État des lieux des activités de Recherche et Développement en Nord-Pas-de-Calais

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Les activités de Recherche et Développement en Nord-Pas-de-Calais, si elles s'appuient sur des moyens humains et financiers modestes, sont en essor sur la dernière décennie. Elles sont principalement concentrées dans les universités et se mènent de plus en plus en collaboration avec des établissements publics à caractère scientifique et technologique. La recherche privée est encore peu présente au sein du tissu productif régional. Des secteurs comme l'automobile, la métallurgie, la chimie ou l'agroalimentaire offrent cependant en Nord-Pas-de-Calais un nombre important d'emplois liés à la recherche. Ce document a été réalisé en collaboration avec le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais (Direction de la Recherche et de la Technologie ; Direction de la Prospective, du Plan et de l' Évaluation)
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°7  JUIN 2005
État des lieux des activités deRechercheetDéveloppement enNordPasdeCalais
Les activités de Recherche et Développement en NordPasdeCalais, si elles s’appuient sur des moyens humains et financiers modestes, sont en essor sur la dernière décennie. Elles sont principalement concentrées dans les universités et se mènent de plus en plus en collaboration avec des établissements publics à caractère scientifique et technologique. La recherche privée est encore peu présente au sein du tissu productif régional. Des secteurs comme l’automobile, la métallurgie, la chimie ou l’agroalimentaire offrent cependant en NordPasdeCalais un nombre important d’emplois liés à la recherche.
Ce document a été réalisé en collaboration avec le Conseil Régional NordPasdeCalais (Direction de la Recherche et de la Technologie ; Direction de la Prospective, du Plan et de l' Évaluation)
Les activités de recherche et de déve loppement (R&D) représentent un enjeu de premier plan pour l’avenir économique et culturel d’un territoire : elles permettent d’y développer les compétences humaines et de promou voir l’implantation de secteurs à forte valeur ajoutée. Ces activités ont des objectifs multiples : de finalité marchande ou non, elles peuvent viser l’obtention de connaissances nouvelles comme l’élaboration et l’amélioration de procé dés et de produits (cf. définitions). Elles sont ainsi le fait des secteurs public ou privé, et parfois de leur conjonction au sein de technopoles organisées pour mutualiser les savoirs. Étudier l’am pleur et la pluralité des activités de R&D en NordPasdeCalais permet ainsi de mieux cerner les perspectives de développement du territoire et de situer son positionnement par rapport aux autres régions.
Des moyens humains et financiers en essor
En 2002, les dépenses consacrées à la recherche et développement en France sont estimées à environ 34,5 milliards d’euros. En équivalents temps plein (ETP), elles mobilisent près de 185 000 personnes de niveau « chercheur » et 155 000 personnes de niveau « ingénieur, technicien, administratif » (cf. définitions). L’ÎledeFrance regroupe les deux cinquièmes des moyens humains et financiers, mais certaines régions de province occupent une place impor tante, en particulier RhôneAlpes avec des dépenses de R&D de 4 milliards
d’euros ainsi que MidiPyrénées et ProvenceAlpesCôted’Azur avec près de 2 milliards d’euros chacune.
La contribution financière du NordPasdeCalais approche 555 millions d’euros soit 0,7% du PIB régional (cf. carte) ; elle représente 2,8% des dépen ses de R&D dans les régions de province. En termes d’emplois, le NordPasdeCalais regroupe 2,1% des effectifs nationaux de R&D, avec 4 300 ETP de niveau « cher cheur » et 3 040 ETP de niveau « ingénieur, technicien, administratif ». Cet indicateur, e qui place la région au 11rang des régions françaises, sousestime cependant les ressources humaines concernées : le NordPasdeCalais compte en effet un nombre plus important qu’ailleurs d’en seignantschercheurs, dont l’activité de recherche est comptabilisée pour 0,5 ETP (cf. définitions). En effectif brut, le NordPasdeCalais regrouperait près de 3,1% des person nes de niveau « chercheur », ce qui le e place au 8rang des régions françaises.
Les activités de R&D ont connu un essor important en NordPasdeCalais au cours de la dernière décennie. Entre les recensements de population de 1990 et 1999, le nombre de chercheurs, d’ingénieurs, techniciens et administra tifs a augmenté de 50% dans la région contre 30% en moyenne nationale. Entre 1999 et 2002, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseigne ment supérieur et de la Recherche estime que cette croissance s’est prolongée sur un rythme plus modéré, de l’ordre de 4% des effectifs. Dans la région, l’évolution des moyens humains a davantage concerné la recherche publique que la recherche privée : depuis 1999, les effectifs dans le privé sont restés stables, tandis que ceux du public augmentaient de 10%.
Une recherche à forte dominante publique, concentrée dans les universités
Tandis que sur l’ensemble du territoire national, les chercheurs du public et du privé sont en nombre égal, dans la région 70% des chercheurs travaillent dans des établissements publics. De même, la dépense des administrations représente en NordPasdeCalais près de 57% des dépenses de R&D régionale, alors que cette proportion s’établit à 35% au niveau national.
Carte : Dépenses de R&D (public et privé), en niveau et en part du PIB régional en 2002
Source : Insee
Les universités occupent une place prépondérante au sein de la recherche en NordPasdeCalais. En 2002, elles concentraient 71% des dépenses de R&D des administrations publiques de la région, contre 19% pour les établis sements publics à caractère scienti fique et technologique (EPST) et 10% pour les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) et autres établissements. En moyenne nationale, la répartition des dépenses publiques est toute autre : 35% pour les universités, 29% pour les EPST, 36% pour les EPIC et autres établissements (cf. graphique 1).
En termes d’emplois, les universi tés de la région regroupent près de 3 000 équivalents temps plein de niveau « chercheur » et 1 000 de niveau « ingénieur, technicien, admi nistratif », spécifiquement rattachés à des activités de R&D. Au titre de la recherche universitaire, le NordPasdeCalais est ainsi placé en e 4 positionen comparaison aux autres régions françaises. C’est là le résultat de la position spécifique qu’occupe le NordPasdeCalais au sein du disposi tif français des formations supérieures : en 2002, près de 145 000 étudiants étaient inscrits dans les établissements régionaux d’enseignement supérieur, ce qui représente 6,9% de la population étudiante française.
Graphique 1 : Répartition en pourcentage des dépenses publiques de R&D selon le type d'organisme en 2002
Source : Ministère de l'Éducation nationale, Direction de la Programmation et du Développement.
Un déficit de présence des EPST, pallié par une dynamique de collaborations
Si l’essaimage des établissements universitaires au sein du territoire fran çais a effectivement bénéficié au NordPasdeCalais, il n’en a pas été de même pour les établissements publics à caractère scientifique et technologique.
Sur les 22 000 ETP des établissements publics à caractère scientifique et tech nologique recensés au niveau national en 2002, le NordPasdeCalais regrou pait moins de 400 ETP. Ce chiffre est faible face à d’autres régions françaises et au regard du poids économique de la région. Elle place le NordPasdeCalais e au 9rang des régions françaises. À titre de comparaison, l’Alsace regroupe 940 ETP, l’Aquitaine près de 800 ETP et la Lorraine près de 470 ETP.
En termes de représentation des EPST, la région accueille 1,8% des effectifs chercheurs du Centre national de la Recherche scientifique, 3% de l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale, et moins de 1% de l’Institut national de la Recherche agronomique. Elle regroupe en particu lier 15% des effectifs de l’Institut natio nal de Recherches et d’Études sur les Transports et leurs Sécurités [1].
Pour pallier le déficit en effectifs des EPST, la région NordPasdeCalais s’appuie sur la fédération des équipes. L’effort de recherche est ainsi animé par une dyna mique de collaboration au sein d’équipes mixtes, sous la tutelle conjointe des univer sités et des EPST. Cette démarche permet au NordPasdeCalais d’asseoir des axes stratégiques tels que la biologie, les nanotechnologies, les tech nologies avancées pour l’information et la communication, les transports, la chimie et la physique des matériaux et de l’environnement et les sciences humaines et sociales sur une masse critique en termes de ressources humaines et financières, afin d’être compétitive à l’échelon national. Au demeurant, ces quatre dernières années se sont traduites par de nouvel les collaborations des équipes régiona les, notamment avec le Centre national d’Études spatiales et l’Institut national de Recherche en Informatique et en Automatique. Une augmentation du nombre de chercheurs et des person nels d’accompagnement des EPST a
également été enregistrée : depuis 2000, les effectifs du CNRS ont ainsi augmenté dans la région de 37%, alors que dans le même temps les effectifs nationaux ne connaissaient pas d’évo lution significative.
Une productivité importante et des spécificités thématiques fortes
La recherche publique dans la région est à l’origine d’une production scienti fique riche, dont l’intensité peut être mesurée à travers les publications de recherche[2]. En 2001, près de 3,6% de la production nationale fut le fait d’équipes de recherche de la région. Rapporté au nombre d’ETP, cet indicateur témoigne d’une bonne efficacité des équipes régionales, alors même que le pour centage indiqué sousestime la réelle production scientifique en ne prenant pas en compte le champ des sciences humaines et sociales, dans lequel sont spécialisés 36% des enseignantscher cheurs et chercheurs des EPST dans la région.
En termes de spécificités régionales (cf. graphique 2), le NordPasdeCalais est principalement présent dans la recherche médicale et les mathémati ques, avec respectivement 4,5% et 4,7% de la production nationale.
Dans ces deux disciplines, sa position s’est renforcée tout au long des années e 1990, s’élevant respectivement à la 4et e 6 placeau sein des régions françaises.
S’inscrire dans les réseaux de recherche nationaux et européens
Développer la recherche régionale au sein des réseaux de recherche natio naux et européens est un objectif parta gé par les différents acteurs de la R&D e publique. Au cours du 5Programme Cadre de Recherche et de Développe ment (PCRD) mis en œuvre de 1998 à 2002, le NordPasdeCalais a partici pé à 183 projets de dimension euro péenne, ce qui représente 5% du total des participations des régions de province. Ces projets ont impliqué des laboratoires académiques (pour 50% des projets), des laboratoires publics (15% des projets) comme des labora toires industriels d’entreprises (35% des projets). Cette implication forte du NordPasdeCalais se poursuit au e sein du 6PCRD portant sur la période 20022006. Les participations de labo ratoires de la région y sont nombreuses, avec par exemple : le projet « Eurnex » sur la connexion internationale des lignes ferroviaires, le projet « EuroThymaide » sur la prévention du diabète, le projet « Kaléidoscope » sur l’apprentissage à l’aide des nouvelles technologies de l’in formation et de la communication, et le
Graphique 2 : Profil disciplinaire de la production scientifique du NordPasdeCalais en2001
Source : données ISI  traitements OST
projet Flexifunbar sur les nanotechno logies et les matériaux multifonction nels coordonné par une PME textile de la région.
Audelà des programmes européens, la stratégie d’ouverture aux autres régions françaises et étrangères se prolonge au sein des 1 600 copublications auxquel les des chercheurs de la région ont participé en 2001. Près de 9% ont été réalisées avec l’ÎledeFrance, et 4% avec RhôneAlpes, PACA ou MidiPyrénées. Une partie des travaux sont menés avec des partenaires étrangers : près de 4% des copublica tions sont réalisées avec les ÉtatsUnis, 2,4% avec la Belgique, 1,7% avec l’Allemagne et 1,4% avec l’Angleterre [2].
La R&D occupe une place modeste dans le tissu productif régional
En 2002, les entreprises du NordPasdeCalais représentaient 1,1% des dépenses de la R&D privée réalisée sur l’ensemble de la France. Elles regroupaient également 1,5% des effectifs nationaux de R&D en entreprises, mesurés en ETP. Cet indicateur traduit le déficit de la R&D privée du NordPasdeCalais qui se situe, avec 7 emplois ETP de R&D pour 10 000 habitants, en dernière position parmi les régions métropoli taines.
Une analyse comparée par secteur d’activité des emplois régionaux par rapport aux emplois nationaux montre que le tissu productif régional est sousspécialisé dans les secteurs dits de haute technologie, c’estàdire dans les secteurs où la part des emplois dédiés à la recherche est supérieure à 15% des effectifs. Ainsi, en 2002, les secteurs de haute technologie regroupent 14% des dépenses de R&D des entreprises de la région contre 45% en moyenne nationale. La répartition des secteurs de haute technologie sur le territoire français est en partie liée à la logique de localisation suivie par les établisse ments publics à caractère industriel et commercial (EPIC) lors des vagues successives de décentralisation. Des activités telles que la construction aéronautique et spatiale, ou les équipe ments de télécommunication, sont ainsi très peu présentes dans la région. D’autres activités de haute technologie
sont mieux représentées, comme l’industrie pharmaceutique et les indus tries des instruments médicaux, de précision, d’optique et d’horlogerie. En 1999, l’industrie pharmaceutique de haute technologie employait ainsi près de 1 750 personnes dans la région, tandis qu’environ 2 000 personnes étaient employées dans l’industrie de fabrication d’appareils médicaux [3].
Une recherche bien présente dans des secteurs d’intensité technologique intermédiaire
Les travaux de recherche ne sont cependant pas le seul fait des indus tries de haute technologie. Des recher ches particulièrement novatrices sont également menées dans des secteurs dont l’intensité technologique est dite intermédiaire, au regard de la part des emplois consacrés à la R&D. Ainsi, grâce à sa main d’œuvre qualifiée et sa tradition ouvrière, la région a pu se spécialiser (cf. graphi ques 3 et 4) sur des secteurs comme l’industrie chimique, l’industrie automo bile, la métallurgie, qui emploient en France entre 10% et 15% de leurs effectifs à des travaux de R&D. La région comporte également un nombre d’emplois important dans des secteurs comme la fabrication de maté riel ferroviaire, la fabrication d’équipe ments, la fabrication de machines et appareils électriques et l’industrie des caoutchoucs et plastiques, dont 5% à 10% des emplois France entière correspondent à des activités de R&D. Ces secteurs réunissent la moitié des dépenses de R&D des entreprises en NordPasdeCalais, et représentent un nombre d’emplois important : par exemple, 3 700 personnes dans l’in dustrie électrique travaillaient en 1999 dans des activités à l’intensité techno logique soutenue, de même que 1 840 personnes au sein de l’industrie chimique [3]. Certains secteurs qui, au niveau natio nal, apparaissent comme des pôles secondaires de R&D, avec moins de 5% de leurs effectifs affectés à des travaux de R&D, offrent en NordPasdeCalais un nombre non négligeable d’emplois de recherche. Il en est ainsi des industries agroali mentaires, des industries du papier et de carton, de la fabrication des produits minéraux et de l’industrie textile.
Un rattrapage important au cours des années 90
Pour les activités à l’intensité technolo gique intermédiaire, la région présente toutefois une densité des emplois de R&D rapportés au nombre total d’em plois du secteur plus faible que la moyenne nationale (cf. graphique 4). C’est en particulier le cas dans les industries automobile et chimiques. Ce résultat témoigne d’une place encore relativement importante des tâches opérationnelles dans la région, et d’une place moindre des tâches de concep tion. Il existe cependant des exceptions notables : dans la métallurgie et les industries agroalimentaires, la région présente au contraire une proportion plus élevée d’emplois liés à la R&D que le reste de la France. De plus, entre 1990 et 1999, l’impor tance des activités de R&D en NordPasdeCalais s’est globalement renforcée dans plusieurs secteurs (cf. graphiques 3 et 4). Dans l’industrie pharmaceutique, l’industrie automo bile, l’industrie des caoutchoucs et des plastiques, ainsi que dans l’industrie textile, la part des emplois consacrés aux activités de conception s’est accrue et se rapproche désormais de la moyenne nationale.
Une production technologique intense sur des domaines ciblés
Alors qu’en moyenne nationale la R&D privée dépend davantage des grands groupes, la R&D privée en NordPasdeCalais est principalement le fait d’entreprises de taille intermé diaire (moins de 500 salariés) et la production technologique de la région n’en demeure pas moins intense. Sur les brevets déposés par les Français en 2001 (cf. définitions), près de 2,3% sont le fruit d’équipes domiciliées en NordPasdeCalais [4], ce qui place la e région au 9rang des régions françai ses. La création technologique régio nale est en particulier importante pour l’ingénierie médicale (5,4% des dépôts nationaux), l’imprimerie et la manuten tion (3,5% des dépôts), les transports et les composants électriques (1,5% des dépôts).
La spécialisation en R&D du NordPasdeCalais par grands secteurs industriels en 1990 et 1999
Source : Insee  Recensements de la population
Encadré : Atouts et faiblesses
La région NordPasdeCalais dispose d’atouts propices à l’essor des activités de R&D sur son territoire, comme :
• uneoffre importante et diversifiée de formation dans l’enseignement supérieur ; • laparticipation de laboratoires dans des projets de dimension européenne ; • unefédération des compétences et des équipes ; • l’interventiondes pouvoirs publics pour promouvoir et financer ces projets ; • uneimportance croissante des activités de R&D au sein des entreprises privées.
Les principales faiblesses ressortant de l’analyse ont trait à :
• desmoyens humains et financiers encore modestes ; • unefaible représentation des établissements publics à caractère scientifique et technologique et des établissements publics à caractère industriel et commercial ; • unemoindre place des industries de haute technologie au sein du tissu productif.
Définitions Activités de R&D
Reprenant le manuel de Frascati (OCDE, 1993), la R&D ici étudiée englobe la recherche publique comme privée, que la finalité soit marchande ou non, et plus généralement, « les travaux de création entrepris de façon systématique en vue d’accroître la somme des connaissances, y compris la connaissance de l’homme, de la culture, de la société, ainsi que l’utilisation de cette somme de connaissances pour de nouvelles applications, la mise au point de procédés nouveaux, l’amélioration de procédés ou produits existants ».
Effectifs de R&D
Pour mesurer les effectifs de R&D depuis 1999, l’étude s’appuie sur les données du Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Pour mesurer l’évolution au cours des années 90 et étudier la recherche privée selon les secteurs d’activités, les données du recensement de la population en 1990 et 1999 ont également été utilisées. Les effectifs de R&D se décomposent en deux populations : les chercheurs d’une part, les personnels de soutien technique ou administratif d’autre part. Parmi les chercheurs sont inclus les enseignantschercheurs, les ingénieurs, les administratifs de haut niveau et les boursiers impliqués dans des activités de R&D. Parmi le personnel de soutien, sont inclus les ingénieurs, techniciens et administratifs qui participent à la R&D en exécutant des tâches scientifiques ou techniques sous le contrôle de chercheurs. Dans les données du Ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche, les effectifs sont mesurés en équivalents temps plein. Dans ce cas les enseignantschercheurs sont pris à 50% de leur temps. Dans les données du recensement de la population, les effectifs mesurés donnent un comptage des personnes indépendamment du temps de travail : un enseignantchercheur compte pour une personne à part entière dans les effectifs de R&D.
Brevets d’origine française
Sont comptabilisés les dépôts de brevets par voie nationale auprès de l’Institut national de la Propriété industrielle, par voie européenne auprès de l’Observatoire européen des Brevets, par voie internationale selon la procédure du Patent Cooperation Treaty, ou auprès des autres offices nationaux (office américain, office allemand, etc.). L’origine géographique de l’invention est repérée par l’adresse de résidence de l’inventeur.
Pour en savoir plus [1] " Analyse régionale de la démographie des enseignantschercheurs et chercheurs des EPST ", OST, 2002 [2] " Les compétences scientifiques des régions françaises et européennes ", ARD et OST, 2003 [3] " Une approche de la haute technologie en NordPasdeCalais ", Profils NordPasdeCalais, Insee, 2002 [4] " Les inventions d'origine française ", Les dossiers de l'Observatoire de la Propriété intellectuelle, Inpi, 2004 " Recherche & Développement en France  Résultats 2002 ", Ministère de l'Éducation nationale " Science et technologie  Indicateurs 2004", Observatoires des Sciences et des Techniques
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