Création d'entreprises : les facteurs de survie - Les qualités du projet priment sur celles du créateur

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Sur dix entreprises créées au premier semestre 1994, six ont fêté leur troisième anniversaire. Toutes n'ont pas les mêmes chances de survie. Plus que les qualités du créateur, ce sont surtout les caractéristiques propres de l'entreprise qui sont déterminantes. La première est le volume des moyens consacrés au lancement du projet : plus ils sont importants, plus les risques de mortalité sont faibles. Néanmoins, l'expérience du créateur favorise également la longévité de sa nouvelle entreprise. Tout comme les aides publiques obtenues par les chômeurs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 703 - MARS 2000
PRIX : 15 F (2,29€)
Création d’entreprises :
lesfacteursdesurvie
Les qualités du projet
priment sur celles du créateur
Élise Lamontagne et Bernard Thirion,
Unité Répertoire et Démographie d’entreprises et Direction régionale de Lorraine, Insee
ur dix entreprises créées au pre La fragilité des petits projets-
mier semestre 1994, six ont fêté Pour expliquer les chances de survie – ou lesSleur troisième anniversaire. Tou risques de mortalité –, les qualités du créa- -
teur sont bien sûr importantes. Mais les ca-tes n’ont pas les mêmes chances de
ractéristiques de l’entreprise le sont
survie. Plus que les qualités du créateur, davantage. La clé de la longévité se trouve
ce sont surtout les caractéristiques pro d’abord dans les moyens consacrés au lan- -
cement du projet : achat de machines, fraispres de l’entreprise qui sont déterminan-
d’équipement et d’installation, apports en
tes. La première est le volume des nature, etc.
moyens consacrés au lancement du pro Moins de 50 % des entrepreneurs ayant in- -
vesti un montant initial inférieur à 10 000jet : plus ils sont importants, plus les ris-
francs franchissent le cap de leur troisième
ques de mortalité sont faibles. anniversaire à la tête de leur entreprise. À
Néanmoins, l’expérience du créateur fa l’inverse, plus de 80 % des créateurs ayant-
investi au moins 500 000 francs au départvorise également la longévité de sa nou-
exercent encore leur activité (graphique 2).
velle entreprise. Tout comme les aides Ainsi, plus le projet est important en termes
publiques obtenues par les chômeurs. de moyens, plus grandes sont les chances
de survie. Or la moitié des entrepreneurs ont
consacré moins de 50 000 francs au démar-
rage de leur entreprise, voire moins de
La mortalité infantile frappe beaucoup d’en- Une mortalité forte les premières années,
treprises. Sur les 87 000 nouvelles entrepri- surtout pour les entreprises individuelles
ses créées ou reprises au cours du premier
semestre 1994, seules 51 000 étaient encore Taux de mortalité (%)
vivantes trois ans plus tard, soit 59 %. 50
La première année d’existence a été la plus
fatale : plus d’une entreprise sur six (17 %) n’a 40
pas soufflé sa première bougie. Mais les
deuxième et troisième années ont été égale- 30
ment difficiles. Trois ans après avoir créé ou
repris une activité, quatre entrepreneurs sur
20
dix auront fermé leurs portes ou, pour quel-
ques-uns, revendu leur entreprise (gra-
10
phique 1) (cf. Pour comprendre ces résultats).
Pourquoi un créateur a-t-il réussi à pérenni-
0ser son projet alors qu’un autre a été contraint
1 an 2 ans 3 ans
de fermer ou de céder sa toute nouvelle en-
Entreprises individuelles Sociétés
treprise à un autre exploitant ? Quels sont les
atouts à réunir pour avoir les meilleures chan-
Source : enquêtes SINE 1994 (première et deuxième vaguesces de rendre viable son projet ?
d’interrogation), Insee
INSEE
PREMIERE10 000 francs dans près d’un cas sur salariés du fait de leur expérience dans Femmes et hommes ne se différen-
cinq. Les projets de plus de 500 000 la conduite d’une entreprise (ta cient pas dans leur capacité à faire-
francs ne représentent que8%duto bleau 1). vivre un projet. Plus nombreuses en-
tal, et ceux de plus d’un million de De même, sept entreprises sur dix pas 1994 que dans les années quatre-vingt,-
francs à peine 4 %. sent le cap des trois ans lorsque le les femmes se trouvent à la tête du pro-
En termes de survie, reprendre une en créateur a une expérience profession jet une fois sur trois.- -
treprise existante est préférable à la nelle longue (plus de dix ans) dans l’ac-
créer de toutes pièces (cf. Pour com tivité de l’entreprise créée ou reprise.- Chômeurs-créateurs : la fragilité
prendre ces résultats). Les sociétés ré En revanche, plus de la moitié des uni- - de l’entreprise individuelle
sistent beaucoup mieux que les tés dont le créateur n’a aucune expé-
entreprises individuelles (graphique 1) : rience disparaissent avant leur Au premier semestre 1994, quatre
68 % des sociétés exercent encore leur troisième anniversaire (graphique 3). créateurs sur dix étaient chômeurs,
activité au bout de trois ans, quand Ceci est corroboré par l’impact de l’âge soit 34 700. Pourtant, les entreprises
presque la moitié des entreprises indi du nouvel entrepreneur sur les chan des chômeurs-créateurs ont un taux de- -
viduelles ont disparu. ces de survie : s’il a cinquante ans ou survie à trois ans plus faible (53 %) que
Le secteur d’activité est aussi un fac plus (11 % des créateurs), il a deux celles des salariés-créateurs (59 %)-
teur discriminant. Les entreprises des chances sur trois de passer le cap du (tableau 2).
services aux ménages ont les plus troisième anniversaire ; s’il a moins de Leur profil n’est pas réellement en
grandes chances de survie. Parmi el vingt-cinq ans (8 % des créateurs), il cause. Certes, les « bac+ 2 et au-delà »-
les, 40 % des créations concernent le n’a qu’une chance sur deux. sont moins nombreux (20 % contre
secteur de la santé (cabinets d’infir Comme pour l’expérience, le diplôme 25 %), mais les chômeurs-créateurs-
mier,...). De même, dans la construc du créateur joue sur la pérennité de sont plus rarement sans diplôme (20 %-
tion et l’industrie, la probabilité de son projet. Un niveau égal ou supérieur contre 30 %). Plus fortement mascu-
franchir le cap des trois ans est élevée. à « bac+ 2 » fait augmenter de 6 points line, cette population est également
À l’opposé, le commerce et les hô le taux de survie à trois ans par rapport plus jeune : 66 % ont moins de 40 ans-
tels-cafés-restaurants sont les plus à une absence de diplôme (respective contre 56 % pour les autres créateurs.-
fragiles. Toutefois, dans ces deux sec ment 62,7 % et 56,6 %). Toutefois, un Les secteurs d’implantation et les origi- -
teurs, lorsqu’une entreprise meurt, elle diplôme adapté est toujours efficace : nes professionnelles des chô-
est ensuite souvent reprise par un ainsi, les détenteurs d’un CAP/ BEP meurs-créateurs ne sont pas très
autre exploitant. ont-ils plus de chances pour mener à discriminants non plus. Ceux-ci inves-
bien leur projet que les créateurs sim tissent davantage que les autres dans-
ples bacheliers. le secteur du bâtiment, mais un peuL’expérience reste
une valeur sûre
Le profil du créateur joue lui aussi sur Survie des jeunes entreprises : les anciens entrepreneurs mieux placés
la survie de l’entreprise. En particulier, En %
l’expérience et les « acquis » du créa- Qualification antérieure du créateur Taux de survieà3ans Poidsdelacatégorie
teur jouent positivement sur la durée 67,5 13,0Artisan, commerçant, profession libérale
de vie de la nouvelle entreprise. 67,3 5,9Chef d’entreprise
De ce point de vue, les anciens entre-
61,7 17,0Cadre
preneurs, artisans, commerçants ou
58,6 13,8Ouvrierchefs d’entreprise paraissent naturel-
58,6 4,4Agent de maîtrise, contremaîtrelement mieux placés que les anciens
54,8 6,6Profession intermédiaire
53,8 27,2EmployéLes petits projets
53,2 3,8sont plus fragiles Etudiant
% 48,0 8,2Inactif
100 selon les moyens investis au lancement 58,8 100Ensemble
Source : enquêtes SINE 1994 (première et deuxième vagues d’interrogation), Insee80
60 Les entreprises des anciens chômeurs et des inactifs sont plus fragiles
En %
40 Situation antérieure déclarée par le créateur Taux de survieà3ans Poidsdelacatégorie
65,5 43,8En activité
20
50,5 14,0Sans activité
55,8 26,2Chômeurs de moins d’un an
0
< 10 10-25 25-50 50-100 100-250 250-500 500-1 000 > 1 000 48,8 16,1 de plus d’un an
Milliers de francs
58,8 100EnsembleSource : enquêtes SINE 1994 (première et deuxième
vagues d’interrogation), Insee Source : enquêtes SINE 1994 (première et deuxième vagues d’interrogation), Insee
Taux de survie à trois ansmoins dans les services aux particu blent-ils moins bien préparés et leurs ont présenté un taux de survie de 60 %,-
liers. La forte présence d’ouvriers projets moins solides que ceux des au un peu supérieur au taux global. Et cer- -
(20 % contre 8 %) et de cadres (20 % tres créateurs. Ce manque de « culture tains d’entre eux, comme les cadres,
contre 13 %) joue favorablement : ces entrepreneuriale » a sans doute été en les ouvriers et les agents de maîtrise,-
deux populations de créateurs ont de core plus marqué en 1994 : cette ont fait aussi bien, voire mieux que les
bons résultats en termes de survie. A année-là, les conditions exceptionnel non-chômeurs (tableau 3).-
contrario, on y trouve beaucoup moins les de l’ACCRE (l’aide aux chômeurs
d’anciens artisans, commerçants ou créateurs ou repreneurs d’entreprises Manque de financement et
chefs d’entreprise, toutes catégories - cf. encadré) ont poussé dans cette d’expérience chez les étudiants
aux projets à faible mortalité. voie des chômeurs mal préparés à
Cependant, l’expérience dans le do franchir la frontière vers le statut et les Les étudiants-créateurs affichent des-
maine où ils s’installent leur fait plus responsabilités d’un travailleur indé handicaps voisins de ceux des chô- -
souvent défaut : dans 26 % des cas, ils pendant. meurs en matière de projet. Le taux de
n’ont aucune compétence dans l’activi survie à trois ans de leurs entreprises-
té de leur entreprise ni dans une activi est faible (53 %).- Les aides publiques : un atout
té voisine. Seuls 16 % des créateurs En premier lieu, ils ont peu de moyens :certain pour les chômeurs
non-chômeurs sur dix sont dans cette 29 % d’entre eux investissent moins de
situation. Une analyse globale des chô 10 000 francs dans leur projet contre-
De surcroît, les chômeurs s’orientent meurs-créateurs est en fait insuffi seulement 18 % pour les autres créa- -
davantage vers les créations ex nihilo, sante. Il convient en effet de les teurs. À l’inverse, à peine 6 % d’entre
plus fragiles, et, surtout, créent des en distinguer selon leur durée de chô eux y consacrent plus de 250 000- -
treprises individuelles : 73 % des uni mage et l’obtention d’aides publiques. francs (16 % pour les autres).-
tés constituées par les anciens Les 62 % de chômeurs-créateurs qui Ensuite, ils créent davantage d’entre-
chômeurs voient le jour sous forme étaient restés moins d’un an au chô prises individuelles (69 % contre 56 %-
d’entreprises individuelles, cette pro mage ont affiché un taux de survie à pour les autres créateurs). Mais, et-
portion étant de 46 % dans les autres trois ans supérieur (56 %) à celui des c’est plutôt un avantage, ils sont plus
créations. chômeurs de longue durée (49 %). nombreux à se tourner vers les sec-
Par ailleurs, les chômeurs mettent L’obtention ou non d’aides publiques teurs des services. Près de cinq étu-
moins souvent en œuvre des projets fi creuse un peu plus les écarts. Deux diants sur dix lancent leur projet dans-
nancièrement importants : 11 % dépas chômeurs-créateurs sur trois ont obte les services aux entreprises. Les au- - -
sent 250 000 francs contre 19 % pour nu des aides publiques pour mener à tres ne sont que trois sur dix dans ce
les autres créateurs. Il est vrai que les bien leur projet. Parmi eux, 57 % ont pu cas.
très petits projets sont beaucoup fêter les trois ans de leur entreprise. Enfin, les étudiants perçoivent nette-
moins nombreux : 14 % ont moins de Sans aide, ils n’ont été que 46 %. ment moins souvent des aides publi-
10 000 francs, contre 21 % pour les au Les aides publiques favorisent donc ques : 14 % en moyenne (31 % pour-
tres catégories. Et s’ils demandent un bien la survie des entreprises des an les autres). Cette proportion n’est-
peu plus souvent des prêts bancaires ciens chômeurs. Il est toutefois difficile que de 6 % pour ceux, les plus nom-
(35 % contre 30 %), ils les obtiennent de dire si ce sont les aides en elles-mê breux, qui lancent un projet dès la fin-
près d’une fois sur trois, comme les au mes qui ont donné une meilleure as de leurs études. Les étudiants qui- -
tres créateurs. sise au projet, ou bien si c’est touchent des aides les perçoivent la
Ainsi, les chômeurs-créateurs sem justement la viabilité initiale du projet plupart du temps en tant qu’anciens-
qui a permis l’obtention des aides. chômeurs. C’est d’ailleurs ceux qui,
Au total, les créateurs chômeurs de passés par une phase de chômage
Bien connaître l’activité
courte durée qui ont obtenu des aides après leurs études, ont obtenu des
de sa nouvelle entreprise,
un atout certain
De bonnes chances de survie pour les chômeurs de moins d’un an aidésTaux de survie à trois ans
selon l'expérience dans l'activité Taux de survie à trois ans (en %)
%
Qualification
Non chômeurs Chômeurs aidés... Chômeurs non aidés...70 antérieure
60 ... de moins ... de plus ... de moins ... de plus
d’un an d’un an d’un an d’un an
50
64,0 64,2 56,8 56,6 54,5Cadre
40 59,1 62,5 59,7 50,6 42,3Agent de maîtrise
30 60,0 53,8 39,2 46,7 42,0Prof. intermédiaire
58,9 55,3 45,1 45,6 42,420 Employé
61,7 65,4 59,3 43,3 40,1Ouvrier10
54,6 53,0 86,4 38,3 45,1Étudiant
0
Aucune 3 à 10 ans 50,4 45,4 42,1 43,1 37,4Inactif
< 3 ans > 10 ans
58,9 59,7 51,6 47,6 44,7Moyenne
Source : enquêtes SINE 1994 (première et deuxième
vagues d’interrogation) - Insee Source : enquêtes SINE 1994 (première et deuxième vagues d’interrogation) - InseeNombre d’entreprises ayant atteintL’« ACCRE », un dispositif particulièrement favorable en 1994
ou dépassé leur troisième anniversaire
Le programme public d’aide à la création ou à la reprise d’entreprise par les chômeurs,
Total des créations d’entreprisesl’ACCRE, a été profondément transformé par la loi quinquennale pour l’emploi. À partir
du premier semestre 1994
d’avril 1994, le dispositif a attribué une prime de 32 000 francs, la gratuité de la couver-
ture sociale pendant un an, et a été élargi à de nouveaux bénéficiaires. Résultat : le Sont considérées comme mortes les entre-
nombre d’aides accordées a explosé en 1994 pour atteindre 75 000 bénéficiaires contre
prises qui ont soit définitivement fermé leur
50 000 en 1993.
porte, soit fait l’objet d’une reprise. La ces-
sation de l’entreprise ne signifie donc pas
À partir de 1995, les conditions d’éligibilité à cette mesure ont été progressivement res-
systématiquement l’arrêt de son activité
treintes et l’allocation de la prime a été supprimée en janvier 1997. Dès lors, le nombre
économique.d’entreprises créées ou reprises avec l’Accre a diminué fortement dès 1996 pour pas-
ser de 82 000 en 1995 à 39 000 en 1996 et 33 000 en 1997.
Mesurer chaque facteur de la survie
L’interaction des différents facteurs sur la
durée de vie des entreprises rend difficile la
aides publiques, qui atteignent le velles Entreprises), est un dispositif d’en- mesure de l’influence de chacun d’entre
taux de survie à trois ans le plus fort quêtes dont l’objectif est de suivre des géné- eux. Une approche permettant de raisonner
(62 %). rations d’entreprises pendant cinq ans. Les toutes choses égales par ailleurs a donc été
À ces handicaps, s’ajoute souvent entreprises créées ou reprises au premier mise en œuvre à l’aide d’un modèle de ré-
l’inexpérience : 73 % des étudiants semestre 1994 ont ainsi été interrogées une gression (LOGIT) et d’un modèle de durée
n’ont aucune expérience ou une expé première fois en septembre 1994 et une se- - pour compléter et contrôler les résultats des
rience dans une autre activité contre conde fois trois ans plus tard en septembre taux de survie. L’intérêt de ces modèles est
29 % pour les non-étudiants. 1997. Une troisième interrogation, en cours, de mesurer l’effet de telle ou telle variable
Toutefois, les étudiants-créateurs ne a été lancée en septembre 1999. L’échantil- sur la survie en contrôlant celui des autres
souffriraient pas de la spécificité de lon (taux de sondage de 30 %) respecte une variables.
leur statut. En effet, si on compare leur représentativité selon l’origine de la créa-
situation avec celles des anciens en tion, la région (y compris les DOM) et le sec- -
trepreneurs et cadres, en maintenant teur d’activité en huit postes.
identiques les autres caractéristiques Les résultats présentés ici sont tirés des
(cf. Pour comprendre ces résultats), deux premières vagues d’interrogation. La
les étudiants auraient des chances de première interrogation porte sur trois thè-
survie au moins aussi élevées que les mes : le profil du créateur, de son entreprise
Pour en savoir pluscréateurs de ces deux catégories. et les conditions de création. La deuxième
Ainsi, les deux handicaps majeurs des interrogation concerne l’évolution de l’en-
étudiants sont la faiblesse des moyens treprise (emploi, investissement, chiffre « Nouvelles entreprises : les créations
dynamisent l’emploi salarié », Insee Pre-qu’ils parviennent à mobiliser pour leur d’affaires...) et les problèmes rencontrés.
mière, n° 628, janvier 1999.projet et leur inexpérience, tant dans la
fonction d’entrepreneur que dans le Création, survie, disparition « La situation des entreprises créées en
secteur d’activité où ils s’engagent. La notion de création d’entreprise englobe les 1994 par des chômeurs bénéficiaires
Agir sur ces deux points renforcerait d’une aide publique », Premières Syncréations ex nihilo et les reprises. -
thèses, Dares, n° 51.2, décembre 1999.leurs chances de succès. N’ont pas été prises en compte les6%de
créations faites par des entreprises (filiales).
Créations et devenir des entreprises de
Pour comprendre Le taux de survie à n année(s) d’une généra- 1987 à 1995, Insee Résultats, coll. Sys-
tion d’entreprises est la proportion d’entre-ces résultats tème productif, n° 125-126-127, 1997.
prises encore vivantes après n années. Par
« Les repreneurs d’entreprises », Inseeexemple, le taux de survie à trois ans des en-
Première, n° 509, février 1997.
Une interrogation par vagues treprises créées ou reprises au cours du pre-
SINE, (Système d’Information sur les Nou- mier semestre 1994 est égal au rapport :
Direction Générale :
18, Bd Adolphe-Pinard
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