Conjoncture 1er trimetre 2004 : la croissance plus lente à se manifester en Lorraine

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Le PIB français est en hausse de 0,8% au premier trimestre 2004. La croissance se poursuit au deuxième trimestre. Les dépenses de consommation des ménages contribuent pour une grande part à cette hausse. La reprise de l’investissement, entamée fin 2003, se confirme. La croissance attendue pour 2004 est de 2,3%. En Lorraine, l’emploi est à nouveau en baisse au premier trimestre 2004. Les effectifs de l’industrie diminuent de 1%. En revanche, l’activité industrielle progresse, et le nombre de créations d’entreprises atteint un nouveau record. Le taux de chômage se stabilise, mais les emplois offerts en Lorraine sont de plus en plus précaires.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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www.insee.fr/lorraine ° N 10
LePIBfrançais en progression
La consommationreste dynamique
L’emploi lorrain de nouveau en baisse
Nouveau record descréations d’entreprises
La croissance plus lente à se manifester en Lorraine
Le PIB français est en hausse de 0,8% au premier trimestre 2004.La croissance se poursuit au deuxième trimestre. Les dépenses de consommation des ménages contribuent pour une grande part à cette hausse. La reprise de l’investissement, entamée fin 2003, se confirme. La croissance attendue pour 2004 est de 2,3%.
E n Lorraine, l’emploi est à nouveau en baisse au premier trimestre 2004. Les effectifs de l’industrie diminuent de 1%. En revanche, l’activité industrielle progresse, et le nombre de créations d’entreprises atteint un nouveau record. Le taux de chômage se stabilise, mais les emplois offerts en Lorraine sont de plus en plus précaires.
er Nouvelle baisse de l'emploi lorrain au 1 trimestre 2004 Emploi salarié, indice base 100 fin du dernier trimestre 1999
110
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2000
2001
2002
France
Lorraine
2003
2004
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement par l'État. Source : Insee URSSAF
2
Conjoncture nationale et internationale la reprise se confirme
Allemagne
Au premier trimestre 2004, le produit intérieur brut de l’Allemagne augmente de 0,4%. Cette embellie provient principalement de la demande extérieure. Au sein de la zone euro, c’est l’Allemagne qui a le plus profité du dynamisme du commerce mondial. Ses ex portations ont progressé de 4,6%.
La demande intérieure reste cependant faible. La baisse des taux d’imposition en vi gueur depuis janvier 2004 devrait relancer la consom m a t i o n d e s m é n a g e s a u deuxième trimestre.
L’emploi salarié est en baisse de 1,6% dans la Sarre contre 2,7% en RhénaniePalatinat. Dans les secteurs de l’in dustrie minière, du bâtiment et du commerce, les effectifs diminuent fortement. L’emploi salarié ne progresse que dans le secteur de l’hôtellerie. En RhénaniePalatinat, tous les secteurs de l’industrie sont confrontés à une baisse des effectifs. Dans la Sarre, le taux de chômage s’établit à 9% de la population active en mai 2004. En RhénaniePala tinat, il est de 9% au premier trimestre 2004.
Sources internationales :  Note de conjoncture de l’Insee  Service des études et de la statistique du ministère de la région wallonne  Service central de la statistique et des études économiques du Luxembourg  Statistisches Landesamt Saarland  Statistisches Landesamt RheinlandPfalz  Bulletin luxembourgeois de l’emploi
:
La reprise observée depuis le milieu de l’année 2003 se confirme au premier trimestre 2004. Elle devrait permettre d’atteindre 2,3% de croissance duPIBen 2004. La consommation des ména ges reste l’élément principal de la croissance. Les investissements progressent à nouveau ce trimestre. u premier trimestre 2004, lePIBbeaucoup plus importants que par le A français progresse de 0,8%, confir passé. mant la reprise observée en fin d’année Cette hausse s’explique également par dernière. C’est la plus forte progression l’augmentation du revenu disponible enregistrée depuis le premier trimestre brut, qui progresse cependant à un 2002. Le rythme de la croissance devrait rythme plus faible qu’au trimestre précé ralentir légèrement au deuxième tri dent (+0,6% après +0,8%). Par ailleurs, le mestre, pour s’établir à +0,5%. Au total, taux d’épargne diminue au premier tri la croissance pourrait atteindre 2,3% mestre 2004. pour l’ensemble de l’année 2004, contre Aux deuxième et troisième trimestres 0,5% en 2003. 2004, la consommation ralentirait, en raison d’une moindre hausse du revenu La consommation des ménagesdisponible brut. L’investissement des reste dynamiqueménages en logement croîtrait cepen dant à un rythme soutenu, grâce à des Les dépenses de consommation des taux d’intérêt toujours peu élevés. ménages sont restées soutenues. Elles progressent de 0,9% et contribuent Une reprise des investissements pour 0,5 point à la croissance duPIB. Si confirmée les dépenses en services progressent modérément (+0,4% après +0,5%La reprise de l’investissement observée), la consommation de biens manufacturés, au trimestre précédent se confirme notamment de biens de consommation, (+0,7% après +0,8%). Les investissements s’est accrue (+1,8% après +0,6%des entreprises progressent au même). De puis deux ans, les achats de textile lors rythme qu’au dernier trimestre 2003 des soldes de janvierfévrier sont ainsi (+0,8% après +0,9%). Ils continueraient de
Une consommation soutenue
Croissance duPIBet contributions à son évolution % 0,8
0,6
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 0,2
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er 1 trim.
PIB(en %) Dépense de consommation(en point) FBCF(en point) Commerce extérieur(en point)
e e eere e 2 trim. 3 trim. 4 trim.1 trim.3 trim.2 trim. 2002 2003 Source : Insee  comptes nationaux trimestriels
e 4 trim.
er 1 trim. 2004
3,8
2003
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3
2,5 0,1
5,8
2,7
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1,7
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0,7
Biens et services : Équilibre ressourcesemplois
La croissance de la production de biens s’établit à 0,5% au premier trimestre 2004 contre 0,9% au trimestre précé dent. Le ralentissement est particulière ment marqué pour la production des branches manufacturières (+0,2% après +1%). Seuls les biens de consommation connaissent une reprise (+1% après 0,3%). A contrario, la production de la branche automobile est en nette diminu tion (0,7% contre +0,5%).
Produit Intérieur Brut
Importations
Évolution annuelle 2002 2003 1,1 0,5
4,6 1,8
1,8
0,7
3,3
T2 0,3
T3 0,6
T1 0,1
0,3
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0,7 0,0
0,5
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2004
Les exportations et les importations décé lèrent nettement. Le redressement des exportations, qui semblait s’être amorcé fin 2003, se ralentit. La progression n’est plus que de 0,6% contre 1,6% au der nier trimestre 2003. En effet, si les ex portations de services progressent de 1% (contre 2,3% au trimestre précédent), les ex portations de biens ralentissent. Les ex portations de biens d’équipement aéronautiques et navals subissent le con trecoup des livraisons du Queen Mary II et d’airbus au dernier trimestre 2003. Les exportations de produits automobiles se stabilisent (0,1% après +0,9%). Les importations progressent de 1% au premier trimestre 2004 après 2,6% au trimestre précédent. Ce sont principale ment les branches automobile et aéro nautique qui en sont à l’origine. Au total, la contribution du commerce extérieur est légèrement négative au premier tri mestre (0,1 point).
1,4
2,3
1,4
0,1
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La production ralentie
0,7
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Luxembourg
T4
Un commerce extérieur moins actif
T4 0,6
T3
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0,1
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En un an, le nombre de de mandeurs d’emploi a aug menté de 6,4% en Wallonie contre 7,1% en Belgique. Au début de l’année 2004, la reprise de l’activité écono mique de la région wallonne est fragilisée par l’apprécia tion de l’euro pesant sur les exportations.
Le produit intérieur brut de la Belgique a augmenté de 2% par rapport au même tri mestre de l’année précé dente. Le taux de chômage s’établit à 8,4% de la popula tion active en mars 2004 (8,1% en juin).
T1 0,8
T2
Depuis le début de l’année 2004, les prix du pétrole et de l’essence sont à la hausse. Au mois d’avril, on observe une reprise des investisse ments dans l’industrie et une activité modérée dans la cons truction. L’emploi salarié pro gresse de 2% par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Le nombre de frontaliers augmente de 3,8% en un an. Fin mai, le taux de chômage au Luxembourg s’é tablit à 4% de la population active et reste le taux le plus bas de la zone euro.
Exportations
Demande intérieure totale
Ménages
0,3
APU (administrations publiques)
Dépenses de consommation des adminis trations publiques Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) totale
Dépenses de consommation des ménages
2,8
0,2
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1,3
0,9
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0,6
0,6
1,4 0,3
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2,2
dont : SNFEI (sociétés)
0,9
1,7 0,5
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T1 0,8
3,0
Les exportations n’ont pas bénéficié d’un environnement international qui reste por teur, même si les produits européens restent pénalisés par les taux de change. Aux ÉtatsUnis, l’activité bénéficie d’un cercle vertueux initié par l’enrichissement récent de la croissance en emplois.
1,7
0,9
1,0
2002
T2 0,6
T3 0,2
T4 0,1
1,0
Source : Insee  Comptes nationaux trimestriels
0,5
aux prix de 1995
0,1
0,0
0,9 0,3
1,4
progresser sur un rythme voisin pour le reste de l’année 2004. L’accélération de la demande adressée aux entreprises ex plique en grande partie la hausse des dé penses d’équipement. Cellesci concernent cependant plus le renouvelle ment de matériels obsolètes que l’exten sion des capacités de production. En outre, les conditions d’autofinancement se sont améliorées. Le taux de marge des entreprises a nettement augmenté, même s’il reste inférieur a son niveau de long terme. De plus l’endettement des en treprises est sur une tendance à la baisse depuis mi2003.
0,0
0,1
0,9
0,6 0,5
0,9
Un effet limité de la hausse du cours du pétrole
Belgique
L’économie internationale a été marquée par la hausse du cours du pétrole. L’insta bilité politique et la multiplication des at tentats au MoyenOrient ont accentué la hausse des prix du baril. Cette augmenta tion des prix n’est cependant pas de na ture à casser la croissance mondiale à court terme, mais le prix du pétrole de meure un élément d’incertitude. En outre, le dynamisme soutenu de l’activité indus trielle chinoise contribue à la forte de mande de matière première et à l’accélération des prix. La Chine est ainsi devenue le premier consommateur mon dial d’acier (25% de la production mondiale) et de certains métaux nonferreux (nickel, aluminium).
mier trimestre 2004 (environ 1 500 em plois de moins), alors qu’elle n’était que de 0,4% au dernier trimestre 2003. Au niveau national, l’emploi industriel di minue moins fortement (0,5%) sur la même période. Dans les industries des biens d’équipe ment, les effectifs lorrains sont en baisse de 1,8%, soit environ 400 em plois disparus. Dans les industries des biens intermé diaires, la baisse est de 1,1%, soit près de 800 emplois de moins que fin 2003. L’industrie textile notamment perd 2,1% de ses effectifs, soit une centaine d’em plois. Fortement touchée elle aussi, la métallurgie perd plus de 400 emplois. Dans le secteur chimiecaoutchoucplas tiques, l’emploi baisse de 0,9%.
er 1 trim. 2004
er 1 trim.
4
e 3 trim.
e 4 trim.
e 2 trim.
2003
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement par l'État. Source : Insee  URSSAF
Les opinions des entrepreneurs sont plus optimistes dans tous les secteurs. Les produits de la construction automobile et des équi pements mécaniques dynamisent les exportations. Le secteur des services reste le plus gros pourvoyeur d’emploi en Lorraine. Le boom des créations d’entreprises profite principalement aux sec teurs du commerce et des services. Près de 1 600 emplois ont disparu dans le secteur marchand en Lorraine au premier tri mestre 2004. Dans l’industrie, la baisse atteint 1%. L’emploi sa larié du secteur automobile est en repli (0,4%), situation inédite depuis septembre 2002.
Après s’être stabilisé fin 2003, l’emploi salarié du secteur marchand (hors inté rim) est à nouveau en baisse en Lor raine (0,3%). Ce sont encore près de 1 600 emplois qui disparaissent au pre mier trimestre 2004. Sur la même pé riode, l’évolution est très légèrement positive (+0,1%) au niveau national. L’emploi intérimaire lorrain, qui avait for tement diminué à la fin de l’année 2002, est parvenu à une certaine stabi lité l’an dernier, qui se confirme au pre mier trimestre 2004.
L’emploi salarié en Cham pagneArdenne diminue de 0,3% par rapport au tri mestre précédent. En un an, l’emploi baisse assez forte ment (1,1%). Le taux de chômage est de 10,2%. Il est supérieur à celui enregis tré au niveau national (9,8% pour l’ensemble de la France). C’est dans le département des Ardennes que le taux de chômage reste le plus élevé (13,6%).
Au premier trimestre 2004, l’emploi salarié du secteur marchand baisse de 1% en Alsace (données brutes InseeUrssaf). Sur l’ensemble de l’année 2003, les effec tifs diminuent de 1,2%. En un an, le taux de chô mage a augmenté de 0,7 point. Il s’établit à 8,1% de la population active au pre mier trimestre 2004.
En Alsace
Toujours des créations dans les services, mais moins nombreuses
L’emploi industriel lorrain continue de décliner. La baisse atteint 1% au pre
Évolution de l’emploi salarié % 0,6
Ensemble Industrie BTP Commerce Services
En Champagne Ardenne
Conjoncture Lorraine : trimestre toujours en demiteinte
0,2
0,4
0
 0,8
 0,6
 1,0
 1,2
 0,2
 0,4
En FrancheComté
L’emploi salarié diminue de 0,2% en FrancheComté. C’est la plus forte baisse de puis 1997. Le taux de chô mage s’établit à 8,6% de la population active. C’est dans le département du Jura que l’on trouve le taux le plus bas (7,4%).
Encore de nombreuses pertes d’emplois dans l’industrie
Le secteur de l’énergie subit ce trimestre une perte d’un peu moins de 200 em plois, toujours causée par la fermeture des Houillères du Bassin de Lorraine. Enfin, dans l’industrie automobile, l’em ploi est en léger repli (0,4%), situation inédite depuis septembre 2002. Dans le secteur de la construction, le nombre d’emplois varie peu. La baisse de 0,2% se traduit par une diminution d’un peu moins de 80 postes.
Des créations d’emploi dans les services de conseil et d’assistance
Les effectifs du secteur tertiaire restent stables. Dans les activités du commerce, la baisse, modérée, est de 0,2%. Les effec tifs du commerce et de la réparation d’au tomobiles stagnent, mais quelque 150 emplois du commerce de gros et du com merce de détail disparaissent au premier trimestre 2004. Avec 0,4% d’emplois de plus qu’au qua trième trimestre 2003, le secteur des services marchands reste le plus gros pourvoyeur d’emplois en Lorraine. Sur l’ensemble de la France, l’évolution des ef fectifs des services est du même ordre (+0,3%). Les activités de conseil et assistance sont les plus performantes en terme d’em bauche. On y recense presque 400 em plois supplémentaires au premier trimestre 2004, notamment dans les do maines de l’informatique, de l’ingénierie et des études techniques, et de la publicité.
Activité industrielle : optimisme des chefs d’entreprise
Au premier trimestre 2004, l’activité in dustrielle lorraine montre quelques signes de reprise. Selon les enquêtes nationales de conjoncture dans l’industrie, et compte tenu de la structure du secteur en Lor raine, la production a légèrement aug menté, et les perspectives pour le deuxième trimestre sont optimistes. D’a près les industriels interrogés en avril, les demandes globale et étrangère sont posi tives. Dans ce contexte, les stocks de produits finis sont jugés moins lourds que précédemment.
Création d’entreprises : un nouveau record
Avec 2 123 créations d’entreprises (données CVS) au premier trimestre 2004, la Lorraine a connu un dyna misme sans précédent. L’augmentation (+15,1%) est beaucoup plus importante que celle observée sur l’ensemble de l’année 2003 (+7,7%). Elle est aussi plus forte que celle enregistrée au ni veau national (+8,2%). Après ce premier trimestre exceptionnel, le nombre de créations d’entreprises recule en Lor raine au second trimestre (7,2%), tout en conservant un haut niveau. Les créations nouvelles, qui représen tent 70% du total, ont enregistré la pro gression la plus importante (+17,6%). Le secteur du commerce reste le premier créateur d’entreprises (585), suivi par les services aux particuliers (434) en
Les industriels optimistes
Évolution de l’emploi industrielet de l’activité industrielleen Lorraine solde d’opinions 40 1,2% Emploi (échelle de gauche) 1,0Production passée (échelle de droite) 30 Tendance prévue de la production (échelle de droite) 0,8
0,6
0,4
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0,0
0,2
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2000
2001
2002
2003
Source : Insee  Enquêtes de conjoncture dans l’industrie et Epure (URSSAF)
2004
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40
L’automobile
En Lorraine, l’emploi du sec teur automobile diminue (0,4%) au premier trimestre 2004, ce qui ne s’était pas produit depuis septembre 2002.Pour l’ensemble de la France, l’emploi de ce sec teur baisse de 0,3%. Au premier trimestre 2004, la production automobile de l’ensemble de la France di minue de 0,7%. La cons truction automobile reste la branche la plus exportatrice de la région et enregistre une progression de ses ex portations de près de 37%. Classées au quatrième rang des exportations lorraines, les exportations d’équipe ments automobiles augmen tent de 17% par rapport au même trimestre de l’année précédente.
5
Au premier trimestre 2004, les expor tations lorraines s’élèvent à 4 693 mil l i o n s d ’ e u r o s . E l l e s s o n t e n augmentation de 5,4% par rapport au même trimestre de l’année précédente. Cette hausse résulte principalement des exportations des produits de la cons truction automobile (+36,1% en un an), des équipements mécaniques (+21,8%), et des équipements pour automobiles (+16,8%). Les exportations de produits sidérurgiques et de première transfor mation de l’acier régressent légèrement (0,8%). Les biens de consommation sont en net repli (7,1%).
6
1 000
0
Selon les entrepreneurs lorrains interro gés en avril 2004, l’activité dans le sec teur du bâtiment a encore fléchi au premier trimestre 2004, en raison de mauvais résultats dans le second œuvre. A l’inverse, contrairement aux trimestres précédents, le gros œuvre s’est bien porté. Les perspectives pour le deuxième trimestre 2004 sont plus positives, notamment grâce à une pos sible stabilisation du second oeuvre. L’activité dans le bâtiment neuf et dans
Les productions d’acier brut, de fonte brute et de produits laminés gardent le même ni veau que celui observé au premier trimestre 2002. En ce début d’année, la baisse de production est plus forte en Lorraine que pour l’en semble de la France. (Source : Centre Professionnel des Statistiques de l’Acier).
Au cours du premier trimestre 2004, le nombre de logements commencés a lé gèrement diminué (4,1%), alors qu’il a augmenté pour l’ensemble de la France (+11%). Avec près de 3 000 logements, il reste néanmoins à un niveau très éle vé. La forte hausse dans les logements collectifs (+27,2%) n’a pas suffi à com penser la baisse dans les constructions de logements individuels. Les intentions de construire sont cependant bien orien tées, le nombre de logements autorisés continue sa progression. En un an, le nombre d’autorisations a augmenté de 24%, plus que pour l’ensemble de la France, où le nombre de logements au torisés progresse de 19%.
le logement neuf est plus importante qu’au trimestre précédent alors que, dans le même temps, le secteur de l’en tretien et de l’amélioration de l’habitat a diminué son activité. Les perspectives d’emploi sont à la hausse malgré une baisse du carnet de commandes.
La hausse de 10,4% des exportations vers l’Allemagne conforte la place de ce pays comme principal partenaire de la Lorraine (30% du total des exportations). Le Luxembourg, avec 10,2% d’augmen tation, contribue aussi au résultat positif de la Lorraine.
Stabilité du taux de chômage
Construction : plus de logements collectifs, moins de logements individuels
Activité passée
Au premier trimestre 2004, le taux de chômage en Lorraine se stabilise à 9,5% de la population active, contre 9,8% au niveau national. En un an, il a augmenté plus rapidement (+0,4 point contre +0,2 pour l’ensemble de la France). Les départements les plus touchés par cette hausse sont les départements de la Meuse et de la Moselle (+0,4 point en un an). Le taux de chômage est de 9,2% dans la Meuse, et de 9,5% en Moselle. Dans le département des Vos ges, il se stabilise autour de 10%. Enfin, en MeurtheetMoselle, il s’établit à 9,5% de la population active et aug mente de 0,2 point en un an.
Exportations en hausse
rap
forte augmentation (+41,4%) par port au dernier trimestre 2003.
Soldes des réponses des entreprises lorraines dubâtiment en %(CVS)
Tendance de l’activité du bâtimenten Lorraine
ème ème 2 trim 3 trim Source : DRE  Sitadel
2000
30 40
1999
ème 4 trim
Au premier trimestre 2004, les effectifs du secteur de la métallurgie et de la transfor mation des métaux dimi nuent de 1,3% en Lorraine. En France, l’emploi salarié de ce secteur diminue de 0,9%.
Sidérurgie
4 000
3 000
2 000
La production d’acier brut di minue de 9,2% par rapport au premier trimestre 2003, alors qu’elle augmente de 3,6% au niveau national. Les productions de fonte brute et de produits laminés enre gistrent des baisses respec tives de 6,3% et 1,3%, alors qu’elles se stabilisent pour l’ensemble de la France. Les exportations de produits sidérurgiques et de transformation de l’acier di minuent de 0,7% par rap port au même trimestre de l’année précédente.
er 1 trim
2003
Données brutes
2004
2003
2001 2002 Source : Insee
0 10
50 40 30 20
20
10
Logementsautorisésen Lorraine
2004
Activité future
En mars 2004, le nombre de deman deurs d’emploi en fin de mois de caté gorie 1 (à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps complet) s’élève à 84 160 (données CVS). Il diminue de 0,7% par rapport au trimestre précé dent, alors qu’il se stabilise au niveau national (+0,1%). En glissement annuel, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 2,3%, soit dans des pro portions identiques à celles de l’en semble du pays. Au premier trimestre 2004, le chômage atteint plus les fem mes que les hommes. Par rapport au trimestre précédent, leur nombre aug mente de 0,2%, alors que celui des hommes diminue de 1,1%. Sur l’année, on observe toutefois une augmentation plus forte pour les hommes (+3%)que pour les femmes (+1,6%).
Les jeunes femmes les plus touchées
La baisse du nombre de demandeurs d’emploi ne s’observe que pour ceux de plus de 25 ans. La tendance est à la baisse (0,9%) depuis un an pour les plus de 50 ans : 1,5% pour les hom mes et 0,8% pour les femmes. L’amé lioration est plus récente pour les chômeurs de 25 à 50 ans (1,6% pour les hommes contre 0,3% pour les femmes au premier trimestre 2004). Pour cette catégorie, en effet, la tendance sur 12 mois reste à la hausse, surtout chez les hommes (+3,2% contre +1,6% pour les femmes). Fin mars 2004, on compte 18 820 jeu nes de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi, soit 2,2% de plus qu’au tri mestre précédent et 6% de plus qu’un an auparavant. Les jeunes femmes su bissent plus fortement la dégradation de la conjoncture. Leurs effectifs ont pro portionnellement plus augmenté (+3%) que ceux de leurs homologues mascu lins (+1,8%). Les jeunes représentent 22,4% de la demande d’emploi totale.
Des offres d’emploi de plus en plus précaires
A la fin du premier trimestre 2004, en données brutes, la Lorraine compte 22 300 demandeurs d’emploi de longue durée, soit 1,7% de plus qu’un an aupa ravant. Le chômage de longue durée re présente en Lorraine 27,2% de la demande d’emploi totale, contre 30,1% en France. L’augmentation des effectifs
107
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Forte hausse de la demande des moins de 25 ans
Demandeurs d'emploi en fin de mois catégorie 1 en Lorraine Base 100 en mars 2003
98 mars
10,5
10
9,5
9
8,5
8
juin
25 à 49 ans
2003
sept
Source : ANPE
 25 ans
50 ans et plus
déc
ensemble
mars 2004
Le taux de chômage se stabilise en Lorraine
(%) Taux de chômageau sens du BIT
Lorraine
2002
France
2003 Source : Insee
de demandeurs inscrits depuis un ou deux ans se poursuit (+3,1% en un an). En revanche, le nombre de chômeurs de très longue durée (inscrits depuis deux et plus)diminue de 1%. Au cours du mois de mars 2004, 11 371 offres d’emploi ont été enregis trées par l’ANPE, soit 6,3% de plus qu’en mars 2003. En données cumu lées, de janvier à mars 2004, le total des offres est de 27 401, soit 2,5% de plus qu’en 2003 sur la même période. En un an, le nombre d’offres d’emploi durables (contrats de plus de 6 mois) di minue de 2,1% au profit des offres d’emploi temporaires (+12,2%). Ces der nières représentent 56% des offres to tales collectées dans l’année contre 36% pour les offres durables. Cet ac croissement de la précarité des offres se traduit également par la hausse (+8,3%) du nombre d’offres occasionnel les (contrats de moins de 1 mois) qui re présentent près de 10% des offres collectées pendant l’année.
2004
Laurent AUZET Barbara CAUDRON Benjamin MÉREAU Brigitte VIENNEAUX
7
L’Insee effectue une enquête nationale trimestrielle auprès des entre prises du secteur concurrentiel sur la situation et les perspectives d’ac tivité dans l’industrie. Le solde d’opinion pour la Lorraine correspond aux réponses nationales corrigées des effets de structure. Les séries sont présentées corrigées des variations saisonnières.
RemiremontGérardmer
Source : Insee
Chômage par zone d'emploi
BarleDuc
taux de chômage (%)
11 ,5 10 ,3 9,4 8,8
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET RELATIONS MÉDIAS Jacqueline FINEL
SECRÉTARIAT DE FABRICATION MISE EN PAGE  COMPOSITION MarieThérèse CAMPISTROUS MarieOdile LAFONTAINE
e 4 trimestre 2003
COORDINATION RÉDACTIONNELLE Joël CREUSAT William ROOS Valérie GUILLEMET
Demandes d’emploien fin de mois, part desmoins de 25 ans(ANPE  DRTEFP) CVS
er 1 trimestre 2004
Au premier trimestre 2004, le taux de chômage en Lorraine s’établit à 9,5% de la population active. C’est dans les zones d’emploi de Toul et de Sarrebourg que le taux de chômage est le plus faible (7,8%). La fer meture de grands établissements industriels en 2003 a entraîné une forte hausse du taux de chômage dans les zones d’emploi de Longwy et du Bassin Houiller. Dans ces deux zones, il atteint respectivement 10,3% et 11,5% au premier trimestre 2004, soit une évolution en un an de 1 point pour Longwy, et 0,8 point pour le Bassin Houiller.
Taux dechômageau sens du BIT (Insee) CVS
Commercy
Nancy
Longwy Thionville BassinHouiller Briey MeuseduNord Sarreguemines Metz
22,4%
0,3%
9,5%
84 160
2 989
3 548
2 123
Toul
 Note de conjoncture de l’Insee  Juin 2004
9,1%
Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie Insee Institut National de la Statistique et des Études Économiques Direction Régionale de Lorraine 15, rue du Général Hulot CS 54229 54042 NANCY CEDEX Tél :03 83 91 85 85 Fax :03 83 40 45 61 www.insee.fr/lorraine
9,5%
82 380
0,0%
0,3%
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION JeanPaul FRANÇOIS Directeur régional de l’Insee
 Cahiers lorrains de l’emploi  Le marché du travail en Mars 2004  DRTEFP Lorraine Avril 2004
 Site internet de l’Insee : www.insee.fr
Lunéville
Créations d’entreprises(toutes origines) (Insee SIRENE) CVS
Sarrebourg
ABONNEMENTS Myriam PUJOL Code SAGE : EL041040 N° à la CPPAP AD 176 ISSN : 02939657 © INSEE 2004
8
SaintDié
Les séries d’évolution de l’emploi sont obtenues à partir des données re cueillies par les URSSAF auprès des employeurs. Les données régionales concernent tous les secteurs hormis l’agriculture, les entreprises apparte nant majoritairement à l’État, l’intérim, l’administration et l’éducation, la san té, l’action sociale. Elles portent sur toutes les tailles d’établissements. Ces données sont provisoires pour les deux derniers trimestres connus.
RÉDACTRICE EN CHEF Agnès VERDIN
Demandes d’emploien fin de mois DEFM1 (ANPEDRTEFP) CVS
1 845
3 117
3 420
Évolution de l’emploi salarié(Insee  URSSAF ) CVS
Vosgesdel'Ouest Épinal
er 1 trimestre 2003
Nombre delogements autorisés(DRE Sitadel)
Nombre delogements commencés(DRE Sitadel)
LES CHIFFRES CLÉS EN LORRAINE
1 670
2 363
2 862
84 800
21,7%
21,7%
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