Créations d'emplois : ralentissement en 2002.

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Les dernières analyses sur l'évolution de l'emploi salarié privé non agricole réalisées à partir de l'exploitation des bordereaux URSSAF confirment une diminution du rythme de croissance de l'emploi privé en 2002. La hausse n'atteint que 3 % contre 5 % en 2001. Cela correspond environ à 2 800 postes de travail supplémentaires au lieu de 4 400 les douze mois précédents. Après la forte croissance de l'an 2000 le ralentissement apparu en 2001 s'accentue.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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économie
Créations d’emplois
Ralentissement en 2002
es dernières analyses sur l’évo- Le secteur de la construction continue à
créer des emplois (+ 2,1 %) mais là aussilution de l’emploi salarié privé La source : Epureà un rythme moins soutenu qu’au coursLnon agricole réalisées à partir de
l’exploitation des bordereaux URSSAF de l’année 2001 pendant laquelle ils
Le système d’information EPUREconfirment une diminution du rythme avaient augmenté de 6,3 %.
(Extension du projet Urssaf sur lesde croissance de l’emploi privé en
Le tertiaire demeure le premier secteur revenus et l’emploi) est construit à
2002. La hausse n’atteint que 3 %
partir des données fournies par lescréateur d’emplois à La Réunioncontre5%en 2001. Cela correspond établissements aux Urssaf, lors du(+ 4,2 %) même si, là encore, on noteenviron à 2 800 postes de travail sup- paiement de leurs cotisations.des signes de ralentissement. C’est dansplémentaires au lieu de 4 400 les
les services rendus aux entreprises que Le champ des bordereauxdouze mois précédents. Après la forte
ces signes sont les plus nets (+ 3,7 % en récapitulatif de cotisations,croissance de l’an 2000 le ralentisse-
2002 contre + 9,9 % en 2001). Autres adressés par les établissements àment apparu en 2001 s’accentue.
leur Urssaf de tutelle, couvre lesactivités qui marquent un ralentissement,
établissements de toutes tailles etDans l’industrie le ralentissement était les activités financières et celles liées au
inclut, notamment, lesdéjà très sensible en 2001 avec une transport qui enregistrent une hausse
établissements de moins de 10croissance de l’emploi limitée à 1,8 %. nettement inférieure à celle de 2001. salariés, permettant ainsi d’avoir
Elle accompagnait un repli de l’investis-
une vision de l’ensemble desEn revanche, les augmentations obser-sement, essentiellement dans l’industrie emplois salariés du secteur
vées dans le commerce de détail et deagroalimentaire. Concernant l’année 2002, marchand (hors établissements
réparations ainsi que dans les activitésdes emplois ont été supprimés et l’effec- dépendant de la Mutualité sociale
immobilières traduisent un net redresse- agricole).tif des salariés de l’industrie est en
ment de ces secteurs après le creux debaisse de 1,9 %. Ainsi agroa-
2001. limentaire enregistre une chute de l’emploi
salarié de 5,2 %. Dans les industries
Christophe HILLAIRET
manufacturières, la baisse n’est que de L’auteur
0,2 %.
Christophe HILLAIRET est
volontaire civil à l’aide technique
à la direction régionale de l’Insee.
Evolution des emplois salariés - intérim compris - (en %)
Secteur d'activité 2000 2001 2002
Bibliographie
ENSEMBLE 9,0 5,0 3,0
“L’emploi salarié marchand par
INDUSTRIE 4,7 1,8 trimestre” - INSEE Réunion - n° 2- 1,9
juin 2003.
dont :
Industries agricoles et alimentaires 4,1 - 3,1 - 5,2 manufacturières 5,0 4,6 - 0,2
CONSTRUCTION 12,0 6,3 2,1
COMMERCE 6,2 4,1 4,6
dont :
7,3Commerce de détails, réparations 9,0 3,7
SERVICES 11,5 6,1 3,9
dont :
2,4Transports 2,9 8,8
0,8Activités financières 9,7 3,6
10,0 immobilières 11,9 2,5
3,7Services aux entreprises 20,3 9,9
6,2 aux particuliers 5,6 5,9
Source : Insee - Urssaf.
économie2e trimestre 2003 5DE LAREUNION

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