Dans l'ensemble,une fin d'année 2000 satisfaisante (Flash d'Octant n° 58)

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L'environnement international apparaît moins porteur mais le contexte national reste favorable. En Bretagne, de bons résultats ont été enregistrés dans les principaux secteurs d'activité, à l'exception de l'agriculture et de l'hôtellerie. Dans l'agriculture, le cours du porc a continué de se redresser mais une crise sans précédent a frappé la filière bovine, conséquence de la multiplication des cas d'ESB. Du côté des productions légumières, l'offre est restée excédentaire au regard d'une demande peu active. L'activité reste soutenue dans l'industrie comme dans la construction, mais le rythme de croissance est plus modéré qu'au début de l'année. Avec la fin de l'année, les ventes ont progressé dans la quasi-totalité du commerce de détail sauf dans le secteur de l'ameublement. Dans l'hôtellerie, l'arrière-saison 2000 est restée inférieure à celle de 1999. La croissance s'accompagne d'une progression de l'emploi plus soutenue qu'au niveau national et d'un recul du chômage également plus accentué en Bretagne.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Octant
Numéro 58 - Mars 2001Synthèse
conjoncturelle
Dans l’ensemble,
une fin d’année 2000 satisfaisante
L’environnement international apparaît moins porteur mais le contexte national reste
favorable. En Bretagne, de bons résultats ont été enregistrés dans les principaux secteurs
d’activité, à l’exception de l’agriculture et de l’hôtellerie.
Dans l’agriculture, le cours du porc a continué de se redresser mais une crise sans
précédent a frappé la filière bovine, conséquence de la multiplication des cas d’ESB.
Du côté des productions légumières, l’offre est restée excédentaire au regard
d’une demande peu active.
L’activité reste soutenue dans l’industrie comme dans la construction, mais le rythme
de croissance est plus modéré qu’au début de l’année.
Avec la fin de l’année, les ventes ont progressé dans la quasi-totalité du commerce
de détail sauf dans le secteur de l’ameublement.
Dans l’hôtellerie, l’arrière-saison 2000 est restée inférieure à celle de 1999.
La croissance s’accompagne d’une progression de l’emploi plus soutenue qu’au niveau
national et d’un recul du chômage également plus accentué en Bretagne.
Contexte national : la croissance progresse au quatrième trimestre
France entière, la croissance accélère au quatrième production industrielle a progressé de 0,6 % après
trimestre 2000. Le PIB augmente de 0,9 % après +1,4 % au trimestre précédent. Le rythme de
+0,6 % au troisième trimestre. C’est toujours la fermeté progression s’est infléchi dans tous les secteurs sauf
de la demande intérieure qui tire la croissance. Le dans l’industrie automobile.
commerce extérieur y contribue aussi à hauteur de 0,3 Pour le troisième trimestre consécutif, l’emploi salarié
point, en revanche les variations de stocks apportent privé s’accroît de 0,8 %, ce qui représente 120 000
une contribution négative. emplois supplémentaires. Le tertiaire continue de
L’investissement des entreprises croît fortement au fournir l’essentiel des créations d’emplois ; l’industrie
quatrième trimestre : +3,3 % après +2,9 % au et la construction contribuent également à la
troisième trimestre. L’investissement des ménages se progression d’ensemble.
redresse un peu par rapport à l’été en raison d’une Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 (en
légère reprise des achats de logements. données brutes) s’élève à 2,209 millions à la fin
Le commerce extérieur est resté très vigoureux et décembre 2000. Sur un an, entre décembre 1999 et
contrairement au trimestre précédent, les exportations 2000, le chômage recule de 16,2 %. En fin
progressent plus vite que les importations d’année 2000, le taux de chômage au sens du BIT
(respectivement de +3,7 % et +3,0 %). s’établit à 9,2 %, soit 1,4 point de moins que fin 1999.
La production industrielle mesurée par l’indice de la
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH5864 - PRIX : 12 FFL’activité des entreprises bretonnes reste bien orientée à la fin de l’année 2000. Les chiffres d’affaires déclarés aux services des impôts
traduisent ce dynamisme, en progressant de plus de 3 % par rapport à l’été et de près de 10 % sur l’ensemble de l’année 2000.
L’investissement des entreprises, stimulé par les contraintes qui pèsent sur les capacités de production, reste soutenu. Indicateur avancé de
l’investissement, les déclarations de TVA déductible ont augmenté de 1,4 % au quatrième trimestre 2000 et de 0,9 % sur un an. En moyenne
annuelle, l’investissement aurait progressé de plus de 6 % en 2000 par rapport à 1999.
Agriculture : sur fond de crise bovine
Au quatrième trimestre 2000, les Le cours moyen du porc progresse ainsi
livraisons de lait diminuent de près de de près de 8 % par rapport à l’été et de
Cours du porc charcutier breton -classe E (Unité : francs / kilo) 2 % par rapport à la même période de près de 34 % par au quatrième
14 trimestre 1999.1999. En revanche, le prix de référence
Le marché de l’oeuf reste dynamique endu lait a continué de se revaloriserSérie brute
entraînant une augmentation du prix fin d’année. Au quatrième trimestre
12
moyen payé au producteur. Il s’élève en 2000, le cours moyen de l’oeuf est
moyenne à 2,29 F au quatrième supérieur de près de 21 % à celui
observé à la même période de l’annéetrimestre, soit 4,6 % de plus qu’un an
10
plus tôt. 1999 et dépasse de 14 % celui de l’été
A l’automne 2000, une crise sans 2000.
précédent a touché la filière bovine, La douceur des températures de8
décembre a dopé la production deconséquence de la multiplication des
Série CVS
choux-fleurs. Les apports ont ainsi étécas d’ESB. L’activité d’abattage de gros
supérieurs de 8,5 % à ceux de décembre6 bovins a été touchée de plein fouet par
1995 1996 1997 1998 1999 2000
cette crise. Elle a reculé de 27 % en 1999, comblant le déficit de production
Source : SCEES - CVS : INSEE
volume par rapport à celle du quatrième accumulé depuis le début de la
Abattages de gros bovins campagne. Au total, la production au(Unité : tonne) trimestre 1999. La baisse de la
quatrième trimestre 2000 dépasse deproduction s’est accompagnée d’une
1 % celle de l’automne 1999 mais leschute des cours de plus de 11 % par24 000
Série brute rapport à l’automne 1999 pour les cours très bas restent inférieurs à ceux de
vaches de réforme et les jeunes bovins et 1999. Sur le marché des endives, l’offre
de 8 % pour les génisses, mais avec un est restée inférieure à celle des deux
19 000
automnes précédents et les cours sontniveau très faible de transactions. Sur le
également en baisse en raison d’unemarché du veau de boucherie, épargné
Série CVS par la crise, la production est stable par demande peu active.
14 000 rapport à celle de l’automne 1999 et les L’excès d’humidité de la fin de l’année
2000 n’a pas favorisé la récolte decours se maintiennent à haut niveau.
céréales. La production de maïs estLa crise bovine a influencé
inférieure de 15 % à celle de l’automnefavorablement le marché du porc. Le9 000
1995 1996 1997 1998 1999 2000 redressement du prix du porc amorcé en 1999.
Source : SCEES - CVS : INSEE février 2000 s’est poursuivi à l’automne.
Industrie : carnets de commandes bien garnis
Au quatrième trimestre 2000, la Le secteur des biens d’équipement
production industrielle bretonne a professionnel a conservé un rythme de
légèrement diminué mais reste production quasiment semblable à celui
néanmoins à un bon niveau. La observé pendant les mois d’été.
Ensemble de l’industrie demande nationale a perdu un peu de L’activité s’est redressée dans la
Tendance de la production (Unité : soldes d’opinions)
son dynamisme et ce léger repli n’a été construction et réparation navale, a50
que partiellement compensé par le ralenti un peu dans l’industrie
40 renforcement de la demande étrangère. mécanique et le matériel de précision,
Production observée L’affaiblissement du marché intérieur a s’est maintenue dans l’électronique-
30
pesé sur l’activité des industries agro- téléphonie.
En forte croissance depuis le printemps,alimentaires. Toutefois, dans l’industrie20
de la viande (abattages et la production de biens intermédiaires a
10 transformation, toutes productions progressé au dernier trimestre mais à un
confondues), le repli d’activité s’est rythme moins vif que précédemment.
0
avéré moindre que prévu. Les L’industrie du caoutchouc-plastique a
Production prévue-10 consommateurs ont délaissé la viande réalisé de brillantes performances alors
bovine suite à la maladie de la « vache que la fabrication de matériaux de
-20
folle » mais se sont reportés sur la viande construction et du verre a reculé.
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture de porc et de volaille. La production de biens de
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 58 - mars 20012Ensemble de l’industrie hommes et machines, étaient toujoursconsommation courante s’est accélérée
État de la demande et niveau des stocks (Unité : soldes d’opinions) fortement sollicitées. Cependant lesen fin d’année. L’imprimerie-presse et40
tensions sur l’appareil de productionl’industrie du textile-habillement
30 étaient un peu moins vives qu’aunotamment ont obtenu de bons
Niveau des stocks printemps et pendant l’été.20 résultats.
Biens intermédiaires, biens deDébut janvier, les chefs d’entreprise
10
consommation courante et industriebretons prévoyaient pour le premier
0 automobile bénéficieraient d’un bontrimestre 2001 un rythme de croissance
modéré. Les stocks étaient reconstitués niveau de production au premier
-10
trimestre 2001. Par contre, leset revenus à un niveau jugé proche de la
-20 responsables d’entreprise de biensnormale. Bien que les prises deCarnets de commandes
d’équipement professionnel et decommandes aient été un peu moins-30
l’agro-alimentaire anticipent unnombreuses que précédemment les
-40
carnets apparaissaient encore bien fléchissement d’activité comme1995 1996 1997 1998 1999 2000
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture garnis. Les capacités de production, habituellement en début d’année.
Construction : croissance plus modérée
en fin d’année
A la fin de l’année 2000, l’activité du difficultés de recrutement se sont un peu
bâtiment reste très dynamique, stable atténuées par rapport aux deux
par rapport à l’été, mais en baisse par trimestres précédents mais dépassent
rapport au très haut niveau du début encore celles du début 2000. En
d’année. Le rythme de production a moyenne, 76 % des chefs d’entreprise
quelque peu ralenti dans le gros-oeuvre déclarent rencontrer des difficultés de
pour le deuxième trimestre consécutif et recrutement : 71 % dans le second-
oeuvre et 87 % dans le gros-oeuvre.a légèrement progressé dans le second-
En dépit des contraintes qui pèsent suroeuvre. L’un et l’autre ont conservé uneActivité de l’ensemble du bâtiment (Unité : soldes d’opinions)
activité soutenue en raison du l’outil de production, les prévisions70
dynamisme affiché par la construction d’investissement pour l’année 2001 sont
50 non-résidentielle et les travaux orientées à la baisse.
Activité observée
d’entretien-amélioration. Concernant la Au quatrième trimestre 2000, 4 758
30 construction de logements neufs, le nouveaux logements ont été
tassement de la croissance amorcé au « commencés » en Bretagne ; ce qui
10 cours de l’été, se poursuit. constitue un niveau de production
Selon les chefs d’entreprise du bâtiment, normal, conforme à la moyenne de
Activité prévue
-10 la production de stabiliserait au premier longue période mais inférieur aux hauts
trimestre 2001. Le ralentissement se niveaux atteints les deux années
-30 poursuivrait dans le secteur du logement précédentes. Les bons résultats du
neuf. Le bâtiment professionnel et secteur de la construction reflètent le
-50 l’amélioration-entretien retrouveraient,1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 dynamisme dont fait preuve la maison
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture quant à eux, un rythme de production individuelle. Car du côté des logements
plus soutenu. collectifs, l’activité ne reprend pas. Au
Début janvier, les chefs d’entreprise font cours de l’automne, avec moins de
état de carnets de commandes encore 1 000 mises en chantier, la constructionNombre de logements neufs autorisés en Bretagne
très bien garnis. Ils disposent en de collectifs a enregistré un point
5 000
moyenne d’un volume de commandes particulièrement bas.1997 1999
1998 2000 qui leur assure 4,9 mois de travail par Le nombre de permis de construire
4 000
Moyenne 1990 - 2000 salarié contre 5,1 mois trois mois plus déposés au quatrième trimestre 2000 est
tôt. en baisse de 15 % par rapport à la même
3 000 Malgré le bon niveau des carnets de période de 1999. Avec 5 688 nouveaux
commandes, l’opinion des dépôts d’autorisations de construire, la
entrepreneurs du bâtiment sur demande est restée supérieure à son2 000
l’évolution générale de l’activité dans niveau habituel en cette période de
leur secteur s’infléchit pour le troisième l’année, exception faite des deux années
1 000 trimestre consécutif. précédentes. La demande de maisons
Les tensions sur l’appareil de production individuelles se tasse quelque peu mais
0 restent vives. Elles décroissent reste toujours suffisante pour assurer au
jan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
légèrement dans le second-oeuvre mais secteur du bâtiment un niveau deSource : DRE - Sitadel
s’aggravent à nouveau dans le gros- production satisfaisant à court terme.
oeuvre : près de 88 % des entrepreneurs D’autant que la reprise des projets de
Enquête réalisée avec l'aide de la de ce secteur déclarent utiliser au collectifs reste encore hésitante.
maximum leur outil de production. Un Côté bâtiments professionnels, la forte
an plus tôt, ils n’étaient que 79 % dans diminution des projets de constructions
cette situation. de bâtiments agricoles induit une baisse
L’emploi a continué de progresser à un des projets qui conservent malgré tout
BRETAGNEFFB rythme un peu moins vif qu’au cours des un niveau correct.
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
neuf premiers mois de l’année 2000. Les
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 58 - mars 2001 3Hôtellerie :
une arrière-saison 2000 moyenne
Après une saison estivale médiocre, les clientèle d’affaires notamment en
hôtels de la région connaissent aussi octobre et novembre. Par contre, la
clientèle de loisirs s’est montrée moinsune arrière-saison un peu moins
présente. Contrairement à l’automneÉvolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne favorable que celle de l’année 1999. Au
100 quatrième trimestre 2000, la 1999, l’automne 2000 n’a pas bénéficié
fréquentation des hôtels de la région d’un calendrier permettant des mini-1999
représente un peu plus de 1 million de séjours touristiques à la Toussaint et au2000
80 11 novembre. La baisse de fréquentationnuitées, soit une diminution de 0,8 %
par rapport à l’automne 1999. est d’ailleurs concentrée sur les mois
Cependant la clientèle étrangère qui d’octobre et novembre. En décembre,
60
avait fait défaut à la région pendant l’été les hôtels affichent une progression du
nombre de nuitées de 0,7 % par rapport2000 est venue plus nombreuse. La
fréquentation étrangère progresse ainsi à décembre 1999. Le taux d’occupation
40
de 5,6 % par rapport à la même période sur ces trois mois a cependant conservé
de 1999. En revanche, la fréquentation un bon niveau pour la saison, car l’offre
d’hébergement était sensiblementfrançaise est en baisse de près de 2 % sur20
sept. oct. nov. déc.jan. fév. mars avr. mai juin juil. août cette période. Les hôtels ont bénéficié inférieure à celle de l’année précédente.
Sources : Direction du Tourisme - INSEE Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie d’un bon courant d’activité pour la
N.B.: le taux d’occupation, rapport du nombre de chambres occupées
au nombre de chambres offertes, est un bon indicateur
de l’activité individuelle des hôtels. Le nombre de nuitées est en revanche
le meilleur indicateur du flux touristique régional.
Vigueur des échanges commerciaux en fin d’année
Bretagne : importations exportations Au quatrième trimestre 2000, le croissance des exportations varie entre(Base 100 1er trim.1995)
dynamisme des échanges commerciaux 8 % pour l’industrie agro-alimentaire et225
ne se dément pas. Les exportations 19 % pour les biens de consommation.
200 progressent de près de 12 % par rapport Seules les exportations d’automobiles se
à l’été et dépassent de 15 % le niveau du sont repliées par rapport au niveau
175 exceptionnel de l’automne 1999.dernier trimestre 1999. Sur un an, entre
le quatrième trimestre 1999 et le Les importations, très soutenues sur les
150 trimestre 2000, la croissance neuf premiers mois de l’année 2000,
Importations des exportations est particulièrement rebondissent au quatrième trimestre.
125 forte dans le secteur des biens Elles sont en progression de près de
30 % par rapport à l’été et par rapport àd’équipement. Dopé par le maintien deExportations
100 l’automne 1999. Cette croissancela demande en équipements électriques
concerne tous les secteurs d’activité àet électroniques, il se retrouve toujours
75
en tête des transactions commerciales. des degrés divers, elle est un peu moins1995 1996 1997 1998 1999 2000
Source : DOUANES Dans les autres secteurs d’activité, la forte dans l’industrie automobile.
Consommation-commerce :
bonne fin d’année dans le commerce de détail
prédominance alimentaire. LesFrance entière, la consommation des
intentions de commandes pour lesménages a progressé un peu moins au
premiers mois de 2001 progressent dansquatrième trimestre 2000 qu’au
le commerce spécialisé comme dans letrimestre précédent : +0,4 % aprèsce non spécialisé. Elles sont+0,5 %.Immatriculations de voitures neuves en Bretagne
cependant en baisse dans le secteur de(particulières et commerciales) Les enquête de conjoncture réalisées
l’habillement qui dispose de stocks11 000 auprès des négociants nationaux
jugés élevés.suggèrent que le fléchissement des
Série brute En Bretagne, les enquêtes deventes amorcé au cours de l’été dans le
9 000 conjoncture réalisées par la Banque decommerce de gros s’est poursuivi à
(1)
France indiquent :l’automne. L’activité se situe désormais à
« Favorisée par les fêtes de fin d’année,un niveau proche de sa moyenne de
7 000
la consommation des ménages s’avèrelongue période.
globalement en hausse en novembre-Dans le commerce de détail, les
décembre 2000 malgré ledétaillants interrogés en janvier 2001,5 000
ralentissement observé dans certainsestiment que leurs ventes se sont très
secteurs.Série CVS nettement redressées en novembre-
Les chiffres d’affaires des commercesdécembre. Ce mouvement à la hausse3 000
1995 1996 1997 1998 1999 2000 d’habillement augmentent en regard desest particulièrement marqué dans le
Source : OST - CVS : INSEE
deux périodes de référence. Novembrecommerce non spécialisé à
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 58 - mars 20014constitue un bon mois pour la vente de En revanche, les ventes de petit voitures particulières et commerciales, le
sportswear, costumes, vestes et pantalons. En électroménager et de matériel électronique, marché a augmenté de 10 % sur un trimestre
décembre, la demande s’est plutôt portée sur mais reste nettement inférieur à son niveaucroissent de façon significative.
les accessoires, chemises et pulls. Comme à l’accoutumée, la fin de l’année de l’automne 1999. La modération des
L’ouverture des soldes, à compter du 10 s’est aussi avérée particulièrement faste pour achats d’automobiles en fin d’année serait
janvier, pour une durée de six semaines, les articles de librairie-papeterie et de une nouvelle manifestation de la disparition
laisse augurer une reprise de l’activité des du millésime celui-ci conduisantl’horlogerie-bijouterie, en dépit, pour ce
détaillants en chaussures suite à la baisse dernier de la tendance haussière du prix de vraisemblablement à une poussée des achats
saisonnière intervenue après les bons mois l’or, des pierres précieuses ou des perles. » d’automobiles au début de 2001.
de septembre et d’octobre. Après le recul enregistré au troisième
Le volume d’activité réalisé dans le secteur trimestre, les ventes d’automobiles ont
de l’ameublement, en recul sur le bimestre progressé au cours de l’automne. Avec
(1) Source Banque de France, service des Affaires
précédent, reste stable à un an d’intervalle. 20 350 nouvelles immatriculations de régionales de Bretagne
Le marché du travail profite pleinement de la croissance
Emploi : la progression reste vive
L’emploi salarié privé non agricole - les autres secteurs sont en hausse.
intérim compris - progresse encore très L’emploi s’est particulièrement accru Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
vivement. En glissement sur les quatre dans le commerce (+5,3 % soit 6 500 Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)
derniers trimestres (période allant emplois) et dans les services aux 101,6
d’octobre 1999 à septembre 2000), la entreprises (+8 % soit 5 100 emplois).
101,4hausse s’élève à 4,6 % contre 3,4 % au On note toutefois un ralentissement de
niveau national. L’ensemble des la croissance de l’emploi intérimaire. Le 101,2
secteurs d’activité continue de nombre de missions conclues au cours
101,0bénéficier du contexte général de des onze premiers mois est en hausse de
croissance que connaît l’économie près de 10 % contre 28 % sur la même
100,8
française. Les politiques d’aide à période de l'année précédente.
l’emploi et particulièrement celle sur la Dans l’industrie, trois secteurs sont en 100,6
réduction du temps de travail ont eu des pointe : les industries de biens
100,4répercussions bénéfiques sur l’emploi. intermédiaires (+6,4% soit 2 700
Le tertiaire reste le principal moteur des emplois), les industries agro- 100,2
è e è è è e è è
4 t.98 1 t.99 2 t.99 3 t.99 4 t.99 1 t.00 2 t.00 3 t.00créations d’emplois (+4,8 % soit alimentaires (+ 4,7 % soit 2 800
Source : INSEE - URSSAF16 700), mais la croissance est emplois) et l’industrie automobile
Lecture : l’emploi salarié non agricole y compris l’intérim aégalement vive dans l’industrie (+4,4 % (+10 % soit 1 000 emplois). progressé de 1 % au 2ème trimestre 2000 et de 1,1 % au 3ème
trimestre 2000.soit 7 700 emplois) et dans la Dans la construction, l’activité reste
construction (+4,7 % soit 2 700). soutenue, et les effectifs progressent à un
Dans le tertiaire, seules les activités rythme équivalent à celui de l’année
immobilières ne progressent pas. Tous précédente.
Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1996)
Chômage : un recul proche de 20 % 110
au cours de l’année 2000
Bretagne
100
Le mouvement de baisse du chômage se recul de 19,6 % en un an. Au niveau
poursuit dans la région comme France national, la baisse du chômage des France
90entière. A la fin du mois de décembre femmes s’élève à 15,8 % dans le même
2000, 89 921 demandeurs d’emploi de temps. Cependant, dans la région les
catégorie 1 (en données brutes) étaient femmes représentent 53,1 % des 80
inscrits à l’ANPE en Bretagne. En un an, demandeurs d’emploi, soit 2 points de
plus qu’au niveau national.entre décembre 1999 et décembre 70
La décrue du chômage a2000, le nombre de demandeurs
d’emploi s’est réduit de 18,6 %, ce qui particulièrement concerné les chômeurs
60
1996 1997 1998 1999 2000représente 20 503 demandeurs d’emploi de longue durée. Au 31 décembre 2000,
Source : DRTEFPde moins qu’un an plus tôt. Ce recul du la Bretagne comptabilisait 28 595
chômage a bénéficié à toutes les demandeurs d’emploi de plus d’un an. Taux de chômage au sens du BIT (en %)
catégories. En un an, cette catégorie de chômeurs a 13
En un an, le nombre de jeunes à la diminué de 28,4 % dans la région alors
Francerecherche d’un emploi a reculé de qu’elle affichait un recul proche de 25 % 12
18,9 % en Bretagne contre 18,6 % au niveau national.
France entière. Fin décembre 2000, la Le taux de chômage au sens du Bureau
11
part des jeunes chômeurs dans International du travail s’élève à 8,4 %
l’ensemble des est en Bretagne à la fin du quatrième
10équivalente à celle de décembre 1999. trimestre 2000. La baisse du chômage a
Au quatrième trimestre 2000, le été particulièrement soutenue dans la
Bretagne
région au cours de l’année 2000. Le tauxchômage des femmes a évolué plus 9
favorablement dans la région que France de chômage a reculé de 0,8 point au
entière. Fin décembre 2000, 47 789 premier semestre et de 0,7 point sur la
8
1995 1996 1997 1998 1999 2000femmes étaient à la recherche d’un seconde partie de l’année.
Source : INSEEemploi en Bretagne, ce qui constitue un
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 58 - mars 2001 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
ème RégionIndicateurs trimestriels 4 trimestre France
2000 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
Chiffre d’affaires total déclaré (en millions de francs) 143 922 +3,3 +10,0 ...
Chiffre d’affaires à l’export déclaré 10 815 +9,7 +9,7 ...
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) 11 016 -2,4 -1,9 +0,1
Prix moyen du litre de lait (en francs) 2,29 +10,1 +4,6 +5,1
Abattages de porcs (en tonnes) 264 919 +2,1 -1,2 -
Cours moyen du kg de porc charcutier (en francs) 9,93 +7,9 +33,6 +32,5
Construction Source : DRE
Logements autorisés 5 688 -4,5 -15,0 +4,3
Logements commencés 4 758 -26,8 -10,5 +14,1
Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés) 1 019 855 -11,3 -22,2 +8,0
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) 1 045 -60,9 -0,8 +3,4
Taux d’occupation moyen (en %) 42,3 -38,0 +2,2 +4,9
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions de francs) 14 734 +30,0 +29,7 +23,5
Exportations (en millions de francs) 17 075 +11,6 +15,1 +15,4
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales 20 354 +10,3 -11,0 -8,3
Indicateur d’investissements Source : Impôts
TVA déductible sur immobilisations (en millions de francs) 1 099 ...+1,4 +0,9
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble 1339 +0,8 -2,5 +3,1
Industrie 108 +17,4 +6,1 +4,7
Construction 230 +10,6 +7,5 +17,1
Commerce 301 +5,9 -9,1 -3,6
Services 700 -1,3 -2,0 +3,9
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble 329* -4,9 -4,6 -13,1
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole (données corrigées des variations saisonnières)
Ensemble 607 000** +1,1 +4,6 +3,4
Industrie 183 800** +1,1 +4,4 +1,4
Construction 59 100** +1,0 +4,7 +4,2
Commerce 125 700** +0,8 +5,3 +3,6
Services 238 400** +0,9 +4,6 +4,5
MARCHÉ DU TRAVAIL
Source : INSEETaux de chômage au sens du BIT (CVS) 8,4 -4,5 -15,2 -13,2
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes)Source : DRTEFP
de catégorie 1 89 921 // -18,6 -16,2
//de moins de 25 ans 17 017 -18,9 -18,6
-28,4 -24,8de longue durée 28 595 //
* au 2ème trimestre 2000
** au 30 septembre 2000
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 31 déc. 2000
Variation d’octobre 1999 à septembre 2000 (en %) DEFM Taux deVariation
catégorie 1 chômage BITsur un an
Construction Commerce ServicesEnsemble Industrie (série brute) (CVS )(en %)
+4,3 +4,3 +5,2 +7,0 +2,2 -19,5 8,3Côtes-d’Armor 16 148
+4,5 +2,6 +5,2 +4,7 +5,8 -16,4 9,1Finistère 28 296
+4,9 +5,4 +2,7 +5,1 +4,8 -22,0 7,2Ille-et-Vilaine 23 485
+4,6 +4,7 +5,4 +4,7 +5,0 -16,8 9,3Morbihan 21 992
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
INSEE Bretagne
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© INSEE 2000 Dépôt légal : 1 trimestre 2001
Marie-Paule LE BRIS, Monique LE CAM, Denise OLLIVIER
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6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 58 - mars 2001

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