Des entreprises en constant renouvellement

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Le tissu productif régional se renouvelle : plus d'un établissement sur quatre se crée ou disparaît chaque année. Plus d'un poste sur trois est créé, déplacé ou supprimé chaque année. Ces ré-allocations d'emploi s'effectuent principalement entre établissements appartenant à un même secteur et à une même zone géographique.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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GéoFLA ® © IGN 1999 - Insee 2003
Numéro 68 : décembre 2003
Des entreprises en constant
renouvellement
e Midi-Pyrénées, 4 région métropolitaine pour l'emploi dans les nouveaux établissements
Part des nouveaux établissements dans l'emploi total (%), moyenne annuelle 1993-2001
7,0
6,4
6,8
6,3
6,38,7 6,1 6,4
7,0
Part de l'emploi en % 6,9 6,7
6,8(Moyenne 1993-2001)
6,3
7,5
7,0
6,5 6,1
6,0 5,6
5,6 7,2
7,1
7,4 7,9 8,4
6,8
Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICS
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALE
DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36
Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-PontsLe tissu productif régional se renouvelle : 31054 TOULOUSE CEDEX 4
Directeur de la publication : Benjamin Camusplus d’un établissement sur quatre se crée Rédactrice en chef : Marie-Pierre Plaux
Maquettiste : Evelyne De Mas
Ce document est téléchargeable à partir du site internetou disparaît chaque année. Plus d’un poste sur trois
www.insee.fr/mp
à la rubrique « publications »est créé, déplacé ou supprimé chaque année.
Imprimeur : ESCOURBIAC, 81304 Graulhet Cedex
Dépôt légal : décembre 2003Ces réallocations d’emploi s’effectuent principalement ISSN : 1262-442X
CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG6876entre établissements appartenant à un même secteur
Prix : 2,2 €
Abonnement à l'ensemble des publicationset à une même zone géographique. pour l'année 2003 : France 70 €, Etranger 87 €
1Des entreprises en constant
renouvellement
En 5 ans, ce solde s’élève à près de 9 500 les grossistes et les intermédiaires com-n dix ans, le tissu productif
régional s’est fortement renouvelé : unités de production supplémentaires. merciaux se développent, contrairementEdésindustrialisation et développe- Sur l’ensemble de la période, Midi- aux détaillants. Le tertiaire se caractérise
ment des services ont notamment marqué Pyrénées connaît une croissance supé- par ailleurs par un fort taux de rotation :
cette période. Les nouvelles structures de rieure au reste de la province (6,8 % créations et cessations d’activité sont très
contre 5,1 %) mais inférieure à l’Ile-de- nombreuses dans ce secteur de petitesproduction représentent chaque année
14,4 % du stock d’établissements, soit France (10 %). unités de production.
légèrement moins qu’au niveau national
(15 %). Midi-Pyrénées se classe ainsi au Stabilité dans l’industrie La désindustrialisation, entamée dans
sixième rang des régions métropolitaines, et forte rotation les années 70, se poursuit, à un rythme
des établissements moindre cependant. Le renouvellementjuste derrière Rhône-Alpes et l’Aquitaine.
des services des unités de production dans l’industrie
Ces nouvelles structures sont pour apparaît limité : peu d’établissements se
moitié des créations ex-nihilo et pour Le secteur tertiaire apparaît le prin- créent mais peu disparaissent également.
moitié des changements de nature struc- cipal bénéficiaire de cette croissance. On
compte ainsi 20 % d’établissements en Les transports se situent dans uneturelle : reprise de l’établissement par un
nouveau propriétaire, réouverture après plus aujourd’hui dans les services qu’en position intermédiaire entre le tertiaire et
une période d’arrêt, transfert d’activité 1993. Cependant, le commerce stagne : le secondaire, avec des taux d’entrée et
dans un autre lieu. Parallèlement, 12,7 %
Forte croissance du tissu productif depuis 1998des établissements économiquement
Indice du nombre total d'établissements
base 100 en 1993 actifs en début d’année ont disparu 12 108
mois plus tard en Midi-Pyrénées, contre
10613,4 % en France. Midi-Pyrénées se situe
Midi-Pyrénées
à un niveau comparable à l’Aquitaine et France
104
à la Picardie. Là encore, l’établissement
peut fermer définitivement ou temporai- 102
rement, être racheté ou transféré.
100
Le tissu productif se transforme de
98
ce fait constamment : le renouvellement
touche chaque année plus d’un établis- 96
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
sement sur quatre. Ainsi, parmi les Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICS
établissements actifs en 2002, un peu plus
d’un tiers seulement l’étaient déjà 10 ans
Des créations portées par la conjoncture
plus tôt. Inversement, 62 % des unités
Part des nouveaux établissements
% de production présentes début 1993 16
Midi-Pyrénéesn’ont pas fêté leur dixième anniversaire.
France
15Entre 1993 et 1997, le nombre d’éta-
blissements reste globalement stable.
Les gains enregistrés en 1994 et 1995
14
compensent deux années de baisse :
1993, marquée par une forte dégradation
de l’activité, et 1996, année de faible 13
croissance suite à la crise asiatique et de
moindre soutien à la création d’entreprises
12en France. Depuis 1997, les créations
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
l’emportent sur les cessations d’activité. Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICS
2de sortie proches de la moyenne régionale
Davantages de nouveaux établissements dans les services
et une quasi-stagnation du tissu productif Taux de création moyen 1993-2001
sur 10 ans.
Recherche et développement
Activités récréatives, culturelles, sportives
Ces grandes tendances recouvrent Conseils et assistance
Education*des évolutions plus contrastées à un
Activités immobilièresniveau sectoriel fin. Ainsi, dans l’industrie,
Services opérationnels
alors que les secteurs de l’habillement, du Composants électriques et électroniques
Edition, imprimerie, reproductiontextile et du bois-papier connaissaient
Construction navale, aéronautiquede lourdes pertes, ceux des composants
Hôtels et restaurants
électriques et électroniques et de la distri- Commerce de gros et intermédiaires
bution d’eau et d’énergie se développaient Ensemble des secteurs
Commerce de détail et réparationfortement.
Construction
Transports
Les établissements Pharmacie, parfumerie et entretien
Equipements du foyerexistants font l’emploi
Equipements électriques et électroniqueset … les pertes d’emplois
Services personnels et domestiques
Commerce et réparation automobile
Habillement, cuirSi le renouvellement du tissu produc-
Santé, action socialetif apparaît globalement positif en termes
Chimie, caoutchouc, plastique
de stocks d’établissements, il n’en est pas Equipements mécaniques
de même en termes d’emploi. En effet, Industries agroalimentaires
Métallurgie et transformation des métauxles structures qui naissent présentent des
Produits minéraux
effectifs plus modestes que celles qui
Industrie textile
cessent leur activité. Les nouveaux Bois et papier
Eau, gaz, électricitéétablissements sont ainsi deux fois plus
Industrie automobilepetits que l’ensemble des établissements %
de Midi-Pyrénées, alors que la taille des 0 5 10 15 20 25 30
* établissements marchands seulement : auto-écoles, organismes de formation professionnelle...établissements disparus n’est inférieure
Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICSque de 40 % à la moyenne régionale. Ils
représentent donc en moyenne 7,4 % de
l’emploi total, contre 9 % pour les éta- pement créent 3,5 emplois par an contre établissements. Chaque année, ce sont
blissements disparus. Les mouvements 1 seul dans les structures nouvelles. L’em- ainsi plus de 33 000 emplois qui sont
démographiques génèrent donc une ploi induit est cependant davantage perdus dans les unités de production en
baisse de l’emploi d’environ 1,6 %. Cette dépendant de la conjoncture économique décroissance, soit deux fois plus que les
perte nette apparaît faible en période de et donc plus variable d’une année sur cessations d’activité. Par ailleurs, on
forte croissance économique mais beau- l’autre. Création et développement sem- compte 22 000 déplacements d’emploi,
coup plus forte lorsque l’activité stagne. blent néanmoins liés. En effet, les nouveaux via soit des reprises, soit des transferts.
Elle s’élève ainsi à 4,4 % en 1993 et établissements commencent avec des Le nombre d’emplois perdus par établis-
3,9 % en 1996. Deux constats s’impo- moyens humains limités (un peu moins sement apparaît plus élevé de 60 % dans
sent donc : le fort renouvellement du tissu de deux personnes en moyenne) puis les les établissements en déclin que dans ceux
productif est atténué par la faible taille augmentent les années suivantes lorsque en cessation (2,1 individus contre 3,3).
des établissements concernés, et le solde leur activité perdure (d’en moyenne 3,5 Les petites structures sont en effet plus
global devient négatif en termes d’effectifs. individus par an). Les deux phénomènes fragiles que les grandes et tendent donc
se complètent donc dans le temps plus davantage à cesser leur activité quand
La croissance de l’emploi apparaît qu’ils ne s’opposent. elles font face à des difficultés. Les
donc moins portée par les créations que établissements de taille plus importante,
par la croissance des établissements De manière analogue, les cessations à l’inverse, adaptent leurs effectifs en fonc-
existants. Sur l’ensemble de la période, d’activité ne représentent qu’une faible tion des fluctuations conjoncturelles. En
ces dernières ont généré près de 49 000 part des emplois perdus d’une année sur conséquence, les pertes d’emplois varient
nouveaux emplois par an, soit 50 % de l’autre. L’adaptation à la conjoncture moins d’une année sur l’autre dans les
plus que les nouveaux établissements. En économique se réalise davantage par un établissements cessés que dans ceux en
moyenne, ces établissements en dévelop- ajustement à la baisse des effectifs des déclin.
3Plus d’un poste de travail sur trois
Plus de renouvellement des effectifs dans le tertiaire est créé, déplacé ou supprimé chaque
Part des nouveaux établissements dans l'emploi salarié, moyenne annuelle 1993-2001
année : si l’on additionne l’ensemble
Services opérationnels
des mouvements d’emploi (créations,Education*
Recherche et développement cessations, croissances, décroissances,
Conseils et assistance déplacements), ce sont plus de 150 000
Activités récréatives, culturelles, sportives
emplois qui sont concernés chaque année
Activités immobilières
en Midi-Pyrénées, soit près de 34 % deHôtels et restaurants
Equipements électriques et électroniques l’emploi total. Cette part varie fortement
Commerce de détail et réparation en fonction des secteurs d’activité. Elle
Commerce de gros et intermédiaires
ne s’élève ainsi qu’à 26 % dans l’industrieConstruction
Transports contre 42 % pour les services. La cons-
Ensemble des secteurs truction et le commerce se situent à
Services personnels et domestiques
un niveau comparable à la moyenne.Construction navale, aéronautique
Produits minéraux L’automobile, les biens intermédiaires et
Commerce et réparation automobile l’éducation-santé connaissent une forte
Bois et papier stabilité de l’emploi avec un taux de
Industries agroalimentaires
réallocation inférieur à 25 %.Edition, imprimerie, reproduction
Habillement, cuir
Equipements mécaniques De nombreuses créations
Pharmacie, parfumerie et entretien
et cessations d’établis-Santé, action sociale
Métallurgie et transformation des métaux sements dans chaque
Equipements du foyer secteur
Industrie textile
Chimie, caoutchouc, plastique
Les variations d’emploi apparaissentComposants électriques et électroniques
Eau, gaz, électricité donc complexes. En effet, les créations
Industrie automobile ne se concentrent pas seulement dans%
les secteurs d’activité en croissance, et0 5 7,4 10 15 20
* établissements marchands seulement : auto-écoles, organismes de formation professionnelle... les cessations dans les secteurs en décrois-
Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICS sance. Au contraire ces quatre types
Méthodologie
L’étude porte sur les établissements des secteurs privés marchands de l’économie (hors Agriculture et Finances),
c’est-à-dire sur les secteurs de l’Industrie du Commerce et des Services (champ ICS). On s’intéresse ici aux unités de
production localisées, c’est-à-dire aux établissements, plutôt qu’aux entreprises, entités juridiques localisées à leur
siège. Les données proviennent du répertoire administratif SIRENE de l’INSEE. Elles couvrent la période du
er er1 janvier 1993 au 1 janvier 2002. Il s’agit donc d’une analyse de moyen terme sur la dernière décennie.
Sa principale originalité est de raisonner en solde net des créations et disparitions d’établissements alors que
les analyses conjonsturelles habituelles ne considèrent que les créations d’entreprises. Elle cherche aussi à mesurer
l’impact de ces mouvements en terme d’emploi.
Plusieurs catégories de nouveaux établissements sont prises en compte : les créations « pures » ex-nihilo,
les réactivations d’activité d’un établissement existant mais en sommeil, les reprises d’établissements par un
nouveau propriétaire, ou l’installation d’un nouvel établissement suite à un déménagement (transfert). De même,
on recense plusieurs types de disparitions d’établissement : par fermeture volontaire de l’établissement, par faillite
de l’entreprise suivie ou non d’une reprise, enfin par la cession ou le déménagement de l’établissement.
Les créations et destructions d’emplois sont calculées par comparaison des effectifs salariés des établissements en
début et en fin d’année. Si les effectifs augmentent, il y aura création d’emplois, s’ils diminuent, on aura des
destruc-àtions d’emplois. Cette méthode ne tient pas compte des mouvements de travailleurs (embauches, licencie-
ments, retraites…) à l’intérieur des établissements, ni des variations infra-annuelles de l’emploi. Les réallocations
d’emplois seront mesurées par le total de ces créations et de ces destructions d’emplois.
4Un tiers de l'emploi est réalloué chaque année Par ailleurs, dans les secteurs où
Taux de réallocation de l'emploi, moyenne annuelle 1993-2001 l’emploi global diminue, on compte
néanmoins 7 nouveaux emplois quand 10Services opérationnels
Activités récréatives, culturelles, sportives disparaissent. Là encore, les créations et
Activités immobilières cessations d’activité n’expliquent que très
Conseils et assistance partiellement la baisse de l’emploi cons-
Hôtels et restaurants
tatée : le taux de disparition en termes
Education*
d’emploi n’est supérieur que de 0,6 pointCommerce de gros et intermédiaires
Equipements électriques et électroniques à la moyenne régionale, et celui des
Services personnels et domestiques créations inférieur de 0,6 point. EnMéthodologie
Commerce de détail et réparation
revanche, dans ces secteurs en déclin
Construction
le gain en emplois des établissementsTransports
Ensemble des secteurs néanmoins en croissance est inférieur de
Habillement, cuir 3,3 points à l’ensemble des secteurs et les
Eau, gaz, électricité pertes dans les unités de production en
Industries agroalimentaires
décroissance supérieur de 3,1 points. Les
Commerce et réparation automobile
structures pérennes expliquent doncEdition, imprimerie, reproduction
l’essentiel de l’évolution de la main-Recherche et développement
Bois et papier d’œuvre.
Produits minéraux
Equipements du foyer
Après deux ans,
Equipements mécaniques
une générationPharmacie, parfumerie et entretien
Industrie textile d‘établissements
Métallurgie et transformation des métaux ne crée plus d’emplois
Construction navale, aéronautique
Santé, action sociale
Pour une génération d’établissements
Chimie, caoutchouc, plastique
donnée, la croissance de l’emploi dans lesComposants électriques et électroniques
Industrie automobile établissements qui survivent l’emporte sur
%
les pertes générées par les fermetures10 20 30 33,9 40 50 60 70
* établissements marchands seulement : auto-écoles, organismes de formation professionnelle... d’établissements au cours de la première
Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICS
année. Les effectifs progressent alors de
de mouvement de main-d’œuvre se de l’emploi. Les secteurs en croissance 7 %. Par la suite la tendance s’inverse et,
apparaissent donc en forte mutation à partir de la quatrième année, l’emploicombinent. Un fort taux de création
interne : il s’y opère une transformation de la génération d’établissements est in-s’accompagne ainsi souvent d’un taux
férieur à l’emploi initial : les embauchesde cessation élevé. De même, lorsque du système productif, une mobilité des
l’emploi progresse dans de nombreux effectifs, et non simplement un apport de salariés dans les établissements qui
établissements, on observe également un de nouveaux établissements. se développent ne compensent plus les
nombre élevé d’établissements en déclin
dans le même secteur. e eForte baisse de l'emploi entre la 2 et la 4 année
Taux de survie des établissements Evolution de l'emploi dans
% les nouveaux établissementsSur l’ensemble de la période, pour 100
10 emplois gagnés dans les secteurs en
90
base 100 l'année de création croissance, on compte 7 emplois perdus. 110
80Si les créations d’établissements génèrent
100un peu plus d’emploi que la moyenne 70
régionale et si les cessations d’activité en
60 90détruisent un peu moins dans ces secteurs
50en croissance, le bilan en terme d’emplois
80de ces créations et cessations demeure
40
négatif, d’environ 2 100 postes par année.
30 70Chaque année c’est donc l’évolution de0312 45687 Ans0312 45687 Ans
l’emploi dans les établissements pérennes Lecture : après 8 ans, 30 % des établissements d'une génération survivent. Ils représentent 80 % de l'emploi initial
Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICSqui explique la variation globale positive
5GéoFLA ® © IGN 1999 - Insee 2003
Fort dynamisme de l'axe central de la région Pour en savoir plus
Taux d'évolution du nombre d'établissements entre 1993 et 2002
« Le renouvellement du tissu
Nord-du-Lot productif régional ». Sud Insee
Dossier n°6, Insee Provence-Alpes-
Figeac-
Decazeville Côte d’Azur, juillet 1999.
Cahors
RodezVillefranche- « Créations d’entreprises,
de-Rouergue
territoires et emploi ». Profils
n°10, Insee Nord-Pas-de-Calais,Montauban
Millau Octobre 2002.Albi-Carmaux
Auch « L’impact sur l’emploi des
créations d’entreprises ». Insee
Castres-
Toulouse Mazamet Première n°917, Insee Lorraine,
août 2003.Tarbes
en % « Les réallocations d’emplois en
Saint-
10Gaudens France sont-elles en phase avec leLavelanet 4
Lourdes 0 cycle? ». Economie et StatistiqueSaint-Girons
Lannemezan - 2 n° 351, Richard Duhautois, aoûtFoix-Pamiers
2002.
Source : Insee, répertoire SIRENE, champ ICS
pertes d’emploi des structures productives particulièrement bien développés. En Ces évolutions différenciées des
qui cessent leur activité. A l’horizon de terme d’établissements, le renouvellement zones d’emploi se traduisent-elles par des
8 ans, les quelques 30 % d’établissements est plus accentué que dans le reste de la mouvements de main-d’œuvre entre les
survivants représentent cependant encore région, mais le constat s’inverse pour secteurs ou les zones en déclin vers les
80 % des effectifs de départ. l’emploi. secteurs ou les zones en développement ?
Chaque année, environ 34 % de l’em-
Des emplois supprimés Dans chacune des zones d’emploi de ploi total de Midi-Pyrénées est réalloué
mais aussi recréés dans Cahors et Montauban le nombre d’éta- entre les établissements, ce qui concerne
une même zone d’emploi blissements progresse de plus de 6 %. entre 130 000 et 180 000 emplois. Mais
Néanmoins, Montauban bénéficie de cette importante réallocation d’emplois
La zone d’emploi de Toulouse taux de création et de suppression ne s’explique que pour une faible part par
regroupe près de la moitié des emplois et supérieurs. Les zones d’emploi de Rodez, la variation nette de l’emploi au
environ 40 % des établissements de Midi- du Nord-du-Lot, de Millau et d’Auch niveau global.
Pyrénées. En 10 ans, le tissu productif continuent de croître malgré un faible
s’y est à la fois développé (plus 13 % renouvellement de leur appareil pro- La réallocation d’emplois entre les 18
d’établissements) et renouvelé. Les taux ductif. Albi-Carmaux et Lannemezan zones d’emplois de Midi-Pyrénées ne
de création et de suppression d’établisse- présentent des taux d’évolution proches porte que sur 1 % de ces réallocations
ments y sont les plus élevés de la région : des zones d’emploi précédentes, avec un totales, alors qu’elle atteint 9 % entre sec-
la différence à structure sectorielle renouvellement plus net du système teurs d’activité (en 32 postes). De même,
comparable est de 2,5 points pour les productif. Le nombre d’établissements seulement 13 % de l’emploi est recréé
créations et 1,9 point pour les suppressions. s’est particulièrement réduit dans 6 dans des établissements d’autres zones
Presque tous les secteurs d’activité béné- zones au cours de la décennie : Ville- d’emplois ou d’autres secteurs. La plupart
ficient du dynamisme toulousain. franche-de-Rouergue, Tarbes, Figeac- de ces réallocations ont donc lieu dans le
Decazeville, Saint-Girons, Lourdes et même secteur et la même zone d’emploi,
La zone d’emploi de Foix-Pamiers Castres-Mazamet. Toutes pâtissent d’un avec 70 % des réallocations en moyenne.
connaît également un essor important, faible nombre d’implantations nouvelles Les mouvements de main d’œuvre
notamment depuis 1997. Les services aux entre 1993 et 2001, à l’exception de s’effectuent donc principalement au
particuliers et la construction se sont Tarbes. même endroit et dans la même activité.
Denis QUENELLE
Benoît MULKAY
6

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