Créations et créateurs d'entreprises en Midi-Pyrénées

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En Midi-Pyrénées, les créations d'entreprises sont de plus en plus nombreuses ces dernières années. Les créateurs, motivés par la volonté d'être indépendants et le goût d'entreprendre, démarrent souvent avec des moyens réduits. Quatre créateurs sur dix étaient au chômage au moment de la création.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Numéro 72 : mai 2004
Créations et créateurs
d’entreprises en Midi-Pyrénées
Midi-Pyrénées, Près de quatre créateurs sur dix
parmi les régions dynamiques étaient au chômage
pour la création d'entreprises
Sans activité
professionnelle
En activité
(salarié, indépendant,
14 % chef d'entreprise)
Chômeur
depuis
17 %plus d'un an
50 %
19 %
Chômeur
depuis
moins d'un an
Taux de création
d'entreprises
GéoFLA ® © IGN 1999 - Insee 2004 en 2003 (%)
13,4 à 15,7
11,1 à 13,4
8,8 à 11,1Source : Insee - SIRENE Source : enquête SINE 2002
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALE
DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36
Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-PontsEn Midi-Pyrénées, les créations d’entreprises
31054 TOULOUSE CEDEX 4
Directeur de la publication : Benjamin Camussont de plus en plus nombreuses ces dernières
Rédactrice en chef : Marie-Pierre Plaux
Maquettiste : Monique Galou
années. Les créateurs, motivés par la Ce document est téléchargeable à partir du site internet
www.insee.fr/mp
à la rubrique « publications »volonté d’être indépendants et le goût
Imprimeur : ESCOURBIAC, 81304 Graulhet Cedex
Dépôt légal : mai 2004
d’entreprendre, démarrent souvent avec des ISSN : 1262-442X
CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG7276moyens réduits. Quatre créateurs sur dix
Prix : 2,2 €
Abonnement à l'ensemble des publicationsétaient au chômage au moment de la création.
pour l'année 2004 : France : 85 €, Etranger : 105 €
1Créations et créateurs d’entreprises
en Midi-Pyrénées
e nombre d’entreprises créées en Mesuré par le taux de création pure, qui créées chacune de ces années ont bénéfi-
Midi-Pyrénées se situe à un niveau rapporte le nombre d’entreprises créées cié de cette aide dans la région. A partirLélevé ces dernières années, qui est à l’ensemble du parc, il s’établit en 2003 de 1995, la prime forfaitaire attribuée par
en outre en progression constante : à 12,3 % ; il était de 10,9 % en 2002. ce dispositif a été supprimée, seule l’exo-
4 000 entreprises créées ou reprises au Midi-Pyrénées fait ainsi partie d’un nération des cotisations sociales sur un
er1 trimestre 2004, soit 8 % de plus que ensemble de régions où la création an était conservée. Ceci s’est accompa-
le trimestre précédent, 14 130 entrepri- d’entreprises est très dynamique. Elles gné d’une nette diminution des créations
ses créées ou reprises en 2003, en aug- sont situées le long de la façade ouest de dans la région. En particulier, le nombre
mentation de 15 % par rapport à 2002. la France et dans toute la partie sud du d’entreprises créées bénéficiant de
pays jusqu’à la région Rhône-Alpes. Ce l’ACCRE est tombé à 2 000 ou 2 500
La hausse est très forte pour les créa- dynamisme est un peu plus soutenu en unités selon les années.
tions pures, c’est-à-dire celles qui corres- Languedoc-Roussillon et en Provence-
pondent à la mise en activité d’un Alpes-Côte d’Azur, du fait de l’impor- Depuis 1999, sous l’effet d’une crois-
premier établissement exploitant des tance des créations saisonnières liées au sance plus porteuse, d’un réaménagement
moyens de production jusque là inexis- tourisme estival. de l’ACCRE, de la mise en place d’une nou-
tants : 9 200 nouvelles entreprises velle aide, l’encouragement au développe-
Des créationsont ainsi été créées en 2003, soit une ment d’entreprises nouvelles (EDEN), le
progression de 20 % en un an. liées à la conjoncture nombre de créations repart à la hausse. Sur
et à la réglementation 2003, l’embellie observée s’explique peut-
Depuis 1987, il ne s’était jamais créé être en partie par la mise en place de la loi
autant de nouvelles entreprises dans la Le nombre de créations dépend à la Dutreil sur l’initiative économique, même
région. Ce phénomène se retrouve dans fois de la situation économique conjonc- s’il est encore difficile d’en mesurer tous les
toutes les régions françaises à l’exception turelle et des mesures spécifiques prises effets. Les créations nouvelles, qui permet-
de la Corse. Avec une telle progression, en faveur de la création. Ainsi, au début tent d’accroître et de diversifier
la région Midi-Pyrénées se situe au des années 90, l’atonie de l’activité le tissu productif, représentent 65 % des
e4 rang des régions derrière Poitou- économique s’est accompagnée d’un net créations en Midi-Pyrénées. Le nombre
Charentes, la Haute-Normandie et recul des créations, suivi d’un regain au de créations par réactivation, 21 % des créa-
l’Alsace et bien au-dessus de la moyenne cours de la période 1994-1995 lié à la tions, se maintient alors que les créations
française qui affiche une augmentation mise en place de l’aide aux chômeurs par reprise (14 % des créations de 2003)
de 12 %. Ainsi, le renouvellement du tissu créateurs ou repreneurs d’entreprises sont de moins en moins nombreuses ces
productif de la région est assez marqué. (ACCRE). Environ 4 000 entreprises dernières années.
Des créations d'entreprises à la hausse en 2003 pour la région
15 000
14 000
13 000
12 000
11 000
10 000
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : Insee, SIRENE
2En 2003,En 2003,En 2003, DDééfinitionsDDDééé
dynamisme dans tous
Création pure ou entreprise nouvelle•elle : une création est dite pur e si elleles secteurs d’activité
correspond à la mise en activité par l’entreprise d’un premier établissement
exploitant des moyens de production jusque là inexistants.Sur ces dernières années, la création
d’entreprises dans le secteur des services
R R Repriseepriseeprise : une création par reprise correspond à la mise en activité de tout R Repriseeprisen’a cessé de progresser, en Midi-Pyrénées
ou partie de moyens de production déjà exploités par une autre entreprisecomme en France. Le secteur de la
(achat, donation, héritage, prise en location gérance d’un fonds deconstruction, après une période difficile
commerce).dans les années 90, connait depuis une
évolution très favorable avec en moyenne
Réactivationation : une personne physique peut cesser son activité non salariée2 000 créations chaque année. Par
puis la reprendre ultérieurement. Cette reprise d’activité non salariée estcontre les créations dans l’industrie et le
comptabilisée en réactivation.commerce diminuent assez nettement ces
dernières années.
Taux de création : rapport entre le nombre de créations observées l’année n
et le stock d’entreprises au premier janvier de cette même année n.Mais l’embellie de 2003 profite à tous
les grands secteurs d’activité dans la
région et particulièrement à la
construction (+ 19 %) et au commerce Sur quatre entreprises créées,
deux le sont dans les services, une dans le commerce(+ 12 %). Le dynamisme est moins mar-
qué dans l’industrie, mais les créations de
Industrie (y.c. IAA)
ce secteur augmentent toutefois, ce qui 7 %
n’était pas vrai les années précédentes.
20 % Services aux ménages
La situation dans le secteur des services
Construction 18 %
est contrastée : si la progression est soute-
nue dans les services aux ménages et dans
les hôtels-cafés-restaurants, par contre, le 16 % Services aux entreprises
nombre de créations diminue dans les
Commerce et réparation 24 %services aux entreprises, à la différence
10 % Hôtels, cafés, restaurants
de ce que l’on observait les années précé-
5 %
dentes. Les services aux entreprises TransportsSource : Insee, SIRENE
rassemblent cependant 16 % de l’ensem-
ble des créations.
Des créations en hausse dans la plupart des secteurs
7 000
Le créateur,
6 000
le plus souvent
un homme trun homme trun homme trun homme trentenaireeeee 5 000
Quatre créateurs sur dix, dans la 4 000
région, ont entre 30 et 39 ans, alors que
3 000cette tranche d’âge ne regroupe que trois
actifs sur dix. De 1998 à 2002, la part
2 000des créateurs se situant dans cette tran-
che d’âge a légèrement augmenté,
1 000
passant de 36 à 39 %. Dans le même
temps, celle des jeunes créateurs (moins
0
1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003de trente ans) a sensiblement baissé, de
Services28 à 20 %, et celle des créateurs de plus
Services aux ménages Hôtels, cafés, restaurants Industrie (y.c. IAA)de 50 ans est passée de 12 à 14 %.
Services aux entreprises Transports Construction
Minoritaires parmi les créateurs d’entre- Commerce et réparation
Source : Insee, SIRENEprise, dans la région comme ailleurs, les
3Une majorité de créateurs Les femmes créatrices plus diplômées
a moins de 40 ans
Diplômes supérieurs au baccalauréat
50 ans
ou plus Bac général
de 40 à
Baccalauréat technique
49 ans ou professionnel
de 30 à CAP, BEP
39 ans
CEP, BEPC, brevet élémentaire,
moins de brevet des collèges
30 ans
Aucun diplôme
0 1020304050
0 5 10 15 20 25 30 35 40Créateurs d'entreprise Population active
Femmes Hommes
Source : enquête SINE 2002Source : enquête SINE 2002
femmes ont légèrement perdu du (étudiant, personne au foyer, retraité) ; vers la construction (31 %). Les femmes
terrain en quatre ans ; elles ne représen- ce taux est supérieur à 20 % pour les créatrices d’entreprise ont un niveau de
tent que 29 % des créateurs en 2002 femmes créatrices. formation plus élevé que les hommes :
contre 32 % en 1998. Dans l’ensemble, 56 % d’entre elles possèdent un bacca-
les femmes reprennent plus souvent que Parmi les créateurs de la région, 30 % lauréat ou un diplôme supérieur, ce n’est
ont un diplôme supérieur au bac, alorsles hommes des entreprises existantes. le cas que pour 43 % des hommes. Cette
Elles sont plus présentes dans le tertiaire, que, dans l’ensemble de la population, plus grande qualification ne se retrouve
en particulier dans le commerce et les 16 % des personnes non scolarisées de pas quand on analyse la situation pro-
services aux particuliers : plus de la moi- plus de 15 ans seulement ont ce fessionnelle des créateurs qui étaient
tié des créations d’entreprises réalisées par niveau de diplôme. Ils exercent essentiel- salariés avant de créer leur entreprise. En
des femmes le sont dans ces deux lement dans les secteurs des services aux effet, les créatrices d’entreprises sont
secteurs où la main d’œuvre est aussi entreprises, du commerce, de l’éduca- moins souvent cadres que les hommes
largement féminisée. Les hommes créa- tion, de la santé et de l’action sociale. (11 % d’entre elles, pour 15 % des créa-
teurs d’entreprises travaillent souvent Près de 11 % des créateurs sont titulai- teurs) et plus souvent employées (56 %
dans la construction et, comme les fem- res d’un baccalauréat général et 12 % pour 30 % des créateurs). Ce constat est
mes, dans le commerce (respectivement d’éat technique ou profes- à rapprocher des secteurs dans lesquels
30 et 23 % des créations). sionnel. Les non diplômés - 15 % des les femmes créatrices sont particulière-
créateurs - s’orientent essentiellement ment présentes, à savoir le commerce et
En 2002, vers le commerce (33 % d’entre eux) et les services aux particuliers, où le nom-
près de quatre bre d’employées est très élevé.
créateurs sur dix
ééééétaient au chôôôôômagemagemagemagemage Les raisons ayant poussé le créateur à entreprendre
80En 2002, 37 % des créateurs étaient
70au chômage quand ils ont créé leur
60
entreprise, ce qui représente près de
50
5 000 chômeurs devenus chefs d’entre- 40
30prise en Midi-Pyrénées. Dans un cas sur
20deux, le chômeur créateur était au
10chômage depuis plus d’un an. Parmi les
0
créateurs qui étaient salariés avant de
Etre Le goût Une opportunité Sans emploi, Une idée Des exemples Sans emploi,
créer leur entreprise, 37 % étaient em- indépendant d'entreprendre de création par choix nouvelle réussis par
de produit d'entreprendre contrainteployés, 24 % ouvriers, les cadres supé-
ou de marché dans l'entourage
rieurs ne représentant que 14 % d’entre
eux. Par ailleurs, 14 % des créateurs Source : enquête SINE 2002
n’exerçaient pas d’activité professionnelle
4Les mesures d’aide à la création d’entreprises Créer est souvent
une démarche solitaire
Les aides aux entreprises sont des interventions financières ou techniques tradui-
Interrogés sur les raisons qui les onttes par un apport à l’entreprise ou par une réduction de coûts. Elles peuvent être
attribuées par l’Etat, les collectivités locales, des associations ou des fondations. poussés à créer leur entreprise, les créa-
Les principales aides de l’Etat sont : teurs de la région citent en premier lieu
le souhait d’être indépendant. Vient au
l’ACCRE (aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises), qui
second rang le goût d’entreprendre, puisconsiste en une exonération de charges sociales pendant un an,
l’opportunité de création ou de reprise.
Un créateur sur deux entreprend seul son l’EDENEDEN (encour agement au développement d’entreprises nouvelles), dispositif
projet de création. Néanmoins, danscréé en 1999 qui vise à faciliter l’accès au crédit bancaire par le biais d’une aide
financière et à pallier l’inexpérience par un accompagnement post-création, 63 % des cas, le créateur a dans son
entourage proche, familial ou non, des
le PCE PCE (prêt à la création d’entreprise), crédit mis en œuvre par la banque de chefs d’entreprise ou des personnes à leur
développement des PME, sans garantie ni caution personnelle du créateur, qui compte. La proportion de création avec
sert à financer les frais et dépenses de démarrage de l’affaire.
le conjoint est plus forte chez les
repreneurs (31 % des reprises) que pour D’autres mesures sont de nature à favoriser la création d’entreprises.
les créations ex-nihilo (17 %). Pour Le PARE (plan d’aide au retour à l’emploi), mis en place au second semestre
2001, prévoit des dispositions favorables à la création d’entreprise : le créateur monter leur projet, les créateurs ont
dispose de ressources durant les premiers temps de vie de l’entreprise, correspon- rarement suivi une formation de leur
dant à la période où elle ne génère pas assez de bénéfices pour rémunérer le propre initiative : 13 % des créateurs de
créateur. Par ailleurs, plusieurs mesures sont venues renforcer la sécurité finan-
2002 sont dans ce cas, alors que 21 %cière du créateur d’entreprise : depuis le mois de juillet 2001, le créateur peut
cumuler les revenus issus de sa société avec son allocation chômage pendant 18 d’entre eux ont suivi une formation im-
mois ; depuis février 2002, l’ACCRE et l’EDEN peuvent être cumulées aux posée et 66 % aucune formation.
autres avantages accordés aux chômeurs franchissant le pas. Par contre, la grande majorité des créa-
teurs, plus de sept sur dix, ont bénéficié Enfin, la loi pour l’initiative économique, dite loi Dutrloi Dutrloi Dutrloi Dutrloi Dutreil deil deil deil deil d’’’’’aoaoaoaoaoûûûûût 2003,t 2003,t 2003,t 2003,t 2003,
de conseils de la part d’organismescomprend des mesures visant à simplifier la création d’entreprise, à faciliter la
transition entre le statut de salarié et celui d’entrepreneur, à financer l’initiative spécialisés dans la création d’entreprises,
économique, à permettre l’accompagnement social des projets et à favoriser le de conseillers professionnels, de leur
développement et la transmission de l’entreprise.
entourage professionnel, familial ou
personnel.
La RLa RLa RLa RLa Rééééégion Mgion Mgion Mgion Mgion Midi-Pidi-Pidi-Pidi-Pidi-Pyryryryryrééééénnnnnééééées es es intervient es es également par des aides directes à l’étude de
faisabilité du projet, au conseil juridique, par le développement de pépinières
Des moyensd’entreprises. Des actions spécifiques sont également menées pour rapprocher les
entreprises et les laboratoires de recherche de façon à favoriser le développement des financiers faibles
entreprises par l’innovation et à faciliter l’échange des entreprises porteuses de projets
de développement technologique. La situation financière des créateurs
est parfois très difficile. Avant de créer
leur entreprise, 5 % des créateurs étaientDes moyens financiers limités au démarrrage
allocataires de l’allocation de solidarité
40 spécifique (ASS) et 9 % du revenu
minimum d’insertion (RMI). La grande
30
majorité démarrent leur projet avec des
moyens financiers très faibles : 35 % des20
créateurs ont investi moins de 4 000 €,
10 55 % moins de 8 000 € pour l’achat
de matériel, la constitution du stock,
0 l’installation dans les locaux…
moins de 4 000 € 8 000 € 16 000 € 40 000 € 80 000 € Les investissements les plus élevés
4 000 € à moins de à moins de à moins de à moins de et plus concernent essentiellement des reprises,
8 000 € 16 000 € 40 000 € 80 000 €
en particulier dans les secteurs du
commerce ou des services aux particu-
Source : enquête SINE 2002
liers. Dans la région, 70 % des créateurs
5ont mobilisé des ressources personnellesSourSourSourcescescesSourSourcesces
ou familiales. Pour accéder aux prêts
bancaires, 11 % des créateurs ont béné- La première partie de l’étude porte sur les créations d’entreprises en Midi-
ficié de l’encouragement au développe-Pyrénées des années 1987 à 2003 du champ I.C.S. (industrie, commerce,
services). Ce champ couvre les activités économiques marchandes de l’in- ment d’entreprises nouvelles (EDEN)
dustrie au sens large, de la construction, du commerce et des services, à ou du prêt à la création d’entreprises
l’exclusion des activités financières. L’agriculture est également exclue.
(PCE). Par ailleurs, un créateur sur trois
a bénéficié d’aides publiques (deLes statistiques de créations proviennent du répertoire SIRENE, le réper-
l’ACCRE dans 85 % des cas) et un peutoire des entreprises géré par l’Insee. Il enregistre les mouvements économi-
ques et légaux affectant ces unités, en particulier les créations. plus d’un sur dix d’aides ou d’exonéra-
tions locales ou régionales.
La seconde partie de l’étude a pour source l’enquête SINE (Système
d’information sur les nouvelles entreprises). Un effet
sur lsur lsur lsur lsur l’’’’’emploi limitééééé
Le dispositif SINE est un système permanent d’observation des jeunes en-
treprises, qui a pour objectif de suivre pendant cinq ans les entreprises nées Le plus souvent, la nouvelle entrepriseune même année : une première enquête intervient dès les premiers mois de
assure d’abord l’emploi de son dirigeant.la création de l’entreprise, une seconde est réalisée la troisième année d’exis-
tence de l’entreprise et une troisième au bout de cinq ans. En effet, 78 % des nouvelles entreprises
n’ont aucun salarié à leur démarrage. Seu-
L’analyse présentée ici repose essentiellement sur l’enquête SINE 2002, lement 5 % d’entre elles ont embauché
qui a consisté à enquêter par voie postale au mois de septembre 2002 un dans les premiers mois de leuréchantillon de 2 300 entreprises sur les 4 530 créées au cours du premier
activité. De 0,9 salarié en moyennesemestre 2002 en Midi-Pyrénées.
au démarrage, l’effectif salarié moyen
est passé à 1,1 six mois plus tard.
Les entreprises créées au premier semes-
Pour en savoir plus tre 2002 en Midi-Pyrénées emploient
ainsi 3 600 salariés au démarrage et
Infos Rapides Insee Midi-Pyrénées trimestrielles sur les créations d’entre-prises en Midi- 4 300 en septembre 2002. En moyenne,Pyrénées disponibles sur le site www.insee.fr/mp
les entreprises nouvelles dans le secteur
Site web de la Région Midi-Pyrénées : www.cr-mip.fr
des services aux entreprises font travailler
« Forte hausse des créations d’entreprises en 2003 » - Insee Première n° 944 - janvier
2,9 personnes, dans l’industrie 1,9 sala-2004
rié, et enfin 0,5 salarié dans le commerce
« Les créations d’entreprises en 2002 : un créateur sur trois était au chômage au moment
ou les transports.de la création » - Insee Première n° 928, octobre 2003
« L’impact sur l’emploi des créations d’entreprises » - Insee Première n° 917 - août 2003
Jean-Claude COUSTURE « Des entreprises en constant renouvellement » - 6 pages Insee Midi-Pyrénées n° 68 -
décembre 2003
Caroline ESCAPA
« Les créateurs d’entreprises aquitaines » - Le quatre pages Insee Aquitaine n° 123,
novembre 2003 Thérèse TORREDEME
« Les créateurs d’entreprises en Limousin » - Focal Insee Limousin n° 3, mars 2004
« Les créateurs d’entreprises Picto-Charentais » - Insee Poitou-Charentes - Décimal
n° 240 - 2003
n˚ 119
Janv
2004
Définitions
Les Les Les Les Les ««««« ser ser ser ser services aux parvices aux parvices aux parvices aux parvices aux particuliers ticuliers ticuliers ticuliers ticuliers »»»»» comportent les « hôtels, cafés, restaurants »
et les « services aux ménages », composés d’activités récréatives, culturelles
et sportives des services personnels et des activités des ménages en tant qu’em-
ployeur de personnel domestique.
Les « services aux entreprises » regroupent postes et télécommunications,
location sans opérateur, activités informatiques, recherche et développe-
Prix de vente 20 €ment, services fournis principalement aux entreprises, assainissement,
Dossier n° 119 janvier 2004voirie et gestion des déchets.
Insee Midi-Pyrénées
6
LES DOSSIERS
É T U D E S
DE L'INSEE

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