Comptes économiques : La croissance s’essouffle

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Comptes économiques La croissance s’essouffle globalement pas augmenté. Les prix Les commandes de biens d’équipe-La croissance du Pib de la sont tirés avant tout par ceux des ment augmentent de 7,5 % en Martinique est estimée à services, et des produits frais au second volume. Le secteur du BTP, avec une 0,9 % en 2007. Un mauvais semestre. Après la forte hausse de croissance de 3 %, retrouve le niveau 2006, les prix de l’énergie et des pro- de création de richesses du début desrésultat dû à la faiblesse de la duits pétroliers augmentent de façon années 2000 (plus d’un demi-milliard). consommation des ménages, plus modérée. Le secteur primaire, qui a le plus souffert du cyclone, chute de 25 %.à la contraction du commerce La chute des exportations (-29 % en Industrie et services ont plutôt bienextérieur et la chute des volume) ampute la croissance martini- résisté. L’industrie (hors énergie) croît exportations agricoles au quaise de 2 points. Première recette de 1,1 % grâce aux industries de biens d’exportation, les expéditions d’hydro- d’équipement (+3,2 %).second semestre. carbures raffinés sont inférieures de près d’un tiers à celles de 2006, princi- Hors commerce, en repli de 0,5 %,près 3 années consécutives de palement en raison de l’arrêt pour les services gagnent en moyenne 1,8 %.Acroissance robuste, le Produit entretien quinquennal de la raffinerie.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Comptes économiques
La croissance s’essouffle
globalement pas augmenté. Les prix Les commandes de biens d’équipe-La croissance du Pib de la
sont tirés avant tout par ceux des ment augmentent de 7,5 % en
Martinique est estimée à
services, et des produits frais au second volume. Le secteur du BTP, avec une
0,9 % en 2007. Un mauvais semestre. Après la forte hausse de croissance de 3 %, retrouve le niveau
2006, les prix de l’énergie et des pro- de création de richesses du début desrésultat dû à la faiblesse de la
duits pétroliers augmentent de façon années 2000 (plus d’un demi-milliard).
consommation des ménages, plus modérée. Le secteur primaire, qui a le plus
souffert du cyclone, chute de 25 %.à la contraction du commerce
La chute des exportations (-29 % en Industrie et services ont plutôt bienextérieur et la chute des
volume) ampute la croissance martini- résisté. L’industrie (hors énergie) croît
exportations agricoles au quaise de 2 points. Première recette de 1,1 % grâce aux industries de biens
d’exportation, les expéditions d’hydro- d’équipement (+3,2 %).second semestre.
carbures raffinés sont inférieures de
près d’un tiers à celles de 2006, princi- Hors commerce, en repli de 0,5 %,près 3 années consécutives de
palement en raison de l’arrêt pour les services gagnent en moyenne 1,8 %.Acroissance robuste, le Produit
entretien quinquennal de la raffinerie. Les dépenses touristiques, victimeintérieur brut de la Martinique n’a
Les exportations agricoles, victimes du d’une dégradation de l’activité et d’uneaugmentée en 2007 que de 0,9 % en
passage de l’ouragan Dean, subissent fréquentation en recul, ne contribuentmonnaie constante. Son rythme de pro-
aussi une forte baisse (77 % en volu- pas à la croissance en 2007.gression, nettement inférieur au rythme
me), en particulier sur la banane. Lesmoyen de ces 12 dernières années
(3 %), est le plus faible enregistré depuis Le Pib 2007 et ses principales composantes
le début des années 90. Le Pib par habi-
En milliards d'euros courants
tant progresse néanmoins de 0,3 %, Évolutions en %
compte-tenu d’une croissance démo- 2007 Volume Prix Valeur
graphique proche de 0,6 % en 2007. Produit Intérieur Brut 7,9 0,9 2,2 3,1
Consommation des ménages 4,8 0,3 2,5 2,8
Consommation des administrations publiques 3,1 2,9 2,3 5,3
Déjà ralentie en 2006, la consomma- Investissements 1,9 5,5 1,4 7,0
Importations 2,6 -0,6 1,0 0,3tion des ménages stagne en 2007
Exportations 0,4 -29,3 3,0 -27,2(+ 0,3 %) et ne contribue que margina-
Dépenses des touristes 0,3 0,0 0,8 0,8
lement à la croissance (+0,2 point). Les
Source : Insee - CEROM - Comptes rapides
contraintes de revenus ont été fortes :
dépenses des administrations conti-la masse salariale progresse faiblement
nuent de croître, au rythme de 2,9 % :(de 1,2 %, contre 2,3 % en 2006), tout
Éric MORIAMEelles alimentent la demande, et contri-comme les prestations sociales versées Florence FRENET
buent pour 1,1 point à la croissance en(+1,1 %). La hausse de 2,4 % des prix à
2007. L’investissement est encore l’élé-la consommation, aussi élevée qu’en Comptes Rapides pour l’Outre-ment moteur de la croissance martini-2006, a pesé sur la consommation, le mer (CEROM)
quaise. Les 1,9 milliard d’euros investispouvoir d’achat des ménages n’ayant
dans l’économie partici-
Produit par l’INSEE en partenariat La croissance bute sur le pouvoir d’achat pent à hauteur de
avec l’AFD et l’IEDOM, le compte rapideTaux de croissance du Pib en volume
1,3 point à la hausse du
En % 2007 de la Martinique repose sur une
Pib. Ce dynamisme est
6,0 modélisation macroéconomique alimentéeautant le fait des collec-
5,0 par les premières données disponiblestivités que des entre-
de l’année écoulée. Il ne s’agit pas d’un4,0 prises et des particu-
compte définitif : les estimations pourront3,0 liers. L’investissement
faire l’objet d’une révision lorsque immobilier progresse2,0
de 3,2 % en volume, la totalité des données de l’année seront1,0
après 3,5 % en 2006. connues.
0,0
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Source : Insee - CEROM - Comptes rapidesFrance Martinique
5
N° 70 - Martinique - Septembre 2008

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