Conjoncture 4ème trimestre 2007 : résilience dans un contexte d'incertitudes

De
Publié par

Au 4èmetrimestre 2007, le PIB français progresse de 0,4%. Les dépenses de consommation des ménages, bien que fléchissantes, contribuent à hauteur de 0,2 point à l'augmentation. L'investissement des entreprises progresse, notamment dans les services aux entreprises. Le ralentissement de la demande mondiale se traduit par une légère baisse des exportations françaises. Au 1ersemestre 2008, l'économie mondiale devrait ressentir les effets de la conjoncture américaine dégradée. L'économie française pourrait s'appuyer sur les ressorts internes de sa croissance. En Lorraine, au 4ème trimestre 2007, l'emploi salarié marchand hors intérim progresse encore de 0,2%, mais toujours à un rythme inférieur à celui du pays. Environ mille emplois supplémentaires sont ainsi recensés dans la région. Le rythme de la création d'entreprises reste soutenu. Les exportations sont en hausse, en particulier dans le secteur de l'automobile. Le taux de chômage passe sous les 8% et le chômage de longue durée recule. Seul bémol, l'activité dans la construction fléchit, notamment les mises en chantier de logements collectifs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 26
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins

www.insee.fr/lorraine
ème4 trimestre 2007 :°
résilience125N
dans un contexte d'incertitudes
ème
Au 4 trimestre 2007, le PIB français progresse
de 0,4%. Les dépenses de consommation des ménages,
bien que fléchissantes, contribuent à hauteur de 0,2 point
à l'augmentation. L'investissement des entreprises progresse,
notamment dans les services aux entreprises. Le ralentissement
de la demande mondiale se traduit par une légère baisse
er
des exportations françaises. Au 1 semestre 2008, l'économie
mondiale devrait ressentir les effets de la conjoncture
américaine dégradée. L'économie française pourrait
s'appuyer sur les ressorts internes de sa croissance.
ème
En Lorraine, au 4 trimestre 2007, l'emploi salarié
marchand hors intérim progresse encore de 0,2%, mais
toujours à un rythme inférieur à celui du pays. Environ mille
emplois supplémentaires sont ainsi recensés dans la région.PIB français :
+0,4% Le rythme de la création d'entreprises reste soutenu.
Les exportations sont en hausse, en particulier dans le secteur
Échanges extérieurs :
de l'automobile. Le taux de chômage passe sous les 8%en repli
et le chômage de longue durée recule. Seul bémol, l'activité
Emploi salarié lorrain :
dans la construction fléchit, notamment les mises en chantier
+0,2%
de logements collectifs.
Chômage lorrain :
Emploi en hausse, en France et en Lorrainemoins de 8%
Emploi salarié, indice base 100 fin du dernier trimestre 2001
104
102 France
100
98
Lorraine96
94
2002 2003 2004 2005 2006 2007
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement
par l'État.
Source : Insee - URSSAF
VConjoncture nationale et internationale :
l’économie française s’appuie sur ses ressorts internes
Au dernier trimestre 2007, le PIB français progresse de 0,4%.
Tous les moteurs de la croissance contribuent à cette augmenta-Allemagne
tion du PIB. Au premier semestre 2008, la situation économique
mondiale devrait être chahutée par la nette détérioration de la si-Au quatrième trimestre
2007, le produit intérieur tuation économique aux États-Unis. La baisse de la demande amé-
brut allemand augmente de
ricaine n’a pas pour autant éloigné les risques inflationnistes0,3% par rapport au tri-
mestre précédent. Comme consécutifs à la flambée des prix des matières premières. Dans
en début d'année, la consom-
ce contexte d’incertitudes, l’économie française devrait néanmoinsmation est en net repli. Seuls
leséchangesextérieurssti- pouvoirs’appuyersur lesressortsinternesdelacroissance.
mulent la croissance.
En décembre 2007, le taux u dernier trimestre 2007, le pro- Les entreprises non financières accen-
de chômage atteint 8,1% Aduit intérieur brut français pro- tuent leur effort d’investissement (+1,3%
de la population active.
gresse de 0,4%, en données corrigées contre +1,1% au trimestre précédent). Toute-
L'emploi salarié augmente
des variations saisonnières. L’activité éco- fois, les investissements en biens décélè-de 2,3% par rapport à dé-
nomique française est soutenue positive- rent fortement après la croissancecembre 2006, ce qui cor-
ment par les trois moteurs de la (+1,7%) enregistrée au troisième tri-respond à la création
d'environ 614 000 postes croissance que sont la consommation in- mestre. Les entreprises investissent mas-
en un an. térieure, les investissements, et le com- sivement dans les services (+2,4%), avec
merce extérieur. un boom dans les s aux entrepri-En Rhénanie-Palatinat, le
ses. L’investissement des ménages en lo-taux de chômage s'établit à
Tous les moteurs5,9% en décembre 2007. gement neuf augmente moins rapidement
Avec la création de près de de la croissance au vert queprécédemment.Ceralentissementin-
26 000 postes, l'emploi sa- tervient au moment où le marché de l’im-Lesdépensesdeconsommation desmé-lariéaugmentede2,3%en mobilier marque une pause, les prixnages, bien que fléchissantes (+0,4%un an.
venant buter sur la capacité de rembour-
contre +0,8% au troisième trimestre), contri-
En Sarre, le chômage sement des ménages.buent à hauteur de 0,2 point à l’augmen-
touche 7,8% de la popula-
Leséchangesextérieursdela Franceac-tation du PIB. Ce tassement temporaire
tion active. En un an, l'em-
cusent un repli. Le ralentissement de lane doit pas occulter que la consommationploi salarié s'accroît de
demandemondialesetraduit paruneintérieure des ménages demeure le pilier1,7%, soit 5 800 emplois
baisse légère des exportations françaises.supplémentaires. principal de la croissance économique na-
Simultanément, les importations de bienstionale pour l’année 2007.
ème
Le PIB décélère au 4 trimestre
Croissance du PIB et contributions à son évolution
%1,0
PIB (en %)
Dépenses de consommation (en point)0,8Sources internationales :
FBCF (en point)
Commerce extérieur (en point)- Note de conjoncture
de l’Insee
0,4- Service des études
et de la statistique
du ministère
de la région wallonne
0,0
- Service central
de la statistique
et des études économiques
du Luxembourg
-0,4
- Statistisches Landesamt
Saarland
- Statistisches Landesamt
-0,8 er e er ee e e e e1 trim.4 trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim.Rheinland-Pfalz
2005 2006 2007
- Bulletin luxembourgeois
Source : Insee - comptes nationaux trimestrielsde l’emploi
2et services étrangers reculent, mais plus pour défendre le cours de leurs mon-
fortement que les exportations. Au total, naies. Ce relèvement des taux irait à l’en-
Belgique
au dernier trimestre 2007, le commerce contre des politiques monétaires menées
extérieur contribue positivement à la actuellement par la banque fédérale amé-
croissance du PIB. Néanmoins, sur l’en- ricaine et la banque d’Angleterre. Ces poli- Au quatrième trimestre
2007, le produit intérieursemble de l’année 2007, les échanges tiques visent précisément à baisser les
brut belge progresse deextérieurs ont pénalisé la croissance éco- taux afin de redonner un peu de souffle à
0,5% par rapport au tri-nomique française d’environ 0,4 point. l’activité économique. De son côté, la
mestre précédent.
banque centrale européenne œuvre dansLa récession américaine, scénario évo-
En décembre 2007, le tauxle même sens en ajournant la hausse an-qué au trimestre précédent, tend à se
de chômage s'élève à 7%noncée des taux, sans pour autant fer-confirmer, même si pour l’instant, les de la population active. En
mer les yeux sur les conséquenceséconomistes parlent plutôt de crois- un an, le nombre de deman-
probables de la crise financière mondiale.sance plate. Cela aura des conséquen- deurs d'emploi a diminué de
7,7%, soit environ 43 000ces prévisibles sur l’économie mondiale,
demandeurs de moins quevia une demande déprimée des entrepri- L’économie française
fin 2006.sesetdes ménagesaméricains. L’im- partiellement épargnée
pact de cette baisse variera selon le
Dans ce contexte international tendu, l’é-degré d’interdépendance des économies
conomie française semble en partie à l’a-avec l’économie américaine. La zone
bri, protégée par une demande intérieureasiatique sera probablement plus
encore solide. Les ménages français, entouchée que la zone euro, mais parvien-
vue de lisser leur consommation, pour-dra à maintenir des taux de croissance
raient en effet puiser dans leur épargne,très élevés de par une très forte dyna-
dont le taux a augmenté de 0,9 point de-mique des investissements.
puis 2006, et qui représente 16,3% du Luxembourg
revenu disponible brut. Les chefs d’entre-Risques inflationnistes
prise, plus sensibles que les ménages à la
En décembre 2007, l'emploi
Dans une moindre mesure, la zone euro situation internationale, devraient ralentir
total intérieur augmente de
devrait pâtir de la baisse. En théorie, le au moins provisoirement leurs projets 5% par rapport à décembre
recul de la demande américaine aurait dû d’investissements. Néanmoins, le PIB fran- 2006, soit une création d'en-
soulager les tensions enregistrées sur le çais devrait croître respectivement de 0,3 viron16000 emploisenun
prix des matières premières. Or, jusqu’à et 0,4% au premier et deuxième tri- an.
présent, on observe un mouvement mestre 2008. Sur le marché du travail, Dans le même temps, le
conjoint de baisse de la demande et de la dynamique de la création d’emplois mol- nombre de travailleurs fron-
taliers progresse de 8,5%.hausse des prix des matières premières. lirait au premier semestre 2008, mais l’é-
Si ce mécanisme se confirmait, les consé- conomie française créerait encore près Le chômage touche 4,2% de
quences sur la croissance mondiale pour- de 100 000 emplois au cours des six la population active, soit une
baisse de 0,4 point en unraient s’en trouver aggravées, avec le premiers mois de l’année. Fin juin 2008,
an.possible retour d’une inflation soutenue. le taux de chômage devrait atteindre un
Les autorités monétaires des pays déve- palier, autour de 7,5%, après une baisse
loppés seraient alors contraints de main- massive et ininterrompue depuis deux
tenir voire de relever leurs taux d’intérêt ans.
Biens et services : Équilibre ressources-emplois aux prix de l'année précédente chaînés
Évolution
2005 2006 2007
annuelle
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2006 2007
Produit Intérieur Brut 0,2 0,2 0,6 0,5 0,7 0,9 -0,1 0,5 0,6 0,4 0,8 0,4 2,2 1,9
Importations 0,2 0,8 2,5 3,6 0,5 3,1 -0,8 1,4 0,6 2,2 1,2 -1,2 7,1 4,1
Dépenses de consommation des ménages 0,7 0,0 0,6 0,7 0,9 0,5 0,3 0,2 0,6 0,7 0,8 0,4 2,3 2,1 de consommation des adminis-
trations publiques 0,1 0,2 0,5 0,1 0,6 0,5 0,2 0,4 0,3 0,5 0,3 0,1 1,6 1,4
Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) totale 0,7 0,9 1,8 0,6 0,4 1,9 0,7 1,2 1,1 0,5 0,8 1,1 4,1 3,9
dont : ENF (sociétés) -0,1 0,0 2,4 0,6 0,0 2,7 0,8 1,8 1,3 0,5 1,1 1,3 4,6 5,1
Ménages 1,1 2,4 0,7 1,2 1,4 1,1 0,9 -0,5 0,3 0,5 0,6 0,4 4,5 1,4
APU (administrations publiques) 3,1 1,7 1,9 -0,3 -0,7 0,9 -0,6 2,2 2,3 0,2 0,2 1,2 1,3 4,4
Exportations -0,8 0,6 2,9 1,6 2,8 1,4 -1,6 1,4 0,9 0,7 1,1 -0,2 6,3 2,7
Demande intérieure totale 0,5 0,2 0,5 1,0 0,1 1,4 0,1 0,5 0,5 0,8 0,8 0,1 2,5 2,3
Désormais, les comptes trimestriels en volume sont publiés aux prix de l’année précédente chaînés et non plus aux prix constants de l’année
de base (2000). Ce changement de méthodologie, coordonné au plan européen, vise à rapprocher encore les comptes trimestriels d’un mode
de calcul déjà mis en oeuvre par les comptes annuels. Ce calcul a pour principal avantage de pondérer les niveaux élémentaires composant un
agrégat (produits ou branches de l’économie) par les poids les plus récents connus (prix de l’année précédente, et non par les prix de l’année
2000). On donne par exemple à l’évolution de la consommation des ménages en produits électroniques son poids le plus récent dans dans la
consommation totale, plus faible que ce qu’il était en 2000, du fait des baisses de prix importantes et régulières depuis plusieurs années. Si
cela ne modifie pas sensiblement des agrégats comme le produit intérieur brut, des écarts de croissance de quelques dixièmes de points par
rapport aux calculs en prix constants peuvent néanmoins apparaître pour certaines séries. Dans tous les cas, les tendances de reprise et de
ralentissement de l’économie restent les mêmes. Une note méthodologique expliquant en détail la technique utilisée pour le chaînage des volu-
mes est disponible à l’adresse Internet suivante : http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_trim/methodologie.htm.
Source : Insee - Comptes nationaux trimestriels
3Conjoncture Lorraine :
le mieux se poursuit
Au dernier trimestre 2007, l’emploi salarié lorrain du secteur
En Alsace
marchand progresse de 0,2%. L’emploi tertiaire continue de
Au quatrième trimestre
croître, et les baisses d’effectifs dans l’industrie s’amenuisent.2007, l'emploi salarié alsa-
cien dans le secteur mar- La création d’entreprise maintient le cap, et les exportations
chand diminue légèrement
sont en hausse, notamment dans les produits automobiles. Le(-0,1%). Les effectifs de l'in-
dustriecontinuentdedé- chômage lorrain baisse et se rapproche du niveau national, il
croître (-0,3%). Dans le
touche 7,7% de la population active. Ombre au tableau, lecommerce, l'emploi est éga-
lement en baisse (-0,3%). Il rythme de la construction fléchit, en particulier dans le domaine
restestabledanslacons-
du logement collectif.truction. Sur l'année 2007,
l'emploi régional a augmen-
té de 0,5 %, contre 1,9% u dernier trimestre 2007, l’emploi est en hausse de 0,7%, soit 900 pos-
surl'ensembledelaFrance. Asalarié lorrain du secteur privé tes de plus qu’au trimestre précédent.
Au dernier trimestre 2007, (hors intérim)continuedeprogresser, et Parmi ces emplois, un sur trois est à
le taux de chômage alsacien
ce pour le quatrième trimestre consécu- mettre au compte du secteur des trans-
atteint 6,6% de la popula-
tif. La hausse est de 0,2%, soit environ ports. Les hôtels et restaurants lorrainstion active, soit 0,9 point de
un millier d’emplois supplémentaires par comptent plus de 200 nouveaux sala-moins qu'en France métro-
rapport au précédent trimestre. L’évolu- riés, les activités récréatives, culturellespolitaine.
tion est toutefois un peu plus faible que et sportives une centaine.
sur l’ensemble du pays, où elle atteint Malgré une baisse des effectifs dans la
En Champagne-Ardenne 0,3%. vente et la réparation de véhicules auto-
Au quatrième trimestre mobiles, l’emploi dans le commerce est
2007, l'emploi salarié du en légère augmentation. LeBonne tenue
secteur marchand non agri-
de détail et le commerce de gros ga-de l’emploi tertiairecole augmente de 0,1% par
gnent 170 postes au quatrièmerapport au trimestre précé-
Le secteur tertiaire marchand a créé trimestre 2007.dent.
environ 1 300 emplois au dernier tri-
Le chômage touche 7,9% mestre 2007.
de la population active Croissance de l’emploi plus
Les créations sont essentiellement im-champardennaise. Le dé- modérée dans la construction
partement des Ardennes putables aux activités de services, à
reste très affecté par le destination des entreprises et des parti- Le secteur de la construction renforce
chômage (10,2%). culiers. L’emploi salarié dans ce secteur encore ses effectifs au dernier trimestre
Léger essoufflement dans la constructionEn Franche-Comté
Au quatrième trimestre Évolution de l’emploi salarié lorrain
Ensemble
2007, l'emploi salarié Industrie
% BTPfranc-comtois diminue légère-
Commerce
ment par rapport au tri- 1,2 Services
mestre précédent (-0,1%).
Ce résultat négatif est uni- 0,8
quement imputable aux per-
tesd'effectifsdansl'industrie
0,4
(-0,8%). La construction
(+1,1%) et le secteur ter-
0,0
tiaire (+0,4%) sont très dy-
namiques.
-0,4
Le chômage franc-comtois
s'établit à 6,9% de la popu-
-0,8
lation active au dernier tri-
mestre 2007. Malgré une
-1,2
baisse de 0,5 point dans le
er e e e er e e e1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim.Territoire de Belfort, il reste
2006 2007très élevé dans ce départe-
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement par l'État.ment (8,4%).
Source : Insee - URSSAF
42007. La hausse est toutefois plus mo- sur l’orientation de la demande
dérée que précédemment (+0,5% contre étrangère passée.
+1% au troisième trimestre), suite au ra-
lentissement de l’activité du BTP obser- Les perspectives de production pour le
vé sur la même période. premier trimestre 2008 sont modéré-
ment favorables, avec un solde d’opi-
nions favorables qui passe en dessousEmploi industriel :
des 10%.la baisse s’atténue
Au dernier trimestre 2007, la baisse de La création d’entreprise
l’emploi salarié industriel est la plus se maintient à un haut niveau
faible depuis six ans. Un peu plus de
200 postes disparaissent, soit une dimi- Au quatrième trimestre 2007, 2 174
nution de 0,2%, moins forte que sur entreprises (données CVS) sont créées.
l’ensemble de la France (-0,3%). Le recul Le nombre de créations est en très lé-
de l’emploi dans la métallurgie lorraine gère diminution par rapport au troi-
et la transformation des métaux est tou- sième trimestre 2007 (-0,6%), mais se
jours le principal facteur de la baisse. maintient à un niveau élevé. Au niveau
L’industrie automobile subit elle aussi national,latendanceest àlahausse
quelques déboires, avec la perte d’un (+0,4%), avec un nombre de créations
peumoins d’unecentainedepostes. À d’entreprises jamais atteint auparavant.
l’inverse, l’emploi dans les industries Dans les secteurs du commerce et de
agricoles et alimentaires se renforce la construction, le nombre d’entrepri-
(+0,6%), de même que dans les indus- ses créées est quasiment identique à
tries des équipements mécaniques celui du trimestre précédent. Dans les
(+0,7%). services,lenombredecréations pro-
gresse de 0,8%, grâce aux activités de
services aux entreprises (+8,5%). DansActivité industrielle :
l’industrie, 120 ont vu leperspectives mitigées
jour au quatrième trimestre 2007, soit
Selon l’enquête nationale de conjoncture une vingtaine de moins qu’au trimestre
dans l’industrie, et compte tenu de la précédent.
structure du secteur en Lorraine, l’opi-
nion des chefs d’entreprise sur la pro- Dans les quatre départements lor-
duction passéecontinuedesedégrader rains, on a créé plus d’entreprises
légèrement, après la grosse rupture in- (données brutes) au dernier trimestre
tervenue en octobre 2007. Pourtant, ils 2007 qu’au même trimestre de
estiment que la demande passée est l’année 2006. Près de 1 000 entrepri-
L’automobilerestée forte, malgré un bémol pointé ses nouvelles se sont implantées en
En Lorraine, dans l'in-
dustrie automobile, la
baisse de l'emploi salariéIndustrie : perspectives moins favorables
s'atténue au quatrième tri-
Évolution de l’emploi industriel et de l’activité industrielle en Lorraine mestre 2007. Le secteur
solde d’opinions perd un peu moins d'une%
50
centaine de postes, soit
1,0
40 une diminution de 0,5% de
0,8 ses effectifs. Sur l'en-
30
0,6 semble de la France, la
20 baisse est plus importante
0,4
(-1%).
10
0,2
0,0 0 Au quatrième trimestre
2007, le montant des pro-
-0,2 -10
duitsexportéspar l'in-
-0,4 -20 dustrie automobile lorraine
-0,6 est supérieur de 13,2% à
-30
celui du quatrième tri--0,8
-40 mestre 2006. Les expor-
-1,0 Emploi (échelle de gauche)
tations des produits de laProduction passée (échelle de droite) -50
-1,2 construction automobileTendance prévue de la production (échelle de droite)
-60-1,4 progressent de 13,9% et
celles d'équipements pour2005 2006 2007
automobiles de 11,5%.
Source : Insee - Enquêtes de conjoncture dans l’industrie et Epure (URSSAF)
5Moselle au quatrième trimestre 2007, la même périodedel’annéeprécédente.
soit 28,4% de plus qu’au dernier tri- C’est dans le logement collectif que le
mestre 2006. Dans la Meuse et en ralentissement est le plus visible
Meurthe-et-Moselle, la progression est (-23,9%), mais le nombre d’autorisations
respectivement de 16,3% et 15%. concernant des logements individuels di-
Sidérurgie Dans les Vosges, la hausse est plus minue également (-17%).
modérée (+3,3%).En Lorraine, dans le sec- Les mises en chantier de logements sont
teur de la métallurgie et de
elles aussi moins nombreuses : 2 664 au
la transformation des mé- Exportations en hausse dernier trimestre 2007 contre 3 378 autaux, l'emploi salarié di- trimestre 2006. Là encore, le lo-minue encore au quatrième Au quatrième trimestre 2007, les ex-
gement collectif est le plus lésé, avectrimestre 2007 (-0,9%).
portations lorraines ont augmenté de
Au niveau national, la 400 mises en chantier de moins, soit
2,9% par rapport au même trimestrebaisse est moins forte 26,5% de baisse.
de l’année 2006.(-0,2%).
Le commerce extérieur lorrain demeure
Chômage lorrain : moinsAu quatrième trimestre
très largement orienté vers le continent
2007, le quart de la pro- de 8% de la population active
européen. En effet, plus de 90% des ex-duction nationale de pro-
portations de la région sont à destina-duits sidérurgiques est Au dernier trimestre 2007, en Lorraine,
tion de l’Europe.réalisée en Lorraine. La le chômage touche 7,7% de la popula-
production lorraine d'acier
tion active, soit une baisse de 0,4 pointMalgré un léger recul (-5,3%), l’Alle-brut diminue de 14% par
par rapport au trimestre précédent. Aumagne reste de loin le premier parte-rapport au même trimestre
niveau national, le taux de chômage estnaire commercial de la Lorraine,de l'année précédente,
de 7,5%, en recul de 0,3 point. En uncontre 11,6% au niveau important près de 30% des produits lor-
national. La production de an,enFrancemétropolitaineetenLor-rains exportés. Parmi les dix premiers
fonte baisse de 12,6%, raine, le taux de chômage a diminuépays importateurs de produits lorrains,
contre 14,7% sur l'en- dans les mêmes proportions, soit 0,9seule la Turquie n’appartient pas à
semble de la France. Quant
point de moins qu’en 2006.l’Union européenne.aux produits finis laminés,
leur production recule éga- Tous lesdépartementslorrainssontAu niveau sectoriel, les produits de l’in-
lement (-7,7% en Lorraine concernés par cette baisse. Ladustrie automobile enregistrent, au der-
contre -7% en France).
Meurthe-et-Moselle affiche le taux denier trimestre 2007, une forte hausse
chômage le plus bas de la région(+13,2%) par rapport au quatrième tri-Ces résultats négatifs se
(7,4%). En Moselle, le taux de chômagemestre 2006. La demande étrangèrerépercutent sur le com-
passe sous la barre des 8%. Dans lesmerce extérieur. Pour la en biens intermédiaires stagne (+0,6%).
première fois depuis deux Vosges et dans la Meuse, malgré laToutefois, ce secteur représente en-
ans, les exportations lorrai- baisse, il est encore supérieur à 8%.core, à lui seul, plus de 40% du mon-
nesdeproduitssidérurgi- tant total des exportations régionales.
ques et de transformation
des métaux sont en baisse. 6 000 chômeurs
Au quatrième trimestre Construction : de moins en 2007
2007, elles diminuent de fléchissement de l’activité
2% par rapport au même En décembre 2007, le nombre de
trimestredel'annéeprécé- En Lorraine, 3 000 permis de cons- Lorrains demandeurs d’emploi (deca-
dente.
truire ont été délivrés au dernier tri- tégorie 1), en données corrigées des
mestre 2007, soit 20% de moins qu’à variations saisonnières, s’élève à
Logements autorisés en Lorraine Exportations lorraines
2007
Données brutes (hors matériel militaire et électricité) en millions d'eurosDonnées brutes 20065 000
5 2002005
4 000 5 000
4 800
3 000
4 600
2 000
4 400
1 000
4 200
0 4 000
er ème ème ème
1 trim 2 trim 3 trim 4 trim 2004 2005 2006 2007
Source : DRE - Sitadel Source : Douanes
671 730, soit 1,5% de moins qu’à la
Toujours moins de jeunes chômeurs
fin du troisième trimestre. Sur
l’année, le nombre de chômeurs lor-
Demandeurs d'emploi en fin de mois catégorie 1 en Lorraine
Base 100 en décembre 2004rains diminue de 7,7%, ce qui corres-
pond à environ 6 000 de moins qu’en
1052006. Sur l’ensemble de la France, la
baisse du chômage sur la même pé-
100
riode est plus accentuée (-9,3%).
95Au dernier trimestre 2007, l’amélio-
ration bénéficie en premier lieu aux
90chômeurs de moinsde25ans,dont
le nombre areculédeplusde3%en
85
trois mois. Quant aux demandeurs
Moins de 25 ansd’emploi de 25à49ans,leur Ensemble hommes80
De 25 à 49 ans femmesnombre diminue de 1,7% sur la
50 ans et plus
75même période. Mais pour les plus de
50 ans, après une baisse au mois
70
d’octobre, le chômage est reparti lé- juin déc juin déc juin déc
gèrement à la hausse, pour se solder
2005 2006 2007
par une quasi-stabilité par rapport au
Source : Ministère du Travail - ANPE
troisième trimestre.
Par ailleurs, le recul du chômage pro-
fite de manière comparable aux fem-
Chômage : sous les 8%
mes et aux hommes au dernier
trimestre 2007 : ils sont respective-
Taux de chômage au sens du BIT (%)
ment 1,8% et 1,7% de moins qu’au
troisième trimestre à rechercher un
10,0
emploi. Mais sur un an, le nombre
d’hommes à la recherche d’un emploi 9,5
a diminué de 8,5%, alors que celui
Lorraine9,0desfemmesnebaissait quede6,5%.
8,5 France
Forte baisse du chômage
8,0
de longue durée
7,5
Le chômage de longue durée (en don-
7,0nées brutes) est lui aussi en recul. Sur
un an, la baisse du nombre de person-
2004 2005 2006 2007nes au chômage depuis au moins un an
est de 23,6%. Fin 2007, les chômeurs
Source : Insee
de longue durée représentent moins du
quart de l’ensemble des demandeurs
La méthodologie développée au niveau national pour estimer le taux de chômaged’emploi, contre près de 30% un an
au sens du Bureau International du Travail (B.I.T.) a évolué. La méthodologie «syn-plus tôt. Mais les chômeurs de très
thétique», associant données de l’enquête Emploi et données issues des DEFM (de-longue durée (plus de trois ans)sontles
mandes d’emploi en fin de mois), a été abandonnée. Dorénavant, au niveau
moins touchés par cette embellie : leur
national, seuls seront publiés les taux de chômage au sens du B.I.T. estimés tri-
nombre ne diminue que de 10,7% en
mestriellement à partir de l’enquête Emploi.
un an. L’enquête Emploi n’étant pas initialement conçue pour fournir des estimations à
des niveaux géographiques fins, cette méthodologie n’est pas utilisable pour pu-En 2007, plus de 118 000 offres d’em-
blier des taux de chômage au niveau de la région, du département ou de la zoneploi ont été enregistrées par l’ANPE,soit
d’emploi. Une méthodologie propre doit être développée. Les premières publica-5,8% de plus qu’en 2006. Les offres
tions de taux de chômage localisés seront disponibles en mars 2008. Il s’agira de
d’emplois durables, qui représentent
taux de chômage moyen sur le trimestre et non, comme précédemment, de taux
44,8% du total des offres, progressent
de chômage en fin de trimestre.
de 1,7%. Les offres de contrats tempo-
raires (de 1à6moisinclus), presque
aussi nombreux, augmentent de 4,7%.
Quant aux emplois occasionnels (con- Yann KUBIAK
trats de moins d’un mois), ils concernent
Laurence LABOSSE
en 2007 plus d’une offre d’emploi sur
Olivier SERREdix, soit 10,5% de plus que l’année pré-
cédente. Brigitte VIENNEAUX
7
juin déc. juin déc. juin déc. juin déc.Chômage de longue durée
très important autour de Saint-Dié
- Note de conjoncture de l’Insee -
Mars 2008 Longwy
24,2
20,7
- Cahiers lorrains de l’emploi - Le Thionville
Meuse du Nord
marché du travail en décembre BassinBriey
27,6 Houiller
25,72007 - DRTEFP de Lorraine - Janvier SarregueminesMetz
20,1
23,02008 23,9
- Site internet : www.insee.fr Part du chômage SarrebourgCommercy Nancy
de longue durée Bar-le-Duc 17,9Touldans le chômage total 24,830,7
fin 2007 (en %) 29,0 22,5 Lunéville
24,631,6
plus de 27
Saint-DiéVosges de Épinalde 22 à 27 l'Ouest 31,6
21,8 24,2moins de 22Ministère de l’Économie, de l’Industrie
Remiremont
et de l’Emploi Gérardmer
22,8Insee
Institut National de la Statistique Source : ANPE - DRTEFP
et des Études Économiques
Direction Régionale de Lorraine Fin décembre 2007, le nombre de demandeurs d'emploi au chômage de-
15, rue du Général Hulot
puis plus d'un an s'élève à 17 300 (données brutes). Les chômeurs de
CS 54229
longue durée représentent presque un quart de l'ensemble des deman-
54042 NANCY CEDEX
deurs d'emploi lorrains.
Tél :03 83 91 85 85
Dans les différentes zones d'emploi lorraines, entre 17,9% et 31,6% des
Fax :03 83 40 45 61
chômeurs recherchent un emploi depuis plus d'un an. C'est dans la zonewww.insee.fr/lorraine
de Sarrebourg que le chômage de longue durée est le moins marqué. À
l'opposé, la zone d'emploi de Saint-Dié pâtit du plus fort chômage deDIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Jean-Paul FRANÇOIS longue durée de la région (31,6%). Le département de la Meuse est lui
Directeur régional de l’Insee aussi très éprouvé par ce problème : 30,7% des chômeurs le sont de-
puis plus d'un an autour de Commercy, 29% à Bar-le-Duc, et 27,6% en
COORDINATION RÉDACTIONNELLE Meuse du Nord.
Christian CALZADA
Gérard MOREAU
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
RELATIONS MÉDIAS
Jacqueline FINEL
Demandes déposées à l'ANPE par des personnes sans emploi, immédiate-
RÉDACTRICE EN CHEF
ment disponibles, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à temps
Agnès VERDIN
plein, hormis celles ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois.
SECRÉTARIAT DE FABRICATION
MISE EN PAGE - COMPOSITION
Les séries d’évolution de l’emploi sont obtenues à partir des données recueil-
Marie-Thérèse CAMPISTROUS
lies par les URSSAF auprès des employeurs. Les données régionales concer-
Marie-Odile LAFONTAINE
nent tous les secteurs hormis l’agriculture, les entreprises appartenant
majoritairement à l’État, l’intérim, l’administration et l’éducation, la santé, l’ac-N° à la CPPAP AD 176
tion sociale. Elles portent sur toutes les tailles d’établissements. Ces donnéesISSN : 0293-9657
sont provisoires pour les deux derniers trimestres connus.© INSEE 2008
L’Insee effectue une enquête nationale trimestrielle auprès des entreprises du
secteur concurrentiel sur la situation et les perspectives d’activité dans l’in-
dustrie. Le solde d’opinion pour la Lorraine correspond aux réponses nationa-
les corrigées des effets de structure. Les séries sont présentées corrigées
LES CHIFFRES CLÉS EN LORRAINE
ème ème ème4 3 4
trimestre trimestre trimestre
2007 2007 2006
Évolution de l’emploi salarié (Insee - URSSAF) CVS +0,2% + 0,2% 0,0%
Demandes d’emploi en fin de mois, catégorie 1 - DEFM 1 (ANPE-DRTEFP) CVS 71 730 73 050 77 610 d’emploienfindemois,partdes moins de 25 ans (ANPE - DRTEFP) CVS 20,5% 20,8% 20,9%
Créations d’entreprises (toutes origines) (Insee SIRENE) CVS 2 174 2 187 1 842
Nombre de logements commencés (DRE Sitadel) 2 664 3 760 3 378
Nombre de logements autorisés (DRE Sitadel) 3 002 4 386 3 781
8
8
©I N - INSEE 200
G

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.