
Les non-salariés en Lorraine au 31 décembre 2011
Répartition Part des
Hommes Femmes Total
par activité (%) hommes (%)
Industrie 1 729 701 2 430 5 71
dont : Industrie manufacturière 1 302 673 1 975 4 66
Construction 5 751 100 5 851 13 98
Commerce 5 794 2 465 8 259 19 70
Services 15 465 12 266 27 731 63 55
dont : Transports et entreposage 590 87 677 2 87
Hébergement et restauration 893 591 1 484 3 60
Information et communication 1 082 167 1 249 3 87
Activités spécialisées, scientifiques et techniques 2 998 1 214 4 212 10 71
Enseignement 1 132 770 1 902 4 60
Santé humaine et action sociale 3 149 4 731 7 880 18 40
Arts, spectacles et activités récréatives 1 180 545 1 725 4 68
Autres activités de services 2 037 3 023 5 060 11 40
Ensemble 28 739 15 532 44 271 100 65
Source : Urssaf
Répartition de l’emploi par grands secteurs en Lorraine au 31 décembre 2011
Part des non-salariés
Emploi salarié Emploi non salarié Emploi total
dans l’emploi total (%)
Industrie 126 910 2 430 129 340 2
Construction 47 020 5 851 52 871 11
Commerce 92 970 8 259 101 229 8
Services 279 150 27 731 306 881 9
Ensemble 546 050 44 271 590 321 7
Source : Urssaf - Acoss
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n° 285-286Emploi - chômage
Frontaliers :
toujours plus nombreux vers le Luxembourg
En 2011, les marchés du travail de la Grande Région se sont remis à créer de
l’emploi. Le nombre de frontaliers a poursuivi sa hausse au Luxembourg et sa
petite baisse en Allemagne. L’emploi frontalier en Belgique demeure à la hausse,
mais semble s’essouffler. Enfin, être français est un incontestable plus pour les
Lorrains candidats au travail frontalier, hormis pour les plus de 45 ans et les
femmes.
n 2011, le nombre total de Lorraine doit continuer à promouvoir 2011 résulte de l’acceptation d’un
frontaliers lorrains repasse la l’apprentissage de l’allemand. Ce recul plus grand éloignement, mais cet éti-Ebarre des 100 000 pour s’éta- à 19 250 Lorrains navetteurs vers l’Alle- rement n’est pas forcément recon-
blir à 101 200. Les trois quarts de ces magne s’accompagne d’un vieillisse- ductible en période de carburants
frontaliers travaillent au Luxembourg, ment des travailleurs. chers.
19% en Allemagne et 5,5% en Bel-
Au total, le Luxembourg, l’Allemagne et
gique. La Lorraine profite ainsi de ses La croissance du nombre
la Belgique représentent, avec près de
trois frontières pour s’inscrire comme de frontaliers vers 150 000 navetteurs, 46% des destina-
un territoire qui vit au rythme de ces la Belgique s’essouffle tions des navettes transfrontalières ori-
déplacements transfrontaliers.
ginaires de France. L’autre moitié des
Le recul du PIB belge a été moindre
navetteurs est tournée vers la Suisse,
qu’en Allemagne en 2009, mais lesDavantage de frontaliers proche de l’Alsace, de la Franche-Com-
rebonds de 2010 et 2011 aussi. À l’i-
vers le Luxembourg, té et de Rhône-Alpes, ou encore vers
mage de ce PIB, l’emploi a aussi pro-
Monaco, qui représente un pôle impor-un peu moins gressé, mais moins vite, avec +0,8%
tant pour les Provençaux.vers l’Allemagne en 2011. Après les 2,5% de hausse
des frontaliers lorrains vers la Bel-
Des frontaliers, plus jeunesgique en 2010, la progression s’es-En 2010, la croissance du PIB du
souffle (+0,7% en 2011). Cela pourraitLuxembourg a effacé la perte de 2009. et mieux formés
marquer la fin de vingt ans de crois-Elle a à peine baissé d’intensité en dans la Grande Région
sance ininterrompue, au rythme de 52011. L’emploi intérieur a consolidé sa
Au sein de la Grande Région, près deà 6% par an, que la crise a divisé parcroissance, avec une hausse de 0,7%
200 000 navetteurs franchissent chaquedeux en 2009 et 2010. Désormais,en 2011. Cela a permis à 1 900 Lor-
jour une frontière pour aller travailler. Ils5 550 Lorrains travaillent en Bel-rains de plus de devenir frontaliers,
sont incontestablement les plus nom-gique, à 90% dans la proche provincesoit une progression de 2,6%, après
breux en Lorraine, avec 12% de la po-de Luxembourg. La petite hausse decelle de 3,1% l’année précédente. Ain-
si, en 2011, plus de 76 000 Lorrains
travaillent au Grand-Duché. Le palier des 100 000 frontaliers lorrains consolidé
Le fort recul du PIB allemand en 2009 a Travailleurs frontaliers lorrains selon le pays de destination
Nombreété suivi par un net rebond en 2010 et
100 000 Belgiqueen 2011 malgré un quatrième trimestre
en baisse. Dans ce contexte qui ex- 80 000
Allemagneplique les gains d’emplois de l’Alle-
60 000
magne (+2,6% en 2011), et notamment
40 000des deux länder limitrophes de Sarre et
Luxembourg
de Rhénanie-Palatinat, le repli des ef- 20 000
fectifs de frontaliers lorrains vers l’Alle-
0
magne s’est poursuivi en 2011, avec 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
-0,7%. C’est un rythme moindre qu’en
Source : Inami Belgique, Landesarbeitsamt Rheinland-Pfalz Saarland, IGSS Luxembourg, Statec,
Arbitrage Insee Lorraine2010 (-1,5%) mais qui rappelle que la
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n°285-286Emploi - chômage
pulation active de 25 à 64 ans, contre moins de 40% pour les non-frontaliers. d’être frontalier que de 1% à 3%, avoir
5% en Sarre, 4% en Wallonie, 3% en C’est également vrai, mais dans de la nationalité du pays de résidence ne
Rhénanie-Palatinat et 1% seulement au moindres proportions, à l’échelle de la l’accroît que de 1% à 3%, et être un
Luxembourg. On retrouve le rôle de pôle Grande Région, avec 60% des fronta- travailleur manuel ne la fait quasiment
que joue le Luxembourg, seul pays en- liers travaillant dans une grande entre- pas augmenter dans la Grande Ré-
tièrement contenu dans la Grande Ré- prise, contre seulement 45% des gion.
gion, et qui vit une dynamique de son non-frontaliers.
marché du travail sans égale au cœur
Quant au travail à temps complet, il est Jean-Jacques PIERREde celle-ci. Sarrebruck est l’autre pôle
de près de 10 points supérieur pour les
fort de cet espace.
frontaliers de la Grande Région que
Parmi les caractéristiques des travail- pour les non-frontaliers. C’est un peu
leurs frontaliers, certaines sont plus moins vrai pour les Lorrains du fait de
particulièrement marquées. Ainsi, la la forte part des femmes parmi les tra-
part des titulaires d’un diplôme supé- vailleurs frontaliers lorrains.
rieur est pour les travailleurs fronta-
Enfin, un travailleur frontalier sur huit
liers 4 points supérieure à celle des
déclare vouloir travailler plus, contre
non-frontaliers. Autre caractéristique,
seulement un non-frontalier sur dix.
les femmes représentent seulement
38% des travailleurs frontaliers de la L’examen concomitant de tous ces
Grande Région, soit 5 points de moins facteurs fait apparaître une probabilité
que dans l’emploi non frontalier, sauf plus forte d’être travailleur frontalier
en Lorraine où elles représentent 45% pour les Français (+10%), pour les em-
des frontaliers. ployés (+8%) ou les travailleurs ma-
nuels (+4%), ou encore pour les
Par ailleurs, les travailleurs frontaliers
diplômés du supérieur (+2%). Au con-
sont en moyenne plus jeunes que les
traire, avoir plus de 45 ans fait baisser
non-frontaliers. Deux tiers d’entre eux
la probabilité de 6%, comme le fait
ont entre 25 et 44 ans, soit 10 points
d’être une femme. Ces particularités
de plus que les non-frontaliers.
sont spécifiques à la Lorraine. Elles ne
Les frontaliers travaillent plus souvent se retrouvent pas avec la même am-
dans des grandes entreprises. En Lor- pleur dans les autres composantes de
raine notamment, deux tiers d’entre la Grande Région. Chez nos voisins,
eux sont employés dans des entrepri- être une femme (ou être âgé de plus de
ses de plus de 50 salariés, contre 45 ans) ne fait baisser la probabilité
Lorraines de 22 à 44 ans : mieux représentées parmi les frontalières
Répartition de la population active par sexe et âge
âge- Revenus des frontaliers lorrains du
Luxembourg : des atouts tirés de la Actifs non frontaliers 65 Actives non frontalières
Actifs frontaliers frontalièresmétropole luxembourgeoise, Jean-
60Philippe THANRY, Économie Lorraine
n°280 - Mars 2012
55
- Impacts du travail frontalier en Lor- 50
raine : entraînement de l’emploi et dé-
45
veloppement du présentiel, avec effet
d’ombre à la frontière, Jean-Paul 40
FRANÇOIS et Gérard MOREAU, Éco-
35nomie Lorraine n°234 - Septembre
2010
30
- Vivre en deçà de la frontière, travailler 25
au-delà, Jean-Michel FLOCH, Insee
20Première n°1337 - Février 2011
%15
- Qui sont les frontaliers de la Grande 43 21 0 0 12 43
Région ?, Christiane LÖH, Statistiques
Lecture : les femmes de 36 ans représentent 4% des actives frontalières, et 2,6% des actives non frontalières.Grande Région - Décembre 2011
Source : Insee, recensement de la population 2008
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n°285-286Emploi - chômage
Marché du travail :
une sortie du chômage de plus en plus difficile
Fin 2011, le taux de chômage en Lorraine s’élève à 9,8%, soit 0,2 point de plus que le
taux national. La demande d’emploi continue d’augmenter. Fin décembre 2011, le
nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élève à 107 350, soit 3,4% de plus
qu’en décembre 2010, et à 152 000 demandeurs d’emploi de catégories A, B et C
(+4,2%). L’évolution est plus marquée pour les femmes (+6,1%) que pour les hommes
(+2,5%). Le chômage de longue durée, après de fortes augmentations en 2009 et 2010,
augmente dans la même proportion que l’ensemble de la demande d’emploi (+4%). Le
chômage des jeunes repart légèrement à la hausse en Lorraine (+1,1%).
n Lorraine, le taux de chô- 107 350 demandeurs demandeurs d’emploi de catégorie A
mage s’élève à 9,8% fin 2011, est en hausse de 3,4% sur un an.de catégorie A, chiffreEsoit une stabilité par rapport record depuis 14 ans Pourtant, le printemps, relativement
au taux enregistré au quatrième tri-
En Lorraine, 107 350 demandeurs favorable, pouvait laisser espérer
mestre 2010. Il a toutefois connu des
d’emploi de catégorie A sont à la re- une amélioration. Mais dès juin,
fluctuations au cours de l’année, puis-
cherche d’un emploi fin 2011, chiffre l’augmentation mensuelle a été
qu’il avait baissé au deuxième tri-
atteint pour la dernière fois au qua- continue et s’est poursuivie début
mestre (9,4%) avant de remonter au
trième trimestre 1997. Le nombre de 2012.
second semestre.
Chômage vosgien : plus de 11% fin 2011Situations contrastées
selon les zones d’emploi France métropolitaineTaux de chômage (%)
12 Lorraine
Meurthe-et-MoselleAprès un repli concernant toutes les zo-
11 Meuse
Mosellenes d’emploi en 2010, l’année 2011
10 Vosges
marque le retour à des situations con-
9trastées selon les zones d’emploi.
8
Au quatrième trimestre 2011, les zo-
7nes d’emploi de Saint-Dié-des-Vos-
ges, de Forbach, de Verdun et de 6
1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011Lunéville ont un taux de chômage éle-
Source : Insee
vé (11% et plus). Dans la zone de
Saint-Dié-des-Vosges, qui fait partie Chômage record dans la zone d'emploi de Saint-Dié-des-Vosges
des vingt zones métropolitaines les
Zones d'emploi
plus touchées, il augmente de 0,6 Saint-Dié-des-Vosges
Forbachpoint sur un an, pour atteindre 13,7%
Verdunfin 2011. Il diminue de 0,3 point dans la
Lunéville
Commercyzone d’emploi de Forbach et reste
Remiremont
stable dans celle de Lunéville.
Épinal
Fin 2011
Metz
Les zones d’emploi de Longwy, de Fin 2010Thionville
LongwyNancy, de Commercy, de Metz, de
Neufchâteau
Forbach, de Sarrebourg et de Thion- Sarreguemines
Bar-le-Ducville enregistrent de légères baisses,
Nancy
%tandis que celles de Neufchâteau, de Sarrebourg
Remiremont, d’Épinal et de Verdun
0 2 4 6 8 1012 1416
Taux de chômagesubissent des hausses de 0,3 à 0,4
Source : Inseepoint.
Bilan économique et social 2011 - Économie Lorraine n°285-286

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