Commerce : Une activité soutenue dans le commerce de gros

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En Haute-Normandie, en 2000, le commerce de gros aconnu une activité plus soutenue que le commerce de détail. En revanche, les effectifs ont davantage augmenté dans le commerce de détail, notamment dans la branche alimentaire.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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COMMERCELES MATÉRIAUX
DE CONSTRUCTION Une activité soutenue
En 2000, la production régionale des maté-
riaux s’est stabilisée à un niveau proche de dans le commerce de gros
celui de 1999. La consommation de matériaux
lavés en Haute-Normandie marque un léger
fléchissement depuis le milieu de l’année Francis COUVOUT
2000.
à 1999 puisque environ 1 500 logements
avec une hausse de +5,5% en volume.
ont été financés. En Haute-Normandie, en 2000,
Cette progression exceptionnelle, qui a
Les mises en chantier de bâtiments, le commerce de gros a connu démarré en 1997 va de pair avec la re-bien qu’en très léger recul, restent sta-
prise de l’investissement productif et aune activité plus soutenue quebles à environ 1 100 000 m². Les évolu -
permis d’embaucher 7 300 salariés sup-tions les plus marquantes concernent les le commerce de détail. En
plémentaires, soit une augmentation de
surfaces de stockage qui diminuent dans
revanche, les effectifs ont +0,8% sur l’année 2000. Une fois encore,
les deux départements, cette baisse
les biens d’équipement, qui compren-davantage augmenté dans leétant compensée par une hausse des
nent en particulier le matériel informa-surfaces industrielles en Seine-Maritime commerce de détail, notamment tique, se sont révélés comme la branche
et des surfaces agricoles dans l’Eure.
dans la branche alimentaire. la plus dynamique avec une augmenta-De plus, la tendance est à la hausse
tion du volume de leurs ventes de plus de
puisque les surfaces de locaux d’activité
15%. Ils contribuent ainsi pour plus de lan France, les ventes dans le com-autorisés sont toujours en augmentation,
moitié à la hausse de l’ensemble duEmerce de gros pour l’année 2000de +10% en 2000. C’est le département
secteur.ont de nouveau fortement progresséde l’Eure qui contribue pour l’essentiel à
cette croissance. En frôlant le seuil des
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE GROS EN FRANCE
1 500 000 m² autorisés, la région atteint
Évolution du chiffre d’affaires (HT) en volume
le niveau le plus élevé depuis neuf ans. 1996 1997 1998 1999 2000
A fin décembre 2000, l’entretien et la Commerce de gros de
produits agricoles bruts 1,1 9,8 9,8 1,4 -2,3
rénovation (selon l’enquête nationale alimentaires -0,1 -0,4 6,4 1,4 0,4
biens de consommation non alimentaire -3,9 12,6 8,7 5,9 8,4«Baromètre de l’entretien et la rénova-
biens intermédiaires non agricoles 2,1 1,7 4,4 4,7 2,4
tion du bâtiment») reste aussi dyna- biens d’équipement professionnel 7,7 12,0 18,9 15,7 15,1
Ensemble du commerce de gros (horsmique sur la région qu’au plan national.
intermédiaires du commerce) 1,3 6,3 9,5 6,2 5,5
Le volume national de travaux réalisés Intermédiaires du commerce 7,2 19,5 17,0 5,8 6,7
dont : centrales d’achat 8,9 25,8 15,5 5,7 8,6progresse, en un an, de +8% par rapport
Ensemble du commerce de gros et intermédiaires 2,0 7,9 10,5 6,1 5,6
à 1999. Le renouvellement des carnets
Source : INSEE, comptes du commerce Unité : évolution en % du chiffre d’affaires (HT)
de commandes demeure bien orienté
Avertissement : Les comptes du commerce s’insèrent dans le dispositif d’ensemble de l’évolution de l’économie nationale. Aussi, les évolutions présentées icipour le logement
sont susceptibles d’être légèrement modifiées, y compris pour les années antérieures (rétropolation des séries, nouvelles bases des comptes nationaux,
changement de nomenclature d’activités.
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL EN FRANCE
Évolution du chiffre d’affaires (TTC) en volume
1996 1997 1998 1999 2000
Alimentation spécialisée et artisanat (1) -0,5 -4,6 0,8 -0,7 0,2L’EMPLOI DANS LE BTP
Boulangeries-pâtisseries -3,0 -5,4 3,6 -1,5 1,3
Boucheries-charcuteries -3,0 -4,3 0,4 -1,6 0,3
L’emploi salarié permanent s’est redressé
Autres magasins d’alimentation spécialisée 6,6 -3,8 -2,3 1,5 -1,1
progressivement depuis le second trimestre Petites surfaces d’alimentation générale (2) -2,8 -1,7 -0,3 -0,4 0,2
1999. A la fin du troisième trimestre 2000, l’ef- Grandes 2,0 3,4 3,0 4,0 1,9
fectif des salariés permanents augmente de Grands magasins (3) 4,1 3,7 1,8 3,1 4,3
1 700 par rapport à la même période de 1999 Pharmacies et commerces d’articles médicaux 2,3 2,2 5,2 5,2 8,1
selon l’UNEDIC. Magasins non alimentaires spécialisés 0,9 2,0 6,1 3,8 3,9
Habillement-chaussures 1,2 0,1 4,6 0,6 0,7Dans le même temps, le secteur de la cons-
Autres équipements de la personne 0,5 0,6 4,1 5,5 7,4
truction continue à faire appel à l’intérim mais
Culture, loisirs, sports 0,1 4,0 10,3 5,9 5,1
dans une moindre proportion que par le Équipement du foyer 0,4 1,7 5,9 5,2 7,4
passé (+216 emplois équivalent temps plein Aménagement de l’habitat 2,6 2,9 6,3 3,8 3,0
Autres magasins spécialisés 0,4 5,0 1,4 1,2 -4,2de plus qu’au troisième trimestre 1999).
Commerce hors magasin -1,0 2,9 -0,6 2,0 0,1Fin septembre 2000, l’offre globale d’emploi
Vente par correspondance -0,6 0,8 6,0 3,0 -0,4
(emploi salarié et intérim) continue sa hausse, Autres -1,3 4,9 -6,4 1,1 0,6
avec +4 700 emplois par rapport au troisième Réparation d’articles personnels et domestiques -15,3 1,2 -1,9 -0,3 2,3
trimestre 1997. Ensemble du commerce de détail
Ce recrutement, nécessaire pour faire face à et de l’artisanat à caractère commercial 1,0 2,0 3,6 3,4 2,8
l’activité, génère donc des tensions sur le Source : INSEE, comptes du commerce Unité : évolution en % du chiffre d’affaires (TTC)
(1) boulangeries, pâtisseries, boucheries, charcuteriesmarché de l’emploi, y compris sur l’intérim.
(2) et magasins de produits surgelés
2
(3) et autres magasins non spécialisés dont la surface est inférieureà2500 m
CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001 21

ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUESEn Haute-Normandie, l’activité du COMMERCE EXTÉRIEUR
commerce de gros a été très soutenue
jusqu’en octobre 2000. Un fléchissement Les importations
a eu lieu au 4ème trimestre en même
en très forte haussetemps qu’on enregistrait, selon les com-
merçants haut-normands, une détériora-
tion sur le volume des affaires en France Francis COUVOUT
en général. A cette époque, la branche
alimentaire n’a pas été sans ressentir le
contrecoup de la crise de l’encéphalite Avec la croissance retrouvée et l’expan-En 2000, les échangesspongiforme. Les effectifs ont connu une sion du commerce international, tous les
belle progression en 2000 dans toutes commerciaux de la grands secteurs de l’industrie manufac-
les branches, sauf le gros interindustriel turière connaissent un fort développe-
Haute-Normandie avec ment (de l’ordre de 20%) de leursen début d’année. Après deux années de
importations. Dans l’ensemble, les exl’étranger ont continué à -compression des marges, la maîtrise des
portations progressent de 15% et établis-prix de vente a été plus relâchée, ce qui progresser. Profitant d’une sent un nouveau record de 127 MdF.ne paraît pas suffisant pour épargner des
Cette augmentation est due pour un tiersdemande extérieure dynamique,difficultés de trésorerie à la branche «in- aux exportations de produits pétroliers
terindustriel» où les stocks sont plus im- les exportations ont augmenté raffinés en hausse de plus de 75%, mais
portants qu’ailleurs. également aux grands secteurs de l’in-de 15%. Les importations ont
En France, l’activité dans le com- dustrie manufacturière à l’exception des
suivi, mais sur un rythmemerce de détail a été moins soutenue produits de l’industrie automobile qui
stagnent.que dans le commerce de gros. En re- accéléré par l’envolée des cours
vanche, les créations d’emploi y sont dix
du pétrole brut. Elles s’élèvent
fois plus nombreuses avec 88 000 sala-
UNE DÉGRADATION PROGRESSIVEfinalement à plus de 120riés supplémentaires, soit une augmen-
DE L’EXCÉDENT COMMERCIALtation exceptionnelle de +6,5% sur milliards de francs, en hausse AU COURS DE L’ANNÉEl’année 2000 pour le secteur (après +1%
de plus de 40% sur un an.en 1998 et +3,3% en 1999). En même
En revanche, la crise de «la vache
temps, les défaillances d’entreprises du
folle» n’est certainement pas étrangère à
commerce sont en net recul (-11%). n 2000, l’envolée des cours du pé- la chute de 10% enregistrée sur les ex-
En Haute-Normandie, l’activité dans Etrole a provoqué un doublement portations de produits agricoles. L’excé-
le commerce de détail a été con de la facture des importations régionales- dent de la balance commerciale, qui était
de produits pétroliers. L’accélération atrastée en 2000 : soutenue dans le détail en moyenne de l’ordre de 6 MdF par tri-
été particulièrement brutale au premier mestre en 1998 et 1999, n’a cessé de sealimentaire et décevante dans le non ali-
trimestre et a repris de la vigueur en fin dégrader au cours de l’année au point dementaire. Après un fléchissement au 1er
d’année. Le poste «hydrocarbures natu- devenir quasiment nul au troisième tri-semestre, le commerce de proximité a
rels» qui était déjà en 1999 le plus impor- mestre et franchement négatif au qua-rebondi au 3ème trimestre. Dans le non
tant représente, pour l’année 2000, 41% trième. Sur l’année, il s’établit à moins de
alimentaire, le commerce spécialisé, des importations (après 33% en 1999) 4 MdF (données douanières brutes
après un creux au 1er semestre, a connu auxquelles il faut ajouter les arrivées de FAB/CAF) et le taux de couverture chute
une activité plus soutenue au second se- produits pétroliers raffinés, ce qui permet à 1,03 (après 1,27 en 1999), mais reste
mestre avec une amélioration de sa tré aux importations de produits énergéti- - toutefois un peu supérieur aux 0,97 de la
ques de totaliser près de 45% des ensorerie. Dans l’ensemble, l’évolution des - moyenne nationale.
trées. Sur l’année, le total des La majorité des échanges extéprix de vente est moins rigoureuse que -
importations fait un bond de +42% et at- rieurs de la Haute-Normandie se faitles deux années précédentes.
teint les 123 milliards de francs (MdF). avec l’Union européenne. Côté fournis-Les effectifs ont continué à croître,
seurs, les producteurs de pétrole sontentraînés par une augmentation sensible IMPORTATIONS DE LA HAUTE-NORMANDIE les mieux placés : Royaume-Uni,
dans la branche alimentaire. Les stocks
Arabie Saoudite et Norvège représen140 -
paraissent bien maîtrisés dans toutes les tent des parts du marché global compri-
composantes 120 ses entre 12% et 17%. Près de 60% des
importations en provenance du
100
Royaume-Uni et la quasi-totalité desTotal des importations
importations issues des deux autres80
pays sont des produits pétroliers. Par
60 ailleurs, avec 11% du marché à l’expor-Autres importations
tation, le Royaume-Uni reste le premier
40
client de la Haute-Normandie, devantProduits énergétiques
l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas,20
1990 1992 1994 1996 1998 2000 tous trois pratiquement à égalité avec
9% de parts
Source : Direction interrégionale des Douanes Unité : milliard de francs
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ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES

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