Images économiques des entreprises et des groupes au 1er Janvier 2003

Publié par

En 2002, 2,65 millions d'entreprises exerçant leur activité sur le territoire français (hors agriculture, banques et assurances) ont employé 14,5 millions de salariés et dégagé un chiffre d'affaires de 2 900 milliards d'euros, soit une valeur ajoutée brute au coût des facteurs de 750 milliards d'euros. Aujourdhui, la dimension « entreprises » n'est plus suffisante pour analyser le système productif. C'est au niveau du groupe que certains indicateurs économiques sont pertinents, tels la concentration de l'activité. Ainsi, 56 % des salariés des entreprises recensées ici travaillent dans une filiale de groupe. Les groupes réalisent 57 % des investissements, hors apports dus aux restructurations. Images économiques des entreprises et des groupes illustre par des chiffres cette nouvelle dimension d'analyse. Cet Insee Résultat contient : - un ouvrage papier comportant la présentation des sources et quelques données de cadrage sur les entreprises et les groupes, les définitions des variables, les nomenclatures ; - un cédérom contenant l'ensemble des données.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 20
Nombre de pages : 34
Voir plus Voir moins

Insee Résultats Images économiques

des entreprises et des groupes
Économie er
N° 20 au 1 janvier 2003
Décembre 2004

Les données essentielles
Synthèse des résultats 2002 ...................................... 3
Principaux indicateurs et évolution de 1997 à 2002.... 9
Compte de résultat et bilan agrégés des entreprises 10
Quelques indicateurs par secteur ............................. 13
Ratios....................................................................... 16
Quelques indicateurs sur les groupes ...................... 18
Comparaisons européennes .................................... 21

Sources et méthodes
L’information sur les entreprises............................... 23ation sur les groupes.................................... 24
Champ de la publication........................................... 25
Définition des principaux ratios et variables.............. 27
Directeur
de la publication Nomenclature économique de synthèse (NES) ........ 29
Jean-Michel Charpin
Institut national
de la statistique
et des études Le cédérom économiques
Présentation du cédérom ......................................... 33
Direction générale
Liste des tableaux du cédérom................................. 3418 boulevard
Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50 50
Fax : 01 41 17 66 66
www.insee.fr


Impression
Jouve

© Insee 2004 er
2 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003 Les données essentielles



Synthèse des résultats
comparer aux 22 % du seul secteur des services
En 2002, les 2,65 millions d’entreprises non-
aux entreprises.
financières recensées ont employé 14,5 millions
de salariés et dégagé un chiffre d’affaires de Baisse du chiffre d'affaire à l'exportation
près de 2 900 milliards d’euros.
La croissance du chiffre d’affaires (1,5 %) est Pour la première fois depuis 5 ans, le chiffre
l’une des plus faibles des cinq dernières années. d'affaires à l'exportation, tous secteurs
confondus, baisse. Le taux d'exportation
Progression de la valeur ajoutée (16,1 %) perd près d’un point par rapport à
2001.
La valeur ajoutée brute au coût des facteurs des La dégradation de la conjoncture internationale
entreprises non financières atteint 746 milliards a frappé durement deux poids-lourds de nos
d’euros et progresse de 4,2 % par rapport à exportations : les biens d'équipement et les
2001. biens intermédiaires (respectivement - 12 % et
Cette croissance est portée par celle, pourtant - 10 %).
en retrait par rapport à 2001, des services aux
entreprises (+ 5,5 % en 2002 contre + 8,2 % en Très faible augmentation des effectifs
2001) et du commerce (+ 5,1 % en 2002 contre
+ 5,2 % en 2001). La progression des effectifs est particulièrement
En revanche, les industries de biens faible : 0,5 % en 2002, contre 2,8 % en 2001 et
d'équipement et des biens intermédiaires un peu plus de 5 % en 2000. L'emploi recule
régressent encore par rapport à 2001. dans les secteurs affectés par une baisse de la
L’engouement des consommateurs pour les valeur ajoutée, mais également dans l'industrie
produits des nouvelles technologies a des effets automobile, l'énergie, les services aux
contrastés sur l'activité des entreprises entreprises et le secteur « Education, santé,
implantées en France. La valeur ajoutée du action sociale » (pour sa partie marchande).
secteur « Fabrication de machines de bureau et
matériel informatique » diminue de 12 %, celle Stabilité du partage de la valeur ajoutée entre
du secteur « Fabrication des appareils frais de personnel et excédent brut
d'émission et de transmission » (qui inclut les d'exploitation
téléphones portables et les antennes relais)
augmente de 8 % sans toutefois retrouver son L'augmentation des frais de personnel reste
niveau de l'année 2000. Les industries de forte (+ 4,2 % en 2002 contre + 5,6 % en 2001).
« Fabrication d’appareils de réception, La part des frais de personnel dans la valeur
d’enregistrement et de reproduction du son et de ajoutée se maintient à un peu plus de 70 %. Elle
l’image » (téléviseurs, tuners, lecteurs de DVD, dépasse 77 % dans des secteurs comme
appareils photo-graphiques numériques…) l’industrie des biens d’équipement, la
voient leurs ventes pratiquement multipliées par construction et les transports. A l’opposé, elle
quatre, mais elles ne représentent que 5 % du n’est que de 51 % pour l’énergie, 47 % dans le
chiffre d'affaire des industries des biens de secteur « Education, santé, action sociale »
consommation, et 2 % de la valeur ajoutée de (pour sa partie marchande), 33 % pour les
ce même secteur. activités immobilières.
Au final, l’industrie manufacturière ne réalise Le niveau des frais de personnel par salarié
plus que 24 % de la valeur ajoutée globale à est lui aussi très hétérogène selon les
secteurs. Avec 61 000 euros par salarié, la
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003 3 première place revient au secteur de l'énergie. Ce sont également ces secteurs qui produisent
Ensuite viennent l'industrie des biens l’effort d’investissement le plus important avec
d'équipement (45 000 euros) et l'industrie un taux d’investissement supérieur à 25 % (le
automobile (43 000 euros). Ces trois secteurs taux tous secteurs confondus est d'un peu plus
assurent toutefois moins de 10 % de l'emploi de 18 %), alors qu’il est bien inférieur dans les
total. A contrario, les services aux particuliers, secteurs de la construction, des biens
l’industrie agroalimentaire mais aussi le d'équipement et des biens de consommation
commerce ou la construction ont un niveau de (moins de 10 %).
frais de personnel par salarié parmi les plus L'effort d'investissement baisse dans tous les
faibles (moins de 34 000 euros). Ces secteurs secteurs, sauf pour les activités immobilières et
emploient un peu plus de 41 % des effectifs. les industries agricoles et alimentaires.
Cette grande diversité des frais de personnel
moyens reflètent, pour une part, les différences Endettement stable et charges d’intérêts
de niveau de qualification de la main d’œuvre. en baisse

Si globalement, la part de l'excédent brut Le taux d’endettement passe de 30,4 % en 2001
d'exploitation (EBE) dans la valeur ajoutée reste à 30,5 % en 2002.
stable (30 %), la situation est variable selon les Les transports et les activités immobilières sont
secteurs. Dans l'industrie des biens d'équi- les secteurs les plus endettés (plus de 50 %),
pement et des biens intermédiaires, les frais de alors que les industries de biens de
personnel augmentent faiblement et l'EBE consommation et d’équipement et la
décroît. Au contraire, dans les secteurs de construction le sont faiblement (moins de 20 %).
l'énergie, des activités immobilières et des Le taux d’endettement baisse fortement dans
services aux entreprises, l'EBE augmente plus l'énergie et l'industrie automobile.
fortement que les frais de personnel. Le taux de prélèvement financier est
extrêmement dispersé selon les secteurs (71 %
L’investissement reste élevé pour les transports, 9 % pour la construction).
mais ne progresse pas En 2002, il diminue jusqu'à 36 % tous secteurs
confondus, contre 40 % en 2001.
Depuis 2000, l’investissement corporel hors Le taux d’intérêt apparent moyen baisse de 7 %
apports, tous secteurs confondus, dépasse à 6,5 %, retrouvant son niveau de l'année 2000.
135 milliards d’euros alors que sa moyenne sur
4 ans atteignait à peine 110 milliards entre 1996 Résultat comptable de l'exercice
et 1999. exceptionnellement bas
L’intensité capitalistique (voir définition des
ratios page 28) des secteurs de l’énergie, des Le niveau extrêmement faible du résultat
activités immobilières, de l’industrie automobile comptable de l'exercice (6,7 milliards d'euros)
et des transports est largement supérieure à la s'explique essentiellement par des « dotations
moyenne (un peu plus de 160 000 euros contre financières aux amortissements et provisions »
105 000 pour la moyenne). Elle culmine à particulièrement élevées, réalisées dans le
950 000 et 975 000 respectivement pour cadre de restructurations concernant les secteurs
l'énergie et les activités immobilières. Ces des holdings et des télécommunications (Vivendi
quatre premiers secteurs réalisent plus du tiers Universal, Alcatel, Cogecom, France Télécom,
de l’investissement corporel hors apports. Orange, etc.).
er
4 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003 Comparaisons européennes plusieurs entreprises, appelées filiales. Ces
acteurs économiques s'organisent ainsi pour
Les comparaisons avec d’autres pays membres des raisons d'efficacité productive, financière et
de l’Union européenne, même de taille fiscale.
comparable, doivent être interprétées Désormais, c'est au niveau du groupe que
prudemment, du fait de différences dans la certains indicateurs économiques deviennent
structure de l’appareil productif et l’organisation pertinents, comme la concentration de l'activité.
du travail.
Huit millions de salariés travaillent
Ainsi le nombre d’entreprises ne suffit pas à dans les groupes
rendre compte de l’importance économique d’un
secteur. Dans le commerce de détail, le Les groupes d’entreprises emploient 56 % des
1
Royaume-Uni se classe dernier en nombre salariés de l'ensemble des entreprises et
d’entreprises : 398 000, derrière l’Allemagne représentent 57 % des investissements hors
(421 000) et la France (626 000). En revanche, il apports. Ils mobilisent 84 % des capitaux. À
tient la première place en termes de chiffre l’inverse, leur part est très faible en nombre
d’affaires : 1 219 milliards d’euros, devant d'entreprises : une sur vingt-cinq dépend d'un
l’Allemagne (1 066 milliards) et la France groupe.
(1 002 milliards). La concentration est ainsi plus Les groupes peuvent employer jusqu’à plusieurs
grande au Royaume-Uni et en Allemagne qu’en dizaines de milliers de salariés ou se comparer,
France. L’analyse de la valeur ajoutée fournit en taille, à des PME. Les grands groupes, de
des résultats similaires : le Royaume-Uni plus de 10 000 salariés, sont moins d'une
devance l’Allemagne et la France dans tous les centaine. Leur nombre n’a pas beaucoup varié
secteurs excepté dans ceux des industries depuis le début de leur observation statistique
manufacturières et de la production et dans les années quatre-vingt. Dans les micro-
distribution d'électricité, de gaz et d'eau, pour groupes, la somme des effectifs est, par
lesquels il cède la place respectivement à définition, inférieure à 500 personnes. Leur
l'Allemagne et à la France. nombre est de l’ordre de plusieurs milliers. Sa
mesure est étroitement liée à la source
2
Le nombre de salariés n’est pas non plus à lui statistique .
seul un indicateur d’importance économique
er
relative. Un salarié est compté pour un, quel que Au 1 janvier 2003, les grands groupes
3
soit le nombre d’heures travaillées. Ainsi, le emploient 3 millions de salariés , soit un million
commerce de détail emploie 4,6 millions de de salariés de plus que l'ensemble des micro-
salariés au Royaume-Uni, 3,9 en Allemagne et groupes recensés par nos sources. Ils
4
2,9 en France. Les dépenses correspondantes produisent deux fois plus de valeur ajoutée et
en frais de personnel rapprochent les pays : réalisent deux fois et demi plus
103 milliards d’euros au Royaume-Uni, d’investissements. Leur poids financier est
101 milliards en Allemagne et 89 milliards en encore plus considérable : ils pèsent 63 % des
France. Ces différences s’expliquent par des capitaux propres de l'ensemble des groupes.
législations différentes de durée du travail et un
recours au travail temporaire plus important au

Royaume-Uni et en Allemagne. 1 Hors salariés sous contrat d’intérim (cf. note 3).
2 L’enquête Liaisons financières (Lifi) étant une enquête à
seuils, elle ne permet pas de recenser les groupes les plus L'organisation sous forme de groupes :
petits. Depuis 1999, elle est complétée par les liens
une nouvelle approche statistique du financiers issus de la base de données Diane (voir
Information sur les sources). système productif
3 Les statistiques sur les groupes excluent, comme celles sur
l’ensemble des entreprises, les entreprises financières. En
outre, les salariés des entreprises d’intérim sont désormais La dimension « entreprise » n'est plus suffisante
les seuls salariés permanents. Jusqu’alors, les personnels pour analyser le système productif. De plus en
sous contrat d’intérimaire étaient inclus dans ces
plus d'entreprises s'organisent sous forme de entreprises. Ceci explique les écarts avec les chiffres de la
précédente édition. groupes : une société, appelée tête de groupe, 4 A partir des comptes de l’année 2002, ces résultats
détient majoritairement le capital d'une ou de intégrent les données de Diane, qui complètent le champ
des micro-groupes.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003 5 Avec l'énergie, l'industrie automobile est le l’ont fortement remodelé : il est désormais
secteur dans lequel les groupes sont les plus quasi-absent des banques et assurances et ne
présents : plus de neuf salariés sur dix sont représente plus que 1,5 % des effectifs
employés par un groupe. Les autres activités industriels, contre 20 % en 1985.
industrielles « lourdes » sont elles aussi
largement dominées par les groupes : biens 1,9 millions de salariés dans les groupes
d'équipement et biens intermédiaires. À étrangers
l'inverse, dans l’éducation, l’immobilier, la
construction et les services aux particuliers, les Une partie des groupes opérant en France est
entreprises indépendantes sont majoritaires : contrôlée par des capitaux étrangers. Ces
elles emploient sept salariés sur dix. Dans le groupes étrangers emploient 1,9 million de
commerce, la répartition entre groupes et salariés, soit presque un quart du total des
5
indépendantes est équilibrée. Mais la notion de emplois des groupes. Rapportées à l'ensemble
groupe ici retenue, basée sur les liens financiers des entreprises exerçant leur activité en France,
entre entreprises, exclut notamment les réseaux les filiales de groupes étrangers pèsent 14 %
de type franchise. On peut donc considérer que des effectifs, 17 % de la valeur ajoutée et 14 %
la part des indépendantes sur le plan des immobilisations corporelles.
économique (liens financiers et contrats Les trois quarts des salariés des groupes
d’exploitation de type franchise) est largement étrangers travaillent dans quatre grands
inférieure à la moitié. secteurs : les services aux entreprises, les biens
L’énergie et l’industrie automobile sont les intermédiaires, le commerce et les biens
secteurs les plus concentrés, lorsque l’on d’équipement. Le palmarès est proche pour les
mesure le poids des quatre premiers groupes groupes privés français : le commerce, les
dans l’ensemble des effectifs. Les grands services aux entreprises, les biens intermé-
groupes dominent dans ces deux activités. À un diaires et la construction. Ce dernier secteur est
moindre titre, leur poids est important dans les peu investi par les capitaux étrangers.
transports et les services aux entreprises. Au
sein de la construction, les grands groupes des Le poids des groupes étrangers s’affirme,
travaux publics jouent un rôle significatif. À surtout dans les services aux entreprises
l’intérieur du commerce, l’écart est grand entre
les grandes surfaces alimentaires et le Tout au long de la décennie quatre-vingt-dix, le
commerce de gros : les quatre premiers groupes poids des groupes dans l’économie a progressé,
engendrent la moitié de la valeur ajoutée des passant de 51 % de l’effectif salarié en 1993 à
6
grandes surfaces alimentaires, contre 6 % du 58 % début 2003 . Cette croissance est due aux
commerce de gros. groupes étrangers : leur poids relatif a crû de
50 % entre 1993 (9,5 % des salariés) et début
Les entreprises publiques focalisées sur les 2003 (14 %). Dans le même temps, les groupes
activités de réseau français se sont maintenus autour de 40 % du
nombre total de salariés.
Les groupes publics français ne sont désormais En termes sectoriels, l’influence grandissante
présents que dans les activités de « réseau » : des groupes étrangers s’est surtout manifestée
énergie, transports, poste et télécommu- dans les services aux entreprises : de 1993 à
nications. Fin 2003, l’État contrôle un peu moins 2003, leur part a plus que triplé dans la valeur
de 1 500 entreprises qui emploient ensemble ajoutée du secteur (18 % début 2003), et a été
1,1 million de salariés. Ces entreprises multipliée par 2,5 dans les effectifs (12 % début
publiques représentent 5,2 % de l’emploi salarié 2003).
total. Fin 1986, à son plus haut, le secteur public L’influence des groupes, français ou étrangers,
comptait 3 500 entreprises sur le territoire s’est accrue dans tous les grands secteurs, à
national et 2,4 millions de salariés. Les deux l’exception de la construction. Le commerce et
grandes phases de privatisations, 1986 et 1993, les industries agroalimentaires sont ceux où elle
a été la plus dynamique.

5 On appelle ici « indépendantes » les entreprises situées en
6 Hors le secteur de l’éducation, la santé et l’action sociale. dehors des groupes.
er
6 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003
Le champ d’Images économiques
dans l’économie productive en 2001


et permettant de mesurer notamment le produit Comment est déterminé l’ensemble de la valeur
intérieur brut, on se reportera aux comptes ajoutée produite ?
9
nationaux.

Le champ d’«Images économiques des
Part des agents économiques professionnels
entreprises et des groupes », qui couvre le dans la création de la valeur ajoutée
secteur des sociétés non financières et
entreprises individuelles, représente 746 mil-
liards d’euros. A ce champ, il convient d’ajouter : Entreprises
financièresles entreprises agricoles : 36 milliards
6%d’euros
les activités financières (banque, Administration
publique assurance) : 68 milliards d’euros
23%
le secteur des administrations
publiques : 249 milliards d’euros (à
rapprocher des 111 milliards correspondant
Agriculture
aux services d’éducation, santé, action Industrie 3%
Commercesociale du domaine non marchand et aux
Services118 milliards des services d’administration
68%
publique à caractère fortement non
marchand - comme la défense, la justice, la

police, les services de sécurité sociale et
En termes de biens produits et de prestations de l’administration générale, économique et
7 services, les agents économiques autres que les
sociale) .
entreprises non financières non agricoles sont à Ajoutons enfin que pour obtenir l’ensemble de la
prendre en compte uniquement pour les
valeur ajoutée produite, il faut incorporer la
8 services suivants : valeur ajoutée produite par les ménages en

dehors de l’activité des entrepreneurs
les services de location immobilière : individuels (cette dernière étant classée ici dans
les ménages sont détenteurs directement
les entreprises) - essentiellement en raison de la
d’une part importante de patrimoine location de logements, et qui est de l’ordre de
immobilier, qu’ils louent à autrui ou occupent
146 milliards d’euros.
eux-mêmes, créant ainsi une valeur ajoutée
importante : elle est estimée à environ
Pour une vision d’ensemble, incorporant
146 milliards d’euros, à rapprocher des également des estimations de la fraude et des
17 milliards d’euros de valeur ajoutée du
arbitrages entre différentes sources statistiques,
secteur des entreprises de location
10
immobilière (codé M02 dans la NES 114).
6 Les services non marchands fournis par les administrations
sont évalués à partir des résultats « branche » de la
comptabilité nationale. Ces valeurs sont différentes de celle
correspondant au « secteur » administratif.
8 Les comptables nationaux considèrent l’ensemble des
individus personnes physiques sous le vocabl
« ménages », et l’ensemble des activités économiques qu’ils
réalisent. La catégorie des particuliers qui possèdent une
9 Voir Cédérom des Comptes nationaux 2004 ou INSEE entreprise qui n’a pas le statut juridique de société (SARL,
L'économie française Edition 2003-2004 en Livre de Poche - SA , etc.) est un peu particulière au sein de cet ensemble,
références. puisqu’elle perçoit une rémunération qui correspond à la fois
10 Les sociétés de HLM, qui appartiennent aux collectivités à son travail dans l’entreprise et à la rémunération que
locales, sont incluses dans le champ des sociétés non représente la propriété de cette entreprise. Il en est de
financières. Il en est de même plus généralement de toutes même pour leur patrimoine qui comprend à la fois leur
les sociétés contrôlées majoritairement par l’Etat ou les patrimoine personnel et leur patrimoine professionnel.
collectivités locales. La notion d’administration publique est En statistique d’entreprise, il est d’usage de regrouper ces
donc ici à prendre dans le sens restrictif de ce qui relève entreprises non constituées en société avec celles qui le
des administrations publiques centrales ou locales, sans sont, puisqu’elles relèvent de la même logique d’analyse
avoir le statut légal de société. économique.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003 7


les services d’éducation, de santé ou les services d’administration : ils ne
d’action sociale : les entreprises non sont rendus par définition que par les
financières ne représentent qu’une partie administrations publiques, et représentent
très modeste de la production de services 118 milliards d’euros.
enfin, les produits agricoles et en la matière. On estime à environ
111 milliards d’euros la valeur ajoutée sylvicoles sont le fruit des entreprises
produite par les administrations publiques en agricoles pour une valeur ajoutée de
relation avec ces services, alors que les 36 milliards d’euros.
entreprises (non financières) de ce secteur
(code EQ de la NES 16) ne produisent
qu’une valeur ajoutée de 36 milliards d’euros.

er
8 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003

Principaux indicateurs

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€
exercice exercice exercice exercice exercice
3
1998 1999 2000 2001 2002
Nombre d'entreprises (en milliers) 2 250,2 2 249,9 2 543,2 2 651,12 231 7
Effectif salarié (en milliers) 12 992,7 13 323,3 14 042,5 14 431,3 14 510,3
Production 1 619,2 1 769,2 1 903,5 1 986,3 2 023,6
Chiffre d'affaires à l'export 369,4 397,8 461,2 476,6 461,8
Consommations intermédiaires 955,2 1 069,9 1 157,9 1 215,0 1 220,9
Valeur ajoutée 614,9 647,8 689,5 716,3 746,4
dont frais de personnel 427,3 447,3 474,7 501,9 523,0
dont excédent brut d'exploitation 187,6 200,5 214,8 214,4 223,4
Profit brut courant avant impôts 201,1 219,3 243,4 249,1 271,6
1
Profit net courant avant impôts 102,1128,8137,3 92,1 12,6
Résultat exceptionnel 15,6 13,4 22,2 20,7 -4,7
Résultat comptable de l'exercice 106,6 129,6 148,0 103,1 6,7
Capacité d'autofinancement 165,0 179,0 199,1 205,0 230,7
Fonds de roulement 337,9 376,3 454,6 472,2 496,8
Besoin en fonds de roulement 205,3 224,4 253,2 278,4 276,5
2Investissement non financier 140,1145,7202,5182,9 182,8
Investissement corporel hors apports 110,1 118,1 135,6 137,6 137,4


Evolution 1997-2002

Champ : entreprises non financières, non agricoles Taux d'accroissement (en € courants) en %
exercice exercice exercice exercice exercice

1998/1997 1999/1998 2000/1999 2001/2000 2002/2001
Nombre d'entreprises 1,2 0,8 0 -1,4 4,2
Effectif salarié 2,3 2,5 5,4 2,8 0,5
Production 5,8 9,3 7,6 4,2 1,9
Chiffre d'affaires à l'export 4,7 7,7 15,9 3,3 -3,1
Consommations intermédiaires 5,9 12 8,2 4,8 0,5
Valeur ajoutée 5,5 5,4 6,4 3,7 4,2
dont frais de personnel 4,5 4,7 6,1 5,6 4,2
dont excédent brut d'exploitation 7,7 6,9 7,1 -0,7 4,2
Profit brut courant avant impôts 13,9 9,1 11 1,8 9
Profit net courant avant impôts 26,8 26,2 6,6 -33,7 -86,3
Résultat exceptionnel 43,1 -14,1 65,7 -7,7 n.s.
Résultat comptable de l'exercice 32,4 21,6 14,2 -31,1 -93,5
Capacité d'autofinancement 14,2 8,5 11,2 2,3 12,5
Fonds de roulement 3,5 11,4 20,8 3,8 5,2
Besoin en fonds de roulement -2,1 9,3 12,8 10,2 -0,7
Investissement non financier -11,2 4 39 -10 -0,1
Investissement corporel hors apports 1,8 7,3 14,8 1 -0,1
n.s. : non significatif
- 1. profit brut courant avant impôts + reprises sur provisions et amortissements - dotations aux amortissements et provisions
- 2. y compris les apports et cessions non déduites, l’appareil statistique ne permettant pas de calculer l’investissement incorporel
hors apports - 3. à partir de 2001, ont été intégrés les comptes des micro-entreprises.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003 9
Compte de résultat des entreprises

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€


CHARGES (HORS TAXES) PRODUITS (HORS TAXES)
CHARGES D'EXPLOITATION PRODUITS D'EXPLOITATION
Achats de marchandises......................... 861,9 Ventes de marchandises ......................... 1101,1
Variation de stocks (marchandises) ....... -3,4 Production vendue (biens et services)…. 1765,9
2867,8Achats de matières premières 459,2Chiffre d’affaires .......................................
et autres approvisionnements … .......... dont chiffre d’affaires à l’export.…. ........ 461,8
Variation de stocks (matières premières 0,9 Production stockée .................................. 1,7
et autres approvisionnements) ............. Production immobilisée............................ 12,6
Autres achats et charges externes ......... 760,9 Subventions d'exploitation ...................... 11,7
Impôts, taxes et versements assimilés .. 68,0 Autres produits
Salaires et traitements ............................ 362,6 (dont reprises sur amortissements
Charges sociales .................................... 160,4 et transferts de charges) ...................... 109,5
Dotations aux amortissements ............... 99,3
Dotations aux provisions ........................ 61,7
Autres charges d’exploitation .................. 32,4
Total ....................................................... 2 863,9 Total ........................................................ 3 003,3

Quote-part de résultat sur opérations Quote-part de résultat sur opérations
2,4 3,5
faites en commun.................................. faites en commun...................................

CHARGES FINANCIÈRES PRODUITS FINANCIERS
Dont intérêts et charges assimilées ........ 80,5 Dont intérêts et produits assimilés .......... 37,1
Dont produits de participations ............... 88,3
Total ....................................................... 286,2 Total ........................................................ 192,8

CHARGES EXCEPTIONNELLES PRODUITS EXCEPTIONNELS
Total 223,9 Total . 219,2

Impôts sur les bénéfices ...................... 30,4
Participation des salariés aux
5,3
résultats
TOTAL DES CHARGES......................... 3 412,1 TOTAL DES PRODUITS ......................... 3 418,8
Solde créditeur : bénéfice ....................... 6,7
TOTAL GÉNÉRAL.................................. 3 418,8 TOTAL GÉNÉRAL................................... 3 418,8

er
10 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2003

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.