Emploi-Chômage : Un peu moins de chômage

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Emploi-Chômage Un peu moins de chômage en place pour mettre à profit lesLe cyclone DEAN d’une mmédiatement après le cyclone, périodes d’inactivité et améliorer laI l’activité économique de l’île a étéintensité exceptionnelle a professionnalisation du secteur. Cefortement ralentie et notamment le particulièrement affecté sont ainsi 1522 stagiaires qui ont béné-secteur agricole qui compte encore un ficié de 326 000 heures de formationpeu plus de 5 000 emplois enl’activité de la Martinique en prises en charge par le FAFSEA pour unMartinique. Afin de maintenir les occasionnant de nombreux montant de plus de 6 millions d’euros.emplois dans ce secteur déjà fragilisé, dégâts sur les infrastructures l’Etat, l’ASSEDIC et les partenaires Emplois spécifiques pour sociaux ont convenu de prendre desroutières, les différents réparer les conséquences mesures exceptionnelles pour indem- réseaux (électriques, eau et du cycloneniser au titre du chômage partiel les entreprises dont l’activité a été forte-téléphone), les habitations, Outre ce soutien à l’emploi dans lesment réduite. les sites naturels et surtout les secteurs économiques fragilisés, des exploitations agricoles. Les besoins en mains d’œuvre ont émergéDans les conditions particulières de pour remettre en état l’île.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Emploi-Chômage
Un peu moins de chômage
Le cyclone DEAN d’une intensité exceptionnelle a particulièrement affecté l’activité de la Martinique en occasionnant de nombreux dégâts sur les infrastructures routières, lesdifférents réseaux (électriques,eau et téléphone), leshabitations, les sites naturels et surtout les exploitations agricoles.Les mesures d’urgence prises par les pouvoirs publics ont cependant permis d’en limiter l’impact économique.
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mmédiatement après le cyclone, I l’activité économique de l’île a été fortement ralentie et notamment le secteur agricole qui compte encore un peu plus de 5 000 emplois en Martinique. Afin de maintenir les emplois dans ce secteur déjà fragilisé, l’Etat, l’ASSEDIC et les partenaires sociaux ont convenu de prendre des mesures exceptionnelles pour indem-niser au titre duchômage partiel les entreprises dont l’activité a été forte-ment réduite.
Dans les conditions particulières de l’après ouragan, le dispositif légal du chômage partiel a été amélioré pour permettre une prise en charge à 100% des heures chômées. L’Etat a pris en charge les 28 premiers jours de chôma-ge au sein des entreprises éligibles à ce dispositif au taux horaire de 5,52 euros, complété par une contribution de l’ASSEDIC de 1,10 euro permettant de maintenir le taux horaire du SMIC net de 6,62 euros. C’est une enveloppe de 2,4 millions d’euros qui a été mobi-lisée par l’Etat pour compenser les pertes liées à la sous activité ou à l’in-activité au sein des 382 entreprises concernées dont 80%relèvent du secteur agricole. Par ailleurs, un dossier unique a été élaboré afin de faciliter la prise en charge par l’ASSEDIC des salariés dont le chômage s’est prolongé au-delà des 28 premiers jours.
Pour compléter le dispositif de chôma-ge partiel, un plan de formation post «ouragan Dean» a également été mis
N° 70 - Martinique - Septembre 2008
en place pour mettre à profit les périodes d’inactivité et améliorer la professionnalisation du secteur. Ce sont ainsi 1522 stagiaires qui ont béné-ficié de 326 000 heures de formation prises en charge par le FAFSEA pour un montant de plus de 6 millions d’euros.
Emplois spécifiques pour réparer les conséquences du cyclone
Outre ce soutien à l’emploi dans les secteurs économiques fragilisés, des besoins en mains d’œuvre ont émergé pour remettre en état l’île. Le Service Public de l’Emploi Régional a offert la possibilité aux communes de recruter 500 contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE)afin de réaménager les espaces urbains (parcs, jardins, terrains de sport, plage, rivière…) et d’aider à la réhabilitation des bâtiments publics (écoles…). Ces contrats ont été pris en charge de façon tout à fait dérogatoire à 100 % par l’Etat. 477 jeunes de moins de 26 ans, éloignés de l’emploi et suivis par les missions locales ont été recrutés en octobre et novembre 2008.
Baisse du chômage malgré l’ouragan DEAN
Les différents dispositifs mis en place (chômage partiel exceptionnel, plan de formation et recrutement de CAE), ont sans doute contribué à limiter les effets de l’ouragan sur l’économie : la ten-dance à la baisse du nombre de demandeurs d’emplois ne s’est pas
inversée : à fin décembre 2007, la Martinique compte 32 467 deman-deurs d’emploi de catégorie 1, soit 7,3% de moins par rapport à 2006. L’indicateur de chômage en Martinique
Emploi-Chômage
années, l’indicateur de la demande d’emploi en fin de mois (DEFM) est deux fois et demi supérieur à la métro-pole. De plus, le chômage reste concentré sur certaines populations :
Évolution du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 En nombre 55 000 50 000 45 000 40 000 35 000 30 000 25 000 20 000
lations en situation de précarité et d’ex-clusion représente 45,6% de la DEFM. Enfin, le passage de DEAN a eu pour effet de quasiment tripler le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 3 (demandeurs d’emploi qui recher-chent un contrat court de type contrat à durée déterminée ou emploi saison-nier) puisque les salariés en chômage partiel pris en charge par l’ASSEDIC au delà des premiers 28 jours sont ins-crits dans cette catégorie. L’absence prolongée d’activité dans les exploita-tions agricoles a pu conduire certains salariés à rechercher dans d’autres secteurs à l’issue de leur période d’in-demnisation.
Des offres d’emploi en progression
La progression des offres d’emploi Source : DTEFP, ANPE enregistrées par l’ANPE en 2006 est donc de 19,7% en 2007 contreLa part des femmes se maintient à(+10%) se poursuit en 2007, mais à un 21,3% en 2006. Malgré cette régres-60,5%, et le chômage de longuerythme moins soutenu : 15 566 offres sion du chômage depuis plusieursdurée, qui concerne surtout des popu-ont été enregistrées, soit une augmen-tation de 2,4% par rapport à 2006. Les différentes catégories de demandes d’emploi enregistréesGlobalement, les 5 secteurs qui propo-sent le plus grand nombre d’offres En nombre et % d’emploi concentrent plus de 54% des Catégories de chômeurEffectif enÉvolution offres totales. Il s’agit du secteur des décembre sur1 an services fournis principalement aux 2007 Catégorie 1 (personnes n'ayant pas exercé une activitéentreprises (15,1% des 15 566 offres de plus de 78 heures dans le mois qui souhaitent un CDI à temps plein)32 467-7.3 % totales), de la construction (11,7%), de Catégorie 2 (personnes n'ayant pas exercé une activité de plus l’administration publique (9,4%), des de 78 heures dans le mois qui souhaitent un CDI à temps partiel)1 8545,1 % activités associatives (9,3%) et des Catégorie 3 (personnes n'ayant pas exercé une activité de plus commerces de détail (8,6%). de 78 heures dans le mois qui souhaitent un CDD ou un contrat saisonnier)2 401195,0 % Cette progression des offres d’emploi Catégorie 4 (personnes non immédiatement disponibles non tenues s’observe surtout pour des emplois de d'accomplir des actes de recherche d'emploi car en stage, congé maladie)1 636-10,7 % courte durée (contrats à durée détermi-Catégorie 5 (personnes non immédiatement disponibles car en emploi née de moins de 6 mois ou mission et à la recherche d'un autre d'emploi)2 80025,7 % intérimaire) : +24% en un an. Catégorie 6 (personnes ayant exercé une activité de plus de 78 heures dans le mois en CDI à temps plein)3 1451,3 %Parallèlement, les offres dites durables (contrats de plus de 6 mois) sont en net Catégorie 7 (personnes ayant exercé une activité de plus de 78 heures dans le mois en CDI à temps partiel)136 7,1%recul (-11%). Catégorie 8 (personnes ayant exercé une activité de plus de 78 heures dans le mois en CDD ou emploi saisonnier)99 -2,9% Anne Sophie GUIRAUD DTEFP Martinique Ensemble 44538 -1,0%
Source : DTEFP
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