Démographie des entreprises

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INFORMATIONS RAPIDESINFORMATIONS RAPIDES REUNION RÉUNION N° 124 - OCTOBRE 2009 DÉMOGRAPHIE DES ENTREPRISES %%% % % Les créations d’entreprises %%% au deuxième trimestre 2009%%% % %% "L’auto-entreprise moins prisée à La Réunion"% % %%% À La Réunion, 1 538 entreprises ont été créées au cours du siasme métropolitain pour les créations d’entreprises relevant % deuxième trimestre 2009, soit une diminution de 11,8 % par de ce nouveau régime et le relatif désintérêt réunionnais expli-% rapport au précédent (en données corrigées des quent que pour la première fois depuis 2001, l’indice de créa-%%% variations saisonnières et des jours ouvrables : CVS-CJO). Ce tions d’entreprises réunionnais (base 100 en 2000) est très en %%% repli s’effectue à la suite d’une forte augmentation au premier deçà de l’indice français. % trimestre (+ 15,4 %). Le cumul de cette hausse et de la baisse%% Parmi les différents secteurs d’activité, l’industrie contribue leenregistrée au deuxième trimestre situe le nombre de créations er plus à la diminution du nombre de créations d’entreprises. Elleau 1 semestre sensiblement au même niveau que celui de l’an enregistre une baisse trimestrielle de 32 % malgré une augmen-passé. Au deuxième trimestre et sur l’ensemble de la France tation sur un an de 3,7 %.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INFORMATIONS RAPIDESINFORMATIONS RAPIDES
REUNION RÉUNION
N° 124 - OCTOBRE 2009
DÉMOGRAPHIE DES ENTREPRISES
%%%
% % Les créations d’entreprises
%%%
au deuxième trimestre 2009%%%
% %% "L’auto-entreprise moins prisée à La Réunion"% %
%%% À La Réunion, 1 538 entreprises ont été créées au cours du siasme métropolitain pour les créations d’entreprises relevant
%
deuxième trimestre 2009, soit une diminution de 11,8 % par de ce nouveau régime et le relatif désintérêt réunionnais expli-%
rapport au précédent (en données corrigées des quent que pour la première fois depuis 2001, l’indice de créa-%%%
variations saisonnières et des jours ouvrables : CVS-CJO). Ce tions d’entreprises réunionnais (base 100 en 2000) est très en
%%% repli s’effectue à la suite d’une forte augmentation au premier deçà de l’indice français.
% trimestre (+ 15,4 %). Le cumul de cette hausse et de la baisse%%
Parmi les différents secteurs d’activité, l’industrie contribue leenregistrée au deuxième trimestre situe le nombre de créations
er plus à la diminution du nombre de créations d’entreprises. Elleau 1 semestre sensiblement au même niveau que celui de l’an
enregistre une baisse trimestrielle de 32 % malgré une augmen-passé. Au deuxième trimestre et sur l’ensemble de la France
tation sur un an de 3,7 %. En glissement sur un an, le secteur de(France métropolitaine et Dom), les créations d’entreprises ont
la construction subit la plus forte baisse, avec une diminution deaugmenté de 20,6 % (+ 76 % sur le premier semestre). La mise
27,5 % du nombre d’entreprises créées. La fin de certains grandsen place du régime d’auto-entrepreneur en janvier 2009 est à
chantiers (notamment celui de la route des Tamarins) expliquel’origine de cette hausse sans précédent au niveau national.
en partie cette situation. Entre les deux derniers trimestres,
Très nombreuses en France métropolitaine, les créations d’auto- cette diminution atteint 5,3 %.
entreprises ont été moins prisées à La Réunion. Ainsi, la part
des auto-entreprises sur l’ensemble des entreprises créées sur La zone d’emploi Sud enregistre le plus grand nombre de nouvel-
les sept premiers mois de 2009 est seulement de 19,1 % à La les entreprises (512) au deuxième trimestre, les zones d‘emploi
Réunion contre 52,8 % pour la France entière. Le taux réunion- Ouest et Nord comptabilisant, quant à elles, respectivement 423
nais est le plus faible de toutes les régions françaises. L’enthou- et 409 créations. L’Est en dénombre 202.
Total des créations d'entreprises (données CVS-CJO)
2000 2005 2008 2009 Évolution
trimestrielle% e e e er e% 2 trimestre 2 trimestre 2 trimestre 1 trimestre 2 trimestre
% %
La Réunion 853 1 265 1 627 1 743 1 538 - 11,8%%%
Martinique 454 641 916 669 1 309 + 95,7%%%
% % Guyane 197 225 275 350 442 + 26,3%
% % Guadeloupe 872 1 158 1 095 743 1 416 + 90,6
%%%
France entière 54 740 68 777 84 280 123 022 148 320 + 20,6%
%
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene).%%%
(1) Évolution entre les deux derniers trimestres.
%%%
DIRECTION RÉGIONALE DE LA RÉUNION
Parc Technologique de Saint-Denis - 10, rue Demarne - B.P. 13 - 97408 ST DENIS CEDEX 9
Tél:0262488900-Fax:0262488989
www.insee.fr/reunionClassement par département selon la part d'auto-entreprises dans les créations totales d'entreprises
durant les sept premiers mois de 2009
Entreprises Auto- Part auto-entrepreneurs
Rang Département Ensemble Forme sociétaire
individuelles entrepreneurs
1 Charente 1 667 277 1 390 1 056 63
94 Martinique 2 454 608 1 846 1 081 44
98 Guyane 965 275 690 350 36
99 Guadeloupe 2 607 697 1 910 741 28
100 La Réunion 3 869 1 108 2 761 738 19
France entière 337 568 90 046 247 522 178 340 53
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene).
Créations d'entreprises par secteurs d'activité agrégés
La Réunion Guyane Martinique Guadeloupe France
Créations d'entreprises
2008 2009 Évolution Évolution
trimestrielle annuelle Évolution annuelleDonnées CVS-CJO
e er e
2 trim. 1 trim. 2 trim.
1 627 1 743 1 538 - 11,8 - 5,5 + 60,7 + 42,9 + 29,3 + 76,0Ensemble
107 163 111 - 32 + 3,7 + 73,1 + 44,3 + 34,4 + 84,8Industries
Construction 269 206 195 - 5,3 - 27,5 + 53,8 + 25,9 + 21,3 + 36,6
Commerce de gros et de
673 697 666 - 4,4 - 1,0 + 41,6 + 30,1 + 6,1 + 59,8détail, transports, héber-
gement et restauration
Autres Services 578 677 566 - 16,4 - 2,1 + 81,2 + 56,1 + 51,9 + 201,0
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene).
(1) France métropolitaine + Dom. (2) Évolution entre les deux trimestres.
Créations d'entreprises (données CVS-CJO) à La Réunion et en France
280
230
La Réunion
180
France
130
80
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene).
Créations d'entreprises dans les microrégions au deuxième trimestre 2009
NORD SUD EST OUEST
Nombre de créations 409 512 202 423
Évolution trimestrielle - 14,6 - 15,6 - 22,3 - 4,7
Évolution sur un an - 4,4 - 1,9 - 15,5 - 12,4
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (Sirene). (1) Évolution entre les deux derniers trimestres.
T1 2000
T1 2001
T1 2002
T1 2003
T1 2004
T1 2005
T1 2006
T1 2007
T1 2008
T1 2009
er
Indice (base 100 au 1 trimestre 2000)Les défaillances d’entreprises
au quatrième trimestre 2008 à La Réunion
Au trimestre 2008, à La Réunion, 173 entreprises ont été Les secteurs contribuant le plus à cette hausse sont la construction et
placées en redressement judiciaire. Sur l’ensemble de l’année, com- le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restau-
parativement aux années précédentes, le nombre d’entreprises dans ration. Le secteur de la construction enregistre 66 entreprises en
cette situation enregistre un niveau jamais atteint. En 2008, on comp- dépôt de bilan, soit 38 % des défaillances. Le commerce, avec 47
tabilise 660 entreprises en dépôt de bilan. entreprises en redressement judiciaire, totalise 27 % des défaillances.
Le secteur agrégé "autres services" ne représente que 26 % des
En glissement sur un an, le nombre de défaillances d’entreprises a
défaillances de l’année mais connaît une augmentation annuelle de
augmenté de 26,3 % sur le quatrième trimestre 2008 (16,7 % France
73,1 %.
entière) et de 68,6 % sur le troisième 2008 (17,4 % France
entière). De manière globale, le nombre d’entreprises en redresse- Néanmoins le nombre de défaillances est en légère diminution com-
ment judiciaire a augmenté de 31,2 % sur l’année (12,9 % France parativement au trimestre précédent (- 2,3 %). C’est le deuxième tri-
entière). mestre consécutif de baisse.
Nombre de défaillances d'entreprises
Données brutes à la date de jugement
2007 2008 Évolution Évolution Évolution
annuelle sur le annuelle sur le annuelle
e e
3 trimestre 4 trimestre globale
e e e e
3 trimestre 4 trimestre 3 trimestre 4 trimestre
La Réunion 105 137 177 173 + 68,6 + 26,3 + 31,2
France entière 9 087 12 254 10 665 14 306 + 17,4 + 16,7 + 12,9
Source : Insee, Bodacc.
Les défaillances à La Réunion
Données brutes à la date du jugement
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Source : Insee, Bodacc.
T4 1998
T4 1999
T4 2000
T4 2001
T4 2002
T4 2003
T4 2004
T4 2005
T4 2006
T4 2007
T4 2008
nombre d'entreprisesPart des défaillances d'entreprises par secteur d'activité à La Réunion
Données brutes à la date du jugement
2000 2005 2007 2008 Évolution Évolution
trimestrielle annuelle
e e e e e
4 trimestre 4 trimestre 4 trimestre 3 trimestre 4 trimestre
Industrie 13 10 7 7 9 + 15,4 + 50
29 35 44 40 38 - 7,0 + 10Construction
Commerce de gros et de détail,
transport, hébergement et 26 34 30 20 27 + 34,3 + 14,7
restauration
Autres services 32 20 19 33 26 - 22,4 + 73,1
Ensemble 100 100 100 100 100 - 2,3 + 26,3
Source : Insee, Bodaac.
(1) Évolution entre les deux derniers trimestres.
Note de méthode
er
À partir du 1 janvier 2009, les créations d’entreprises par activité La somme sur l’année des quatre résultats trimestriels CVS-CJO peut
sont présentées en nomenclature agrégée fondée sur la NAF révision différer légèrement du nombre de créations annuel brut car elle tient
er
2, entrée en vigueur le 1 janvier 2008. Pour permettre des analyses compte des variations d’une année sur l’autre de la composition
sur longue période, la série des créations d’entreprises a été recal- annuelle en jours ouvrables.
culée en NAF révision 2 depuis l’année 2000.
Une défaillance d’entreprise correspond à l’ouverture d’une procé-
Pour les Dom, le nombre de variables sectorielles a été limité pour
dure de redressement ou de liquidation judiciaire (sans redressement
des raisons d’effectif.
préalable) par un jugement du tribunal de commerce ou du tribunal
er
Le régime de l’auto-entrepreneur s’applique depuis le 1 janvier 2009 de grande instance à l’encontre d’une entreprise à la suite de problè-
aux personnes physiques qui créent ou possèdent déjà une entreprise mes financiers. La notion de défaillance ne doit pas être confondue
individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou avec une cessation d’activité. La procédure juridique peut avoir diffé-
libérale (hormis certaines activités exclues), à titre principal ou com- rentes issues : liquidation de l’entreprise, poursuite de l’activité suite
plémentaire, et dont l’entreprise individuelle remplit les conditions à un plan de continuation, reprise de l’entreprise suite à un plan de
du régime fiscal de la micro-entreprise et qui opte pour exercer en cession. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représen-
franchise de TVA. tent qu’une partie (10 % à 20 %) de l’ensemble des cessations d’en-
treprises. En effet, la majorité des cessations fait suite à un arrêt d’acti-Il offre des formalités de création d’entreprises allégées ainsi qu’un
vité, avec ou sans reprise par un tiers, pour différentes raisons : départmode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de
à la retraite, problèmes personnels, décès, difficultés économiques sansl’impôt sur le revenu. L’auto-entrepreneur bénéficie :
dépôt de bilan.
– d’un régime micro-social simplifié ;
Le jugement ordonnant l’ouverture de la procédure de redressement– d’une dispense d’immatriculation au registre du commerce et des
judiciaire d’une entreprise fait l’objet d’une publication au Bodaccsociétés (RCS) pour les commerçants, ou au répertoire des métiers
(Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales). À partir de(RM) pour les artisans ;
ces annonces, l’Insee élabore des statistiques de défaillances d’entre-
– d’une exonération de TVA ;
prises, soit par date de publication, soit par date de jugement. Des
– et sur option, d’un régime micro-fiscal simplifié (versement libéra-
aléas techniques peuvent faire varier considérablement le volume des
toire de l’impôt sur le revenu) et d’une exonération pendant 3 ans à
publications (vacances, grèves, rattrapages…). Afin d’annuler ces
compter de la date de création de la taxe professionnelle. effets techniques et de présenter des séries cohérentes dans le temps,
des séries sont publiées en date de jugement. Compte tenu du déca-La notion de création d’entreprise s’appuie sur le concept défini par
lage entre la date du jugement et celle de la publication, il fautEurostat afin d’harmoniser les données européennes. Une création
attendre environ six mois pour que la statistique à la date de jugementd’entreprise correspond à l’apparition d’une unité légale exploitante
soit pratiquement définitive. Le dernier point connu est donc provi-n’ayant pas de prédécesseur. Il n’y a création d’une entreprise que si
soire et peut être révisé.elle s’accompagne de la mise en œuvre de nouveaux moyens de pro-
duction.
Le champ des activités retenues correspond à l’ensemble des secteurs
Le champ sur lequel portent les créations d’entreprises correspond à d’activités (y compris secteur financier et activités de l’éducation, de
l’ensemble des activités marchandes hors agriculture. la santé et de l’action sociale), sauf ceux relatifs à l’agriculture, à l’ad-
ministration et aux activités associatives. Le suivi des créations et desLes données brutes, issues du répertoire Sirene, représentent le nombre
défaillances d’entreprises porte sur les mêmes secteurs d’activité.d’entreprises créées au cours d’un mois ou trimestre donné. La création
d’entreprise est sujette à des mouvements réguliers infra-annuels,
Les défaillances d’entreprises par activité sont désormais présentées
aussi appelés variations saisonnières. Ces mouvements peuvent résul-
en nomenclature agrégée fondée sur la NAF révision 2, entrée en
ter du fonctionnement général de l’économie (vacances estivales par er
vigueur le 1 janvier 2008. Pour permettre des analyses sur longue
exemple). La saisonnalité brouille la lecture de la tendance générale de
période, la série des défaillances d’entreprises a été recalculée en
la création d’entreprise. Aussi, les séries de données brutes sont corri-
NAF révision 2 depuis l’année 1993.
gées afin d’éliminer le facteur saisonnier et mieux faire ressortir l’évo-
lution générale de moyen terme. Pour les Dom, le nombre de variables sectorielles a été limité pour
des raisons d’effectif.De même, les variations imputables aux jours ouvrables (CJO) sont
corrigées. Les données CVS-CJO permettent ainsi de comparer le nom-
bre de créations entre les différents mois ou trimestres consécutifs.

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