Le marché de l'emploi au 3è Trimestre 2005 en Haute-Normandie - Près de la moitié du territoire gagne des emplois

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L'appareil productif haut-normand poursuit son évolution vers une tertiarisation croissante et un repli des emplois industriels. Cette recomposition s'accompagne d'unecroissance de l'emploi salarié de + 0,7 % sur un an qui bénéficie à six zones d'emploi sur treize. La progression de l'emploi salarié marchand au cours des 4 derniers trimestres se traduit par un léger fléchissement (-0,2 point) du taux de chômage. La carte du chômage par zone d'emploi est peu modifiée. Les trois zones les plus touchées par le chômage restent Le Havre, Dieppe et Fécamp. Le pays de Bray, Gisors et Verneuil demeurent les zones les plus épargnées par les difficultés du marché du travail.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ANALYSES CONJONCTURELLES
LE MARCHÉ DE L’EMPLOI AU 3e TRIMESTRE 2005 EN HAUTE-NORMANDIE
Près de la moitié du territoire gagne des emplois
Isabelle BIGOT, Anne-Marie DAVID
L’appareil productif haut-normand poursuit son d’emploi sont plus favorables aux deux plus grandes zones de la région. L’emploi salarié dans les activités mar-évolution vers une tertiarisation croissante et un repli
chandes non agricoles progresse de 1,2 % dans les zones dedes emplois industriels. Cette recomposition
Rouen et du Havre contre 0,7 % en moyenne dans la région. Ens’accompagne d’une croissance de l’emploi salarié de
effet, le dynamisme des services, importants dans les zones de
+0,7% sur un an qui bénéficie à sixzones d’emploi sur
Rouen et du Havre, compense largement les diminutions d’em-
treize. La progression de l’emploi salarié marchand au
cours des 4 derniers trimestres se traduit par un léger
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ EN HAUTE-NORMANDIE
fléchissement (-0,2point) du taux de chômage. La 115
carte du chômage par zone d’emploi est peu modifiée.
Les trois zones les plus touchées par le chômage Haute-Normandie
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restent Le Havre, Dieppe et Fécamp. Le pays de Bray,
EureGisors et Verneuil demeurent les zones les plus
Seine-Maritime
épargnées par les difficultés du marché du travail. 105
100n un an, l’emploi salarié marchand progresse dans six
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005Edes treize zones d’emploi de Haute-Normandie, en dépit
Source : INSEE - URSSAF Unité : Indice base 100 au 4e trimestre 1997 - Données CVSd’un repli de l’emploi industriel quasi-général. Les zones les
plus diversifiées et bénéficiant déjà d’un potentiel élevé d’em-
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ ET DÉPARTEMENTplois de services, telles que Rouen et le Havre, évoluent de
2004 2005façon plus soutenue.
3e 4e 1er 2e 3e Évolution
Du 3e trimestre 2004 au 3e trimestre 2005, les mouvements trimestre trimestre trimestre trimestre trimestre sur 1 an
Industrie -0,8 -0,6 -1,0 -0,6 -0,5 -2,7
Construction 0,0 0,5 1,0 0,0 1,1 2,7
Commerce 0,0 1,0 -0,2 0,2 -0,2 0,8ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ PAR ZONE D’EMPLOI
Services 0,7 0,8 0,4 0,8 1,0 3,1
AU 3e TRIMESTRE 2005
Eure -0,1 0,5 -0,8 0,3 0,0 0,1
Seine-Maritime 0,1 0,3 0,0 0,2 0,5 1,0
Haute-Normandie 0,0 0,3 -0,1 0,2 0,3 0,7
Source : INSEE - URSSAF Unités : données CVS, %
LE MARCHÉ DE L’EMPLOI DES DÉPARTEMENTS HAUT-NORMANDS
L’évolution de l’emploi salarié de 1 % en Seine-Maritime est majoritairement
due au développement des services au cours des 2e et 3e trimestres 2005. Les
effectifs de la construction gardent une tendance à la hausse au fil des trimes-
tres. L’augmentation sur un an est de 2,2 % dans ce secteur.
L’emploi salarié du département de l’Eure évolue globalement peu (0,1 %)
entre le 3e trimestre 2004 et le 3e trimestre 2005 : les pertes d’emplois dans
l’industrie sont importantes (- 3,1 %), mais surtout les services s’y dévelop-
pent moins qu’en Seine-Maritime. La construction, très dynamique (+ 4,1 %),
n’a pu compenser ces réductions.
Au 3e trimestre 2005, le taux de chômage s’établit à 11,3 % de la population
active en Seine-Maritime, soit 0,2 point de moins qu’au 3e trimestre 2004. Dans
l’Eure, sur la même période, l’amélioration est de 0,1 point pour un taux de
chômage à 9,8 %, soit un niveau équivalent à celui de la France. De ce fait,
l’écart entre les taux de chômage des deux départements haut-normands se
réduit à 1,5 point au 3e trimestre 2005.
AVERTISSEMENT ment de ces données, permet de fournir un indicateur de l’évolu- Au total, la source utilisée couvre près des deux tiers de l’emploi sala-
L’évolution de l’emploi dans cet article est basée sur les statisti- tion de l’emploi. rié régional (64 %). L’emploi salarié industriel est couvert à hauteur de
ques provisoires des URSSAF. Les établissements employeurs, Le champ considéré couvre l’emploi salarié des sociétés et qua- 90 %, le BTP 98 %, le commerce 94 % et les services 43 %. Le poids
affiliés au régime général, sont tenus de remplir et d’adresser les si-sociétés et des entreprises individuelles. Les évolutions, sur le de l’emploi dans le secondaire et dans le commerce est donc suresti-
Bordereaux Récapitulatifs de Cotisations (BRC) aux URSSAF secteur marchand, sont étudiées hors SNCF, La Poste, France mé, au détriment de l’emploi dans les services. Cette représentativité
(Union de Recouvrement de Sécurité Sociale et des Allocations Télécom, Air France, Banque de France. Sont également exclus tend à minorer l’évolution de l’emploi salarié dans son ensemble et la
Familiales), transmis trimestriellement à l’INSEE. Le système l’intérim, les effectifs de l’Education nationale, l’action sociale, tendance annoncée sera affinée dans les statistiques exhaustives éta-
d’information trimestrielle EPURE (Extension du Projet Urssaf l’administration et les secteurs relevant de la Mutualité Sociale blies par les estimations d’emploi en fin d’année, sur le champ
sur les Revenus et l’Emploi), système d’exploitation et de traite- Agricole (MSA). complet.
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 53 - Mars 2006ANALYSES CONJONCTURELLES
plois industriels. L’évolution est également assez favorable dans les plus touchées par le chômage, celle de Dieppe, dont les ac-
les zones d’emploi de Dieppe et de Gisors avec des emplois de tivités portuaires sont en difficulté, est la seule à connaître une
services en augmentation marquée, mais des baisses d’effec- poussée du chômage. Dans les zones d’emploi de Gisors,
tifs industriels et commerciaux assez élevées. Vernon, Bernay et du Pays de Bray, le chômage progresse mais
Les baisses d’emplois industriels les plus sérieuses se pro- seulement de façon modérée (+ 0,1 à + 0,2 point). Il reste
duisent dans les trois zones de Pont-Audemer, Dieppe et stable dans la Vallée de la Bresle. Rouen, Fécamp et Lillebonne
Evreux. En un an, l’emploi salarié industriel y a baissé de 4,6 % affichent une baisse modérée du chômage de - 0,1 à
en raison de réductions de personnel dans les secteurs des - 0,2 point. Dans les zones d’emploi de Pont-Audemer, Le
biens intermédiaires dans la zone d’Evreux, de la cessation Havre, Verneuil et Evreux, le marché du travail s’améliore de
d’activité d’établissements dans la zone de Pont-Audemer. façon très sensible avec une baisse du taux de chômage de
Les mouvements d’emplois sont globalement plus défavora- - 0,4 à - 0,6 point.
bles dans les zones de Verneuil-sur-Avre, Fécamp, Vernon et Le positionnement relatif des zones d’emploi est peu modi-
Lillebonne, avec une diminution de 0,9 % de l’emploi salarié. fié par ces évolutions. Les trois zones les plus touchées par le
Dans les deux premières, l’augmentation de salarié chômage restent Le Havre (12,2 %), Dieppe (11,9 %) et
des services ne compense pas la baisse de l’emploi salarié de Fécamp (11,2 %). En revanche, Rouen qui était la quatrième
l’industrie, de la construction et du commerce. zone pour le chômage passe en cinquième position, Bernay
Les zones de Vernon et de Lillebonne, contrairement à la prenant la 4e place. Le Pays de Bray (8,5 %), Gisors (8,6 %) et
tendance régionale, perdent des emplois dans les services. La Verneuil (9,1 %) demeurent les zones les plus épargnées par
zone d’emploi de Lillebonne se distingue même par la bonne les difficultés du marché du travail.
tenue des effectifs industriels et la croissance des emplois sala- Dans ce contexte, le nombre de demandeurs d’emplois di-
riés dans la construction. minue de 3 000 et passe en dessous de la barre des 85 000
L’emploi dans les zones de Bernay, de la Vallée de la Bresle personnes. La part des jeunes demandeurs d’emploi est stable
et du Pays de Bray est relativement stable. Les activités com- (25 %) et celle des chômeurs de longue durée est en légère
merciales et de services y sont dynamiques et compensent les augmentation (34 % contre 33 %)
pertes d’emplois industriels.
La progression de l’emploi salarié marchand au cours des
ÉVOLUTION DES TAUX DE CHÔMAGE
4 derniers trimestres contribue à l’amélioration du marché de
13l’emploi régional. Le taux de chômage s’établit au 3e trimestre
2005 à 10,8 % de la population active, soit un fléchissement de 12
Seine-Maritime0,2 point par rapport au 3e trimestre 2004. Cependant, le lien
11
entre l’évolution de l’emploi et celle du chômage n’est pas Haute-Normandie
10
simple et les évolutions à l’intérieur de la région sont très France
9diverses.
Eure
8
Entre le 3e trimestre 2004 et le 3e trimestre 2005, les zones
7
d’emploi haut-normandes connaissent des évolutions contras- 2000 2001 2002 2003 2004 2005
tées, allant d’une baisse du taux de chômage de 0,6 point Source : INSEE Unité : % CVS
(Pont-Audemer) à une aggravation de 0,4 point (Dieppe).
Parmi les zones d’emploi de la façade maritime, qui restent DEMANDEURS D’EMPLOI HORS ACTIVITÉ RÉDUITE EN HAUTE-NORMANDIE
(catégories 1, 2 et 3)
30 septembre 2004 30 septembre 2005
Hommes 41 487 40 045
TAUX DE CHÔMAGE PAR ZONE D’EMPLOI Femmes 46 232 44 737
AU 30 SEPTEMBRE 2005 15-24 ans 21 183 20 847
25-49 ans 53 619 51 480
Inscrits depuis plus d’un an 28 761 28 488
Eure 25 051 24 325
Seine-Maritime 62 668 60 457
Haute-Normandie 87 719 84 782
Source : INSEE, ANPE Unité : nombre CVS
ESTIMATIONS DES TAUX DE CHÔMAGE AU SENS DU BIT
Les séries des taux de chômage régionaux et départementaux au sens du BIT
(Bureau International du Travail) ont été révisées en intégrant les résultats de
l’enquête Emploi de mars et les dernières estimations d’emploi calées sur le
recensement de la population de 1999. De plus, l’Insee prend désormais en
compte, pour l’estimation du taux de chômage, les demandeurs d’emploi sans
emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi à durée indé-
terminée (CDI) à temps plein (catégorie 1) ou à temps partiel (catégorie 2) ou
d’un emploi à durée déterminée (CDD) ou saisonnier (catégorie 3) hors activité
réduite, dont la définition est conceptuellement plus proche du chômage au
sens du BIT. Les taux de chômage par zone d’emploi publiés ici sont des esti-
mations cohérentes avec les taux de chômage régionaux et départementaux.
Pour plus d’information, on peut se reporter à la note méthodologique et aux
données relatives aux taux de chômage du site insee.fr.
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