Emploi public : la répartition des effectifs sur le territoire

De
Publié par

La localisation des effectifs de la fonction publique s’inscrit en partie dans une logique de proximité vis-à-vis de la population. Elle dépend également des attributions dévolues à chaque territoire. Ainsi, les zones sièges des préfectures concentrent les fonctions de décision, de pilotage et de gestion des ressources des administrations et collectivités. Enfin, la présence sur un territoire de certains établissements de la fonction publique peut s’expliquer par des facteurs géographiques, liés au maillage du territoire, ou historiques, liés par exemple à d’anciens transferts de prérogatives. DES EMPLOIS PUBLICS À PROXIMITÉ DE LA POPULATION UNE CONCENTRATION DES EMPLOIS PUBLICS AUTOUR DES PRÉFECTURES... ... QUEL QUE SOIT LE TYPE DE FONCTION PUBLIQUE FONCTION PUBLIQUE D’ÉTAT : DES SPÉCIFICITÉS TERRITORIALES LIÉES À QUELQUES GRANDS ÉTABLISSEMENTS LA GÉOGRAPHIE DES COLLECTIVITÉS INFLUENCE LA LOCALISATION DES EMPLOIS TERRITORIAUX LES EMPLOIS PUBLICS DE SANTÉ : UNE AUTRE LOGIQUE DE RÉPARTITION TERRITORIALE
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 57
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins

00 100
5 95
5 75
5 25
5
0
a localisation des effectifs de la fonction publique
Ls’inscritenpartiedansunelogiquedeproximité
vis-à-vis de la population. Elle dépend également des
attributions dévolues à chaque territoire. Ainsi, les zones
sièges des préfectures concentrent les fonctions de
décision, de pilotage et de gestion des ressources des
administrations et collectivités. Enfin, la présence sur un
territoire de certains établissements de la fonction
publiquepeuts’expliquerpardesfacteursgéographiques,
liés au maillage du territoire, ou historiques, liés par
exempleàd’ancienstransfertsdeprérogatives.
Emploi public : la répartition
des effectifs sur le territoire
00 100
5 95
5 75
5 25
5
000 100
5 95Au 31 décembre 2004, l’ensemble des de Berck-Montreuil, la moins peuplée services déconcentrés des ministères et
trois fonctions publiques représente avec 100 000 habitants, n’en compte une forte présence de l’administration
5 75
plus de 324 000 postes de travail en qu’un peu plus de 8 000. territoriale.
Nord-Pas-de-Calais. Rapportés à la popu-
Le lien entre le nombre d’habitants et En Nord-Pas-de-Calais, les zones de Lillelation totale, ces emplois conduisent à un
5 25
les effectifs de la fonction publique et de l’Artois-Ternois centrée sur Arras onttaux régional d’administration de 8%
5n’implique cependant pas que le taux des taux d’administration respectifs decomparable à la moyenne nationale.
d’administration soit identique d’une 11,5% et 11,0%, pour des effectifs de fonc-
0
D’un point de vue global, en termes de zone d’emploi à une autre. Ces taux tionnaires respectifs de 89 000 et 25 500
nombre d’emplois dans les trois fonc- varient, s’établissant par exemple à postes. La zone d’emploi de Lille joue le
tions publiques, le Nord-Pas-de-Calais 8,7% dans la zone de Lyon à 11,5% dans même rôle à l’échelle régionale que celle
ne présente pas de sous-administration. celle de Lille ou encore à 8,1% dans celle de Paris à l nationale. Principal
En effet, avec 6,6% de la population de Berck-Montreuil. pôle d’emploi du Nord-Pas-de-Calais, Lille
nationale, la région compte 6,5% des cumule des fonctions, notamment de
Tous les types d’établissements et tousfonctionnaires d’État (soit un peu plus décision, correspondant à tous les
les métiers de la fonction publique nede 135 000 postes) et la même proportion niveaux d’organisation administrative
se retrouvent pas dans toutes les zonesde fonction publique hospitalière (soit du territoire et concentre les emplois
d’emploi. Les fonctions de décision, de69 500 postes). Le poids de la fonction liés à la représentation de l’État en région.
pilotage et de gestion des ressourcespublique territoriale est quant à lui très Arras joue un rôle analogue à l’échelle
concentrent ainsi davantage d’emploislégèrement supérieur avec 6,8% du total départementale.
publics dans les zones sièges desnational, ce qui correspond à environ
préfectures.119 500 postes de travail. Dans un volet ... QUEL QUE SOIT LE TYPE DE
de l’étude à venir, les effectifs d’emplois FONCTION PUBLIQUE
publics seront confrontés aux besoins UNE CONCENTRATION DES
EMPLOIS PUBLICS AUTOUR DES La concentration des emplois publicsspécifiques de la région en matière
PRÉFECTURES... dans les zones comprenant une préfectured’éducation et de santé.
se vérifie quel que soit le type de fonction
L’organisation administrative de la France publique. Ainsi, le taux d’administrationDES EMPLOIS PUBLICS À
se caractérise par une superposition dePROXIMITÉ DE LA POPULATION de la fonction publique d’État, qui s’éta-
niveaux administratifs - la commune, blit à 3,6% au niveau national ,
le département et la région - auxquelsLe service public vise à garantir la satis- est dépassé dans 72 de ces zones d’emploi
s’ajoutent les structures de coopérationfaction des besoins de la population sur sur 95. Il est en moyenne de 4,3% dans
intercommunale. Chaque niveau inter-l’ensemble du territoire. La répartition les zones d’emploi comprenant une
vient sur ses domaines de compétence :des effectifs de la fonction publique préfecture de département contre 2,6%
action sociale, organisation des transportsrépond donc en partie à une logique de dans les autres zones. Dans la région, les
scolaires, construction et entretien desproximité vis-à-vis de la population. Il zones de Lille et de l’Artois-Ternois ont des
collèges au niveau du département paren est ainsi pour une bonne partie des taux respectifs de 5,1% et 4,5% correspondant
exemple ou action économique, amé-emplois de l’enseignement ou de la santé. à 39 000 et 10 500 fonctionnaires d’État.
nagement du territoire, formation pro-
fessionnelle, construction et entretienDe façon mécanique, plus une zone Outre les administrations communales
d’emploi est peuplée, plus elle com- des lycées au niveau de la région. et les intercommunalités, les zones d’emploi
prend d’emplois publics. Parmi les comptant une préfecture accueillent les
Le taux d’administration est presquezones d’emploi de province, celle de sièges de collectivités territoriales : conseil
systématiquement plus élevé dans lesLyon est la plus peuplée avec 1,6 million général, conseil régional, etc. Le taux
er zones d’emploi comprenant une préfec-d’habitants au 1 janvier 1999. Elle dis- d’administration de la fonction publique
ture de département : 9,8% en moyennepose également du plus grand nombre territoriale atteint 3,4% dans les zones
dans les zones sièges des préfecturesd’effectifs de la fonction publique avec comptant une préfecture de départe-
00 100contre 6,7% dans les autres zones. Leplus de 144 000 postes. À l’opposé, la ment contre 2,5% dans les autres zones
taux le plus élevé se situe dans la zone
5 zone de Sartène-Propriano en Corse . Seules 13 zones d’emploi 95
de Paris avec 14,2%, soit plus de 300 000compte moins de 10 000 habitants et possédant une préfecture sur 95 présen-
5 75fonctionnaires. Se retrouvent dans lamoins de 650 emplois publics. Dans la tent des taux inférieurs à la moyenne
zone siège de la capitale nationale, larégion Nord-Pas-de-Calais, la zone de nationale. En Nord-Pas-de-Calais, les
quasi-totalité de l’administration cen-Lille, la plus peuplée avec près de zones de Lille et de l’Artois-Ternois ont
5 25trale de l’État, d’importants effectifs des765 000 habitants, compte plus de des taux respectifs de 3,6% et 5,0%, cor-
91 000 fonctionnaires alors que la zone respondant à 28 000 et 11 600 fonction- 5
naires territoriaux.
000 100
5 95Enfin, dans la fonction publique hospi- de la fonction publique. La prise en compte des stations balnéaires, se caractérise par
talière, le taux d’administration s’établit des régiments, arsenaux et bases aériennes un important apport de population
5 75
à 1,8% en moyenne nationale . renforcerait sans doute le constat. durant la période estivale qui doit pouvoir
Il est en de 2% dans les zones être pris en charge par les collectivités
Dans le Nord-Pas-de-Calais, les zonesd’emploi comptant une préfecture de locales.
5 25
d’emploi du Douaisis, du Calaisis et dedépartement et de 1,6% dans les autres
5Saint-Omer affichent des taux d’admi-zones. Dans le Nord-Pas-de-Calais, les LES EMPLOIS PUBLICS DE SANTÉ :
nistration de la fonction publique d’Étattaux d’administration de Lille et de UNE AUTRE LOGIQUE DE
0
légèrement supérieurs à ceux que l’onl’Artois-Ternois sont respectivement de RÉPARTITION TERRITORIALE
pourrait attendre. Dans la zone d’emploi2,9% et 1,5% correspondant à 22 000 et
du Douaisis, ville autrefois préfecture La fonction publique hospitalière ne se3 400 fonctionnaires hospitaliers.
concentre pas nécessairement dans lesdu département du Nord, cela s’explique
À ces deux logiques qui se combinent, à par la présence de la Cour d’appel, de zones d’emploi sièges des préfectures.
savoir concentration des emplois publics l’Institut universitaire de formation des Trois schémas régionaux d’organisation
sanitaire (SROS) successifs ont concourudans les zones sièges des préfectures et maîtres (IUFM), de l’École des Mines ou
répartition du reste des emplois publics encore de la direction régionale de à la territorialisation de l’offre hospitalière
et des emplois publics actuels. Dans lesen lien avec la population, s’ajoutent l’Industrie, de la Recherche et de l’Envi-
des spécificités liées à l’histoire, aux ronnement (Drire). Leur seule présence années soixante-dix, le premier SROS a
décisions d’implantation d’établissements explique 15% de la fonction publique porté sur la mise en place d’établisse-
spécifiques dans certaines zones ou d’État sur ce territoire. Dans la zone de ments hospitaliers par zone de 200 000
bien encore à des spécialisations parti- Saint-Omer, un centre pénitentiaire et habitants . À
la fin des années quatre-vingt-dix, leculières notamment dans le domaine une compagnie républicaine de sécurité
de la santé. (CRS 16) augmentent les effectifs de deuxième SROS a cherché à concilier
fonctionnaires d’État de 12% ; même qualité et proximité en s’appuyant sur une
FONCTION PUBLIQUE D’ÉTAT : constat dans le Calaisis du fait de organisation territoriale en trois niveaux :
DES SPÉCIFICITÉS TERRITORIALES l’implantation de la direction interrégionale région, bassins de vie (au nombre de
LIÉES À QUELQUES GRANDS quatre en Nord-Pas-de-Calais) et secteursdes polices aux frontières et du service
ÉTABLISSEMENTS maritime de Boulogne-Calais (+10%). sanitaires (onze en Nord-Pas-de-Calais).
Les bassins de vie étaient considérés
La fonction publique d’État, bien repré- LA GÉOGRAPHIE DES COLLECTIVITÉS comme des zones structurantes pour
sentée dans les zones préfectures de INFLUENCE LA LOCALISATION DES organiser la continuité des soins et pro-
département, est très présente dans EMPLOIS TERRITORIAUX poser certaines spécialités de pointe
l’ensemble des zones d’emploi. Cet liées par exemple aux traitements du
important maillage du territoire s’ex- Si la fonction publique territoriale se cancer ou à la radiothérapie. Le troisième
plique notamment par le fait que plus répartit selon des logiques proches de SROS, en cours, a vu la notion de « sec-
de 60% des effectifs de l’État sont celles de la fonction publique d’État, teurs sanitaires » disparaître au profit
consacrés à l’enseignement donc situés l’impact du maillage politique et admi- des « territoires de santé » qui visent à
à proximité de la population. Ce constat nistratif du territoire et l’implantation assurer une meilleure adéquation entre
vaut également pour les effectifs de de certains établissements territoriaux l’offre et les besoins de soins.
l’enseignement privé sous contrat. peuvent également expliquer un taux
d’administration plus élevé. C’est le cas dans En Nord-Pas-de-Calais, la fonction publique
L’implantation historique de certains les zones d’emploi de l’Artois-Ternois, hospitalière est très concentrée sur le
emplois de la fonction publique d’État de Dunkerque et de Berck-Montreuil pôle lillois du fait de la présence du
n’obéit cependant à aucune des deux dans le Nord-Pas-de-Calais. centre hospitalier régional universitaire
logiques précédentes. Ainsi, la localisa- (CHRU). Avec près de 13 500 postes de
tion des cours d’appel et tribunaux ne Dans l’Artois-Ternois qui est une zone travail, le CHRU représente près des
coïncide pas avec celle des préfectures siège de préfecture de département deux-tiers des emplois publics hospita-
00 100de département actuelles. De même, étendue, on dénombre plus de 350 liers de la zone d’emploi de Lille et plus
l’implantation d’établissements tels communes, avec chacune ses services5 de 20% des postes publics hospitaliers 95
que les prisons, les gendarmeries ou administratifs, là où la zone de Lille n’en de la région. À titre de comparaison, le
5 75encore les compagnies républicaines compte par exemple que 100. Dans la CHU de Rennes emploie 14% des postes
de sécurité fait varier la répartition clas- zone de Dunkerque, la communauté de travail de la fonction publique hospi-
sique des emplois de la fonction urbaine représente à elle seule 15% du talière de Bretagne.
5 25
publique d’État. À noter qu’à l’excep- total des emplois de la fonction publique
tion des gendarmes, les militaires ne territoriale de la zone. Enfin, la zone 5
sont pas comptabilisés dans les effectifs d’emploi de Berck-Montreuil, comportant
000 100
5 95Cet effet de concentration, plus marqué avec les centres hospitaliers de Roubaix
en Nord-Pas-de-Calais que dans d’autres et de Tourcoing qui complètent le maillage
5 75
régions de province, est comparable en sanitaire de proximité sur un territoire
Île-de-France. Il se conçoit du fait de où la densité de population est particu-
l’accessibilité à l’offre lilloise ou parisienne lièrement élevée.
5 25
grâce à un réseau d’infrastructures très
5Il existe également quelques spécificitésdense et un territoire assez compact
locales dans les zones d’emploi deavec des temps d’accès relativement
0
Berck-Montreuil et de la Flandre-Lys.courts depuis de nombreuses autres
Pour Berck-Montreuil, la sur-représen-agglomérations.
tation des emplois publics hospitaliers
La forte concentration des emplois publics provient de la présence d’un établisse-
hospitaliers sur la zone de Lille n’est sans ment sanitaire dépendant des hôpitaux
doute pas sans lien avec un léger déficit de Paris et consacré aux personnes han-
d’emplois publics hospitaliers dans les dicapées et à la rééducation. Pour la
zones limitrophes de Lens-Hénin et du zone d’emploi de la Flandre-Lys, elle
Douaisis. Pour mémoire, ces secteurs s’explique par l’existence d’un établis-
ont bénéficié par le passé d’une implan- sement public de santé mentale sur la
tation d’équipements sanitaires créés commune de Bailleul.
par les Houillères, équipements qui sont
aujourd’hui en complète restructuration
et qui s’ouvrent au grand public, parfois
sous forme d’établissements à caractère
privé mais conventionnés. À l’origine,
ceux-ci étaient en effet réservés aux
mineurs et à leurs ayants droit. Dans la
zone d’emploi de Roubaix-Tourcoing
en revanche, l’offre est bien présente
Carte 1 : TAUX D'ADMINISTRATION DE LA FONCTION PUBLIQUE D'ÉTAT
00 100
5 95
5 75
5 25
5
© IGN - Insee 2008
0Source : Insee - Recensement de la population 1999 - Clap au 31 décembre 200400 100
5 95
Carte 2 : TAUX D'ADMINISTRATION DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE
5 75
5 25
5
0
© IGN - Insee 2008
Source : Insee - Recensement de la population 1999 - Clap au 31 décembre 2004
Carte 3 : TAUX D'ADMINISTRATION DE LA FONCTION PUBLIQUE HOSPITALIÈRE
00 100
5 95
5 75
5 25
5© IGN - Insee 2008
Source : Insee - Recensement de la population 1999 - Clap au 31 décembre 2004
000 100
5 95
5 75
LA MÉTROPOLE LILLOISE : DES CARACTÉRISTIQUES COMPARABLES AUX AUTRES MÉTROPOLES FRANÇAISES
5 25
L’aire urbaine de Lille, qui se compose des zones d’emploi de Lille et de Roubaix-Tourcoing compte près de 1 145 000 habitants ce
5qui la place au quatrième rang des aires urbaines « capitales de région » derrière Paris (11 175 000 habitants), Lyon (1 650 000 habi-
tants) et Marseille - Aix-en-Provence (1 520 000 habitants).
0
Avec 112 700 postes recensés dans la fonction publique, le taux d’administration de la métropole lilloise s’établit à 9,9%, soit un taux
légèrement supérieur à la moyenne. Sur l’ensemble des aires urbaines « capitales de région », ce taux varie de 8,6% dans la métro-
pole lyonnaise à 14,8% dans l’aire urbaine de Châlons-en-Champagne, la moyenne étant de 9,5%.
Tableau 1 : TAUX D’ADMINISTRATION DANS LES AIRES URBAINES « CAPITALES DE RÉGION »
Unités : nombre, %
Nombre Fonction publique Fonction publique Fonction publique Ensemble de la
Aire urbaine
d’habitants d’État territoriale hospitalière Fonction publique
Châlons-en-Champagne 79 280 7,1 5,0 2,6 14,8
Ajaccio 77 287 5,9 5,6 2,9 14,4
Poitiers 209 216 5,9 3,8 3,2 12,9
Besançon 222 381 5,5 3,3 3,5 12,3
Amiens 270 870 4,9 3,6 3,2 11,7
Limoges 247 944 4,4 3,5 3,5 11,4
Montpellier 459 916 4,9 3,7 2,7 11,3
Clermont-Ferrand 409 558 5,2 3,4 2,4 11,0
Dijon 326 631 5,1 3,1 2,2 10,5
Rennes 521 188 5,3 3,0 2,1 10,4
Rouen 518 316 4,5 3,6 2,3 10,3
Caen 370 851 4,2 3,3 2,5 10,1
Lille 1 143 125 4,2 3,4 2,2 9,9
Toulouse 964 797 4,8 3,5 1,6 9,8
Bordeaux 925 253 4,5 3,4 1,8 9,7
Moyenne des aires urbaines 1 054 297 4,3 3,3 1,9 9,5
Strasbourg 612 104 4,3 2,9 2,2 9,4
Orléans 355 811 4,3 3,4 1,6 9,3
Nantes 711 120 4,5 3,1 1,6 9,2
Marseille - Aix-en-Provence 1 516 340 4,0 3,3 1,8 9,2
Metz 429 588 4,7 3,1 1,4 9,1
Paris 11 174 743 4,1 3,3 1,7 9,1
Lyon 1 648 216 4,0 2,7 1,8 8,6
Note : Les aires urbaines « capitales de région » correspondent aux aires urbaines comprenant un conseil régional et une préfecture de région.
Source : Insee - Recensement de la population 1999 et Clap au 31 décembre 2004
Si l’on considère l’ensemble de la fonction publique, l’aire urbaine de Lille est comparable à celle de Toulouse qui, avec près de
95 000 postes de travail pour 965 000 habitants, affiche un taux d’administration de 9,8%. Par rapport aux métropoles de taille com-
parable (Lyon et Aix-Marseille), celle de Lille est la mieux dotée. Ce constat est valable pour l’ensemble des trois fonctions publiques
cumulées, mais aussi pour chacune d’elle prise isolément.
00 100
Globalement, la métropole lilloise se situe dans une position intermédiaire entre de petites aires urbaines « capitales de région » et5 95
d’autres plus densément peuplées représentant d’importants pôles d’emploi.
5 75
5 25
5
000 100
5 95
5 75
POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS
5 25
Définitions
5
L’administration a pour objectif de satisfaire l’intérêt général en assurant l’application des lois et l’organisation des services publics,
0
outils de la cohésion sociale. Dans son acception la plus stricte, la fonction publique réunit l’ensemble des agents travaillant dans
des organismes dont le droit public est le statut normal de recrutement.
On distingue :
la fonction publique d’État dont les compétences s’étendent à tout le territoire, composée de l’administration centrale située
principalement à Paris, des services déconcentrés (préfectures, directions régionales, directions départementales, académies,
etc.) et des établissements publics nationaux à caractère administratif. Leur ministère de tutelle leur confie une mission dans un
domaine spécialisé tel que l’éducation, la recherche, la culture, l’action sociale, etc. ;
la fonction publique territoriale constituée des services administratifs et techniques des conseils régionaux, des conseil généraux,
des établissements publics de coopération intercommunale, des communes et autres établissements locaux administratifs
(caisses des écoles) ;
la fonction publique hospitalière constituée des hôpitaux et centres de soins publics ainsi que des maisons de retraite publiques.
Les transferts de compétence
Les premiers transferts de compétence de l’État aux collectivités territoriales ont été institués par les lois des 7 janvier et 22 juillet
1983. Dans ce cadre, l’entretien des lycées a été transféré aux régions, celui des collèges aux départements et celui des écoles aux
communes. Des dispositions législatives complémentaires ont transféré la gestion du dispositif RMI-RMA aux départements début
2004. La loi du 13 août 2004, relative aux libertés et responsabilités locales, a prévu de nouveaux transferts de compétences notamment
dans le domaine des transports, de l’action sociale, du logement social, de l’éducation et de la culture. Cette nouvelle étape de la
décentralisation concerne, au niveau national, le transfert de 32 000 agents des directions départementales de l’Équipement aux
départements et de 93 000 personnels techniciens, ouvriers et de services (TOS) des lycées aux régions et des collèges aux départements.
Ces derniers transferts n’apparaissent pas encore dans la source statistique utilisée pour cette étude.
Le taux d’administration rapporte le nombre de postes de travail salariés des trois fonctions publiques au nombre d’habitants (en %).
Avertissement
Tous les effectifs de la fonction publique n’ont pu être ventilés à un niveau géographique fin. Il en est ainsi pour les assistantes familiales,
souvent regroupées au siège des conseils généraux, et pour les pompiers regroupés sur un nombre limité d’établissements du service
départemental d’incendie et de secours (SDIS). Cela ne remet toutefois pas en cause les conclusions de l’étude.
Le schéma régional d’organisation sanitaire (SROS)
Un SROS est arrêté sur la base d’une évaluation des besoins de santé de la population et de leur évolution. Il tient compte des données
démographiques et épidémiologiques, des progrès des techniques médicales et de l’offre de soins existante. Il veille notamment à
l’articulation des moyens des établissements de santé avec la médecine de ville et le secteur médico-social ainsi qu’avec l’offre de
soins des régions limitrophes et des territoires frontaliers.
Sources
Clap (Connaissance locale de l’appareil productif) au 31 décembre 2004. Dans cette source, les militaires de la fonction publique de
l’État ne sont pas inclus. En revanche, les bénéficiaires d’emplois aidés le sont.
Une exploitation des données au 31 décembre 2005 aurait conduit aux mêmes conclusions que celles présentées dans cette étude.
Fin 2005, l’ensemble des trois fonctions publiques représente plus de 325 000 postes de travail en Nord-Pas-de-Calais. Rapportés à
00 100
la population totale, ces emplois conduisent à un taux régional d’administration de 8,0% qui reste comparable à la moyenne nationale
5 95(8,1%) ou à la moyenne des régions de province (7,9%).
er er
5 75Recensement de la population au 1 janvier 1999 au niveau des zones d’emploi et au 1 janvier 2006 pour les estimations au
niveau des régions.
5 25
5
0
700 100
5 95
5 75
5 25
5
0
Pour en savoir plus
• L’emploi public en Nord-Pas-de-Calais : dénombrer les effectifs - Insee Nord-Pas-de-Calais - Pages de Profils n° 22, mars 2007.
L’emploi public en région - Insee - Données sociales - Édition 2006.
Vers une connaissance de l’emploi salarié au niveau local - Insee Nord-Pas-de-Calais - Pages de Profils n° 8, juillet 2006.
Rapport annuel, faits et chiffres 2005-2006 - Ministère de la Fonction publique - Juillet 2006.
L’emploi public dans les collectivités territoriales - Insee Nord-Pas-de-Calais - Pages de Profils n° 4, mars 2006.
Rapport annuel 2004-2005 de l’Observatoire de l’emploi public - La Documentation française - Mars 2006.
Aménagement du territoire, services publics et services au public - Rapport présenté par Jean-Alain Mariotti - Avis et rapports
du Conseil économique et social n° 1, janvier 2006.
Mieux connaître l’emploi public - Insee - Économie et statistique n° 369-370, juillet 2004.
Sites Internet
@www.insee.fr /fr/insee_regions/nord-pas-de-calais
@www.fonction-publique.gouv.fr
@www.sante.gouv.fr
@www.nord-pas-de-calais.sante.gouv.fr
@www.orsnpdc.org
00 100
5 95
Directeur de la publication : Jean-Jacques MALPOT
Service Administration des Ressources : Brigitte RABIN
5 75
Service Études Diffusion : Aurélien DAUBAIRE
Service Statistique : Jean-Christophe FANOUILLET
Rédacteur en chef : Jean-Luc VAN GHELUWE
Responsable Fabrication : Christian DE RUYCK
5 25Graphistes : Fabrice CARLIER, Annick CEUGNIEZ, Claude VISAYZE
Vente : par correspondance CNGP-Insee BP402 80004 AMIENS CEDEX ou via Internet : www.webcommerce.insee.fr - Tél. : 03 20 62 86 66
5CPPAD en cours - ISSN : 1774-7562 - Dépôt légal Mars 2008 - © Insee 2008 - Code Sage PRO083620
Imprimerie LA MONSOISE - 5, avenue Léon Blum - 59370 MONS-EN-BAROEUL - Tél. : 03 20 61 98 44 - Courriel : contact@imprimerie-monsoise.com
0
8

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.