Davantage de défaillances en 2003, moins de salariés touchés.

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En 2003, 843 entreprises picardes ont déposé leur bilan. Après trois années de baisse, le nombre de défaillances d'entreprises a augmenté de 6,8% en Picardie, plus fortement qu'en France (+4%). Toutefois, cette hausse reflète des situations contrastées selon les départements. Dans l'Oise, le nombre de défaillances diminue alors qu'il augmente dans l'Aisne et surtout dans la Somme.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°138  2004 Davantage de défaillances en 2003, moins de salariés touchés En 2003, 843 entreprises picardes ont déposé leur bilan. Après trois années de baisse, le nombre de défaillances d'entreprises a augmenté de 6,8 % en Picardie, plus fortement qu'en France (+4%). Toutefois, cette hausse reflète des situations contrastées selon les départements. Dans l'Oise, le nombre de défaillances diminue alors qu'il augmente dans l'Aisne et surtout dans la Somme. En 2003, le nombre de défaillances d'entreprises picardes a diminué dans trois secteurs d'activités : les services aux entreprises, les services aux particuliers et les transports. Les secteurs les plus touchés par la hausse sont l'immobilier et l'industrie agroalimentaire. Avec moins de 2% de défaillances parmi les entreprises en 2003, la Picardie se situe dans la moyenne française. En 2003, la taille des entreprises défaillantes étant plus petite qu'en 2002, moins de salariés ont été touchés : 2 801 salariés contre 4 560 en 2002 soit une baisse de 38,6%. Comme les années précédentes, les défaillances concernent davantage les jeunes entreprises et les sociétés. n 2003, dans l'industrie etEpresque autant ont cessé l tiaire marchand non f 5 200 entreprises ont ét vité. La même année, 843 en ont déposé leur bilan. Ainsi, le de bilan, ou défaillances d'en représententils près du sixi       cessations. Les autres cessat       respondent à une « mort natur          décide le chef d'entreprise.      En 2003, après trois an  baisse, le nombre des défaill augmenté de 6,8% en Picar $- fortement qu'en France (4%).  tat reflète des situations con. $% selon les activités et les dépar  Les secteurs d'activité les chés sont l'immobilier et l'i  agroalimentaire, dans une mesure, la construction et le cafésrestaurants. Trois activit  $& $ épargnés : les transports, les$% $ %$%$ &$ $ $$' $ $  aux entreprises et aux partic $& $ $ $ La Somme est le départ &$ le plus touché %$ par les défaillance  La Somme est le départe card le plus touché par les déf
ment n'est pas le seul se 2003. Le nombre de dépôts augmenté dans l'agroalim l'immobilier. Seuls les ser culiers et aux entreprises par cette hausse. Dans l'Oise, la situatio rable. Avec une diminuti baisse amorcée en 2001 défaillances diminuent d teurs : les transports, le particuliers, les services et le commerce. Dans l'i hôtelscafésrestaurant agroalimentaire la tenda sée : après une forte bai nombre des défaillances 2003. Le ralentissement de économique en 2003 n' partie la hausse des défail ci résultent de plusieurs f D'une part, des facteu fluent sur la santé des ent les dépôts de bilan sont li de l'activité économique et des crises. Dans un con sance, le développement est favorisé. La concurren les entreprises. C'est l'élé du processus de sélecti tration d'entreprises dans un secteur s'ef fectue au détriment des entreprises les plus vulnérables, qui ne peuvent couvrir leur coût ou réaliser les investissements souhaitables. L'augmentation du nombre des créations d'entreprises peut égale ment influencer les variations du nombre des défaillances puisque les jeunes en treprises sont les plus fragiles. D'autre part, les défaillances décou lent de facteurs internes à l'entreprise. La
Définitions Défaillances d'entreprises ou dépôts de bilan: elles couvrent l'ensemble des ju gements prononçant, soit l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, soit di rectement la liquidation judiciaire. Elles ne tiennent pas compte de l'issue des procédures : redressement par continuation ou reprise, liquidation. Une entreprise est en situation de dé faillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redresse ment judiciaire est ouverte à son encontre. Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation(arrêt total de l'activité économi que de l'entreprise). Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessa tions d'entreprises. Taux de défaillancerapport entre le : nombre de défaillances observées au cours de l'année n et le stock d'entreprises au pre mier janvier de l'année n.
L'Auvergne, la Corse et les          Pays de la Loire sont les      ! " régions les plus épargnées +"     avec un taux de défaillance     inférieur à 1,5%. Par rapport aux autres 8  régions, la Picardie se - e place en 14position. En ) -2003, le taux de défaillance 8 3 7des entreprises picardes 9 8 ,#4 est quasiment identique à .    74celui de la France. Les taux de défaillance départemen -   .,  3744taux sont proches : 2%  dans l'Aisne, 1,9 % dans la - Somme et 1,8% dans , l'Oise. 3 5,* # 4 / 0Depuis 10 ans, 6 la moitié 34 - des défaillances  5 #* 12 $- dans le commerce et la construction  En 2003, les deux acti vités les plus fréquentes    parmi les défaillances sont les mêmes en Picardie et en France : le commerce et la construction. Plus de la moitié des défaillances picardes de 2003  ont eu lieu dans ces deux secteurs d'acti pôts de bilan. Le rôle du dirigeant est, luivité : 25,3 % dans la construction (22,8 % aussi fondamental. Ses caractéristiquesen moyenne nationale) et 25% dans le personnelles (statut, âge, niveau d'instruccommerce (25,6% en moyenne natio tion, expérience, attitude) ainsi que sesnale). Depuis 1993, cette structure régio pratiques de gestion sont déterminantes.nale évolue peu. La part importante des défaillances dans le commerce ne traduit Un taux de défaillancepas une difficulté particulière des entre prises de ce secteur à pérenniser leur ac très proche tivité. En effet, en 2003, s'il y a 25% de de la moyenne nationale défaillances dans le commerce, il y a L'augmentation du nombre des déprès de 30% d'entreprises dans ce sec faillances en 2003 s'accompagne d'uneteur. D'ailleurs, le taux de défaillance qui hausse du taux de défaillance (cf.indique « l'état de santé » y est peu élevé définitions), le stock total d'entreprises(1,6 %).En revanche, dans la construc ayant peu varié : pour l'ensemble destion, la situation est différente. Leur pro entreprises picardes, ce taux est passéportion parmi les entreprises de la région de 1,8% en 2002 à 1,9% en 2003.(17 %)est plus faible que leur part dans Les taux de défaillance augmententles défaillances. Ceci se traduit par le dans tous les secteurs d'activité sauf danstaux de défaillance sectoriel le plus élevé les transports et dans les services auxen 2003 (2,9%). entreprises. En 2003, les secteurs de laAu niveau départemental, les structu construction et de l'industrie horsres sectorielles des défaillances sont éga agroalimentaire sont les plus vulnérables :lement stables. Dans l'Aisne, au cours de leurs taux de défaillance sont les plusla décennie 19932003, la structure par ac élevés (respectivement 2,9% et 2,4%). tivitédes défaillances est en moyenne, pro En revanche, même s'il a augmenté enche de celle de la région. Trois secteurs 2003, le taux de défaillance dans l'immos'en écartent modérément : les parts des bilier reste le plus faible.défaillances dans l'industrie agroalimen En 2003, les disparités du taux detaire et hors agroalimentaire sont en défaillance entre les différentes régionsmoyenne plus importantes dans l'Aisne sont faibles (1,4 point d'écart entre le tauxqu'en Picardie alors qu'elles sont plus fai de défaillance le plus élevé et le plus faibles dans la construction. ble). Le Nord  PasdeCalais, la Lorraine,Dans l'Oise, la part de la construction l'Alsace et l'ÎledeFrance sont les plusdans les défaillances est en moyenne plus affectés avec un taux supérieur à 2%. importantequ'en Picardie sur la période
19932003 (26 % contre 23 %). C'e   #    $%% lement le cas des services aux e       &  ' (  ses. À l'inverse, elle est plus faibl +"      1   le commerce et dans les hôtels restaurants. Les autres secteurs     tent des écarts à la moyenne très r$& Dans la Somme comme dans l la part moyenne de la constructio$ les défaillances sur la décennie $& 2003 est plus faible qu'en moye gionale (19,9% contre 23,1%). I $ ment, sur la même période, le co et les hôtelscafésrestaurants $& moyenne une part plus important niveau régional. $ En 2003, $& moins de salariés conc $ Malgré une hausse du no défaillances d'entreprises, l'ann s'accompagne d'une diminution bre d'emplois salariés concerné dernières. En 2003, les défaillan treprises en Picardie ont touch salariés contre 4 560 salariés soit une diminution de 38,6%. faillances concernent égalemen plois non salariés des chefs d' ses. En 2003, 407 entreprises défaillantes n'employaient aucu L'estimation du nombre d'entre 0 nonsalariés, perdant leur empl! 0 &0 " la défaillance de leur entreprise &0 # d'au moins 407 pour l 'année 20 0 tre 331 en 2002). La diminution des effectifs concernés par les défaillances r 0 la moindre taille des entreprises tes en 2003 : ces entreprises em  en moyenne 3,3 salariés, contr , &0 0 2002. En effet, la répartition des 0 ses défaillantes selon l'effectif évolué. En 2003, la part de ce  ployant moins de 10 salariés a a )*  tandis que celles employant pl  # ! salariés diminuait. Le secteur de " # bilier, dans lequel les défaillanc plus augmenté cette année, est teur qui emploie peu de salarié L'évolution du nombre de touchés par les dépôts de b fortement liée à celle du nom défaillances dans l'industrie. la Picardie est la troisième industrielle de France en 2003, l'Alsace et la FrancheComté part des salariés travaillant dans cettequ'elles étaient 7 en 2002.Picardie étaient au plus âgées de 5 ans activité : plus du quart. Sur la périodeTous les salariés concernés par leset 38% d'au plus 3 ans. En 2003, les 20002003, on observe d'importantesdéfaillances ne perdent pas leur ementreprises picardes les plus vulnérables fluctuations de ces effectifs.ploi. Au niveau national, environ 10% sontâgées de 3 ans. Leur taux de dé En 2000, les défaillances d'entreprides entreprises défaillantes ne sont pasfaillance est deux fois plus élevé qu'en ses avaient concerné 4 073 emplois saliquidées ; elles poursuivent au moinsmoyenne régionale (4,3 % contre 1,9%). lariés en Picardie. 30% de ces salariésune partie de leur activité. Par ailleurs,Cette situation évolue peu par rapport aux appartenaient à seulement 4 entreprisescertains établissements sont repris, ceentreprises défaillantes de l'année 2002, industrielles. En 2001, les défaillancesqui permet la sauvegarde d'une partiemême si les plus fragiles avaient deux ont touché 2 844 salariés soit une baissedes emplois.ans. Cette vulnérabilité des jeunes entre
prises résulte de plusieurs fac spécifiques (fragilité de la struct nancière, dépendance d'un petit bre de clients…). Les plus jeune treprises (moins de 2 ans) cessen activité plutôt que de déposer le lan. Elles apparaissent donc parmi les défaillances. La forme juridique la plus aff par les défaillances est la sociét 2003, 58,2% des défaillances des sont des sociétés. Toutefois, proportion est largement inférie celle de la France où la forme s taire représente 70,7% des défa ces (soit 12,5 points de plus qu' cardie). Ceci s'explique principale par la différence de forme juridique sie par les entreprises nouvelle créées en Picardie et en Fra 32,3 %des entreprises pica créées en 2002 ont choisi la form ciétaire et 67,7 % celle d'entrepri dividuelle contre 39% et 61 France. Parmi les catégories juridi ce sont les sociétés à responsa limitées (SARL) qui sont le plus r sentées dans les entreprises déf tes. En 2003, la moitié des défa ces picardes sont des SARL (près des 2/3 en France). Cette forme de société
  )(  *           +# ' ( +"    1:4  #    -
     & $& $& $& $& $&      &  %  '  ; <4  #
   
ment exclue. Les données concernant les défaillances n'étant pas disponibles, les en es de l'éducation, de la santé et de sociale ne sont pas prises en compte. statistiques de défaillances : elles nnent du B.O.D.A.C.C (Bulletin Offi nnonces Civiles et Commerciales), blie tous les mois les jugements inter aux cours des mois précédents. Des techniques peuvent faire varier con blement le volume des publications nces, grèves, rattrapages…). Afin ler ces effets techniques et de pré des séries cohérentes dans le temps, ries de défaillances sont publiées en e jugement et non en date de publica a date de jugement est la date à la la procédure de redressement judi a été effectivement ouverte dans le l de commerce ou le tribunal de grande ce.
Pour en savoir plus es défaillances d'entreprises, moin isse en 2001 »,INSEE PREMIÈRE , septembre 2002 oixantedix ans d'analyses de dé ces d'entreprises »,Problèmes éco uesn° 2700, 14 février 2001
,20
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