Conjoncture 2ème trimestre 2006 : résultats à mi-parcours à confirmer

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Au deuxième trimestre 2006, le PIB français progresse de 1,2%. Cette forte croissance est due notamment à une reprise de la production industrielle. La consommation des ménages reste forte et l’investissement des entreprises se redresse. Le chômage est sur le point de passer en dessous de la barre des 9%. En Lorraine, l’emploi salarié se redresse légèrement (+0,1%) au deuxième trimestre 2006. Le taux de chômage (9,5% de la population active) atteint son niveau le plus bas depuis trois ans sans toutefois diminuer autant qu’au niveau national. Les créations d’entreprises continuent de progresser. L’activité du bâtiment, avec la mise en chantier de plus de 4 300 logements, est florissante. Les exportations sont en hausse de 3,4% par rapport au deuxième trimestre 2005.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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www.insee.fr/lorraine
° 2006 :66N résultats à mi-parcours
à confirmer
Au deuxième trimestre 2006, le PIB français
progresse de 1,2%. Cette forte croissance est due
notamment à une reprise de la production industrielle.
La consommation des ménages reste forte et l’investissement
des entreprises se redresse. Le chômage est sur le point
de passer en dessous de la barre des 9%.
En Lorraine, l’emploi salarié se redresse légèrement
(+0,1%) au deuxième trimestre 2006. Le taux de chômage
(9,5% de la population active) atteint son niveau le plus bas
Conjoncture internationale : depuis trois ans sans toutefois diminuer autant qu’au niveau
la croissance européenne
national. Les créations d’entreprises continuent de progresser.sur un rythme annuel de 3%
L’activité du bâtiment, avec la mise en chantier de plus de 4 300Conjoncture nationale :
le PIB français fait un bond logements, est florissante. Les exportations sont en hausse
L’emploi lorrain : de 3,4% par rapport au deuxième trimestre 2005.
léger mieux
Le chômage lorrain :
Légère remontée de l'emploi lorrain
recul certain
Emploi salarié, indice base 100 fin du dernier trimestre 2000
110
108
106
104
France
102
100
98 Lorraine
96
2002 20032000 2001 2004 2005 2006
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement
par l'État.
Source : Insee - URSSAF
VConjoncture nationale et internationale :
mi-2006 : poussée de croissance
Au premier semestre 2006, l’économie mondiale, notamment
celle de la zone euro, reste très dynamique. Dans ce contexte, leAllemagne
produit intérieur brut français a fortement augmenté au deuxième
trimestre 2006. Ce regain d’activité est impulsé par la reprise deAu deuxième trimestre
2006, le PIB allemand aug- la production industrielle ainsi que par une consommation inté-
mentede0,8%par rapport
rieure jouant toujours un rôle moteur. L’économie française de-au trimestre précédent.
Cette hausse est due en vrait créer près de 250 000 emplois en 2006. Le taux de
partie à une reprise de la
chômage chuterait à 8,6% de la population active, fin 2006. Laconsommation des ména-
ges, dynamisée par l’effet croissance française pourrait être de 2,3%.
conjugué de l’organisation
de la Coupe du monde de
erAu 1 semestre 2006, l’économie mon- ce coup de frein ne devrait avoir qu’unfootball et de l’anticipation
de la hausse de la TVA diale reste très bien orientée, stimulant impact limité sur la croissance euro-
prévue en 2007. les échanges internationaux. La hausse péenne. Cette dernière serait soutenue
L’Allemagne est par ailleurs des cours des matières premières et le par ses moteurs internes.
portée par ses exporta-
renchérissement du crédit pèsent légè-
tions, puisqu’elle est désor-
rement sur la croissance asiatique. Tou- Croissance forte de la zone euromais le premier pays
tefois, ces facteurs régulateurs deexportateur mondial.
l’activité économique n’ont que peu d’ef- Le Produit Intérieur Brut de la zone euroEn juin 2006, le taux de
chômage allemand s’établit fet sur la croissance chinoise. Aux progresse à un rythme annuel supérieur
à 10,5% de la population États-Unis, la croissance semble mar- à 3%. L’Allemagne renoue avec la crois-
active. Il a donc baissé quer le pas suite au resserrement de la sance, portée par son industrie et ses
considérablement entre
politique monétaire de la Réserve fédé- exportations. Cette année devrait égale-
mars et juin 2006, puisqu’il
rale. Le PIB américain devrait progres- ment être un bon millésime pour l’éco-était de 12% en mars.
ser à un rythme plus modéré au cours nomie française, avec un taux deL’emploi salarié national
du deuxième semestre (+0,5% par tri- croissance égal à celui observéaugmente de 0,7% par rap-
port au mois de juin 2005. mestre), la croissance annuelle prévue outre-Rhin (2,3%). Ce bon résultat serait
En Rhénanie-Palatinat et en étant de 3,5%. Ce ralentissement en partie dû à la bonne orientation de
Sarre, le taux de chômage risque de se répercuter sur l’ensemble l’activité économique au premier se-
en juin 2006 atteint respec-
de l’économie mondiale. Néanmoins, mestre. En effet, le produit intérieur
tivement 7,7% et 9,9%.
étant donné la faible ouverture du mar- brut (PIB), aux prix de 2000, augmenteComparé au mois de juin
ché américain aux produits européens, de 1,2% au deuxième trimestre.2005, l’emploi salarié de
Rhénanie-Palatinat a aug-
Forte croissance trimestrielle du PIBmentéde0,8%enjuin
2006, mais il a diminué en
Croissance du PIB et contributions à son évolution
Sarre de 0,4%.
%
1,2
PIB (en %)Sources internationales :
Dépenses de consommation (en point)
FBCF (en point)- Note de conjoncture
Commerce extérieur (en point)
de l’Insee
0,8
- Service des études
et de la statistique
du ministère 0,4
de la région wallonne
- Service central
0,0de la statistique
et des études économiques
du Luxembourg
-0,4
- Statistisches Landesamt
Saarland
- Statistisches Landesamt
-0,8 e e e er e e e er e2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim.Rheinland-Pfalz
2004 2005 2006
- Bulletin luxembourgeois
Source : Insee - comptes nationaux trimestriels
de l’emploi
2ème après une progression modérée du re-France : bond au 2 trimestre
venu disponible brut réel en 2005
BelgiqueCe bond exceptionnel de l’économie (+1,3%), la dynamique salariale actuelle
française s’explique en grande partie devrait entraîner une hausse du pouvoir
par le redémarrage de la production d’achat de 2,3% en 2006. Cette Au deuxième trimestre
dans l’industrie manufacturière (+2,2%). 2006, le PIB belge est enhausse, conjuguée à une baisse tendan-
La production de biens d’équipement hausse de 0,8% par rapportcielle du taux d’épargne, devrait assurer
au trimestre précédent.augmente fortement (+5,2%) tandis que une croissance durable et forte des dé-
En juin 2006, le taux de chô-l’industrie automobile accuse un repli penses des ménages français.
mage belge s’élève à 8,6%.sensible (-1,6%). Ce redémarrage de la
La consommation intérieure devrait éga- Les femmes, avec un taux de
production industrielle ne permet pas de
chômage de 9,4%, sont pluslement être stimulée par les bons résul-
contenir la progression des importations touchées que les hommestats enregistrés sur le marché du
(+3,2%). La demande française en biens dont le taux de chômage esttravail. La demande de travail des entre-
étrangers se porte surtout sur les biens de 8,0%. Entre juin 2005 et
prises est en forte hausse, notamment
juin 2006, le nombre de demanufacturés et notamment l’automo- -
dans le secteur privé marchand. mandeurs d’emploi a chutébile, avec une hausse trimestrielle de
de 0,7%.5,7%. À l’inverse des importations, le
rythme des exportations diminue ce tri- Une économie génératrice
mestre (+1,6% contre +3,2% au trimestre d’emplois
précédent). La demande étrangère en Luxembourg
L’économie française devrait créer prèsprestations de services continue de di-
de 169 000 emplois dans la sphèreminuer (-0,7% après -2,3% au premier tri-
Au deuxième trimestreprivée marchande, contre 77 000 enmestre). La demandedebiens reste
2006, on observe un décro-2005. À cette embellie s’ajoute la créa-toutefois bien orientée (+2,1%). Les
chagedelacroissancedu
tion d’emplois aidés dans le secteur nonbiens intermédiaires et de consomma- PIB luxembourgeois (+0,3%),
marchand. Au total, près de 250 000tion font l’objet d’une forte demande par rapport au rythme très
emplois devraient être créés en 2006,(respectivement +2,9% et +4%) tandis que élevé des quatre trimestres
ramenant le taux de chômage à 8,6% précédents (+1,6% enles ventes d’automobiles progressent lé-
moyenne). Cela s’explique parde la population active à la fin 2006.gèrement (+0,3%). Avec un solde néga-
une chute de l’investissementAprès le recul de début d’année, l’inves-tif, le commerce extérieur contribue
et une stagnation de latissement des entreprises est reparti ànégativement à la croissance du PIB.
consommation privée. En juin
la hausse avec une progression de
2006, le taux de chômage
2,3% ce trimestre. Les entreprises ont estde4,3%. EntrejuinConsommation intérieure :
massivement procédé à des dépenses 2005 et juin 2006, leforte et stable
de renouvellement de leur outil de pro- nombre de demandeurs
d’emploi a chuté de 2,7% etLa consommation des ménages de- duction. L’automobile est le poste de dé-
l’emploi salarié a augmentémeure le principal moteur de la crois- penses qui bénéficie le plus de ce regain
de 4,2%. Sur la même pé-sance française. Depuis deux d’investissement avec des dépenses en
riode, l’emploi frontalier, qui
trimestres, elle progresse à un rythme hausse de 6,5%. Ce regain d’investisse-
représente 39% de l’emploi
élevé (+0,9% puis +0,8%). Au second se- ment semble toutefois être un ton en total, augmentede6,7%,
mestre, elle devrait être stimulée par la dessous de ceux observés en période soit une création de 7 900
hausse du pouvoir d’achat. En effet, de forte reprise économique. emplois.
Biens et services : Équilibre ressources-emplois aux prix de 2000
Évolution
2004 2005 2006
annuelle
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2005 2006
Produit Intérieur Brut 0,5 0,7 0,1 0,6 0,1 0,0 0,7 0,3 0,4 1,2 1,2 1,9
Importations 0,8 3,2 1,6 1,0 1,1 1,1 2,7 2,6 1,4 3,2 6,4 7,6
Dépenses de consommation des ménages 0,7 0,8 0,0 1,2 0,5 0,1 0,9 0,6 0,9 0,8 2,2 2,3 de consommation des adminis-
trations publiques 0,5 0,7 0,3 0,3 0,1 0,1 0,7 0,2 0,8 0,8 1,1 1,9
Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) totale -0,1 1,6 -0,1 1,2 0,8 0,6 1,7 1,0 0,0 1,7 3,7 3,1
dont : SNF-EI (sociétés) 0,5 2,4 -0,1 1,3 0,6 0,1 2,3 1,1 -0,4 2,3 3,7 3,4
Ménages 0,5 2,2 0,8 1,3 0,5 1,4 0,6 0,9 0,4 0,6 4,1 2,1
APU (administrations publiques) -0,1 0,2 -0,1 0,9 2,2 0,4 1,1 0,7 0,7 1,2 3,9 2,7
Exportations 0,1 1,1 0,3 1,5 -0,4 0,4 3,2 0,8 3,2 1,6 3,2 6,9
Demande intérieure totale 0,7 1,3 0,5 0,5 0,5 0,2 0,6 0,8 -0,1 1,7 2,1 2,2
Source : Insee - Comptes nationaux trimestriels
3Conjoncture Lorraine :
la baisse de l’emploi salarié stoppée
Au deuxième trimestre 2006, l’emploi salarié lorrain du secteur
privé (hors intérim) est en légère hausse (+0,1%). Dans le sec-
teur de la construction, les effectifs augmentent de 0,9%, corro-
borant ainsi l’opinion favorable des entrepreneurs. Les activités de
services continuent de créer de l’emploi. À l’inverse, la situation
se dégrade dans l’industrie automobile. Les créations d’entreprise
sont en hausse de 2,6%. La tendance à la baisse du chômage se
confirme et s’accélère.
Au deuxième trimestre 2006, pour la forte que celle observée sur l’ensembleEn Alsace
première fois depuis fin 2003, l’emploi de la France (+0,3%).
Au deuxième trimestre salarié lorrain du secteur privé (hors inté- Les services aux entreprises, avec plus
2006, l’emploi salarié
rim) augmente légèrement (+0,1%). de 350 postes supplémentaires, contri-dans le secteur marchand
Cette hausse représente environ 300 buent principalement à cette hausse.(hors intérim) est resté
emplois supplémentaires. Les effectifs Unegrandepartiedeces créationssestable en Alsace (données
des services marchands et de la cons-Insee-Urssaf). fait dans les activités de conseil et assis-
truction progressent respectivement de tance. Les entreprises de gardiennageEn baisse de 0,4 point par
0,4 et 0,9%. Dans le commerce, l’em-rapport au trimestre pré- et de nettoyage continuent quant à elles
ploi varie peu (-0,1%). Le recul de l’em-cédent, le taux de chô- de fournir de nombreux emplois non
mage au sens du BIT ploi industriel se poursuit, avec la perte qualifiés.
s’établit à 8,3% fin juin de près de 900 postes au deuxième tri-
Dans les services aux particuliers, les2006. mestre 2006.
effectifs salariés augmentent de 1,1%.
L’hôtellerie et la restauration, de type
Emplois de services en hausse traditionnel ou rapide, sont à l’origine deEn Champagne-
la majeure partie des 300 nouveauxArdenne Dans le secteur des services, l’emploi
emplois comptabilisés dans ce secteur.
salarié lorrain est en hausse de 0,4%Au deuxième trimestre
Le secteur des transports subit quant àau deuxième trimestre 2006, soit 6002006, l’emploi salarié
lui une légère baisse de ses effectifsemplois de plus qu’au précédent tri-champardennais du sec-
(-0,3%).teur marchand est en mestre. Cette évolution est un peu plus
nette progression. Il s’est
accru de 0,6%, soit un
gain de 1 600 emplois,
par rapport au premier tri- Hausse sensible de l'emploi dans la construction
mestre 2006.
Évolution de l’emploi salarié lorrain
Avec 0,6 point de moins Ensemble
Industriequ’au trimestre précédent, % BTP
Commercele taux de chômage BIT
1,0 Servicespasse sous la barre des
10%, et s’établit à 9,7%.
0,6
0,2En Franche-Comté
0,0
Au deuxième trimestre -0,2
2006, l’emploi salarié en
Franche-Comté recule de
-0,6
0,1% (données Insee-
Urssaf).
-1,0
Les chômeurs représen-
tent 8,7% de la population -1,4
active, soit 0,2 point de er e e e er e
1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim.
moins qu’au premier tri-
2005 2006
mestre 2006. Le taux de
chômage du Jura reste
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement par l'État.
très faible (7%).
Source : Insee - URSSAF
4En revanche, le secteur chimie - caout-Forte augmentation
chouc - plastiques se renforce, avec lades effectifs
création de près de 100 emplois.dans la construction
Dans le BTP,l’emploicontinuedepro- Optimisme
gresser à un rythme important (+0,9%
des industriels
contre +0,8% au niveau national). Au
deuxième trimestre 2006, on y recense Selon l’enquête nationale de conjoncture
400 emplois de plus qu’au trimestre dans l’industrie, et compte tenu de la
précédent. En termes de créations structure du secteur en Lorraine, les in-
d’emploi, les activités de construction de dustriels jugent leur activité du second
maisons individuelles et de la maçon- trimestre 2006 plutôt bonne. La
nerie sont les plus dynamiques du sec- moyenne française est à un niveau com-
teur. parable. En Lorraine, les chefs d’entre-
prise estiment le contexte économique
dans l’industrie suffisamment porteurL’emploi industriel toujours
pour être optimistes sur les perspecti-
en berne
ves de production dans les mois à venir.
Les demandes, intérieure et étrangère,Dans l’industrie, près de 900 emplois
sont assez dynamiques et les stocks dedisparaissent encore au deuxième tri-
produits finis ont tendance à se stabili-mestre 2006, soit une baisse de 0,6%.
ser.Au niveau national, l’emploi industriel di-
minuede0,5%.
Toujours plus de créationsL’industrie automobile, en recul de
d’entreprises2,1%, est particulièrement touchée. Le
fait le plus marquant en est la ferme-
En Lorraine, 2 032 entreprises (données
ture de GKN DRIVELINE FLORANGE,qui a
CVS) ont été créées au deuxième tri-
entraîné le licenciement économique de
mestre 2006. Le nombre de créations
nombreux salariés.
a augmenté de 2,6% par rapport au
L’emploi salarié de la métallurgie et premier trimestre 2006, tandis qu’en
transformation des métaux continue de France il a baissé de 2,2%. En Lorraine,
décroître. La baisse est de 0,8% au les créations pures ne cessent de pro-
deuxième trimestre, soit une perte de gresser depuis plus d’un an. La hausse
200 emplois, principalement dans la atteint 0,8% au deuxième trimestre
sidérurgie. 2006. Les créations par reprise sont
Dans l’industrie de l’habillement et du en progrès par rapport au trimestre
cuir, les effectifs diminuent de 5,1%, ce précédent (+1%), mais restent encore
qui représente une centaine de postes. en retrait sur une année (-3,9%).
Activité industrielle bien orientée L’automobile
Évolution de l’emploi industriel et de l’activité industrielle en Lorraine solde d’opinions La mauvaise passe se
1,0 %
30 poursuit dans l’industrie
0,8 automobile lorraine au
20 deuxième trimestre 2006.0,6
En effet, l’emploi se dé-
0,4
grade de nouveau (-2,1%).10
0,2 La baisse des effectifs sa-
lariés est beaucoup plus
0,0 0
faible surl’ensembledela
-0,2 France (-0,4%).
-10
-0,4
Les exportations de pro-
-0,6 duits de la construction
-20
automobile diminuent de-0,8
13% par rapport au
-30-1,0 même trimestre de
-1,2 l’année précédente. En re-
-40 vanche, les exportationsEmploi (échelle de gauche)-1,4
d’équipements pour auto-Production passée (échelle de droite)
Tendance prévue de la production (échelle de droite) mobile augmentent de 6%.
2004 2005 2006
Source : Insee - Enquêtes de conjoncture dans l’industrie et Epure (URSSAF)
5Les créations d’entreprises diminuent 2006. Cela représente une hausse de
de 4,7% dans le secteur du commerce, 34% par rapport à un an plus tôt
qui demeure néanmoins le plus créateur (+7,5% pour la France). Les constructions
(507 créations). Le nombre de créations de logements collectifs ont presque dou-
a également baissé dans le secteur des blé entre les deuxièmes trimestres
services aux entreprises (-5,7%).Àl’in- 2005 et 2006 et occupent une place
verse, les services aux particuliers prépondérante dans les excellents résul-
(+7,5%) et la construction (+13,9%)s’ins- tats de la construction en Lorraine.
crivent à la hausse. Avec un peu plus de 2 000 unités, ils
sont désormais presque aussi nom-
breux que les logements individuels, quiHausse des exportations
eux-mêmes ont un niveau très élevé.
Au deuxième trimestre 2006, en Lor-
Par ailleurs, la construction de 4 363
raine, les exportations de biens (hors
logements a été autorisée, soit 13% de
électricité) s’élèvent à plus de 4,6 mil-
plus qu’un an auparavant. La progres-
liards d’euros. Elles sont en hausse de
sion est de même ampleur qu’au niveau
3,4% par rapport au deuxième tri-
national.
mestre de l’année 2005.
Selon les chefs d’entreprises interrogésL’industrie automobile est le seul sec-
en juillet 2006, l’activité du secteur duteur en baisse (-7,7%) entre les deuxiè-
bâtiment au deuxième trimestre semes trimestres 2005 et 2006. LeSidérurgie porte plutôt bien, en particulier dans lesecteur des biens intermédiaires est le
«grosœuvre». Lesperspectivesd’activi-principal contributeur de la hausse glo-En Lorraine, au deuxième
té pour le troisième trimestre 2006trimestre 2006, la métal- bale des exportations lorraines, avec
sont optimistes, grâce à des carnets delurgie enregistre une nou- près de 7% d’augmentation, et repré-
velle dégradation de commandetrèsbiengarnisdanslesentant plus de 40% du total des expor-
l’emploi (-0,8%). En «gros œuvre». Ce bon climat se réper-tations.
France, l’emploi diminue cute au niveau des effectifs où des re-
Le continent africain et l’Amérique dude 0,6% dans ce secteur. crutements sont envisagés.
sud offrent de nouveaux débouchés tan-
Au deuxième trimestre
disque lesexportationsversl’Asieetle
2006, près du quart de la Chômage : évolutionsProche et Moyen-Orient diminuent. Tou-production nationale d’a-
départementales divergentestefois, l’Europe reste une destination pri-cier brut est réalisée en
vilégiée avec 90% des exportationsLorraine. La production
Fin juin 2006, en données corrigées
est en hausse de 9,9% lorraines. Les pays frontaliers ont soute-
des variations saisonnières, 83 200par rapport au deuxième nu la croissance des exportations lorrai-
Lorrains recherchent un emploi, soittrimestre 2005. Celle de nes au deuxième trimestre 2006, avec
fonte augmente également 2,6% de moins qu’au trimestre précé-
une hausse de 3% par rapport au
(+8,2%). dent. Le taux de chômage lorrain repré-
deuxième trimestre 2005.
sente 9,5% de la population active au
Les exportations de pro-
deuxième trimestre 2006. C’est le tauxduits sidérurgiques et de
Un nombre record le plus bas depuis trois ans.transformation des mé-
de constructionstaux augmentent de 9,1%
La baisse du taux de chômage enre-
par rapport au deuxième
En Lorraine, 4 318 logements ont été gistrée au deuxième trimestre 2006trimestre 2005.
mis en chantier au deuxième trimestre (-0,3 point), marque un net infléchisse-
Logements autorisés en Lorraine Tendance de l’activité du bâtiment en Lorraine
50 Soldes des réponses des entreprises lorraines du bâtiment en % (CVS)
Données brutes
5 000 2006
40
2005 Activité future
2004
30
4 000
20
10
3 000
0
2 000 -10
-20
1 000 Activité passée
-30
-400
er ème ème ème 2001 2002 2003 2004 2005 20061 trim 2 trim 3 trim 4 trim
Source : InseeSource : DRE - Sitadel
6ment par rapport à la tendance ob-
Un trimestre favorable aux hommes
servée lors des 12 derniers mois :
Demandeurs d'emploi en fin de mois catégorie 1 en Lorraine120
stagnation du taux de chômage durant Base 100 en juin 2003
un semestre puis baisse modérée (-0,1
115
point trimestriel) d’octobre 2005 à mars
2006. 110
Sur la dernière année, le taux de chô-
105
mage lorrain a donc reculé de 0,5
point. Cette évolution à la baisse devrait 100
se poursuivre lors du troisième tri-
95mestre 2006, comme le laissent envi-
Ensemble hommes Ensemble femmessager les chiffres du chômage de juillet
Hommes -25 ans Femmes -25 ans90
2006. 50 ans et + 50 ans et +
La Lorraine est cependant encore loin 85
oct. fév. oct. fév. oct. fév.juin juin juin juinde la moyenne nationale (France métropo-
2003 2004 2005 2006
litaine) dont le taux s’établit aujourd’hui à
Source : Ministère du Travail - ANPE
9% avec un recul de 0,5 point sur le
dernier trimestre et 1 point sur la der- Baisse du chômage moins rapide en Lorraine
nière année. Le recul du chômage lor-
rain, 0,3 point en moins, est l’un des
Taux de chômage au sens du BIT (%)
10,5moins importants de France métropoli-
taine. Il situe l’évolution de la région ce France
10
trimestre au niveau du Limousin, de
Midi-Pyrénées et de Rhône-Alpes. Seule
9,5
la Franche-Comté connaît un recul plus
Lorrainefaible (-0,2 point). À l’autre extrémité, 9
c’est en Champagne-Ardenne que la
8,5baisse du taux de chômage est la plus
forte avec -0,6 point.
8
Le chômage recule dans les quatre dé-
partements lorrains. La baisse la plus 7,5
forte est observée dans les Vosges (-0,4
2001 2002 2003 2004 2005 2006point). Néanmoins, le département vos-
Source : Insee
gien resteleplustouché parlechô-
mage avec plus de 10% de sa
population active inoccupée. La
breuses à être (temporairement) exclues supérieure à 6 mois) alors queMeurthe-et-Moselle a, elle, un taux de
du marché du travail. L’embellie dont bé- le trimestre précédent, leschômage identique à la moyenne natio-
néficiaient les plus jeunes femmes au contrats d’embauche de 1 ànale et distance nettement les trois au-
cours du premier trimestre 2006 ne 6 mois étaient ceux quitres départements lorrains (9,8, 9,5 et
s’est donc pas confirmée. étaient le plus fréquemment10,2% respectivement pour la Meuse, la
proposés.Moselle et les Vosges). Le chômage de longue durée touche
700 personnes de moins ce trimestre.
Chômage : la situation Mais en proportion du nombre de chô-
meurs total, ceux qui sont au chômage Yann KUBIAKs’améliore surtout
depuis plus d’un an sont toujours pluspour les hommes Laurence LABOSSE
nombreux : ils représentent 30,8% des
Benjamin MÉREAUFemmes et hommes sont moins nom- chômeurs ce trimestre contre 28,6% le
breux à rechercher un emploi qu’au tri- trimestre précédent. La part du chô- Pascal SERVRANCKX
mestre précédent. Mais la baisse du mage de longue durée en Lorraine
Brigitte VIENNEAUX
nombre de chômeurs est cinq fois plus continue cependant d’être en deçà du
forte pour les hommes que pour les niveau national (32,6%).
femmes (-4,1% contre -0,8%).
Chez les hommes, la baisse du nombre Offres d’emplois durables :
de chômeurs est supérieure ou égale à hausse sensible
4%, quel que soit leur âge. Chez les
femmes en revanche, seules celles Le nombre des offres d’emploi, reçues
âgées de 25à49ans sont moins nom- par l’ANPE en Lorraine en juin 2006 est
breuses à rechercher un emploi. Les plus faible qu’il y a 3 mois. Toutefois les
plus jeunes (moins de 25 ans)etles plus offres les plus nombreuses concernent
âgées (50 ans et plus) sont plus nom- cette fois des emplois durables (durée
7
juin déc. juin déc. juin déc. juin déc. juin déc. juinBaisse générale du taux de chômage
- Point de conjoncture de l’Insee -
9,7
Octobre 2006 Longwy
Thionville
9,0
Meuse du Nord- Cahiers lorrains de l’emploi - Le Briey
Bassin
9,9 9,2 -Houillermarché du travail en juin 2006 -
Taux de chômage 8,8 Sarreguemines
er 11,9DRTEFP de Lorraine - Juillet 2006 au 2 trimestre 2006
Metz 8,5
9,5
Commercy- Site internet : www.insee.fr Sarrebourg
ToulBar-le-Duc 10,4
7,7
Évolution 7,89,2 Nancy
du taux de chômage
Lunéville
par rapport au trimestre 8,8 10,6
précédent (en point)
Vosges
Saint-Diéde l'Ouest
0
Épinal 12,68,1
de 0 à -0,2
10,6
Remiremont-de -0,2 à -0,4Ministère de l’Économie, Gérardmer
moins de -0,4 9,0des Finances et de l’Industrie
Insee Source : Insee
Institut National de la Statistique
À partir de septembre 2006, les taux de chômage par zone d’emploi sontet des Études Économiques
calculés à partir d’une nouvelle méthode d’estimation. Elle prend en compteDirection Régionale de Lorraine
les caractéristiques des demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM), par15, rue du Général Hulot
CS 54229 sexe et grande tranche d’âge, pour chaque zone d’emploi. Elle corrige éga-
54042 NANCY CEDEX lement l’effet des fluctuations saisonnières du marché du travail propres à
Tél :03 83 91 85 85 chaque zone d’emploi, et non plus seulement au niveau départemental : l’a-
Fax :03 83 40 45 61 mélioration est sensible pour les zones très touristiques. La population ac-
www.insee.fr/lorraine tive au lieu de résidence est obtenue en additionnant la population active
occupée et les chômeurs au sens du BIT. L’estimation de la population ac-
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
tive occupée tient désormais compte des évolutions de l’emploi au lieu de
Jean-Paul FRANÇOIS
travail. Cette nouvelle procédure renforce ainsi la cohérence, au niveau lo-
Directeur régional de l’Insee
cal, entre variations du taux de chômageetévolutionsdel’emploi. La mé-
thode précédente évaluait la populationactiveenprojetant destendancesCOORDINATION RÉDACTIONNELLE
démographiques observées entre les recensements de 1990 et 1999.Christian CALZADA
Cette période de référence s’éloignait dans le temps, accroissant le risqueGérard MOREAU
d’une imprécision sur ces projections de population.
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
RELATIONS MÉDIAS
Jacqueline FINEL
RÉDACTRICE EN CHEF Les séries d’évolution de l’emploi sont obtenues à partir des données re-
Agnès VERDIN cueillies par les URSSAF auprès des employeurs. Les données régionales
concernent tous les secteurs hormis l’agriculture, les entreprises apparte-SECRÉTARIAT DE FABRICATION
nant majoritairement à l’État, l’intérim, l’administration et l’éducation, la san-MISE EN PAGE - COMPOSITION
té, l’action sociale. Elles portent sur toutes les tailles d’établissements. CesMarie-Thérèse CAMPISTROUS
Marie-Odile LAFONTAINE données sont provisoires pour les deux derniers trimestres connus.
N° à la CPPAP AD 176
L’Insee effectue une enquête nationale trimestrielle auprès des entre-ISSN : 0293-9657
prises du secteur concurrentiel sur la situation et les perspectives d’ac-© INSEE 2006
tivité dans l’industrie. Le solde d’opinion pour la Lorraine correspond
aux réponses nationales corrigées des effets de structure. Les séries
sont présentées corrigées des variations saisonnières.
LES CHIFFRES CLÉS EN LORRAINE
e er e
2 1 2
trimestre trimestre trimestre
2006 2006 2005
0,1% 0,0% -0,2%Évolution de l’emploi salarié (Insee - URSSAF) CVS
Taux de chômage au sens du BIT (Insee) CVS 9,5% 9,8% 10,0%
83 200 85 400 88 650Demandes d’emploienfindemois,catégorie1-DEFM1(ANPE-DRTEFP)CVS
21,5% 21,4% 22,5% d’emploienfindemois,partdes moins de 25 ans (ANPE - DRTEFP) CVS
2 032 1 981 1 888Créations d’entreprises (toutes origines) (Insee SIRENE) CVS
Nombre de logements commencés (DRE Sitadel) 4 318 3 146 3 217
Nombre de logements autorisés (DRE Sitadel) 4 363 4 631 3 855
8
6
©I N - INSEE 200
G

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