Conjoncture 1er trimestre 2005 : une conjoncture plus hésitante

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Le Produit Intérieur Brut français croît de 0,3% au 1er trimestre 2005, après la forte poussée (+0,7%) enregistrée au dernier trimestre 2004. La conjoncture française, actuellement ralentie, ne devrait pas connaître de rebond avant le second semestre 2005. Au total, le taux de croissance annuel du PIB se fixerait autour de 1,5% pour l’année 2005. Au 1er trimestre 2005, l’emploi lorrain enregistre à nouveau un recul inquiétant. Le taux de chômage lorrain passe la barre des 10%, se confondant avec le niveau national. La création d’entreprises se maintient à un niveau élevé mais manifeste les premiers signes de fléchissement. L’activité du bâtiment reste bien orientée, tandis que les exportations lorraines accusent un recul sensible.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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www.insee.fr/lorraine
° Début 2005 :28N une conjoncture
€ plus hésitante
Le Produit Intérieur Brut français croît de 0,3%
er
au 1 trimestre 2005, après la forte poussée
(+0,7%) enregistrée au dernier trimestre 2004.
La conjoncture française, actuellement ralentie, ne devrait
pas connaître de rebond avant le second semestre 2005.
Au total, le taux de croissance annuel du PIB se fixerait
autour de 1,5% pour l’année 2005.
er
Au 1 trimestre 2005, l’emploi lorrain enregistre
à nouveau un recul inquiétant.
Le taux de chômage lorrain passe la barre des 10%,
Le PIB français croît
se confondant avec le niveau national.à un rythme moindre
La création d’entreprises se maintient à un niveau élevé
La consommation des ménages,
toujours moteur de la croissance mais manifeste les premiers signes de fléchissement.
L’activité du bâtiment reste bien orientée, tandis queL’emploi lorrain
en baisse
les exportations lorraines accusent un recul sensible.
Le chômage lorrain
er
L'emploi lorrain toujours en baisse au 1 trimestre 2005en hausse sensible
Emploi salarié, indice base 100 fin du dernier trimestre 1999
110
108
106 France
104
102
Lorraine
100
98
2000 2001 2002 2003 2004
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement
par l'État.
Source : Insee - URSSAF
VConjoncture nationale et internationale :
un début d’année 2005 timide
Le produit intérieur brut (PIB) aux prix de l’année 2000 progresse
de 0,3% au premier trimestre 2005, après la forte hausse enre-Allemagne
gistrée au dernier trimestre 2004 (+0,7%). Cette croissance mo-
dérée ne devrait pas rebondir avant le second semestre. Avec uneAu premier trimestre
2005, le produit intérieur prévision de croissance annuelle de +1,5%, l’année 2005 serait
brut augmente de 1%. Les
un millésime moyen pour l’économie française.baisses d’impôt sur le reve-
nu mises en place en Alle-
magnenerelancent pasla e produit intérieur brut français barre des 15%. Les placements finan-
demande intérieure (-0,2%). Lprogresse de 0,3% au premier ciers semblent attirer de moins en
La dégradation du marché
trimestre 2005, contre une hausse de moins de ménages, ces derniers privilé-du travail contraint les Alle-
0,7% enregistrée au dernier trimestre giant l’épargne foncière.mands à épargner. Le pays
2004. Cette croissance est soutenuecontinue de se distinguer
par la bonne tenue de ses par la consommation intérieure, et no- Solde extérieur :
exportations. Ce dynamisme tamment celle des ménages, puis- un frein à la croissanceprovient essentiellement qu’elle contribue pour 0,5 point à la
d’une forte spécialisation
croissance du PIB. Les importations de biens et services
dans l’industrie des biens in-
étrangers, après les fortes hausses ob-termédiaires et de la com-
servées en 2004, continuent d’augmen-pétivité-coût des entreprises Consommation intérieure forte :
ter mais à un rythme beaucoup plusdu fait du recul des salaires l’exception française
réels. faible (+0,7% au premier trimestre 2005).
Les ménages français soutiennent l’acti- Les importations de biens étrangersLe taux de chômage de
vité économique, non seulement par progressent (+1%). En revanche, les im-l’Allemagne en mars 2005
atteint 12,5% de la popula- leur consommation, mais également par portations de services accusent un recul
tion active. L’emploi salarié leurs achats de logements. L’accession sensible au cours des deux derniers tri-
diminuede1,1%par rap- à la propriété est toujours encouragée mestres (respectivement -0,9% et -2,1%).
port à mars 2004.
par des conditions d’emprunt attracti- Les services financiers sont particulière-
En Rhénanie-Palatinat et en ves, les taux d’intérêt étant historique- ment touchés, avec un recul de 6,2%
Sarre, le taux de chômage ment bas. Comme en 2004, le pouvoir au premier trimestre de cette année.
atteint respectivement
d’achat des ménages devrait progresser
9,6% et 11,3% en mars
de 1,5%. Le taux d’épargne global di- Cette modération des importations n’a-2005. En un an, les effec-
minue légèrement, passant sous la méliore pas pour autant le solde exté-tifs salariés de ces deux ré-
gions ont baissé de 0,9% et
0,5%, soit au total la dispa-
Une croissance plus faiblerition d’environ 12 500 em-
plois.
Croissance du PIB et contributions à son évolution
%
1,2
Sources internationales :
- Note de conjoncture
0,8de l’Insee
- Service des études
et de la statistique
0,4du ministère
de la région wallonne
- Service central
0,0
de la statistique
et des études économiques
du Luxembourg
PIB (en %)
-0,4- Statistisches Landesamt Dépenses de consommation (en point)
FBCF (en point)Saarland
Commerce extérieur (en point)
- Landesamt
Rheinland-Pfalz -0,8 erer e e e er e e e 1 trim.1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim.
- Bulletin luxembourgeois 2003 2004 2005
de l’emploi
Source : Insee - comptes nationaux trimestriels
2Conjoncture Lorraine :
un début d’année 2005 morose
Au premier trimestre 2005, l’emploi lorrain continue de se dégra-
der (-0,3%) malgré des créations dans les activités de services.
Le chômage lorrain passe le cap des 10% et se confond avec le
niveau national. La création d’entreprises se maintient à un bon
niveau. Dans le bâtiment, les mises en chantier progressent
considérablement par rapport au premier trimestre 2004.
En Alsace
u premier trimestre 2005, les ef- Longwy, qui prépare sa fermeture pro-Afectifs salariés du secteur mar- chaine, et à LORRAINE ATELIERS (mécaniqueAu premier trimestre
chand (hors intérim) diminuent de 0,3% générale) à Rombas. Par ailleurs, 1842005, l’emploi salarié du
en Lorraine, soit environ 1 200 postes personnes ont quitté la SOLLAC suite àsecteur marchand diminue
de 0,2% (données brutes de moins qu’au dernier trimestre 2004. leur mutation chez ARCELOR RE-
Insee-Urssaf). Le taux de L’industrie, qui perd encore 1 800 em- SEARCH (recherche et développement).
chômage au sens du BIT plois, éclipse les résultats plutôt satisfai-
s’élève à 8,9% de la popu-
santsdu secteur desservicesqui Près de 300 emplois disparaissent dans
lation active. Sur un an, le
compte 800 emplois de plus qu’au tri- les industries agricoles et alimentaires,taux de chômage alsacien
mestre précédent. Sur l’ensemble de la 180 dans le secteur de la chimie-caout-a augmenté plus rapide-
France, la baisse de l’emploi, plus mo- chouc-plastiques.ment que pour l’ensemble
de la France (0,7 point dérée, est de 0,1%. Dans les industries des équipements
contre 0,2 point au niveau
du foyer, les effectifs sont en baisse de
national).
1,9%. La liquidation judiciaire de la so-Déclin constant
ciété MOS (MEUSE OMNI STYLES) coûtede l’emploi industriel
environ 80 postes au secteur, malgré
En Champagne- Dans l’industrie, l’emploi diminue de la reprisedel’entreprisepar la SA MEU-
Ardenne 1,2% au premier trimestre 2005. BLES UNIVERSAL STYLE, qui n’a maintenu
Cette baisse est proportionnellement que 70 emplois. Par ailleurs, CLARIONL’emploi salarié diminue de
plus forte que sur l’ensemble de la FRANCE, qui délocalise sa production0,3% par rapport au tri-
France,oùelle estde0,8%. d’autoradios en Hongrie, fait de sonmestre précédent, soit
une perte d’un peu plus de Avec 600 emplois perdus, le secteur de site de Custines le centre européen de
700 emplois (données la métallurgie est une nouvelle fois le la logistique et du service après-vente :
CVS, Urssaf-DRTEFP). plus touché. Des réductions d’effectifs cette réorganisation entraînerait 24
onteulieuàla SA TRAIN UNIVERSEL de suppressions de postes.
Le taux de chômage s’éta-
blit à 10,5% de la popula- Des créations d'emploi dans le tertiaire
tion active, contre 10,2%
pour l’ensemble de la Évolution de l’emploi salarié lorrain
France. Le taux de chô- %
Ensemble0,9mage desArdennesreste Industrie
BTPl’un des plus forts de la
Commerce
ServicesFrance métropolitaine
0,4(13,7%).
-0,1
En Franche-Comté
En Franche-Comté, les -0,6
chômeurs représentent
9,1% de la population ac-
tive. Ce taux augmente de -1,1
0,3% par rapport au
même trimestre de
l’année précédente. Le dé- -1,6
er e e e er e e e er1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim.partement du Jura
20052003 2004conserve l’un des taux les
plus faibles de l’ensemble
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement par l'État.
de la France (7,7%). Source : Insee - URSSAF
4L'évolution de l'emploi par zone d'emploi
- Note de conjoncture de l’Insee -
Juin 2005
Longwy
Thionville- Cahiers lorrains de l’emploi -
Le marché du travail en Mars
Briey
MeuseduNord2005 - DRTEFP Lorraine - Sarreguemines
Metz Bassin HouillerMai 2005
- Site internet : www.insee.fr Commercy Sarrebourg
Bar-le-Duc
Toul
Nancy
Évolution de l'emploi Lunéville
en glissement annuelMinistère de l’Économie,
(%)
des Finances et de l’Industrie
Vosges deInsee Saint-Dié1,2 l'Ouest Épinal
0Institut National de la Statistique
-0 ,7 Remiremont-et des Études Économiques
-1,8 Gérardmer
Direction Régionale de Lorraine
15, rue du Général Hulot Source : Insee - URSSAF
CS 54229
En un an, l’emploi salarié en Lorraine a diminué de 0,9%. Sur54042 NANCY CEDEX
Tél :03 83 91 85 85 les 17 zones d’emploi lorraines, seules 4 connaissent une évo-
Fax :03 83 40 45 61 lution positive de l’emploi salarié. Parmi les bénéficiaires, celle
www.insee.fr/lorraine
de Toul affiche une croissance de l’emploi salarié de 1,1%. A
l’inverse, un recul de l’emploi salarié est observé dans la majo-DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Jean-Paul FRANÇOIS rité des zones. Ce recul est largement imputable au déclin de
Directeur régional de l’Insee l’emploi industriel dans la région. Ainsi, la zone de Sarrebourg
perd près de 4,5% de son emploi salarié, à cause entre au-
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
tres de la fermeture de l’entreprise HELLO SA.LazoneduBas-Valérie GUILLEMET
sin-Houiller perd près de 2,5% de ses emplois, conséquence
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET de la fermeture des houillères. Enfin, dans un contexte difficile
RELATIONS MÉDIAS pour le textile français, l’emploi salarié recule de plus de 2%
Jacqueline FINEL
dans la zone de Remiremont-Gérardmer.
RÉDACTRICE EN CHEF
Agnès VERDIN
SECRÉTARIAT DE FABRICATION
MISE EN PAGE - COMPOSITION
Marie-Thérèse CAMPISTROUS Les séries d’évolution de l’emploi sont obtenues à partir des données re-
Marie-Odile LAFONTAINE cueillies par les URSSAF auprès des employeurs. Les données régionales
concernent tous les secteurs hormis l’agriculture, les entreprises apparte-
ABONNEMENTS
nant majoritairement à l’État, l’intérim, l’administration et l’éducation, la san-
Myriam PUJOL
té, l’action sociale. Elles portent sur toutes les tailles d’établissements. Ces
Code SAGE : EL052840
données sont provisoires pour les deux derniers trimestres connus.
N° à la CPPAP AD 176
ISSN : 0293-9657
© INSEE 2005
L’Insee effectue une enquête nationale trimestrielle auprès des entre-
prises du secteur concurrentiel sur la situation et les perspectives d’ac-
tivité dans l’industrie. Le solde d’opinion pour la Lorraine correspond
aux réponses nationales corrigées des effets de structure. Les séries
sont présentées corrigées des variations saisonnières.
LES CHIFFRES CLÉS EN LORRAINE
er e er
1 4 1
trimestre trimestre trimestre
2005 2004 2004
-0,3% -0,3% -0,3%Évolution de l’emploi salarié (Insee - URSSAF) CVS
Taux de chômage au sens du BIT (Insee) CVS 10,2% 9,9% 9,6%
88 990 87 160 84 160Demandes d’emploienfindemois,catégorie1-DEFM1(ANPE-DRTEFP)CVS
22,4% 22,4% 22,4% d’emploienfindemois,partdes moins de 25 ans (ANPE - DRTEFP) CVS
1 922 1 940 2 099Créations d’entreprises (toutes origines) (Insee SIRENE) CVS
Nombre de logements commencés (DRE Sitadel) 3 358 2 953 2 986
Nombre de logements autorisés (DRE Sitadel) 3 084 3 302 3 636
8
©IGN - INSEE 2005Dans le secteur de la pharmacie, dustriel lorrain expliquent sans doute en
quelque 80 postes disparaissent. Le partie ce résultat : l’industrie ayant un
laboratoire ALLERBIO (fabrication de médi- fort taux de recours à l’intérim, ces em-
caments) a transféré une soixantaine plois sont probablement très touchés en
des salariés de son siège de Varen- période de recul de l’emploi. Sur la
nes-en-Argonne vers son nouvel éta- même période, la baisse est de 1%
blissement champenois. pour l’ensemble de la France.
Dans les activités du commerce, l’em-
Créations d’entreprises :ploi varie assez peu (-0,2%)aupremier
trimestre 2005. Les pertes enregis- les services en avant
trées dans le commerce et la répara-
En Lorraine, 1 922 entreprises (données
tion d’automobiles et le commerce de
CVS) ont été créées au premier tri-
gros sont compensées par des embau-
mestre 2005, soit une baisse de 0,9%
ches dans le commerce de détail.
par rapport au quatrième trimestre
2004. Dans le même temps, en
Progression de l’emploi dans France,lenombredecréations d’entre-
prises est en hausse de 1,4%. En Lor-la construction et les services
raine, les créations pures ont augmenté
Dans le secteur de la construction, on de 3,3% par rapport au dernier tri-
observe une très légère hausse mestre 2004. A l’inverse, les créations
(+0,2%), qui se traduit par une aug- par reprises et réactivations, moins
mentation d’environ 70 emplois par nombreuses, reculent fortement (respec-
rapport au dernier trimestre 2004. tivement -6,7% et -15,6%).
Dans les activités de services, le Au premier trimestre 2005, les secteurs
nombre d’emplois progresse de 0,6%, des services aux entreprises et aux parti-
soit environ 800 postes de plus que fin culiers portent la création d’entreprises
2004. Pour près de la moitié, ces en Lorraine, avec une hausse respective
créations ont concerné les transports de 4,5% et 7,8%. Dans tous les autres
(200 emplois) et les activités de conseil secteurs d’activité, le nombre de créa-
et assistance (250 emplois). La re- tions d’entreprises a diminué par rapport
cherche gagne quelque 200 postes, au quatrième trimestre 2004. Néan-
dont la majeure partie provient du moins, le secteur du commerce reste,
transfert des 184 salariés de la SOL- avec 500 créations, le plus important.
LAC chez ARCELOR RESEARCH.
Exportations :
L’emploi intérimaire en baisse des évolutions mitigées
Entre fin mars 2004 et fin mars 2005, Au premier trimestre 2005, les expor-
l’emploi intérimaire diminue de 3,1% en tations lorraines s’élèvent à 4 556 mil-
Lorraine. Les difficultés de l’emploi in- lions d’euros. Elles sont en recul de
Activité industrielle ralentie
Évolution de l’emploi industriel et de l’activité industrielle en Lorraine
solde d’opinions
401,2 %
Emploi (échelle de gauche)
1,0 Production passée (échelle de droite) L’automobile
30Tendance prévue de la production (échelle de droite)
0,8
Au premier trimestre
200,6 2005, le nombre d’em-
plois dans l’industrie auto-0,4
10 mobile augmente de 0,1%
0,2
en Lorraine. Sur l’en-
0,0 0 semble de la France, il est
en baisse de 0,9%.-0,2
-10
-0,4 Le dynamisme des expor-
tations de l’industrie auto-
-0,6 -20
mobile lorraine s’essouffle
-0,8 un peu. Les exportations
-30
diminuent de 6,8% pour-1,0
lesproduitsdelacons-
-1,2 -40
truction automobile et de
2001 2002 2003 2004 2005
8,8% pour les équipe-
Source : Insee - Enquêtes de conjoncture dans l’industrie et Epure (URSSAF) ments automobiles.
5Selon les chefs d’entreprises du bâti-3,5% par rapport au premier
ment interrogéslorsdel’enquête d’a-trimestre 2004. Les biens intermédiai-
vril 2005, l’activité s’est légèrementres (1 814 millions d’euros), avec notam-
améliorée au premier trimestre 2005.ment les produits de la chimie
Tandis que le gros œuvre confirme saorganique (+34,5% en un an)etles pro-
bonne santé, le second œuvre fléchitduits sidérurgiques et de première
légèrement. L’activité dans l’habitattransformation de l’acier (+5,3%),
neuf a progressé par rapport au tri-continuent de bien s’exporter. En re-
mestre précédent. Dans le mêmevanche, les exportations de produits de
temps, l’activité du secteur de l’entre-l’industrie automobile (1 216 millions
tien et de l’amélioration de l’habitat etd’euros) sont en baisse de 7,2%, celles
celle du bâtiment neuf ont légèrementdes biens de consommation de 3,1%.
baissé. L’opinion des chefs d’entrepri-
Les exportations à destination des ses sur les perspectives d’activité se
pays du Benelux (-11,2%), de l’Italie détériore, confirmée en cela par des
(-7,2%) et dans une moindre mesure prévisions pessimistes en matière de
du Royaume-Uni (-2,2%) ont diminué. A carnets de commandes.
contrario, l’Espagne (+5,0%) et l’Alle-
magne (+0,9%)ont importéplusdeSidérurgie
Le chômage lorrain
produits lorrains qu’au premier tri-
passe la barre des 10%mestre 2004. L’Allemagne confirmeAu premier trimestre 2005,
en Lorraine, le secteur de la sa place de premier partenaire com-
Au premier trimestre 2005, le taux de
métallurgie et de la transfor- mercial de la région (31,9%).
chômage en Lorraine, en données corri-mation des métaux subit une
gées des variations saisonnières, s’éta-nouvelle dégradation de l’em-
blit à 10,2% de la population active. Il seploi (-2,2%). En France, l’em- Bâtiment : un avenir
ploi dans ce secteur diminue confond désormais avec le niveau natio-moins radieux que le présent
de 0,6%. nal, après avoir été en deçà pendant
plus de 15 ans. La dégradation du mar-Au premier trimestre 2005, en Lor-
La production nationale du ché du travail s’est considérablementraine, 3 084 autorisations de cons-
secteur de la métallurgie et
accélérée au cours du premier tri-truire ont été délivrées, soit unede la transformation des
mestre 2005 puisque le taux de chô-diminution de 15,2% par rapport aumétaux est en baisse par
mage lorrain a augmenté de 0,3 point.rapport au premier tri- même trimestredel’annéeprécé-
mestre 2004. En Lorraine, dente. Cette baisse est imputable aux
Tous les départements de la régionla production d’acier brut logements collectifs (-37,9%)tandis
sont affectés par cette hausse du chô-augmente de 6,3%, alors que l’individuel est en hausse (+10,6%).
mage. Les départements de laqu’elle diminuede3%pour
Les mises en chantier de logements
l’ensemble de la France. La Meurthe-et-Moselle et la Moselle sont
progressent de 12,5% au premier tri-production régionale de touchés dans des proportions inférieu-
mestre 2005 par rapport au premierfonte brute est en baisse de res à la région. Les deux autres dépar-
2,9%, celle de produits lami- trimestre 2004. Elles sont au nombre
tements subissent au premier
nésde4,3%. Lesexporta- de 3 358. La hausse est effective pour
trimestre une aggravation beaucouptions lorraines de produits le collectif (+19,9%) et l’individuel
plus importante, de +0,6 point dans lasidérurgiques augmentent (+5,2%). Au niveau national, les autori-
Meuse et +0,4 point dans les Vosges.de 5,2% par rapport au
sations et les mises en chantier sont
premier trimestre 2004.
en hausse de 13% environ. En mars 2005, le nombre de deman-
Logements autorisés en Lorraine Tendance de l’activité du bâtiment en Lorraine
Soldes des réponses des entreprises lorraines du bâtiment en % (CVS)
2005
502004
Données brutes 20034 000
40
30 Activité passée Activité future
3 000
20
10
2 000
0
-10
1 000
-20
-30
0
er ème ème ème -401 trim 2 trim 3 trim 4 trim
2002 2003 20042000 2001 2005
Source : DRE - Sitadel Source : Insee
6deurs d’emploi en fin de mois de caté- Forte progression du chômage
gorie 1 s’élève à 88 990 (données des hommes de moins de 25 ans
CVS). Leurs effectifs ont augmenté de 200 Demandeurs d'emploi en fin de mois catégorie 1 en Lorraine
Base 100 en mars 20012,1% depuis le quatrième trimestre
190
2004 (+1,8% en France). Sur un an, la
180
dégradation du marché du travail s’est
170 Hommes -25 ans
traduite dans la région par une aug-
160
Ensemble hommesmentation du nombre de demandeurs
150
d’emploi de 5,7% (+2,3% en France).
140
Femmes -25 ans
HommesLes hommes sont proportionnellement
130 +50 ans
deux fois plus affectés que les femmes
120 Ensemble femmes
par la hausse du chômage au premier
110
trimestre 2005. Par rapport au tri-
Femmes +50 ans
100
mestre précédent, le nombre d’hommes
90
à la recherche d’un emploi augmente de mars marssept mars sept mars sept sept mars
2001 2003 2004 200520022,9%, contre 1,5% pour les femmes.
Source : Ministère du Travail - ANPE
Augmentation du chômage Le chômage lorrain atteint le niveau national
des jeunes hommes
10,5 Taux de chômage au sens du BIT (%)
Ce sont lesjeuneshommesenparticu-
lier qui paient le plus lourd tribut à la 10,0
dégradation du marché du travail.
Leurs effectifs ont en effet grossi de 9,5
France4,2%, alors que ceux des jeunes fem-
9,0mes sont stables sur le trimestre.
Mais cette pause intervenue pour les
8,5
jeunes femmes ne parvient pas à inver-
Lorraine
ser la tendance à la hausse enre-
8,0
gistrée tout au long de l’année 2004.
En glissement annuel, le nombre de 7,5
jeunes femmes à la recherche d’un
emploi a augmenté de 7,3% contre
2001 2002 2003 2004 2005
5,3% pour leurs homologues mascu-
Source : Insee
lins. En ce qui concerne les deman-
deursdeplusde50ans,cesontles
femmes qui contribuent le plus à leur rable (CDI et CDD de plus de 6 mois :
augmentation : elles connaissent une -5%), et de l’offre d’emploi temporaire
hausse de 3,2% (2,8% pour les hommes (contrats de 1à6mois:-3%)n’est pas
de plus de 50 ans). compensée par la progression de
l’offre d’emploi occasionnel (contrats de
moins de 1 mois : +12%). Cette dernièreTrès forte progression
catégorie représente un peu moins de
du chômage de longue durée
10% des offres enregistrées durant le
mois de mars. Les offres d’emploi du-Fin mars 2005, en données brutes, la
rable ne représentent que 35% de l’en-Lorrainecompteprèsde24580 de-
semble des offres collectées en marsmandeurs d’emploi de longue durée,
2005 contre 55% pour les offressoit 10,2% de hausse annuelle (+8% au
d’emploi temporaire.niveau national). Le chômage de longue
durée représente un peu plus de 27%
de la demande d’emploi totale (contre
26% un an plus tôt). Parmi les chô-
meurs de longue durée, le nombre de
personnes inscrites depuis plus de
deux ans progresse encore plus forte-
Barbara CAUDRONment (+18%).
Au cours du mois de mars 2005, Yann KUBIAK
11 100 offres d’emploi ont été enre-
Benjamin MÉREAU
gistrées par l’ANPE, soit 2,3% de
Sylvie PETITmoins qu’en mars 2004. La contrac-
tion simultanée de l’offre d’emploi du- Brigitte VIENNEAUX
7
mars
juin
sept
déc
mars
juin
sept
déc
mars
juin
sept
déc
mars
juin
sept
déc
marsrieur français qui contribue ploi. Au total, l’emploi augmenterait de
négativement à la croissance du PIB 130 000 postes en 2005.
Belgique
(-0,3 point). En effet, les exportations
françaises sont en baisse au premier tri- Ralentissement de l’activité
mestre 2005 (-0,4%, contre +0,9% au tri- Au premier trimestre 2005,mondiale, zone euro fragile
le produit intérieur brut dimestre précédent). Ce recul touche à la -
La conjoncture nationale n’est évidem- minuede0,2%. Il restece-fois lesbiens et lesservicesfrançais.
pendant en hausse de 1,2%ment pas indépendante du contexte in-Les exportations d’automobiles enregis-
sur un an. Le taux de chô-ternational. L’économie mondiale connaîttrent une forte baisse (-2,3% contre
mage (en données désaison-actuellement un ralentissement, impulsé+2,4% au quatrième trimestre 2004). Les nalisées) s’établit à 8% de la
par les mesures chinoises de maîtriseservices aux entreprises s’exportent population active en mars
de l’activité et par le resserrement de lamoins bien ce trimestre, avec une 2005.
politique monétaire américaine en vuebaisse constatée de 2,3%.
Comme en France, le chô-d’éviter tout risque inflationniste. Malgré
mage touche plus durementces mesures, l’économie américaine
Entreprises : lesfemmes(9,1%)que lescontinue de croître à un rythme soute-
hommes (7,2%). Entre marsl’investissement se maintient nu. Les États-Unis afficheraient une
2004 et mars 2005, le
croissance annuelle pour 2005 deL’investissement des entreprises pro- nombre de demandeurs d’em-
3,4% (contre 4,4% l’année dernière). ploi a augmenté de 5,7%. Engresse de 1,7% au premier trimestre
Wallonie, le nombre de chô-2005. Il se porte principalement sur Pour les pays de la zone euro, le rééqui-
meurs est en hausse deles biens, et notamment les biens d’é- librage de la parité euro/dollar devrait
2,7% sur la même période.
quipement (+3,8%). Les entreprises bénéficier aux exportations communau-
continuent d’investir dans les services taires. La contrepartie négative serait le
mais àunrythmemodéré(+0,4%). Les renchérissement de la facture énergé-
Luxembourgservices aux entreprises pâtissent de tique, notamment avec un cours du baril
cette croissance faible avec une baisse de pétrole fixé durablement autour des
de 0,3%, alors qu’ils avaient progressé 50 dollars. En mars 2005, l’emploi sa-
de 3,9% au dernier trimestre 2004. lariéaugmentede1,4%parDans ce contexte, seuls quelques pays
rapport au trimestre précé-Cette activité, modérée, n’est pas de la zone euro seraient favorisés,
dent. L’emploi frontalier, quid’ampleur à inverser rapidement la comme l’Allemagne qui a tiré parti de
représente 37,8% de l’em-
courbe du chômage. L’emploi salarié son excellente compétitivité à l’export.
ploi total, augmente quant à
marchand devrait peu évoluer en Dans le même temps, les ménages al- luide2,6%sur la même
2005 : 30 000 emplois seulement se- lemands ont subi une baisse de leur période. Il a progressé de
raient créés cette année. Néanmoins, pouvoir d’achat. La résultante de ces 5,2% en un an.
le taux de chômage devrait repasser deux effets ne devrait pas remettre im-
Dans le même temps, le
sous la barre des 10% (9,8%)au médiatement le pays sur la voie d’une nombre de demandeurs
cours du second semestre. Cette in- croissance forte. Plus généralement, d’emploi continue de croître
flexion serait le fait de la création d’em- la zone euro devrait afficher une crois- (+1% en trois mois, +8,9%
plois aidés dans le secteur non sance modeste en 2005, autour de en un an). Le taux de chô-
mage s’établit à 4,6% de lamarchand résultant de la mise en +1,3%, certaines économies comme
population active.place du plan de cohésion sociale et l’Italie entreraient quasiment en sta-
d’autres dispositifs de retour à l’em- gnation.
Biens et services : Équilibre ressources-emplois aux prix de 2000
Évolution
2003 2004 2005
annuelle
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2004 2005
Produit Intérieur Brut 0,4 -0,5 1,1 0,4 0,6 0,7 0,1 0,7 0,3 2,1 1,1
Importations 0,5 -0,2 0,6 2,0 0,3 3,3 2,2 1,2 0,7 6,1 3,5
Dépenses de consommation des ménages 0,3 -0,1 1,1 0,3 0,9 0,5 -0,1 1,1 0,8 2,3 1,7 de consommation des adminis-
trations publiques 0,2 0,3 0,9 0,9 0,7 0,8 0,1 0,5 0,1 2,7 0,7
Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) totale 1,0 0,8 1,3 1,2 -0,5 1,0 -0,3 1,4 1,4 2,2 2,5
dont : SNF-EI (sociétés) -0,3 0,1 1,5 1,6 -0,6 1,3 -0,6 1,9 1,7 2,4 3,2
Ménages 1,6 1,0 0,4 0,7 0,4 1,6 0,6 0,8 0,7 3,1 2,0
APU (administrations publiques) 3,0 2,8 2,3 1,3 -0,3 0,5 -0,1 0,4 1,3 3,0 1,7
Exportations -1,8 -1,3 0,8 1,2 0,0 0,9 0,3 0,9 -0,4 2,1 0,7
Demande intérieure totale 1,0 -0,1 1,0 0,6 0,7 1,4 0,6 0,7 0,6 3,2 1,9
Source : Insee - Comptes nationaux trimestriels
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