Revenus fiscaux 2001 en Champagne-Ardenne : moins élevés qu'en France de province

De
Publié par

En 2001, la moitié de la population champardennaise vit dans un ménage déclarant un revenu inférieur à 13 850 euros par unité de consommation. Ce revenu est inférieur de 250 euros à celui de la Province, et de 800 euros à celui de la Métropole. La région se caractérise par une certaine disparité des revenus selon les départements. Les revenus médians les plus élevés se situent en périphérie des villes et dans le vignoble. La Marne arrive en tête avec un revenu médian supérieur à celui de l'ensemble de la Fance métropolitaine. Parmi les dix communes les plus riches de la région, sept sont situées dans la Marne et trois dans l'Aube. Le département des Ardennes a un revenu médian inférieur de 10% à celui de la région et de 15% à celui de la France. Les revenus sont moins dispersés en Haute-Marne. Le rapport inter-décile entre seuils de hauts et bas revenus est égal à 4,3, alors qu'il est proche de 5 dans les trois autres départements.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 42
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

Nº 50 - Février 2005 - Prix : 2,20d
Revenus fiscaux 2001 en Champagne-Ardenne
Moins élevés qu’en France de provinceM
En 2001, un ménage champardennais sur deux dé- Disparité de revenus entre départements
Revenu fiscal médian par UC en 2001clarait un revenu annuel inférieur à 13 850 euros
par unité de consommation. Ce résultat place la
région à la quinzième place nationale. En Cham-
pagne-Ardenne, l'éventail des revenus est légère-
ment plus resserré que celui de la majorité des
autres régions.
Ce sont avant tout les communes résidentielles de
la banlieue des villes et les rurales viti-
coles qui affichent les revenus médians les plus
élevés. A l'inverse, avec des taux de chômage et En euros
des bénéficiaires du RMI sensiblement supérieurs
16 340à la moyenne nationale, les Ardennes arrivent en
13 990dernière position.
13 010
En 2001, la moitié de la population champardennaise vit
dans un ménage déclarant un revenu annuel par unité de
consommation (UC) inférieur à 13 850 d, soit 800 d de
Valeur France de province : 14 100 eurosmoins que la France métropolitaine. Si l'on exclut
l'Île-de-France où le revenu médian est de 27 % supérieur à
Source : Insee - DGI - Revenus fiscaux localisés des ménages encelui de l'ensemble des autres régions, le revenu régional est
2001 - © IGN - Insee 2004
aussi inférieur de 250d à celui de la France de province.
e
La Champagne-Ardenne se situe au 15 rang parmi les 22 ré-
La région se caractérise par une certaine disparité desgions métropolitaines, juste derrière la Lorraine et devant le
revenus selon les départements. La Marne, bénéficiant desLimousin. Les revenus médians les plus élevés, supérieurs à
retombées économiques de la champagnisation et mieux15 000 d, se trouvent en Île-de-France, en Alsace et en
dotée en emplois à forte qualification, arrive en tête avec unRhône-Alpes. La Corse, le Nord-Pas-de-Calais et le Langue-
revenu médian par UC de 14 820d. Il est même supérieur dedoc-Roussillon sont les régions qui déclarent les revenus mé-
170 d à celui de l'ensemble de la France métropolitaine.dians les plus faibles (inférieurs à 13 000d). Ce sont aussi les
Viennent ensuite l'Aube avec 14 000d et la Haute-Marnerégions les plus touchées par le chômage et dans lesquelles
(13 000d), les Ardennes se classant en dernière positionla proportion de personnes bénéficiant des différents minima
(12 500d).sociaux est la plus forte.
INSEE Flash Champagne-Ardenne nº50Un revenu plus élevé autour des villes et dans le vignoble
Une dispersion de revenus comparable Revenu fiscal médian par UC par canton et ville en 2001
à la France de province
Pour étudier les revenus, il faut aussi tenir compte de leur dis-
persion (rapport entre les revenus les plus élevés et les revenus
les plus faibles). En Champagne-Ardenne, le seuil des hauts re-
venus est cinq fois plus élevé que celui des bas revenus.
En 2001, 10 % des Champardennais vivent dans un ménage
qui déclare un revenu supérieur à 27 088d par UC. Ce seuil
est inférieur de 550d à celui de la France de province : une
proportion moindre de cadres et de professions intellectuel-
les supérieures parmi les actifs explique en partie cet écart. A
l’opposé, 10 % de la population champardennaise vit dans
un ménage dont le revenu est inférieur à 5 450d, seuil iden-
tique à la moyenne nationale.
La dispersion des revenus champardennais est donc légère-
ment en dessous de celle observée au niveau France de
province. Les inégalités de revenus y sont notamment plus
faibles qu’en Île-de-France, dans le Nord de la France ou le
pourtour méditerranéen. C’est en Bretagne et dans les Pays
de la Loire que la distribution des revenus est la plus homo-
gène.
Des revenus plus élevés en périphérie
des villes
Ce sont les agglomérations qui concentrent les revenus les plus
élevés, avec un avantage aux communes de banlieue sur la
« ville-centre ». Ainsi, le revenu médian varie entre 16 350d et
20 200d dans les communes de Saint-Brice-Courcelles, Tin-
queux, Bétheny, Cormontreuil et Taissy alors qu’il n’est que
de 13 880d à Reims. Dans les Ardennes, Villers-Semeuse, Source : Insee - DGI - Revenus fiscaux localisés des ménages
en 2001 - © IGN - Insee 2004qui fait partie de l’agglomération de Charleville-Mézières,
connaît un revenu médian supérieur de 18 % à celui du
elle accueille aussi des populations plus homogènes et la dis-chef-lieu.
persion des revenus y est moindre que dans les villes-centres.L’agglomération troyenne n’échappe pas non plus à la règle.
Excepté la Chapelle-Saint-Luc où se concentrent de nombreu- Le rapport entre seuils de hauts et bas revenus varie de 3,3 à
4,1 pour les communes de l’agglomération rémoise quandses populations en situations précaires, toutes les communes
périurbaines ont un revenu médian plus élevé que Troyes. Reims affiche un rapport de 6,7. L’éventail des revenus à
Si la périphérie des villes concentre des revenus plus élevés, reste cependant moins large que dans des villes
Revenus fiscaux déclarés par les ménages au titre de l'année 2001
Revenu fiscal par unité de consommation (UC) Structure du revenu fiscal PartUnités : euros et %
des ménages
imposéser eMédiane (1) 1 décile (2) 9 décile (2) Rapport Part Part
inter-décile (2) des revenus des retraites,
d'activité (3) pensions et rentes
Ardennes 12 492 4 742 24 380 5,1 72,6 24,4 51,1
Aube 14 004 5 452 26 901 4,9 72,3 23,4 57,9
Marne 14 822 5 851 29 577 5,1 75,8 20,1 62,1
Haute-Marne 13 037 5 630 24 263 4,3 70,5 26,1 53,0
Champagne-Ardenne 13 837 5 455 27 088 5,0 73,7 22,5 57,5
Province 14 103 5 446 27 637 5,1 71,9 24,2 57,2
France métropolitaine 14 650 5 469 29 943 5,5 73,6 22,4 60,1
Source : INSEE - DGI - Revenus fiscaux localisés des ménages en 2001
(1) : En Champagne-Ardenne, la moitié de la population vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal inférieur à 13 837d par UC.
(2) : 10 % de la population vit dans un ménage qui déclare moins de 5 455d par UC et a contrario, 10 % appartient à un ménage dé-
clarant plus de 27 088d par UC. Le rapport entre ces deux seuils, ou rapport inter-déciles, donne une indication sur la dispersion des revenus.
(3) : Revenus salariaux et revenus des professions non-salariées.
INSEE Flash Champagne-Ardenne nº50tons, le seuil des bas revenus est aussi beaucoup plus élevéDispersion plus élevée dans les villes centres
Dispersion du revenu déclaré par canton et ville en 2001 que la moyenne. Dans le canton de Verzy, le seuil des bas re-
venus s’élève à 8 800d par UC, soit près de 60 % de plus que
la moyenne.
En 2001, parmi les dix communes les plus riches de la région,
sept sont situées dans la Marne et trois dans l’Aube. Ce sont
en majorité des petites du vignoble champenois.
En effet, le salaire horaire moyen dans le secteur de la cham-
pagnisation s’élevait à 14,24d en2000 contre 9,3d pour
l’ensemble des secteurs.
Les Ardennais les moins aisés
Le département des Ardennes est le plus mal placé parmi les
quatre départements de la région avec un revenu médian de
12 492d par UC. Celui-ci est inférieur de presque 10%àce-
lui de la Champagne-Ardenne et de 15 % à celui de la
France.
Différents facteurs expliquent ce constat. La Vallée de la
Meuse, durement touchée par les restructurations industriel-
les, a conservé le plus fort taux de chômage : 13,4 % soit 4,1
points au-dessus de celui de la région. De plus, la proportion
de bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) y est
très élevée. Fin 2003, on estime que ce minimum social est
alloué à 4,6% des habitants de ce département, ce qui le
e
place en 10 position parmi les départements de métropole.
Ensuite, le niveau de qualification y est plus faible que dans
la Marne et par conséquent les salaires aussi. Ces facteurs
font que le seuil des bas revenus est de 4 750d par UC, soit
13 % en deçà du seuil de bas revenu régional. La part des mé-
nages imposés y est aussi la plus faible.
Parmi les dix communes les moins riches de la région, sept
sont situées dans les Ardennes, notamment dans des cantons
Source : Insee - DGI - Revenus fiscaux localisés des ménages en ruraux. Le revenu médian par UC y est compris entre 8 000d
2001 - © IGN - Insee 2004
et 9 700d. Mais ces résultats sont à nuancer car ils n’incluent
pas les revenus de redistribution, comme le minimum vieil-
comme Orléans ou Amiens. Parmi les grandes villes du Bas- lesse qui concerne certainement ces zones rurales.
sin parisien, seule Le Mans connaît une disparité plus faible Enfin, la dispersion des revenus est très élevée dans certaines
(5,2). Mais ce sont surtout les villes du pourtour méditerra- communes de taille moyenne. Sedan est notamment la ville
néen qui présentent une très forte disparité de revenus : rap- qui présente un rapport inter-décile de douze, le plus élevé
port de 13,7 à Montpellier, 14,9 à Marseille et même 26,1 à de toutes les communes de la région, en raison d’un seuil de
Perpignan. La coexistence de ménages très aisés et de ména- bas revenus extrêmement faible pour une ville moyenne
ges très pauvres en nombre conséquent explique une telle
dispersion.
C’est dans les villes-centres que la disparité des revenus est
Source
la plus forte du fait d’une plus grande mixité sociale. Les
quartiers favorisés y côtoient les plus déshérités comme ceux L’Insee diffuse depuis 2003 de nouvelles statistiques locales sur les re-
des Zones Urbaines Sensibles. Dans ces dernières, la part des venus, qu’il établit à partir des fichiers des déclarations de revenus et
logements sociaux est également plus importante. D’autre de la taxe d’habitation, fournis par la Direction Générale des Impôts
part, le phénomène de périurbanisation, qui se traduit par la (DGI).
recherche d’un cadre de vie plus agréable, a conduit une Les indicateurs diffusés permettent de décrire le niveau et les disparités
partie des ménages les plus aisés à s’installer dans les zones des revenus des ménages à travers leur médiane et les déciles, ainsi
pavillonnaires de la couronne périurbaine. que la composition du revenu. Cette source décrit les revenus plus fi-
nement que la source IRCOM (Impôt sur le revenu des communes) dis-
ponible jusqu’à présent, qui était basée sur le calcul d’une moyenne
Les cantons viticoles parmi les plus riches des revenus fiscaux après abattement et par foyer fiscal et non par mé-
nage.
Les données étudiées ici sont actuellement disponibles pour des re-La Champagne-Ardenne est l’une des rares régions où les re-
groupements de communes correspondant à des découpagesvenus les plus forts sont concentrés dans des zones rurales.
géographiques officiels et comptant au moins 2 000 habitants au re-Mais il s’agit de cantons viticoles de la Marne et de l’Aube. A
censement de la population de 1999 (ce seuil est réduit à 50 ménagestitre d’exemple, le seuil des hauts revenus dépasse 40 000d
pour la médiane). Le respect des règles de confidentialité limite donc la
par unité de consommation dans les cantons d‘Avize, Verzy,
disponibilité des résultats à ces zones géographiques.
Essoyes, Chatillon-sur-Marne et Les Riceys. Dans ces can-
INSEE Flash Champagne-Ardenne nº50(1 910d par UC). D’autres communes ardennaises de taille Ce constat s’explique par la plus forte proportion de person-
nes âgées. La part des retraites, pensions et rentes y est en ef-plus réduite présentent également une dispersion de revenu
importante. C’est notamment le cas de trois communes de la fet plus élevée qu’ailleurs. Elle représente 26,1 % des
Vallée de la Meuse : Fumay, Givet et Revin. revenus déclarés au fisc, contre 22,5 % pour l’ensemble de la
région. En 2001, la part des plus de 60 ans dans la population
totale était estimée à 23,3 %, soit 3 points de plus qu’en
Dispersion moindre en Haute-Marne Champagne-Ardenne. Enfin, la présence en moins grand
nombre de cadres, professions libérales et chefs d’entreprise
contribue également à réduire l’éventail des revenus décla-Les revenus sont moins dispersés en Haute-Marne. La popu-
rés dans ce département.lation des ménages les plus aisés présente des revenus de
24 270d, inférieurs de 10 % à la moyenne régionale. En re-
vanche, les 10 % les moins favorisés y déclarent un revenu Sandrine Dagnicourt
sensiblement plus élevé (5 630d contre 5 455d pour la ré-
gion). Le rapport inter-décile entre seuils de hauts et bas re-
venus est égal à 4,3 alors qu’il est proche de 5 dans les trois
autres départements. Suite des définitions
Le revenu fiscal est un revenu avant redistribution. Il ne peut pas être
assimilé à un revenu disponible, qui supposerait que l’on ajoute les re-
venus sociaux non déclarés (minima sociaux tels que RMI et minimum
vieillesse, prestations familiales, aides au logement) et que l’onDéfinitions
soustraie les impôts directs (impôt sur le revenu et taxe d’habitation). Le
Un ménage est défini comme l’ensemble des occupants d’un même lo- revenu fiscal ne permet donc pas de tirer de conclusions en termes de
gement. Les ménages fiscaux désignés ici sont constitués par le regrou- niveau de vie des ménages.
pement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Sont Le revenu fiscal par unité de consommation (UC) présente l’avantage
exclus de l’étude : de relativiser le niveau de revenu par rapport à la composition du mé-
- les ménages de contribuables concernés par un événement de type nage fiscal. Par rapport au revenu d’une personne, il permet de prendre
mariage, décès ou séparation au cours de l’année étudiée ; en compte les économies d’échelle résultant de la vie en groupe. Le re-
- les ménages constitués de personnes ne disposant pas de leur indé- venu exprimé par UC devient un revenu par équivalent adulte, compa-
pendance fiscale (essentiellement des étudiants, inclus dans le ménage rable d’un lieu à un autre et entre ménages de compositions différentes.
de leurs parents) ; Le nombre d’UC d’un ménage est évalué selon la définition utilisée par
- les contribuables vivant en collectivité. l’Insee et par Eurostat :
En France métropolitaine, les ménages fiscaux retenus représentent - le premier adulte du ménage compte pour 1 UC ;
95 % des ménages au sens du recensement. - les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 UC ;
- les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 UC.
Le revenu déclaré aux services fiscaux, plus simplement appelé reve-
Pour étudier le niveau du revenu, on utilise la médiane du revenu fiscal
nu fiscal, est la somme des ressources déclarées par les contribuables
par unité de consommation (UC), qui partage les personnes en deux
sur la “ déclaration des revenus ”, avant abattement. Il comprend
groupes : la moitié des personnes appartiennent à un ménage qui dé-
quatre catégories de revenus :
clare un revenu par UC inférieur à cette valeur et l’autre moitié un reve-
- les revenus salariaux (salaires, droits d’auteur, avantages en nature,
nu par UC supérieur.
indemnités de maladie, allocations de chômage et de préretraite, reve-
Pour mesurer la dispersion du revenu, on utilise le rapport inter-décile
nus perçus à l’étranger) ;
du revenu fiscal par unité de consommation (UC), qui établit le rapport
- les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficits des
entre les hauts revenus et les bas revenus.
indépendants comprenant les bénéfices agricoles, industriels, com-
er
Le seuil des bas correspond à la limite du 1 décile :
merciaux et non-commerciaux) ;
10 % des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu
- les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d’invalidité, pen-
par UC inférieur à cette valeur.
sions alimentaires (déduction faite des versées) et rentes
e
Le seuil des hauts revenus correspond à la limite du 9 décile :
viagères ;
10 % des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu
- les autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine).
par UC supérieur à cette valeur.
Dès sa parution, INSEE FLASH Champagne-Ardenne est disponible
sur le site Internet de l’INSEE : www.insee.fr/champagne-ardenne
INSEE, Direction Régionale de Champagne-Ardenne 10, rue Edouard Mignot 51079 Reims Cédex. Tél : 03.26.48.60.00
Directeur de la publication : Michel Gaudey, Directeur régional de l’INSEE
Chef du Service Etudes et Diffusion : Marie-Thérèse Tourneux
Rédacteur en chef : Jeanny Naulot - Secrétaire de rédaction : Marie-Paule Le Coadou - Secrétaire de fabrication : Pascale Breton
Communication externe : Jeanny Naulot - Abonnements : Liliane Decombe
Création de l’image visuelle : Champagne-Création - Imprimeur : Groupe Technologies et Impression, 51100 Reims
Le numéro : 2,20 euros Abonnement : 11 numéros 19 euros (France), 23 euros pour l’étranger, ou 11 numéros + dossier “Bilan écono-
mique” : 24 euros (France), 30 euros pour l’étranger
© INSEE-2005 ISSN 1277-5649 Code SAGE : FLA055060 Dépot légal : Février 2005
INSEE Flash Champagne-Ardenne nº50

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.