Des perspectives économiques meilleures pour 2004

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En 2004, la reprise de l'investissement des entreprises devrait relayer la consommation des ménages, et la croissance se confirmerait. Mais l'emploi salarié ne suivrait pas la reprise. Les cours du pétrole restent un élément de préoccupation important dans ce scénario. L'année 2003 a été marquée dans la région par des conditions climatiques difficiles avec des conséquences sur l'agriculture et le tourisme, en particulier. Sur le plan économique, on a noté une baisse de l'emploi salarié, une aggravation du chômage et une chute des exportations, avec parfois un effet plus fort qu'au niveau national. Des difficultés ont été spécialement ressenties dans les filières du bois, de l'aéronautique et du vin. La construction est un secteur dynamique en 2003, avec des bonnes perspectives pour 2004. L'année démarre bien pour le tourisme et les transports aériens, alors que les résultats du commerce international sont décevants.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
DES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES
MEILLEURES POUR 2004
En 2004, la reprise de l’investissement
des entreprises devrait relayer
mondial reste porteur au début de 2004. En France,la consommation des ménages,
une prévision de croissance annuelle à 2,3 % estet la croissance se confirmerait.
attendue pour 2004 (cf. page 3). L’investissement
Mais l’emploi salarié ne suivrait pas
continuerait de progresser. L’emploi salarié
la reprise. Les cours du pétrole marchand a tardé à s’ajuster à la diminution
restent un élément de préoccupation d’activité. En conséquence, il ne renouerait avec la
croissance qu’à compter du second semestre. Le tauximportant dans ce scénario.
de chômage devrait remonter en milieu d’année pourL’année 2003 a été marquée dans la région
s’inscrire sur une tendance de baisse modérée en fin
par des conditions climatiques difficiles
d’année. Reste néanmoins un élément de
avec des conséquences sur l’agriculture préoccupation : les cours du pétrole. Ils pourraient
et le tourisme, en particulier. retarder ce retour vers une croissance équilibrée.
Sur le plan économique,
Une amélioration depuis l'été 2003
on a noté une baisse de l’emploi salarié,
% (aux prix de 1995) Dernier point : T1-2004
1,5 6
une aggravation du chômage Glissement
annuel1,0 4
et une chute des exportations,
0,5 2
avec parfois un effet plus fort
0 0
qu’au niveau national.
-0,5 -2Prévisions
Des difficultés ont été spécialement Variation trimestrielle
-1,0 -4
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004ressenties dans les filières du bois,
Produit Intérieur Brut - France
Source : Insee - Comptes nationaux trimestriels (cvs-cjo base 1995)de l’aéronautique et du vin.
La construction est un secteur dynamique
L’économie aquitaine a tourné au ralenti en 2003,
en 2003, avec des bonnes perspectives
malgré la reprise mondiale de fin d’année. En 2003,
pour 2004. l’emploi salarié régional est en légère baisse.
L’année démarre bien pour le tourisme L’emploi marchand aquitain, y compris
l’intérim, a diminué de 0,4 % en glissement annuelet les transports aériens,
en 2003, comparé à une réduction de 0,3 % pour laalors que les résultats du commerce
France. En 2002, ces évolutions dans les secteurs
international sont décevants.
concurrentiels étaient à la hausse, respectivement de
0,5 % et 0,2 %.
Pour la France, l’année 2003 a été, en moyenne Le ralentissement de l’activité a affecté la plupart des
annuelle, une année de quasi stagnation, même si la secteurs. Celui de la construction fait exception. Il est
situation s’est améliorée à partir de l’été. Pourtant le seul à afficher en décembre 2003 une hausse
l’économie mondiale, hors zone euro, a connu une supérieure à celle de l’année précédente : 1,3 %
forte reprise au second semestre. Le contexte contre 0,4 % de décembre 2001 à décembre 2002.
INSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 130
JUILLET 2004Dynamisme dans le secteur
dixième de point sépare de nouveau le imputable à l’aéronautique. La chute à
de la construction en 2003
Indice eBase 100 au 4 trimestre 1996 taux national et le taux régional. l’export en valeur atteint 37 %, le
130
double de celle observée en 2002. Entre125 Services
Construction Les plus touchés par cette dégradation
Tous secteurs 2000 et 2003, la valeur des produits120
Commerce du chômage dans la région sont les
Industrie115 exportés par l’aéronautique est passée
jeunes. La progression du nombre de
110 de 2 à 1 milliard d’euros. L’aéro-
jeunes au chômage est nettement plus
105 nautique ne constitue plus le premier
forte qu’au niveau national : entre avril100
produit aquitain à l’export en valeur en
2003 et avril 2004, 8,1 % contre 5,5 %95
2003, il est devancé par les boissons et1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
au niveau national. La tendance étaitEmploi salarié marchand (hors agriculture) les produits pharmaceutiques.
Source : Urssaf - Traitement Insee (Epure) - Données CVS
inverse en 2002 : 1,8 % pour la région
contre 6,4 % en France. Les échanges avec les États-Unis ont
La progression des créations d’emplois encore régressé : les exportations vers
Taux de chômage de 10 % en Aquitainedans le commerce et les services ce pays représentent un cinquième deseau 4 trimestre 2003
continue en s’atténuant, tandis que la % de la population active Dernier point : T1-2004 exportations aquitaines en valeur en
13
perte d’emplois dans l’industrie se 2003, contre un quart en 2002.
12
poursuit en s’intensifiant.
11 France Globalement, on ne note pas
Aquitaine
10La croissance des emplois dans le d’amélioration des exportations au
9commerce est toujours là, mais ralentie. premier trimestre 2004.
8En glissement annuel, la progression est T1 T1 T1 T1 T1 T1 T1 T1 T1 T1
95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Calamités agricoles
de 0,5 % contre 1,4 % en 2002. Cette
Taux de chômage au sens du BIT (données CVS)
Source : Insee - Ministère du Travail, de l'Emploifaible performance est due au et de la Formation professionnelle L’année 2003 a été marquée par la
commerce de gros (- 0,1 %) tandis que sécheresse au printemps et la canicule
Entre 2002 et 2003, le nombre dele de détail résiste avec une en été. Productions végétales et
créations d’entreprises en Aquitaine aprogression de 1,3 %. productions animales ont pâti de ces
augmenté un peu plus qu’au niveau aléas climatiques. Le rendement du
La progression des emplois de services national (évolution de 8,7 % contre maïs non irrigué a été divisé par deux.
s’affaiblit également. En glissement 8,1 %). Il a fortement progressé dans la En contrepartie de la faiblesse de l'offre,
annuel, la progression est de 0,7 %
construction et dans le commerce, les cours ont été très soutenus. L’année
contre 1,8 % en 2002. Les services aux
mais a au contraire diminué dans les a également été difficile pour les
entreprises restent créateurs d’emplois. transports et dans l’industrie. éleveurs. Le cours du porc a continué
Par contre, les secteurs des transports et
de se détériorer. Les éleveurs bovins ont
Les exportations en pannedes services aux particuliers perdent
fait face au manque de fourrage, mais la
des effectifs en 2003. Le recul de
La région est particulièrement affectée
l’emploi dans l’industrie s’accélère. Le
sur le plan du commerce international. Tensions sur le pétrole
rythme moyen d’évolution trimestrielle et les matières premièresLes flux du extérieur en
est deux fois plus élevé en 2003 qu’en Les marchés internationaux du pétrole et des2003 se sont repliés dans la région plus
matières premières ont connu depuis mi-20022002 (- 3,2 % contre - 1,7 %).
fortement qu’au niveau national. La de vives tensions inflationnistes. La croissance
de la demande chinoise de matières premièresfaible croissance des pays de l’UnionTaux de chômage à 9,9%
métalliques tire les marchés de l’acier, du
Européenne, principal partenaire
cuivre, du platine et du zinc.
L’année 2003 se caractérise en France
commercial, limite les exportations, qui Au premier trimestre 2004, le cours du baril de
par une augmentation du chômage,
brent s’est maintenu à un niveau élevé (31,8 $),se sont rétractées en valeur et en
erdéjà observée en 2002. Au 1 trimestre soutenu par les incertitudes géopolitiques et
volume. L’affaiblissement à l’export en
une demande dynamique. Ces incertitudes se2004, le taux de chômage* s’établit à
Aquitaine est général, excepté pour les sont renforcées au deuxième trimestre et le
9,9 % en Aquitaine (9,7 % un an cours du baril s’établit au-dessus de 35 $ depuisproduits des industries agricoles et
fin avril. Le prix du baril, bien que diminuant,auparavant). Le taux de 10 % a été
agroalimentaires. Il touche conserverait un niveau élevé tout au long de
atteint au dernier trimestre 2003, soit un l’année : 35 $ au troisième trimestre et 32 $ auprincipalement les secteurs des biens
dernier.chiffre qu’on n’avait pas enregistré
d’équipement et des biens
Les cours des matières premières, hors énergie,depuis juin 2000. En France, fin mars
intermédiaires. ont augmenté de façon significative au premier
2004, le taux de chômage s’établit à trimestre 2004, largement soutenus par la forte
demande chinoise. Cette tendance se poursui-9,8 % (9,6 % un an auparavant). Un Le repli à l’export dans les biens
vrait tout au long de l’année 2004.
d’équipement est notamment
* Au sens du BIT (Bureau International du Travail)
oN 130
JUILLET 2004La conjoncture nationale en 2003 et début 2004
Sur le plan économique, l’année 2003 s’est terminée en France mieux qu’elle n’a commencé. Le produit intérieur brut n’a augmenté que de 0,5 % en
1moyenne annuelle, soit sa plus faible progression depuis 1993. L’année 2003 a été caractérisée sur le plan national par la baisse des exportations, de l’in-
vestissement et des stocks, par le relatif soutien de la demande des ménages et des dépenses des administrations, mais aussi par les aléas climatiques. Pour
l’essentiel, cette faible performance du PIB résulte du comportement décevant des exportations. Celles-ci ont pâti de l’atonie de la demande de nos voisins
européens. Dans la zone euro, le PIB a crû seulement de 0,5 %. Mais surtout dans un marché mondial en nette reprise, les pertes de parts de marché ont été
importantes pour la France. La hausse de l’euro n’explique que partiellement cette situation : tandis que les exportations françaises ont baissé, celles de la
zone euro étaient stables. Compte tenu d’une demande affaiblie et de la perte de compétitivité liée à la hausse de l’euro, les entreprises ont donné la priorité
au rétablissement de leur situation financière plutôt qu’au développement de l’offre. L’investissement et les stocks ont continué à contribuer négativement à
l’évolution du PIB.
Malgré un taux de croissance faible, la consommation effective des ménages a constitué le principal soutien de l’activité économique. Le revenu réel dispo-
nible n’ayant que faiblement progressé, la hausse de la dépense de consommation a été obtenue par une baisse du taux d’épargne.
L’emploi a baissé de 30 000 personnes dans le secteur marchand non agricole entre décembre 2002 et décembre 2003, mais son ajustement au rythme de
production n’a été que partiel. Cela s’est traduit par une progression très faible de la productivité du travail. En 2002, l’emploi avait augmenté de
158 000 personnes.
En dépit de la baisse de la demande et de la hausse de l’euro, l’inflation est restée sous contrôle en 2003 : + 2,1 % en moyenne annuelle.
2La reprise de la croissance depuis la mi-2003 est confirmée au premier trimestre 2004 : 0,8 % en France et 0,6 % en zone euro. En France, la dynamique
vient essentiellement de la demande intérieure. Un redémarrage de l’investissement s’est ajouté à l’augmentation de la consommation.
Un environnement international porteur variations cvs, en % (prix constants)
L’environnement international de la zone euro reste très porteur, à la
annuelles trimestrielles 2003 et 2004
fin du printemps 2004. La croissance américaine resterait vigou-
2002 2003 t1 t2 t3 t4 t1
reuse jusqu’à la fin de l’année, même si une légère décélération de-
États-Unis (prix de 2000) 2,2 3,1 0,5 0,8 2,0 1,0 1,1
vrait résulter du resserrement des conditions monétaires. La
Japon - 0,3 2,5 0,5 0,9 0,7 1,8 1,5(prix de 1995)
progression du PIB serait comprise entre 3 et 5 % en rythme annua-
Zone Euro 0,9 0,5 0,0 - 0,1 0,4 0,4 0,6
lisé au cours des trois derniers trimestres. Au Royaume-Uni, la crois-
Royaume-Uni (prix de 2000) 1,6 2,2 0,3 0,6 0,8 0,9 0,6
sance resterait robuste en dépit du léger ralentissement de la
Allemagne (prix de 1995) 0,2 - 0,1 - 0,2 - 0,2 0,2 0,3 0,4
demande intérieure, lié au durcissement de la politique monétaire.
Italie 0,4 0,4 - 0,2 - 0,1 0,4 0,0 0,4
L’activité demeurerait dynamique en Asie. La croissance en Chine
Espagne 2,0 2,4 0,5 0,7 0,6 0,7 0,6resterait forte, mais baisserait quelque peu avec le ralentissement du
France (prix de 1995) 1,1 0,5 0,2 - 0,3 0,6 0,6 0,8crédit souhaité par les autorités chinoises. Au Japon, le PIB croîtrait
de près de 5 % en 2004. Variations du PIB
Source : Comptes nationaux, Eurostat
En zone euro, le climat des affaires s’améliore lentement. Les incertitudes suscitées d’abord par la baisse du dollar, puis par la flambée des prix des matières
premières et du pétrole, tempèrent en effet l’optimisme de fond généré par la croissance mondiale. La consommation progresse modérément. La confiance
des ménages reste affectée par le niveau du chômage, la reprise n’ayant pas eu d’effet notable sur l’emploi. Dans ce contexte, une croissance voisine de
0,5 % est attendue en France comme en zone euro, au deuxième trimestre de 2004.
Un euro stabilisé à 1,20 dollar ?
Avec la stabilisation de la monnaie unique, la zone euro s’installerait sur une croissance un peu en des-
Dollar-Moyenne mensuelle Dernier point : mai 2004
sous de 2 % en rythme annualisé. Elle bénéficierait du développement des exportations et d’un raffer- 1,28
1,24missement de la demande intérieure, l’investissement progressant avec les perspectives de
1,20
débouchés. Mais la consommation resterait bridée car la reprise n’a pas atteint le stade où elle a des ef- 1,16 Euro/dollar
1,12fets notables sur la masse salariale.
1,08
1,04L’économie française enregistrerait au second semestre une croissance un peu supérieure à celle ob-
1,00
0,96servée en moyenne dans la zone euro. Son avantage relatif en terme de demande intérieure enregistré
0,92
début 2004 se prolongerait en s’atténuant. L’investissement continuerait de progresser, mais la 0,88
0,84consommation serait freinée au troisième trimestre, avant de se redresser au quatrième, par les effets
janv juil janv juil janv juil janv juil janv juil janv juil
retardés de revenus moins favorables au premier semestre et de l’érosion du pouvoir d’achat liée à la 99 99 00 00 01 01 02 02 03 03 04 04
Source : Banque de Franceflambée des prix du pétrole.
L’inflation, en glissement annuel, resterait à 2,4 % en juin, après 2,6 % en mai et reviendrait en dessous de 2 % en fin d’année. L’augmentation des quotas
de production permettrait une détente des cours du pétrole, qui resteraient cependant élevés en raison de la vigueur de la demande mondiale, notamment
asiatique.
Le PIB progresserait à partir de l’été à un rythme un peu supérieur à 2 %. En moyenne annuelle, la croissance de 2004 serait ainsi de 2,3 %.
L’activité s’est redressée à partir du troisième trimestre 2003. Neuf mois après l’activité, l’emploi salarié marchand, qui ne s’était pas complètement ajusté
dans la phase descendante du cycle, recommencerait à croître à partir du deuxième trimestre 2004. Les créations d’emploi, en accélération dans le secteur
de la construction et en croissance consolidée dans le secteur tertiaire, compenseraient la poursuite de la baisse de l’emploi dans l’industrie. Malgré la dimi-
nution du premier trimestre, l’emploi salarié marchand progresserait ainsi de 40 000 personnes en 2004. A l’inverse, le secteur non marchand perdrait des
emplois en 2004 comme en 2003, et l’emploi total se replierait d’environ 15 000 personnes sur l’année.
Le taux de chômage serait poussé à la hausse en milieu d’année par des réinscriptions à l’ANPE. Il s’inscrirait sur une tendance de baisse modérée au qua-
trième trimestre et serait de 9,8 % en décembre 2004. Il était de 9,9 % fin décembre 2003, et de 9,8 % au premier trimestre 2004.
A court terme, l’aléa le plus susceptible d’affecter la croissance en zone euro réside dans les cours du pétrole, devenus très sensibles à la situation au
Moyen-Orient. Leurs variations, en se répercutant rapidement sur la demande intérieure, peuvent retarder ou accélérer le retour esquissé vers une crois-
sance équilibrée.
1
L’économie française - Comptes et dossiers - édition 2004-2005 - Insee - Collection Références
2
Note de conjoncture Insee - juin 2004
oN 130
JUILLET 2004oN 130
JUILLET 2004
filière bovine s’est rétablie. Le résultat 2003. La production de logements du ciel. Les petits aéroports, en
agricole par actif diminue de 2,6 % en neufs se redresse en 2003. particulier ceux de Bergerac et de Pau,
Aquitaine après une perte de 14,2 % en affichent de bons résultats.
L’année 2004 débute en région avec
2002.
une forte progression des autorisations Les perspectives de reprise dans le
Mi-juin 2004, aucune calamité agricole de construire, en particulier dans le transport aérien sont plutôt bonnes pour
n’est venue semer le trouble dans secteur collectif. Il est vrai que le 2004.
l’agriculture régionale et tout laisse du logement est actuellement
Un mauvais cru 2003
espérer de bonnes récoltes céréalières. dopé par des dispositifs fiscaux très
pour le tourisme
Les productions légumières sont un peu favorables et des taux d’intérêt
L’année touristique 2003 a mal débutéen retard. La consommation de viande historiquement bas. Les perspectives
avec la pollution du navire "le Prestige"bovine reste soutenue. La filière porc se d’activité sont bien orientées pour
sur les côtes aquitaines, et cela ne s’estmaintient dans la tourmente. Les 2004. Le volume d’activité des travaux
pas amélioré avec des conditionséleveurs de volailles de qualité et de publics en 2003 est satisfaisant et les
climatiques plutôt défavorables (grosvolailles grasses éprouvent des perspectives sont encourageantes pour
orages en juillet, canicule en août).difficultés à répercuter une hausse des l’année 2004, avec un certain nombre
coûts de l’alimentation due au de grands travaux. Subsiste le problème
Succédant à une saison estivale 2002
renchérissement des céréales. de la pénurie de main d’œuvre
mitigée, la saison 2003 s’est soldée par
qualifiée. La hausse des matières
une franche baisse de la fréquentationLes cours sont affichés plutôt à la hausse
premières métalliques affecte aussi
dans les hôtels et les campingsau début de l’année, sauf pour le
certaines entreprises. De plus, le retard
aquitains. Le nombre de nuitées asecteur viticole, confronté à une crise
dans les chantiers, faute de crédits
diminué de 5,6 % dans les hôtels et depersistante. Les transactions viticoles
d’État, risque de pénaliser le secteur.
12,6 % dans les campings. Dans lessont en baisse. Les prix, à l’exception
Les chantiers de réfection de
deux types d’hébergement, la clientèledes vins blancs, ne se redressent pas.
monuments historiques en particulier
étrangère a particulièrement fait défaut.
sont touchés.L’avenir de la filière bois régionale est
L’année touristique 2004 s’annoncesombre. Les entreprises supportent les
Le ralentissement de l’activité et la
sous de meilleurs auspices.conséquences d’après tempête et leur
forte diminution des échanges
mauvais positionnement face à la
internationaux affectent le secteur des
Rédaction achevée le 5 juillet 2004concurrence internationale.
transports en Aquitaine. Air, fer, mer..
les résultats des transports au niveau
Construction : pénurie Élisabeth NADEAU
régional ne sont pas satisfaisants ; les
de main d’œuvre qualifiée
transports régionaux ont plus souffert
Dans la construction, la croissance des que les transports nationaux. Quelques POUR EN SAVOIR PLUS…
emplois, freinée en 2002, est repartie en bonnes nouvelles viennent cependant Site internet : www.insee.fr
“Note de conjoncture” - Insee - mars
et juin 2004 - 8,50 euros.
“Note de conjoncture régionale 2003” -
Insee - Le dossier Insee Aquitaine
n° 49-juillet 2004 (à paraître).
“L’économie française - Comptes et dos-
siers - éd. 2004-2005” - Insee - Collection
Références - juin 2004 - 12 euros.
Directeur de la publication : François Elissalt -
Rédacteur en chef : Élisabeth Nadeau - Secrétaire de fabrication : Daniel Lepphaille
INSEE Aquitaine - 33, rue de Saget - 33076 Bordeaux cedex
Tél. 05 57 95 05 00 - Fax : 05 57 95 03 58 - Minitel : 3617 INSEE - Internet : www.insee.fr
e
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Composition et impression : Insee Aquitaine
Code Sage IA13008
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