Évolution du produit intérieur brut breton entre 1990 et 2003 (Octant n°105)

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Le produit intérieur brut de la Bretagne, qui a progressé à un rythme relativement soutenu depuis 1990, s'élève à 66,8 milliards d'euros en 2003. Pendant cette période, la contribution du secteur tertiaire à la valeur ajoutée régionale a fortement augmenté jusqu'à en représenter les deux tiers. En revanche, la part de la richesse régionale produite par l'agriculture s'est réduite.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Économie
Évolution du produit intérieur brut
breton entre 1990 et 2003
Le produit intérieur brut de la Bretagne, qui a progressé plus du quart au PIB du pays, suivie par
Rhône-Alpes (9,4 %) et Provence- Alpes-à un rythme relativement soutenu depuis 1990, s’élève à 66,8
Côte d’Azur (7,1 %).
milliards d’euros en 2003. Pendant cette période,
la contribution du secteur tertiaire à la valeur ajoutée régionale
a fortement augmenté jusqu’à en représenter les deux tiers. Une croissance
En revanche, la part de la richesse régionale produite par des plus dynamiques
l’agriculture s’est réduite.
Entre 1990 et 2003, le PIB breton a aug-
n 2003, le Produit Intérieur Brut 1990 (+ 0,3 point), reste inférieure à son menté de 2,5 % en moyenne par anE(PIB) de la Bretagne est évalué à poids en terme de population (5 % de la contre 1,9 % pour l’ensemble des ré-
66,8 milliards d’euros soit 4,2 % du PIB population France entière). gions métropolitaines hors Ile-de-
national. Ainsi la participation de la ré- France. Il s’agit de la deuxième plus
gion à la création de la richesse natio- Le PIB national demeure fortement forte progression annuelle, après celle
nale, bien qu’ayant progressé depuis concentré : l’Ile-de-France participe pour du PIB des Pays de la Loire (+ 2,8 %). Au
36 Octant n° 105 - Avril 2006 Bilan économique 2005Économie
Définitions
La valeur ajoutée brute est la différence entre la valeur des biens ou services produits et celle des biens et services utilisés
(consommations intermédiaires) pour cette production.
Le Produit Intérieur Brut (PIB) est ce que produit l'économie d'un pays ou d'une région. Il peut se définir comme la somme des
valeurs ajoutées brutes, augmentée des impôts grevant les produits (TVA, droits de douane, taxes spécifiques) moins les subven-
tions sur les produits.
Le PIB par emploi est un indicateur de la productivité de l'emploi (que l'on peut estimer par le rapport entre le PIB en valeur et
l'estimation annuelle d'emplois).
Les données en valeur (en euros courants) représentent la somme des valeurs (en euros) des productions de l'année courante.
Cette évaluation ne permet pas de distinguer l'évolution du nombre d'unités produites de l'évolution du prix. On calcule,
lorsque cela est possible, des évolutions en volume (ou en euros constants), autrement dit des évolutions corrigées des varia-
tions de prix. Ainsi, dans le cas d'un bien dont le prix double alors que le nombre d'unités produites reste identique, l'évolution
en volume est nulle. L'indice d'évolution en valeur correspond au produit de l'indice d'évolution en volume par l'indice d'évo-
lution des prix.
cours de la période, l’économie bre- Évolution du produit intérieur brut en volume (indice base 100 en 1990)
tonne suit la conjoncture nationale : ré-
145
cession de 1993, reprise de 1997 et ra-
Bretagne140lentissement à partir de 2000.
Pays de la Loire
Basse-Normandie
Métropole hors Ile-de-France130
L’agriculture contribue moins
au PIB
120
La contribution de l’agriculture à la pro-
110
duction de la richesse régionale s’est ré-
duite. En effet, en 1990, l’agriculture re-
présentait 8 % du PIB breton, soit 3 100
points de plus que pour l’ensemble des
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002
régions métropolitaines hors Ile-de-
France. En 2003, l’agriculture n’apporte Source : Insee - Comptes régionaux base 2000
plus en Bretagne que 5 % de la richesse
régionale, c’est seulement un point de
plus que pour les autres régions hors
Ile-de-France.
Cependant, l’économie bretonne reste Répartition de la valeur ajoutée entre les différents secteurs d'activités en 2003 (en %)
encore marquée par l’importance de la
70
filière agricole (agriculture et industrie
Bretagneagroalimentaire). En 2003, 9,6 % de la
60
richesse produite en Bretagne l’est par Métropole hors Ile-de-France
cette filière, alors que la moyenne pour 50
les régions métropolitaines hors
40Ile-de-France est de 5,9 %.
30
20Le tertiaire produit la majorité
de la valeur ajoutée
10
0
TertiaireEn 2003, 73 % de la valeur ajoutée bre- Industrie Services
Agriculture IAA Construction (hors servicesaux entreprises(hors IAA) aux entreprises)tonne sont produits par le tertiaire, soit 6
points de plus qu’en 1990. On observe Source : Insee - Comptes régionaux base 2000
la même évolution au niveau France
métropolitaine hors Ile-de-France.
Bilan économique 2005 Octant n° 105 - Avril 2006 37Économie
Explication des évolutions des PIB régionaux
Lorsque l'évolution du total des richesses produites présente un effet sectoriel qui sera le même pour toutes les régions
des divergences importantes d'une région à l'autre, il est légi- qui ont la même répartition de leurs activités,
time de se demander si les écarts à la moyenne nationale pro-
un effet propre à la région (effet géographique ou résiduel).viennent d'un dynamisme local particulier (effet géogra-
phique) ou de la structure des activités. Par exemple, dans
Concernant la Bretagne, l'écart de l'évolution 1990-2003 duune région où l'agriculture est prépondérante, l'évolution du
PIB à la moyenne nationale (14 points) ne s'explique pas parPIB total est relativement moins élevée qu'ailleurs puisque ce
la structure des activités, relativement proche de la moyennesecteur contribue peu à l'augmentation de la valeur ajoutée
France entière. Autre exemple, les Pays de la Loire : bien quesur la période.
leur structure d'activité en 1990 leur soit défavorable (l'effet
sectoriel devrait leur faire perdre quelques points d'évolutionUne méthode possible pour mesurer l'importance relative de
par rapport à la moyenne nationale), le PIB régional augmenteces effets est l'analyse de la variance pondérée à deux fac-
de 16 points de plus que la moyenne nationale (l'effet géogra-teurs. On décompose l'écart à la moyenne nationale en deux
phique fait bien plus que compenser l'effet structurel).parties :
Décomposition des évolutions des produits intérieurs bruts régionaux (en %)
25
20
Pays de la Loire
15 Bretagne
Languedoc-Roussillon
10 Aquitaine
Midi-PyrénéesPoitou-Charentes
5
Provence-Alpes-Côte d'AzurRhône-Alpes
Corse
0
Franche-Comté
Basse-Normandie
Alsace
Nord-Pas-de-CalaisCentre-5 Picardie
Haute-Normandie Ile-de-France
Champagne-Ardennes Limousin
AuvergneBourgogne
Lorraine-10
-15
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0123456789 10
Effet structurel
Source : Insee - Comptes régionaux base 2000
Lecture : les régions situées à droite de l'axe vertical ont une répartition de leur valeur ajoutée par secteur d'activité en 1990 plutôt favorable. Les secteurs ayant
connu une forte progression entre 1990 et 2003 y sont plutôt sur-représentés, tandis que ceux où la progression a été faible sont moins présents qu'en moyenne
France entière. L'axe horizontal sépare les régions qui connaissent un certain dynamisme local (au-dessus de l'axe) de celles (au-dessous) dont la valeur ajoutée a
moins progressé (indépendamment de la structure des activités).
L'intersection des deux axes correspond à la moyenne France entière. Les régions situées dans les rectangles bleus ne se distinguent pas significativement de la
moyenne nationale pour l'effet considéré.
Évolution de la valeur ajoutée (indice base 100 en 1990)
Services aux entreprises Construction
230 190
180
210 Bretagne Bretagne
170
Métropole hors Ile-de-France Métropole hors Ile-de-France
190
160
150
170
140
150
130
120130
110
110
100
90 90
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 20021990 1992 1994 1996 1998 2000
Source : Insee - Comptes régionaux base 2000
38 Octant n° 105 - Avril 2006 Bilan économique 2005
Effet géographiqueÉconomie
Les secteurs d’activité en Bretagne : évolution 1990-2003 et poids dans l’économie nationale
Les secteurs qui tirent le PIB bre- Les secteurs d'activité en Bretagne :
ton vers le haut à la fois par leur évolution de la valeur ajoutée et poids dans l'économie (en %)
poids dans l’économie nationale 10
Industries agricoles et alimentaireset par leur progression importante
9sont la construction et l’industrie
Agriculture, sylviculture, pêcheautomobile. Le secteur de l’édu- 8
cation, santé, action sociale et
7administration a un poids proche
de celui de la population bre- 6 ConstructionIndustrie automobile
tonne (5% de la fran-
5çaise). Les services progressent de Commerce Éducation, santé, action sociale, administration
manière importante. Les secteurs Moyenne Activités financières, immobilières4
Industries des biensde l’industrie (hors industries
de consommation Services aux particuliers
Industries des biensagricoles et alimentaires), dont la 3 d'équipement Transport Services aux entreprises
hausse de valeur ajoutéeest Industries des biens
2 intermédiairesmoindre, pèsent relativement peu
Énergie
en Bretagne. Par conséquent, 1
cette faible augmentation a moins
0
d’impact.
0 20 40 60 80 100 120 140
Évolution de la valeur ajoutée sectorielle bretonne 1990-2003
Source : Insee - Comptes régionaux base 2000
Lecture : le secteur de la construction en Bretagne représente 5,8 % de la valeur ajoutée nationale du secteur
en 2003. Dans la région, la valeur ajoutée du secteur a progressé de 80,4 % entre 1990 et 2003.
Avec un taux de croissance moyen de Écart de valeur ajoutée par emploi
6,2 % par an, entre 1990 et 2003, la pro- entre la Bretagne et la moyenne de province en 2003 (en %)
gression de la valeur ajoutée des servi-
ces aux entreprises est plus forte en Bre- Tous secteurs
2003
tagne que pour l’ensemble des régions
1990
françaises (en moyenne 4,6 % chaque Services
année). L’externalisation de certaines
fonctions de l’industrie contribue pro- Industrie
bablement à cette croissance. Les entre-
prises industrielles confient à des entre- Commerce de services des fonctions qu’elles
effectuaient auparavant en interne, tels
Construction
que le nettoyage ou le gardiennage. Une
partie de la valeur ajoutéecrééeparl’in-
Agriculture
dustrie est ainsi transférée vers les servi-
ces. A ces transferts de valeur ajoutée
-25 -20 -15 -10 -5 0 5 10 15s’ajoute le dynamisme de l’activité de
conseil et assistance.
Source : Insee - Comptes régionaux base 2000 et estimations d'emploi
Lecture : en Bretagne, dans le secteur des services, la valeur ajoutée par emploi est inférieure à celle
Dans la région, la valeur ajoutéedans de l’ensemble des régions hors Ile-de-France (de 3 % en 2003 et de 8 % en 1990).
les activités financières et immobilières
augmente à un rythme plus soutenu (en Évolution du produit intérieur brut par emploi (en euros)
moyenne + 5,7 % par an) que dans l’en-
65 000
semble des régions hors Ile-de-France
Bretagne(en moyenne + 4,1 %). Ce constat vaut
60 000 Provinceégalement pour le secteur de la cons-
Francetruction qui enregistre une hausse de
55 0004,6 % en moyenne par an contre 2,9 %
pour la métropole hors Ile-de-France.
50 000L’évolution du secteur a été tout particu-
lièrement favorable en 2003, grâce no-
45 000tamment à la hausse du nombre de loge-
ments neufs mis en chantier.
40 000
La valeur ajoutées’est accrue de ma-
nière significative (+ 4,5 % par an) dans 35 000
le secteur de l’automobile. 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002
Source : Insee - Comptes régionaux base 2000 et estimations d'emploi
Bilan économique 2005 Octant n° 105 - Avril 2006 39
Part dans la valeur ajoutée sectorielle nationaleÉconomie
Pour comprendre ces résultats
L'estimation des valeurs ajoutées régio- Les avancées de la base 2000 L'impact
nales repose sur l'utilisation des fichiers du changement de base
des comptes des entreprises, des Décla- Les principales avancées interviennent
rations Annuelles de Données Sociales dans les domaines suivants :
L'impact total du changement de base(DADS), du répertoire Sirene et du sys- la mesure de la production de logi- sur le PIB national est de 21,3 milliardstème intermédiaire d'entreprises pour ciels (y compris ceux développésen d'euros, soit 1,5 %.les plus grandes entreprises. La structure interne par des informaticiens de
des valeurs ajoutées régionales déter- l’entreprise) et son partage entre in-
minée sur cette base est appliquéeau L'estimation de la valeur ajoutée
vestissements et consommations
PIB national pour l'estimation des PIB fournie par le secteur de l'action sociale
intermédiaires,
régionaux. triple suite au changement de base.
la mesure du volume des activités L'activité de ce secteur était largement
Les PIB régionaux sont en base 2000, en sous-estimée dans la base 1995, notam-non marchandes, en particulier des
conformité avec le système européen ment en ce qui concerne l'aide aux per-services d'éducation et d'action so-
des comptes 1995. Les données relati- ciale, grâce à l'exploitation de nou- sonnes âgées (en partie comptabilisée
ves à 2003 sont " semi-définitives ", elles velles sources et à la prise en compte dans d'autres secteurs). Il s'agit égale-
sont calculées à partir des évolutions de de l'évolution de la productivité, ment de l'action sociale assurée par des
la productivité et de l'emploi. organismes à but non lucratifs non sou-
la mesure de la production sylvicole,
mis aux déclarations fiscales. Grâce à
le traitement des SIFIM (Services l'étude des financements et à des en-
De la base 1995 à la base 2000 d'Intermédiation Financière Indirec- quêtes spécifiques sur la fréquentation
tement Mesurés). Ces services sont la de ces établissements, cette activité est
désormais mieux évaluée. L'impact dupart des services financiers non fac-
Dans le vocabulaire de la comptabilité changement de base sur le PIB nationalturée, évaluée par la marge d'intérêts
nationale française, on appelle base un pour ce secteur est de + 6,3 milliards.sur les crédits et les dépôts. Une part
ensemble fixé de concepts, nomencla- de la consommation de ces services
tures et méthodes. Les comptes ont est désormais intégrée à celle des La part de l'industrie perd plusieurs
connu plusieurs changements de base : ménages. points avec la nouvelle base. En effet, la
1956, 1959, 1962, 1971, 1980, 1995, valeur ajoutée de l'ensemble des socié-Comme à chaque changement de base,et maintenant 2000. C'est à chaque fois
tés non financières baisse avec le chan-le travail au noir et la fraude ont été réé-l'occasion d'améliorer les méthodes uti-
gement de base. Leur production aug-valués, ainsi que de nombreux taux etlisées, mais aussi, depuis les années
mente suite à des changements decoefficients. Désormais, par exemple,1960, d'harmoniser les pratiques statis-
méthode : prise en compte de la sous-les redressements liés au travail au noirtiques au niveau international. traitance, définition des consomma-
ne tiennent pas seulement compte de
tions intermédiaires, ... Mais leurs con-
l'existence de travailleurs indépendants
sommations intermédiaires augmententnon déclarés, mais aussi de salariés nonPourquoi encore davantage en partie à cause dedéclarés, ce qui n'était pas le cas avec la
la prise en compte de la consommationdes changements de base ? base 1995.
intermédiaire par les firmes non finan-
L'évolution des échanges internatio- cières de services d'intermédiation fi-
Lors des changements de base, on réa- naux de services de transports, qui était nancière indirectement mesurés. Au to-
lise ponctuellement des investigations fortement sous-estimée en base 1995, a tal, la valeur ajoutée fournie est
statistiques exceptionnelles qui, en rai- été rehaussée. inférieure à ce qu'aurait donné la base
son de leur coût, ne peuvent être recon- 1995. A cela s’ajoutent des problèmes
L'utilisation de données comptables desduites chaque année. Les corrections, de double-compte avec la base 1995 (à
entreprises commerciales a conduit àcoefficients techniques et divers taux la fois comme production et comme im-
réviser fortement les marges commer-calculés cette année-là sont supposés portation, notamment à cause d’impor-ciales. Par ailleurs, les données sur lesconstants jusqu'au prochain change- tations intra-groupes mal mesurées) quientreprises sont devenues la base d'éva-ment de base. Les résultats sont donc conduisaient à surestimer la valeurluation de la production.d'autant moins précis que l'on s'éloigne ajoutéedel’industrie. Ainsi la produc-
de l'année du changement de base. Toutes ces modifications résultent en tion de l’industrie manufacturière natio-
général d'une meilleure prise en nale aurait été surévaluée avec la base
compte des sources disponibles. 1995.
Ainsi, un emploi breton produit 5% de les la valeur ajoutée par emploi est peuUn PIB par emploi moins élevé
valeur ajoutée de moins qu’un emploi importante.qu’ailleurs
en province. Cette moindre production
de valeur ajoutéedanslarégion est prin- Entre 1990 et 2003, l’écart de producti-
En Bretagne, avec un PIB par emploi de cipalement due à la prépondérance vité s’est réduit de moitié. En 1990, un
55 800 euros en 2003, la productivité d’activités industrielles (telles que les in- emploi breton produisait 9 % de valeur
s’avère inférieure à celle de la métro- dustries agroalimentaires) et de services ajoutée de moins qu’un emploi en mé-
pole hors Ile-de-France (58 600 euros). (hôtellerie, restauration…) pour lesquel- tropole hors Ile-de-France. Plusieurs
40 Octant n° 105 - Avril 2006 Bilan économique 2005Économie
L'emploi en Bretagne de 1990 à 2003
Entre 1990 et 2003, l'emploi tous sec- progressent, comme les industries L'évolution de l'emploi dans la cons-
teurs confondus a progressé de plus de agroalimentaires, l'augmentation est truction demeure plus favorable en Bre-
15 % en Bretagne (contre 9 % au ni- plus élevée en Bretagne qu'ailleurs. tagne que France entière. Entre 1990 et
veau national). En fait, en Bretagne Pour les activités, telles que l'industrie 2003, l'emploi a progressé de 11 %
comme ailleurs, l'évolution de l'emploi des équipements du foyer ou alors qu'il baissait de 8 % en moyenne
n'a été positive que de 1994 à 2002, textile, qui perdent des emplois, la nationale. Dans la région, comme ail-
elle est restéenégative les autres chute est moins forte en Bretagne qu'en leurs, l'année 1994 marque le début
années. moyenne nationale. Par conséquent, la d'une croissance qui est devenue parti-
part de l'emploi industriel dans l'emploi culièrement forte en 1997-98, et qui
La structure de l'emploi par grand sec- total en Bretagne s'est rapprochéedela l'est moins depuis 2001.
teur d'activité est proche de la moyenne moyenne nationale.
nationale en 2003. Cependant, l'agri-
culture est deux fois plus présente en
Bretagne qu'en moyenne France en- Évolution de l'emploi dans quelques secteurs d'activité (Indice base 100 en 1990)
tière, au détriment des services.
120
Dans la région, l'emploi agricole a for-
tement chuté (- 30 %) entre 1990 et
2003. L'emploi industriel a progressé
100(+ 3 %) tandis qu'il baissait au niveau
national (- 15 %). Et l'emploi tertiaire,
suivant l'évolution nationale, a aug-
80
menté de façon spectaculaire : sa part
dans l'emploi régional s'est accrue de 9
points sur la période.
60
Agriculture en Bretagne Industrie en Bretagne Construction en Bretagne
En Bretagne, entre 1994 et 2001, les Agriculture en France Industrie en France Construction en France
taux de croissance de l'emploi dans l'in- 40
dustrie sont élevés. C'est pourquoi, en
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2003*
dépit d'une orientation à la baisse en fin
de période, l'emploi dans ce secteur est * Données provisoires
particulièrement dynamique dans la ré- Source : Insee - Estimations d'emploi
gion. Dans les secteurs industriels qui
secteurs ont contribuéà cette évolution.
Dans les services, la forte augmentation
de la valeur ajoutées’est doubléed’unePour en savoir plus
croissance de la productivité. La valeur
ajoutée par emploi s’est également
L'économie française comptes et dossiers 2005-2006 : rapport sur les comptes
accrue dans la construction, tout
de la Nation de 2004. - Dans : Collection Références Insee ; (2005, juil.). -228 p.
comme, à un degré moindre, dans
l’agriculture et le commerce.
Les produits intérieurs bruts régionaux en 2003 : forte concentration spatiale et
dynamismes contrastés / Adeline Béoutis, Hélène Casset-Hervio, Elodie Lepre-
vost. - Dans : Insee première ; n° 1055 (2005, déc.). - 4 p.
Les comptes de la Nation en 2004 : une reprise tirée par la demande / Adrien
Friez, Guillaume Mordant. - Dans : Insee première ; n° 1017 (2005, mai). - 4 p.
Sandra CHIRAZI
Bruno RUL
Bilan économique 2005 Octant n° 105 - Avril 2006 41
n

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