Bilan 2011 - Chômage

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mage reste le plus élevé (9,4 %), suivi de l’Orne (8,9 %), tous deux au-dessus de la moyenne régionale, contrairement à laLa demande d’emploi Manche (8,0 %). poursuit sa hausse en 2011 Augmentation du chômage de très longue durée et des seniors La demande d’emploi augmente pour quasiment tous les pu-Touchée par le repli de l’emploi salarié en blics mais plus particulièrement chez les seniors. En consé-fin d’année, la demande d’emploi s’est de quence, leur part dans la demande d’emploi régionalenouveau accrue dans la région en 2011, s’accentue, passant de 17,7 % fin 2010 à 19,7 % (part identiquepour la quatrième année consécutive : au niveau national). Les ruptures de contrats de travail des+ 2 400 demandeurs d’emploi, soit deux fois seniors, les difficultés de retour à l’emploi et le durcissementplus qu’en 2010 (+ 1 200) mais nettement des conditions d’accès à la dispense de recherche d’emploimoins que les années 2008 et 2009 cumu- depuis plusieurs années ont eu pour effet d’augmenter leslées (+ 14 000). inscriptions de ce public à Pôle emploi. Les seniors et les demandeurs d’emploi de Malgré la progression modérée des jeunes demandeurs très longue durée sont les plus frappés par d’emploi en 2011 (+ 1,9 %), ces derniers continuent de la dégradation du marché du travail et les connaître des difficultés d’insertion dans la région et leur part faibles potentialités d’insertion. La région compte 35 000 bénéficiaires du RSA, soit + 3,9 % sur un an.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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mage reste le plus élevé (9,4 %), suivi de l’Orne (8,9 %), tous
deux au-dessus de la moyenne régionale, contrairement à laLa demande d’emploi
Manche (8,0 %).
poursuit sa hausse en 2011 Augmentation du chômage de très longue durée
et des seniors
La demande d’emploi augmente pour quasiment tous les pu-Touchée par le repli de l’emploi salarié en
blics mais plus particulièrement chez les seniors. En consé-fin d’année, la demande d’emploi s’est de
quence, leur part dans la demande d’emploi régionalenouveau accrue dans la région en 2011,
s’accentue, passant de 17,7 % fin 2010 à 19,7 % (part identiquepour la quatrième année consécutive :
au niveau national). Les ruptures de contrats de travail des+ 2 400 demandeurs d’emploi, soit deux fois
seniors, les difficultés de retour à l’emploi et le durcissementplus qu’en 2010 (+ 1 200) mais nettement
des conditions d’accès à la dispense de recherche d’emploimoins que les années 2008 et 2009 cumu-
depuis plusieurs années ont eu pour effet d’augmenter leslées (+ 14 000).
inscriptions de ce public à Pôle emploi.
Les seniors et les demandeurs d’emploi de Malgré la progression modérée des jeunes demandeurs
très longue durée sont les plus frappés par d’emploi en 2011 (+ 1,9 %), ces derniers continuent de
la dégradation du marché du travail et les connaître des difficultés d’insertion dans la région et leur part
faibles potentialités d’insertion. La région
compte 35 000 bénéficiaires du RSA, soit
+ 3,9 % sur un an.
vec 60 600 demandeurs d’emploi sans aucune activité,Ainscrits en catégorie A (voir encadré) à Pôle emploi fin
décembre 2011, la demande d’emploi a crû de 2 400 personnes
en un an, soit une hausse relative de 4,1 %. Cet accroissement
certes moins élevé qu’au plan national (+ 5,5 %) est deux fois
supérieur à celui de 2010 (+ 2,1 %). Au total, depuis 2007, le
nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 17 600 per-
sonnes, rejoignant fin 2011 son niveau de fin 2003.
Le nombre de demandeurs d’emploi augmente dans les trois
départements, plus fortement dans le Calvados (+ 5,6 %) que
dans la Manche (+ 3,5 %) et l’Orne (+ 1,3 %). La demande
d’emploi s’amplifie davantage qu’en 2010 dans les deux tiers
des zones d’emploi bas-normandes. Les zones d’Argentan et Modification du contour des zones d’emploi
de Flers profitent d’un repli sur un an. Par définition, une zone d’emploi est un espace à l’intérieur
duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequelAu quatrième trimestre 2011, le taux de chômage régional
les établissements trouvent l’essentiel de la main d’œuvremoyen s’élève à 8,8 % de la population active, contre 9,4 %
nécessaire pour occuper les emplois offerts.
pour la France métropolitaine et reste stable sur un an. Il est
e Le groupe de travail du Cnis (Conseil National de l’Informationplacé au 12 rang des régions métropolitaines classées en
Statistique) sur les "Statistiques et nouvelles tendances de
ordre décroissant. Le Calvados est le département où le chô-
localisation des populations et des activités sur le territoire" a
préconisé, dans son rapport de septembre 2009, une actualisation
de ce découpage : les facteurs déterminant les migrations
domicile - travail, à la base de la constitution des zones d’emploi,
étaient susceptibles d’avoir évolué dans le temps.
Les zones d’emploi, actualisées en 2011, ont donc été fondées sur
le critère unique des migrations communales alternantes
domicile-travail, en faisant en sorte que la proportion d’actifs
occupés résidant et travaillant dans la même zone (taux de
stabilité = nombre de personnes résidant et travaillant dans la
zone / nombre de personnes résidant dans la zone et travaillant
dans ou hors de la zone) soit la plus élevée possible.
La Basse-Normandie est désormais divisée en 15 zones d’emploi,
contre 10 auparavant. Afin de mieux respecter la réalité des
marchés locaux du travail, les nouvelles zones d’emploi
s’affranchissent parfois des limites administratives. Ainsi, en
Basse-Normandie, deux zones d’emploi ne respectent plus la
limite régionale : Alençon et Nogent-le-Rotrou.
14 Insee Basse-Normandie - Bilan 2011dans la demande d’emploi demeure largement supérieure à de 222 jours pour les jeunes, elle passe à 423 pour les 25-49
la moyenne nationale (21,0 % contre 17,6 %). ans et à 662 pour 50 ans et plus.
Christelle BERARD
En 2011, contrairement aux deux années précédentes, le
Direccte Basse-Normandienombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un
an augmente un peu plus rapidement (+ 4,0 %) que le chô-
mage de longue durée (+ 3,2 %). Parmi les chômeurs de plus DEMANDEURS D’EMPLOI ET TAUX DE CHÔMAGE
d’un an, les situations sont très variées : le nombre de deman- (fin décembre 2011)
deurs d’emploi de plus de trois ans augmente d’un tiers, alors Progression dans les trois départements et surtout dans le Calvados
que celui des demandeurs d’emploi inscrits depuis un à deux
Évolution des Taux deans recule pour la première fois depuis 2008 (- 5,6 %). Les de- DEFM(1)
DEFM sur un an chômage(2)
mandeurs d’emploi de deux à trois ans sont, quant à eux, aus-
Calvados 30 929 + 5,6 % 9,4 %si nombreux qu’en 2010.
Manche 18 232 + 3,5 % 8,0 %Fin décembre 2011, la Basse-Normandie compte 35 000 béné-
Orne 11 458 + 1,3 % 8,9 %ficiaires du RSA, soit 1 300 de plus que fin décembre 2010.
Leur nombre évolue à un rythme près de deux fois plus rapide Basse-Normandie 60 619 + 4,1 % 8,8 %
qu’en France métropolitaine (+ 2,1 %) mais qui continue de ra-
France métropolitaine 2 898 820 + 5,5 % 9,4 %
lentir : 2009 (+ 14 %) et 2010 (+ 6 %).
(1) Demandeurs d’emploi en fin de mois de catégorie A
Hausse de la durée du chômage Sources : Direccte, Pôle emploi
e
(2) Taux de chômage moyen du 4 trimestre 2011
La durée moyenne d’inscription à Pôle emploi augmente de 18
Source : Insee
jours en 2011, pour s’établir à 427 jours. Alors que l’ancienne-
té moyenne des seniors a fortement augmenté (+ 32 jours),
celle des adultes d’âge intermédiaire a dans une
Les Demandeurs d’Emploi inscrits en Fin de Mois àproportion moindre (+ 12 jours) et celle des jeunes a légère-
Pôle emploi (DEFM) et disponibles pour occuper unment diminué (-1 jour). La durée du chômage croît avec l’âge :
emploi sont classés, depuis le début de l’année 2009, en trois
catégories (A, B et C), qui se substituent aux anciennes catégories
1, 2, 3, 6, 7 et 8. Les nouvelles catégories, fondées sur l’exercice ou
non d’une activité réduite, au cours du mois de référence, se
définissent comme suit :
- catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d’emploi et n’ayant exercé aucune activité
au cours du mois ;
- catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite
courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
- catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes
positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite
longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois).
L’indicateur officiel de suivi du chômage est la catégorie A, mais la
somme des trois catégories A+B+C fait également l’objet d’une
publication mensuelle systématique.
CARACTÉRISTIQUES DES DEMANDEURS D’EMPLOI DE CATÉGORIE A (1)
(fin décembre 2011)
Les seniors et le chômage de très longue durée fortement impactés
- 25 ans + 50 ans CLD (2) CTLD (3) Femmes
2010 2011 2010 2011 2010 2011 2010 2011 2010 2011
Calvados 21,0 % 20,6 % 17,0% 18,7 % 37,5 % 37,4 % 16,3% 18,0 % 46,0 % 46,7 %
Manche 22,7 % 21,8 % 17,7% 20,5 % 37,2 % 36,9 % 15,9% 17,8 % 48,2 % 48,4 %
Orne 20,7 % 20,9 % 19,5% 21,2 % 37,4 % 37,4 % 16,4% 17,8 % 44,5 % 45,9 %
Basse-Normandie 21,5 % 21,0 % 17,7% 19,7 % 37,4 % 37,2 % 16,2 % 17,9 % 46,4 % 47,1 %
France métropolitaine 18,1 % 17,6 % 18,0% 19,7 % 37,4 % 37,7 % 16,7% 18,4 % 47,2 % 47,9 %
(1) En proportion de l’ensemble des demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) : catégorie A pour les jeunes, les seniors et les femmes, catégories A, B et C
pour les CLD et les CTLD
(2) Chômeurs de longue durée (CLD), inscrits depuis plus d’un an
(3) Chômeurs de très longue durée (CTLD), inscrits depuis plus de deux ans.
Sources : Direccte, Pôle emploi
Insee Basse-Normandie - Bilan 2011 15

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