Les fonctions métropolitaines supérieures

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L'agglomération parisienne concentre près de la moitié des fonctions métropolitaines supérieures. Sur le plan régional, l'aire urbaine de Lille joue, toute proportion gardée, un rôle similaire puisque 58% des emplois de ce type y sont implantés. L'emploi métropolitain supérieur augmente plus vite que l'emploi total mais reste peu présent dans les aires urbaines de second rang.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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NORD-PAS-DE-CALAIS
N°2 - AVRIL 20032,2 €
Les fonctions
métropolitaines
Parmi les quelque 22,8 millions d’emplois en
France, 1,8 million sont qualifiés de métro-supérieures
politains supérieurs (cf. Pour comprendre ces
résultats), soit une part voisine de 8%.
Entre 1990 et 1999, l’emploi total progresse
de près de 730 000 unités dont 234 500
sont des emplois métropolitains supérieurs ;
la croissance des emplois métropolitains
supérieurs s’élève ainsi à 14,9% contre 3,3%
pour l’emploi total. Ceci s’explique en
grande partie par le développement d’une
nouvelle industrie, la tertiarisation de l’emploiL’agglomération parisienne concentre
mais aussi par l’augmentation plus générale
du niveau de qualification des emplois
offerts. L’augmentation de la populationprès de la moitié des fonctions métropolitaines
active et les créations d’emplois de la fin
des années quatre-vingt-dix ont contribué
à augmenter mécaniquement le nombresupérieures. Sur le plan régional, l’aire urbaine
des emplois métropolitains supérieurs.
Le type de territoire qui les accueille variede Lille joue, toute proportion gardée,
peu au cours de cette période. La construc-
tion même de la nomenclature des emplois
métropolitains supérieurs suscite une forteun rôle similaire puisque 58% des emplois
dimension urbaine, le lien qu’ils entretiennent
avec les fonctions administratives des
grandes villes contribue à maintenir unede ce type y sont implantés.
implantation plutôt urbaine de ces
emplois. Ainsi 94% d’entre eux se situent
dans les principales agglomérations etL’emploi métropolitain supérieur augmente
leurs couronnes alors que l’emploi total ne
s’y situe qu’à hauteur de 84%.
plus vite que l’emploi total mais reste peu présent
L’AIRE URBAINE LILLOISE : FER DE
LANCE DU DYNAMISME RÉGIONALdans les aires urbaines de second rang.
Le Nord-Pas-de-Calais compte au recen-
sement de 1999 environ 1,4 million d’actifsÉric Vaillant - Philippe Becquet
occupés, dont près de 90% se concentrent
SER VICE ÉTUDES DIFFUSION
dans les 21 aires urbaines régionales.
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS - 130, AVENUE DU PRÉSIDENT J.F. KENNEDY - 59034 LILLE CÉDEX - TÉL. : 03 20 62 86 29 - TÉLÉCOPIE : 03 20 62 86 00N°2
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Parmi eux, ce sont près de 65 000 personnes TABLEAU 1 : L’EMPLOI MÉTROPOLITAIN SUPÉRIEUR CONCENTRÉ DANS LA MÉTROPOLE LILLOISE
qui occupent un emploi métropolitain Nombre et évolution par aire urbaine
supérieur, soit 5,3% de l’emploi total.
Nombre d’emplois Évolution du taux d’emploi
Cette part se situe à un point au-dessous métropolitains métropolitain supérieur
de l’ensemble des aires urbaines de province supérieurs en 1999 entre 1990 et 1999 en points
et s’éloigne de trois points et demi de
Aires urbaines du Nord-Pas-de-Calais 65 030 +0,5
l’ensemble des aires urbaines françaises. Lille 37 717 +1,2
Les emplois métropolitains supérieurs se Douai-Lens 5 245 +0,3
Valenciennes 4 517 +0,3répartissent plus inégalement entre aires
Dunkerque 3 297 -0,1urbaines que l’emploi total (cf. tableau 1).
Arras 2 641 +0,4Ainsi, l’aire urbaine de Douai-Lens
Béthune 2 339 +0,4
concentre-t-elle près de 5 200 emplois
Calais 1 931 +1,0
métropolitains supérieurs, celle de Boulogne-sur-Mer 1 597 +0,0
Valenciennes près de 4 500 et celle de Saint-Omer 1 168 +0,6
Dunkerque 3 300 emplois métropolitains Maubeuge 1 107 +0,0
supérieurs. Mais l’aire urbaine de Lille, avec Armentières 826 +0,4
Cambrai 816 -1,3près de 37 700 emplois métropolitains
Hazebrouck 275 -0,1supérieurs en 1999, concentre 58% des
Aulnoye-Aymeries 274 +1,2emplois de ce type. Lille conforte sa position
Étaples 261 -0,6
de leader régional en termes de dynamisme Merville 242 -0,1
et de rayonnement de l’emploi puisque son Caudry 238 -0,3
poids progresse de deux points au cours de Bailleul 144 -0,4
la décennie. Comme pour la majorité des Berck 133 +0,4
Fourmies 132 -1,6métropoles régionales, le dynamisme lillois
Saint-Pol-sur-Ternoise 130 -0,2s’explique par une forte concentration des
Aires urbaines de province 859 901 +0,7fonctions administratives. Les phénomènes
Paris 815 552 +1,8de restructuration industrielle et les forts
Aires urbaines françaises 1 675 453 +0,9mouvements d’externalisation, l’apparition
Source : Insee - Recensements de la population 1990 et 1999de nouvelles stratégies de développement
industriel et des technologies de l’information dans l’aire urbaine de Berck et 4,7% dans UNE PROGRESSION NETTEconstituent autant d’éléments explicatifs. l’aire urbaine d’Arras (cf. carte 1).
Enfin, les pôles universitaires métropolitains MAIS CONTRASTÉE
Dans l’aire lilloise, leur part grimpe à 8,3%,qui se sont renforcés au cours de la dernière
Entre 1990 et 1999, l’emploi total dans lessoit trois points de plus que la moyennedécennie ont également pu contribuer au
des aires urbaines régionales et deux points aires urbaines régionales a crû d’environrenforcement des fonctions de recherche
de plus que la moyenne des aires urbaines 5%, tandis que les emplois métropolitainset d’enseignement de l’aire urbaine lilloise.
de province. Dix aires urbaines régionales se supérieurs connaissaient une croissance à
DES AIRES URBAINES classent parmi les cent premières aires deux chiffres :+17%. Les évolutions
demeurent différentes d’une aire urbaineurbaines françaises en termes d’emploiSECONDAIRES MOINS CONCERNÉES
total mais seules Lille et Arras apparaissent à l’autre (cf. carte 2). Les aires urbaines
Les taux d’emplois métropolitains supérieurs dans ce classement s’il se limite au taux correspondant aux plus grands pôles
dans l’emploi total oscillent entre 1,5% d’emploi métropolitain supérieur. d’emploi voient l’emploi métropolitain
CARTE 1 : UN TYPE D’EMPLOI PEU PRÉSENT EN DEHORS DE LILLE
Taux d’emploi métropolitain supérieur en 1999 par aire urbaine
Dunkerque
Calais
Saint-Omer
HazebrouckBoulogne sur Mer Bailleul
Armentières
Merville Lille
BéthuneÉtaples
Lens
Berck
Saint-Pol-sur-Ternoise Douai Valenciennes
MaubeugeArras
Aulnoye-Aymeries
Cambrai
Caudry
GUIDE DE LECTURE LE TAUX D’EMPLOI
MÉTROPOLITAIN SUPÉRIEUR EST LE
RAPPORT DU NOMBRE D’EMPLOIS
FourmiesAINS SUPÉRIEURS AU© IGN - Insee 2003
NOMBRE TOTAL D’EMPLOIS DE L’AIRE
URBAINE.
Source : Insee - Recensement de la population 1999N°2
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TABLEAU 2 : DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES PARFOIS MARQUÉES
Répartition des emplois métropolitains supérieurs par fonction
Principales aires urbaines du Nord-Pas-de-Calais Ensemble des aires urbaines
Lille Douai Valenciennes Béthune Dunkerque Boulogne- Calais Arras Nord Province France
Lens sur-Mer Pas-de-Calais
Art 3,8 4,4 5,4 5,7 2,8 6,3 4,2 2,3 4,2 6,6 6,7
Banque-Assurance 9,8 8,5 5,8 5,0 4,2 6,5 5,4 16,9 8,6 7,4 8,4
Commerce 16,8 14,7 23,6 16,5 17,5 12,7 12,8 13,4 16,3 18,8 15,5cial dans l’industrie 12,7 11,8 12,4 11,9 9,7 14,9 7,6 13,7 12,6 12,3 11,4
Gestion 5,1 4,6 6,4 6,1 4,3 5,0 4,6 4,2 5,4 4,7 4,3
Informatique 6,1 11,8 12,1 18,6 15,7 15,5 11,2 8,7 9,3 7,7 6,3
Services aux entreprises 33,9 27,9 21,1 19,7 22,9 19,3 29,3 27,8 29,8 27,2 31,6
Télécommunications 4,0 5,6 4,2 6,8 1,5 5,3 3,1 5,7 4,1 4,9 4,3
Transports 4,9 7,9 7,2 5,9 16,6 9,0 19,3 5,7 6,7 6,2 5,9
Recherche 0,9 0,9 1,0 1,8 2,9 2,3 0,6 0,9 1,1 1,8 2,0
Information 2,1 1,9 0,8 2,0 1,9 3,3 1,9 0,6 2,0 2,3 3,3
Total en pourcentage 100,0 100,0 100,0 100,0 100,00 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Total en nombre 37 717 5 245 4 517 2 339 3 297 1 597 1 931 2 641 65 030 859 901 1675 453
Taux d’emploi 8,3 3,4 4,0 3,0 3,5 3,5 4,2 4,7 5,7 6,4 9,0
métropolitain supérieur
Poids de l’aire urbaine
58,0 8,1 6,9 3,6 5,1 2,5 3,0 4,1 100,0dans la région
Source : Insee - Recensements de la population 1990 et 1999
GUIDE DE LECTURE LES CHIFFRES GRAISSÉS CORRESPONDENT À DES ÉCARTS DE PLUS DE DEUX POINTS ENTRE LES RÉSULTATS D’UNE ZONE ET LE RÉSULTAT RÉGIONAL, OU À UN ÉCART
DE PLUS DE DEUX POINTS ENTRE LE RÉSULTAT RÉGIONAL ET CELUI DE L’ENSEMBLE DE LA PROVINCE.
supérieur progresser nettement : +21,6% aires urbaines françaises en termes d’emploi profils qui permettent de hiérarchiser le
epour Lille et +15,0% pour Valenciennes. total mais passe à la 16 place en se limitant système urbain national [1]. Paris est écartée
Par ailleurs, les aires urbaines de moindre aux taux d’emplois métropolitains supérieurs. en raison de son poids ; Grenoble,
importance affichent des évolutions plus Montpellier, Toulouse en raison de leur
disparates : -26,1% pour Cambrai, +24,5% taux d’emploi supérieur particulièrementLES FONCTIONS MÉTROPOLITAINES
pour Aulnoye-Aymeries. Ces dernières élevé dans le domaine de la recherche ;
SUPÉRIEURES LILLOISES : variations sont toutefois à relativiser eu Niort, où le secteur de la banque-assurance
égard au faible nombre des emplois est sur-représenté, n’est pas retenue.SERVICES AUX ENTREPRISES,
métropolitains supérieurs. Aucune aire urbaine régionale ne correspond
BANQUE-ASSURANCE au profil marqué par une forte part deAu sein du classement des aires urbaines
fonctions métropolitaines supérieuresfrançaises en termes de taux d’emploi Les aires urbaines affichent des spécificités
liées à la recherche et à l’enseignementmétropolitain supérieur, douze des aires en termes de fonctions métropolitaines
(cf. tableau 2).urbaines régionales reculent entre 1990 et supérieures même si celles-ci ont peu évolué
1999. Pour cette dernière année, Lille se depuis 1990. Les 70 aires urbaines de plus Par ailleurs, Lille est la seule aire nordiste
positionne au 4e rang du classement des de 45 000 emplois en 1999 dessinent cinq qui affiche le profil caractéristique des
CARTE 2 : UNE CROISSANCE GÉNÉRALEMENT FORTE
Évolution de l’emploi métropolitain supérieur entre 1990 et 1999
Dunkerque
Calais
Saint-Omer BailleulBoulogne sur Mer Hazebrouck
ArmentièresMerville Lille
BéthuneÉtaples
Lens
Berck
Saint-Pol-sur-Ternoise Douai Valenciennes
MaubeugeArras
Aulnoye-Aymeries
Cambrai
Caudry
Fourmies
© IGN - Insee 2003
Source : Insee - Recensement de la population 1999
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métropoles françaises les plus peuplées où Beaucoup moins peuplée que Lille, Arras recherche et l’enseignement, la banque-
la part des emplois supérieurs est forte, en partage cette spécificité des emplois assurance, les services aux entreprises et
particulier pour les secteurs des services aux métropolitains supérieurs liés au secteur de le commerce y sont moins représentés
entreprises ou du commerce. L’aire lilloise se la banque-assurance même si elle se carac- qu’ailleurs. Ces aires tirent néanmoins partie
rapproche non seulement du profil parisien térise plus généralement par de faibles des emplois métropolitains supérieurs de
mais également de ses homologues de taux d’emplois supérieurs. l’industrie informatique. Dunkerque,
taille comparable, Lyon et Marseille-Aix- Béthune, Boulogne-sur-Mer, Calais, Douai- Boulogne-sur-Mer et Calais correspondent
en-Provence. L’agglomération lilloise Lens, Dunkerque et Valenciennes corres- aux aires urbaines où les fonctions métropo-
affiche quelques sur-représentations dans pondent aux aires urbaines régionales de litaines supérieures liées au transport sont
les fonctions commerciales de l’industrie, second rang qui connaissent des taux sur représentées, tirant ainsi partie d’une
de services aux entreprises et plus d’emplois métropolitains supérieurs façade littorale placée non loin du cœur
modestement de la banque-assurance. proches de la moyenne. Toutefois, la économique européen.
POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS
1. La notion d’emploi métropolitain supérieur résulte d’une construction empirique fondée sur les professions, les niveaux
de qualification et les secteurs d’activité. L’emploi métropolitain supérieur permet donc d’approcher l’importance straté-
gique d’un territoire.
Les fonctions métropolitaines supérieures sous-entendent un haut niveau de qualification, de type cadre ou ingénieur, et font
implicitement référence à un contenu décisionnel élevé.
Onze fonctions métropolitaines sont identifiées :
- Art : artistes et emplois supérieurs artistiques, artisans d’art ;
- Banque-Assurance : cadres des banques et des assurances ;
- Commerce : cadres des commerces de gros et interindustriel ;cial dans l’industrie : ingénieurs et cadres commerciaux, technico-commerciaux dans les établissements industriels ;
- Gestion : cadres de direction, d’administration et de finance des établissements industriels ;
- Information : cadres et emplois supérieurs de l’information ;
- Informatique : ingénieurs et cadres de l’informatique des établissements industriels ;
- Recherche : ingénieurs et cadres techniques de recherche, études ou développement dans les établissements industriels ; chercheurs
de la recherche publique, emplois supérieurs des établissements de recherche et d’enseignement supérieur ;
- Services aux entreprises : cadres des services aux entreprises ;
- Télécommunications : ingénieurs et cadres des postes et télécommunications ;
- Transports : ingénieurs et cadres des transports.
2. Les aires urbaines
L’Insee a élaboré en 1996 une nomenclature spatiale - le découpage en aires urbaines - dont le but est de définir précisément les
villes et leur zone d’influence du point de vue de l’emploi. Révisé à partir des données du recensement de 1999, ce zonage se
fonde sur les notions traditionnelles d’habitat et les déplacements domicile-lieu de travail.
Une aire urbaine est donc définie comme un ensemble de communes d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle
urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille
dans le pôle urbain ou dans des communes attirées par celui-ci.
Pour en savoir plus
• [1] Disparités spatiales des emplois métropolitains supérieurs dans les aires urbaines de plus de
45 000 emplois - Insee - Direction régionale de Poitou-Charentes - Document de travail - 2002.
• Lille parmi les aires urbaines - Insee - Les Dossiers de Profils n° 61, décembre 2000.
• Périurbanisation : une croissance continue - Insee - Profils Nord-Pas-de-Calais n° 10,
septembre 1997.
• Les aires urbaines : une approche plus large de la ville - Insee - Profils Nord-Pas-de-Calais
n° 11, novembre 1996.
• Onze fonctions pour qualifier les grandes villes - Insee - Insee Première n° 840, mars 2002.
• Le zonage en aires urbaines en 1999 - Insee - Insee Première n° 765, avril 2001.
• Les fonctions métropolitaines supérieures dans les villes de l’Ouest - Insee, MIIAT Grand
Ouest - Décembre 2002.
Directeur de la publication : Jean-Claude HAUTCŒUR - Service Administration des Ressources : Marie-Françoise DUBOIS
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ISSN 1269-0260 - Dépôt légal avril 2003 - © Insee 2003 - Code Sage PR0030220 - LA MONSOISE Tél : 03 20 61 98 44
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