Implantations étrangères : une pénétration plus active dans le commerce de gros

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De plus en plus, l'implantation de filiales à l'étranger et l'ouverture du capital des sociétés aux investisseurs extérieurs traduisent l'internationalisation des entreprises. Ces processus contribuent au renouvellement et à l'élargissement de l'offre sur les marchés ainsi qu'à l'intensification de la concurrence et des concentrations. S'articulant de manière de plus en plus étroite, ils influent sur l'architecture financière des groupes et servent leurs politiques de croissance. L'internationalisation des groupes industriels entraîne l'installation de filiales de commercialisation sur de nouveaux marchés. Production et commercialisation sont de moins en moins souvent intégrées au sein d'une même entité. Depuis une quinzaine d'années, les groupes développent leurs propres réseaux de commercialisation afin d'améliorer leur efficacité L'implantation étrangère dans le commerce reste encore limitée en France. Situées en grande majorité dans le commerce de gros, les filiales commerciales contrôlées par des non-résidents, jouent le rôle d'importateurs des produits fabriqués par ou pour le compte de leur société mère. Aussi, leurs échanges extérieurs sont-ils, en grande partie, des échanges intra-groupe. Ces filiales ont, de la sorte, une double vocation : prendre place sur le marché français et favoriser la pénétration du marché européen. Dans le commerce de détail, à l'inverse, ce sont plutôt les grands groupes de distribution français qui développent leur activité vers l'extérieur et laissent peu de place à la pénétration de leurs homologues étrangers, particulièrement dans le secteur alimentaire.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INVESTISSEMENT
Implantations étrangères :
une pénétration plus active dans
le commerce de gros
Annette De plus en plus, l’implantation de filiales à l’étranger et l’ouverture du capital
Kadjar* des sociétés aux investisseurs extérieurs traduisent l’internationalisation
des entreprises. Ces processus contribuent au renouvellement
et à l’élargissement de l’offre sur les marchés ainsi qu’à l’intensification
de la concurrence et des concentrations. S’articulant de manière de plus en
plus étroite, ils influent sur l’architecture financière des groupes et servent
leurs politiques de croissance.
L’internationalisation des groupes industriels entraîne l’installation de filiales
de commercialisation sur de nouveaux marchés. Production et commercialisation
sont de moins en moins souvent intégrées au sein d’une même entité.
Depuis une quinzaine d’années, les groupes développent leurs propres réseaux
de afin d’améliorer leur efficacité.
L’implantation étrangère dans le commerce reste encore limitée en France. Situées
en grande majorité dans le commerce de gros, les filiales commerciales contrôlées
par des non-résidents jouent le rôle d’importateurs des produits fabriqués
par ou pour le compte de leur société mère. Aussi, leurs échanges extérieurs
sont-ils, en grande partie, des échanges intra-groupe. Ces filiales ont, de la sorte,
une double vocation : prendre place sur le marché français et favoriser
la pénétration du marché européen.
Dans le commerce de détail, à l’inverse, ce sont plutôt les grands groupes
de distribution français qui développent leur activité vers l’extérieur et laissent
peu de place à la pénétration de leurs homologues étrangers, particulièrement
dans le secteur alimentaire.
* Annette Kadjar fait
partie du département
des Activités tertiaires ongtemps freinée par les réglementations Elle s’amplifie, désormais, de façon inéluctable
de l’Insee. Lrelatives aux mouvements de capitaux et et accélère la mondialisation.
Les noms et dates entre
aux prises de participation, l’internationalisa-parenthèses renvoient à
la bibliographie en fin tion des marchés financiers connaît un dévelop- L’intégration des marchés financiers et la filia-
d’article. pement plus récent que l’essaimage de filiales. lisation à l’international sont fortement liées.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7 139Elles prennent la forme d’investissements di- dans des entités résidentes sont extrêmement
rects ou de portefeuille et participent ainsi diverses et évoluent rapidement.
aux mouvements de capitaux tels qu’ils sont
enregistrés dans la Balance des Paiements. L’activité boursière enregistre ces modifica-
tions de la composition du capital et du contrôle
À partir du milieu des années 1980, la pénétra- financier des plus grandes sociétés.
tion du capital des sociétés françaises par les
investisseurs étrangers s’est intensifiée. L’am- De plus en plus présents sur plusieurs places fi-
pleur et les modes de telles prises de participation nancières, les groupes multinationaux peuvent
Encadré 1
L’INVESTISSEMENT DIRECT ÉTRANGER :
LIBÉRALISATION ADMINISTRATIVE ET DONNÉES DISPONIBLES
La libéralisation progressive de l’investissement direct Dans le prolongement de la libéralisation des opé-
étranger s’est accompagnéed’un appauvrissement rations de change et des mouvements de capitaux
progressif des données en la matière, auquel tente (1990), le régime d’autorisation préalable est
de pallier Eurostat. L’assouplissement de la législa- officiellement aboli en 1995 sauf pour les investis-
tion réglementant les investissements directs s’est sements effectués dans des activités participant en
accéléréà partir du milieu des années 80. Jusque- France, même à titre occasionnel, à l’exercice de
là prévalait le régime d’autorisation préalable l’autorité publique ou touchant à l’ordre public, la
assorti de dispositions sectorielles particulières ba- santé publique, la sécurité publique, ou relevant de
sées sur des principes de réciprocité. Ces dernières l’armement et de la défense nationale. À l’exception
découlaient, en grande partie, d’une spécificité fran- de ces cas particuliers et de quelques spécificités
çaise, la forte présence publique dans de nombreux sectorielles résiduelles en voie de disparition, seule
secteurs d’activités. subsiste, pour des fins statistiques, une déclaration
administrative lors de la réalisation de l’investisse-
La prédominance, voire le monopole des entrepri- ment. Le traitement national des investisseurs devient
ses publiques, caractérise encore les activités égalitaire, quel que soit leur lieu de résidence.
relevant de services collectifs de réseaux (commu-
nication, transport, énergie). Il s’agit d’une Dès 1994, les délais d’examen étaient accéléréset
survivancedelamiseenplace du servicepublic à les cas de rejet rares. Dans la pratique, les inves-
caractère industriel et commercial, au lendemain de tissements directs sont ainsi devenus libres, bien
la seconde guerre mondiale. avant la déclaration légale. La distinction entre in-
vestisseurs de l’espace économique européen et
Jusqu’à une période récente, le secteur public a investisseurs de pays tiers était de la sorte devenue
également largement investi les secteurs de artificielle.
pointe ou stratégiques (industries automobile, in-
formatique et électronique, construction navale, Ces évolutions résultent, en grande partie, des ef-
aéronautique et armement, secteur bancaire et forts déployés par les organisations internationales
d’assurances...), permettant ainsi à l’État d’exercer qui se sont toujours préoccupées de favoriser les
une politique industrielle et économique active. échanges. En 1995, l’organisation mondiale du
Cette tradition interventionniste a été reconsidérée commerce (World Trade Organization) est crééeet
par étape. La mise en place de programmes de pri- l’accord du GATS (General Agreement on Trade in
vatisation de grande ampleur, depuis 1986, a Services) est signé. À l’instar de la politique menée
renforcé les effets de la déréglementation et a de longue date pour le commerce international de
contribuéà la libéralisation économique et à l’ou- biens (GATT, General Agreement on Tariffs and
verture internationale, enjeux dont l’importance a Trade), l’objectif est d’éliminer les obstacles aux
été prise progressivement en considération par flux de services et de capitaux, dont sont notam-
les autorités. ment issus les investissements directs.
À partir de 1980, les contraintes pesant sur l’inves- Eurostat prend en charge le suivi statistique des implan-
tissement direct ont été levées par palier. La tations étrangères dans les services (y compris
libéralisation a concerné,enpremier lieules opéra- commerce, transport et services financiers). Dans
teurs ayant statut d’investisseur communautaire ce but, il coordonne plusieurs groupes de travail
permanent et les créations de filiales. Les allége- sous la dénomination projets FATS (Foreign Affi-
ments réglementaires ont été progressivement liate Trade Statistics). Un questionnaire commun
étendus à l’ensemble des investisseurs originaires Eurostat-OCDE a été mis en place en 1997, concer-
de l’espace économique européen et aux autres ty- nant les filiales françaises à l’étranger et les filiales
pes d’acquisitions. Ils se sont traduits par le étrangères en France. Les statistiques sont inté-
relèvement des seuils d’examen, la simplification grées dans le VADE-MECUM d’Eurostat depuis
des procédures et l’affranchissement des opéra- Août 1997, pour les années 1995 et 1996, ainsi que
tions de financement. dans le Bulletin mensuel de la Banque de France.
140 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7lever plus facilement les capitaux nécessaires à freinés par les guerres ou les restrictions régle-
leur internationalisation. Ils exercent par mentaires, tantôt stimulés par des conditions
ailleurs des activités diversifiées, géographique- économiques favorables et les progrès techni-
ment et sectoriellement. En liaison avec la mise ques, notamment, en matière de transports et de
en place du marché européen unifié (Acte Unique télécommunications. Suivant les périodes et
européen, 1986), ils réorganisent leurs implanta- les secteurs, leurs évolutions ont été parallè-
tions en Europe suivant un réseau de compéten- les ou se sont au contraire inscrites en négatif
ces spécialisées visant à couvrir l’ensemble du l’une de l’autre. S’installer à l’étranger pou-
marché de cette zone. La mise en place de filiales vait être un moyen de contourner des barrières
de commercialisation accompagne la restructura- tarifaires ou des mesures protectionnistes
tion de leur organisation productive et procède de moins explicites. Ce fut le cas, notamment lors
cette stratégie (Sessi, 1998). de la période 1880-1910 en Europe. À cette
époque, investissements directs et exportations
Ainsi, inscrits à la Cote de Paris, les distribu- des pays investisseurs paraissent plutôt com-
teurs britanniques Marks and Spencer, King- plémentaires que substitutifs (Fayolle, 1999).
fisher ou les industriels BASF (Allemagne), L’exportation de capitaux, comme au cours
Du Pont de Nemours (USA), Electrolux de la colonisation, s’est accompagnée d’une
(Suède), Nestlé (Suisse), Siemens (Allema- émigration massive à destination des pays
gne) ainsi que les grands groupes automobiles neufs, leur apportant une main-d’oeuvre mo-
étrangers (Volkswagen, Fait, etc.) détiennent, tivée et entreprenante.
en France, des filiales commerciales qui se si-
tuent parmi les plus importantes du secteur, en Cette grande mobilité du capital humain, point
termes de chiffre d’affaires ou de personnes commun de toutes les colonisations, ne se re-
employées. Ce que permettent en tout cas trouve pas avec une telle ampleur dans l’inter-
d’avancer les données tirées d’un certain nom- nationalisation contemporaine qui prend
bre de sources dont les principales sont : le Fi- beaucoup plus appui sur le tissu entrepreneurial
chier déclaratif du Trésor, l’Enquête annuelle existant. La maturation économique de nom-
d’entreprises du commerce, le fichier des liai- breux pays et l’émergence, dans ceux-ci, de ri-
sons financières. Ces sources sont partielles, gidités institutionnelles ont infléchi les
hétérogènes et fragiles : les conclusions avan- méthodes de propagation de la mondialisation
cées dans cette tentative de synthèse doivent récente.
être en conséquence interprétées avec précau-
tion. Ce qui renvoie à une orientation fondamentale
propre à la mondialisation actuelle : celle-ci se
déploie essentiellement entre pays développés
La conquête des marchés relaie et non plus, comme auparavant, des pays déve-
la territoriale loppés vers ceux qui le sont moins. Au lieu
d’engendrer une spécialisation croissante des
Depuis des temps fort anciens, les peuples ont pays selon une logique d’avantages compara-
cherché à conquérir de nouveaux territoires tifs, elle renforce au contraire la compétition in-
afin d’augmenter leurs ressources et d’élargir tra-branche ou intra-sectorielle, favorisant la
leurs débouchés. La colonisation (Grecque, diffusion des techniques et des savoir-faire et
Romaine) puis, plus tard, les associations de stimulant les innovations.
marchands des villes italiennes (Pise, Gênes,
Venise, etc.) ou de la Hanse germanique ont été À toutes les époques, le développement des in-
les formes premières de cette expansion exté- vestissements directs réclame un environne-
rieure qui avait pour objet l’exploitation des ment monétaire et financier stable qui renforce
ressources et le développement du commerce. l’intégration des marchés de capitaux et per-
eÀ partir du XVI siècle, la constitution d’empi- mette une meilleure allocation internationale
res coloniaux par les pays européens, Portugal, de l’épargne. L’étalon-or adopté en 1870 a
Espagne, Angleterre, Pays-Bas, France, etc., constitué jusqu’à la première guerre mondiale
s’accompagne de la mise en place de structures un cadre propice.
commerciales monopolistiques (comptoirs,
compagnies à charte) contrôlées par la métro- Portant au premier plan les contraintes externes
pole. souvent au détriment des équilibres internes,
l’organisation monétaire et financière interna-
Le commerce international et l’investissement tionale s’est renouvelée mais n’a jamais totale-
à l’étranger ont progressé par à-coups, tantôt ment écarté la survenue épisodique de crises
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7 141financières correctrices (cf. analyses citées ci- États-Unis sont les premiers et principaux in-
dessus). Actuellement, la mondialisation dé- vestisseurs dans notre pays. Un peu plus tard,
laisse peu à peu la dimension nationale pour se les pays européens voisins (Belgique-Luxem-
structurer autour de grandes zones d’allégeance bourg, Pays-Bas, Allemagne et Grande-Breta-
où la stabilité monétaire s’organise sur la base gne) viendront s’implanter à leur tour sur le
d’une monnaie de référence, en imposant marché français qu’ils considéreront comme
aux pays membres des objectifs de conver- une extension de leur marché régional. Durant
gence économique, relativement stricts et sé- cette période, les marchés européens et anglo-
lectifs (1). La nation qui avait constitué au américains entrent dans une phase de conver-
eXIX siècle le cadre le plus propice au dévelop- gence et d’intégration accélérée.
pement international du capitalisme industriel,
semble s’effacer aujourd’hui au profit d’une di-
Le développement des filialesmension plus continue de la mondialisation allant
du plus local au plus éloigné et prenant appui dans le commerce est lié
sur la reconnaissance de l’efficacité de la dé- à l’internationalisation des groupes
centralisation. industriels
Alors qu’auparavant les flux de biens, de capi- Les premières vagues d’implantation des filia-
taux et d’hommes se profilaient en fonction de les industrielles reflètent, dans leur composition
la localisation des ressources primaires (terre, sectorielle, la spécialisation et la dynamique
matière premières), la mondialisation actuelle des pays occidentaux. Les principaux sec-
se propage à partir de foyers qui sont les gran- teurs investis sont relativement similaires
des zones de libre-échange précédemment ci- d’un pays développé à l’autre et relativement
tées, formées au sein des principaux continents. stables dans le temps. Les secteurs de la chi-
Ces zones représentent les grands marchés, mie, des produits pétroliers, de l’agro-alimen-
principales cibles des nouveaux investisseurs taire, des biens d’équipements (construction
mais elles engendrent des effets d’aggloméra- électrique, électronique, instrumentation de
tions qui rendent hétérogène la diffusion de la précision, machinisme agricole), de la cons-
mondialisation et de ses avantages, accentuant truction automobile restent les plus attractifs.
dans certains cas les disparités économiques
entre pays ou entre régions. Cette composition sectorielle se retrouve au ni-
veau des filiales étrangères de commerce de
Les États-Unis prennent le leadership économi- gros implantées en France, avec, cependant,
que mondial à la fin du XIXième siècle, re- une différence notable concernant les biens de
layant ainsi l’hégémonie britannique. Ils consommation non alimentaire, davantage in-
mettent en place un système productif haute- ternationalisés au plan commercial qu’au plan
ment capitalistique englobant l’agriculture et industriel.
l’industrie. Les exportations américaines, sous
forme d’investissements directs et de prêts se Le partage des implantations entre centres de
sont fortement développées au cours des an- production et centres de distribution est diffi-
nées vingt. cile à établir de façon rigoureuse car les statisti-
ques sectorielles sont déformées par la plus ou
Après la seconde guerre mondiale, les efforts moins grande intégration de ces fonctions au
d’implantation tels que peut les refléter la ré- sein des entreprises.
partition sectorielle des flux d’investissements
directs suivent l’orientation sectorielle des éco- Sur la période récente, la multiplication des fi-
nomies développées (Balance des paiements, liales de commercialisation semble résulter, en
1996 et années antérieures). Ils portent sur les grande partie, des orientations nouvelles de
activités de production manufacturière qui né- l’internationalisation industrielle, apparues à
cessitent des ajustements aux normes techni- partir du milieu des années 1980. D’une part,
ques et aux exigences de la clientèle des pays les implantations plus anciennes, américaines
d’accueil. Dans le prolongement de l’expan- et européennes, filialisent leurs fonctions com-
sion engagée dans l’entre-deux-guerres, les merciales. D’autre part, les nouveaux investis-
seurs, japonais et coréens en particulier,
privilégient l’installation sur le territoire d’en-
tités de ce type, en préalable ou en accompa-
1. Telles que :Union monétaire européenne, Accord de libre
gnement de l’implantation de sites deéchange nord-américain (ALENA), ou Accord de libre échange
pour l’Asie du sud-est (ASEAN). production.
142 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7À partir de 1985, des facteurs institutionnels, Royaume-Uni. Par rapport à ces deux pays, les
la déréglementation financière (cf. encadré 1) flux d’investissements directs selon l’ancienne
et la perspective du Marché unique d’une définition (cf. encadré 2) ont afflué, en deux
part,lacroissancedelademande,la maîtrise poussées plus tardives, en 1989 et 1992 et de
de l’inflation, la réduction des taux d’intérêt bien moindre ampleur. Cependant, l’implanta-
d’autre part, ont créé un environnement pro- tion étrangère est relativement plus riche en
pice au développement des flux d’investisse- emplois dans notre pays qu’en Allemagne, aux
ments directs en provenance de l’étranger (cf. États-Unis ou au Japon.
graphiques I et II).
À ce propos, il convient de souligner la spécifi-
Se situant parmi les premiers pays d’accueil de cité de la stratégie d’internationalisation des
la zone OCDE, la France occupe le troisième groupes japonais. L’investissement japonais à
rang, en 1994, après les États-Unis et le l’étranger s’est développé au cours des années
1970, privilégiant les États-Unis comme pays
d’implantation, puis la France à partir du milieu
des années 1980. Cependant, l’importance de la
Graphique I présence japonaise dans notre pays reste mo-
Soldes des flux d’investissements directs deste, comparée à celle des autres grands pays
étrangers en France (IDE) et français à européens. En termes relatifs, elle y est deux
l’étranger (IDF)
fois plus forte dans le commerce que dans l’in-
dustrie, révélant une orientation sectorielle
dans le prolongement de celle prise par les in-
vestissements internationaux de l’époque ré-
cente.
Les flux d’investissements directs
s’orientent de plus en plus
vers le tertiaire marchand
Par secteur, l’ampleur et l’évolution des
flux d’investissements directs en provenance
de l’étranger sont contrastées (cf. graphi-
que III).
* Le capital social et les flux de long terme sont comptabilisés suivant
les normes des anciennes séries (pour la définition précises des Selon l’ancienne définition et en flux bruts,
anciennes et des nouvelles séries de flux d’investissement, on se
c’est-à-dire en investissements nouveaux,reportera à l’encadré 2).
Source : balance des paiements. les opérations immobilières et de services
Graphique II
Flux bruts d’investissements directs entrants (IDE) et sortants (IDF)
Source : balance des paiements.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7 143commerciaux représentent la plus grand part, À la fin de 1995, en France, le stock d’investis-
plus de 35 % de l’ensemble en 1994 (cf. encadré sements directs étrangers (selon l’ancienne dé-
2) ; l’essentiel s’investit dans des sociétés hol- finition), présent dans les entreprises
dings. Ces investissements, de même que ceux commerciales résidentes, est évalué à 68 mil-
qui s’orientent vers les secteurs financiers (soit liards de francs, en valeur comptable, soit près
27 % de l’ensemble), sont en forte progression de 10 % du stock total des investissements, esti-
depuis le milieu des années 1980. mé à 703 milliards francs (cf. Banque de
France, Balance des paiements). Le secteur des
Le commerce (2) rassemble, en 1994, une part activités commerciales représente, ainsi, le
modeste des opérations nouvelles d’investisse- quatrième secteur d’accueil, derrière celui des
ments étrangers, soit 7 % de l’ensemble. L’évo- produits chimiques (11 %), celui du crédit
lution des flux vers ces activités est assez (17 %) et celui des holdings (25 %).
irrégulière : avant ce niveau d’étiage, ils
s’étaient élevés en 1990 jusqu’à 14 % de l’en- En termes d’emploi et de chiffre d’affaires, les
semble avant d’amorcer depuis une décrue. activités de commerce constituent un pôle impor-
tant de la présence étrangère dans l’économie
française, derrière l’industrie manufacturière.
2. Y compris activités de récupération et réparation. En effet, en 1994, elles ne représentent pas
Encadré 2
INVESTISSEMENT DIRECT : DÉFINITION ET COMPTABILISATION
L’investissement direct est une notion fortement évo- en accord avec la comptabilité des entreprises
lutive, à l’image du phénomène économique qu’il concernées où les créances et les engagement sont
recouvre. Il peut être effectué par une personne phy- portés sur le premier pays de contrepartie des
sique ou morale. fonds.
Sa définition et sa mesure diffèrent selon la nature Dans la Balance des Paiements, le seuil de partici-
de la source qui l’apprécie, source réglementaire ou pation au capital permet de distinguer les
Balance des paiements. Sa définition réglementaire investissements directs des investissements de por-
est donnée par le décret du 27 janvier 1967. Elle tefeuille. Jusqu’au 1er janvier 1993, il était fixéà
fonde l’enregistrement des investissements étrangers 20 %. Il a été abaissé ensuite à 10 %, ce qui a mo-
recensés par le Fichier déclaratif du Trésor. Les éva- difié sensiblement le partage entre investissements
luations des implantations étrangères dans le secteur directs et investissements de portefeuille. Outre les
du commerce présentées dans cet article relèvent de participations au capital égales ou supérieures à
cette définition, dans la mesure où l’une des sources 10 %, les flux d’investissements directs recensés
principales utilisées est ce fichier des déclarations. En dans la Balance des paiements incorporent les in-
revanche l’analyse des flux et des encours d’investis- vestissements immobiliers et les prêts à long terme
sements directs s’appuie sur les données de la entre maisons-mères et filiales.
Banque de France. Dans le commentaire, nous avons
à chaque fois précisé l’origine des données. Depuis 1996, une réforme est intervenue pour as-
surer la compatibilité de ces données avec la
La notion de détenteur final ou ultime de l’investisse- pratique internationale nouvellement définie par le
ment est au centre de la réglementation et de FMI. Désormais, la notion d’investissement direct
l’analyse économique de ce type d’opération. Les in- est étendue aux prêts à court terme (jusqu’à un an
formations fournies s’efforcent d’appréhender l’origine d’échéance) et aux opérations de trésorerie en-
géographique de l’investissement, même si celui-ci tre affiliés, (qui étaient auparavant inclus dans
transite par des sociétés intermédiaires (holdings, les flux financiers à court terme), ainsi qu’aux
notamment) situées en différents pays. La localisa- bénéfices réinvestis. Conformément aux règles in-
tion géographique de l’investissement direct est ternationales, les bénéfices réinvestis sont le solde
fondée sur le pays de résidence de l’investisseur et entre les résultats dégagés par les entreprises d’in-
non sur le pays de citoyenneté ou celui du lieu d’in- vestissement direct au cours d’un exercice
corporation. Cette approche privilégie l’implantation comptable et les dividendes qu’elles ont versésau
territoriale des entités productives ou investisseurs ; coursdecemême exercice à leur maison-mère.
de nature économique, elle est cohérente avec celle Cette nouvelle définition des investissements di-
de la Comptabilité Nationale. rects, inscrite dans le cinquième manuel du FMI,
est devenue une norme mondiale servant de réfé-
On la retrouve dans la comptabilisation des flux d’in- rence à Eurostat et à la Banque Centrale
vestissements directs dans la balance des paiements. Européenne. Elle va enfin permettre des comparai-
Cependant, dans cet état statistique, seule la prove- sons internationales notamment entre les pays de
nance des flux est repérée, selon une méthodologie l’Union monétaire.
144 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7moins de 18 % de l’emploi salarié des entrepri- personnes occupées, soit 221 000 personnes sur
ses à participation étrangère, loin derrière l’in- un total de 2 871 000.
dustrie (55 %) mais devant les services (15 %)
(cf. graphique IV). En termes de chiffre d’affaires, sur la période
1989-1994, l’activité des filiales étrangères a
Dans les secteurs français du commerce, les fi- été plus soutenue que celle des autres entrepri-
liales étrangères ne sont que quelques milliers, ses. Mais seules les unités de plus de 100 sala-
mais leur importance économique est notable. riés ont dégagé une forte croissance positive
En 1994, elles représentent 13 % du chiffre (+ 25 % sur 5 ans), nettement supérieure à celle
d’affaires, soit 548 milliards de francs sur un de l’ensemble des entreprises de plus de 20 sa-
total de 4 260 milliards de francs et, 8 % des lariés (7 %) et, représentant une contribution
d’environ deux points à cette croissance glo-
bale (cf. tableau 1).
Graphique III
La part du commerce s’accroît quand on re-
Flux bruts d’investissements directs
classe les holdings dans l’activité dominante du
Graphique IV
Présence étrangère par secteur d’activité
*Autresservices:horsopérationsimmobilièresetholdings.Lecapital
social et les flux de long terme sont comptabilisés suivant les normes
des anciennes séries (pour la définition précise des anciennes et des Lecture : on entend ici par présence étrangère toute participation à
nouvelles séries de flux d’investissemenst, on sereporteraàl’encadré2) plus de 20 % du capital (cf. encadré 4). La répartition par secteurs
Source:Balance des Paiements et position extérieure. Annexe (édition est présentée en terme d’emploi salarié.
1996). Source:Fichier déclaratif du Trésor (1994).
Tableau 1
Entreprises du commerce à participation étrangère : chiffre d’affaires par taille d’entreprise
En millions de francs
Entreprises à participation
Ensemble du commerceÉvolution Évolutionétrangère majoritaire
Tranche de taille 1994/1989 1994/1989
(en %) (en %)
1989 1994 1989 1994
De 20 à 49 salariés 87 023 80 899 - 7 602 422 598 535 - 1
50 à 99 salariés 74 991 59 689 - 20 353 667 302 953 - 14
100 à 199 salariés 50 374 61 008 21 286 496 319 723 12
Plus de 200 salariés 194 677 246 518 27 921 431 1 096 303 19
Ensemble 407 065 448 114 10 2 164 016 2 317 513 7
Champ : commerce NAP, NAF = 51, 52.
Source : fichier synthétique sur les implantations étrangères, Insee.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7 145groupe (3). Les transferts directs entre mai- et le Royaume-Uni (28 %), qui deviennent net-
sons-mères et affiliées revêtent une importance tement leaders.
de plus en plus remarquée.
En dehors de l’Europe, les zones qui investis-
Avec une conjoncture moins favorable, les flux sent sont l’Amérique du Nord, dont la part di-
se concentrent davantage sur un plus faible minue de 13 % en 1994 à 9 % en 1996, et le
nombre d’entreprises. Dans le commerce (gros, Japon dont l’importance relative s’amenuise
détail et intermédiaires), les dix premières en- également sensiblement (1 %, en 1996).
treprises réceptrices absorbent environ la moi-
tié des flux entrants de 1994. L’organisation du Marché Unique, en Europe,
et la perspective prochaine d’une monnaie
commune, solidarisent les pays voisins ; ce que
Origine géographique du contrôle : prouve le renforcement de la provenance euro-
l’Europe toujours prépondérante péenne des flux d’investissements directs, sur
la période récente. La communauté européenne
La mondialisation ne s’effectue pas selon un se soude davantage alors même que s’effacent
processus aléatoire. Les proximités géographi- les contraintes régissant les échanges de ses dif-
ques et les communautés d’intérêts, historiques férentes composantes avec les pays qui n’en
et culturels jouent un rôle de premier plan dans font pas partie.
l’élaboration des liens transnationaux.
La répartition géographique du contrôle des
Les participations étrangères nouvelles dans entreprises à capitaux étrangers évolue donc
les entreprises commerciales ont pour princi- lentement, modelée par les mutations institu-
pale provenance (au sens du pays de rési- tionnelles et politiques qui s’ajustent avec délai
dence du premier investisseur), les pays de aux impératifs économiques.
l’Union européenne, à hauteur d’un peu plus
de 70 %, en 1994 ; ce qui est un peu supérieur à Appliquée aux variables économiques : effec-
ce que l’on observe pour l’ensemble des sec- tifs, chiffre d’affaires, valeur ajoutée, cette po-
teurs (67 %). Sur les deux années les plus ré- larisation géographique intègre également les
centes, 1995 et 1996, ces pays étendent encore effets de croissance interne que ces entreprises
leur influence et, notamment, la Belgique (38 %) ont pu générer.
Les vagues d’implantation les plus anciennes
3. La codification de l’activité des entreprises au moment de leur concernent les entreprises contrôlées par un in-
création conduit certainement à surestimer le nombre des
vestisseur ultime (cf. encadré 2) situé dans laholdings du fait de la précision insuffisante de la déclaration
d’activité. zone Europe ou aux États-Unis d’Amérique.
Tableau 2
Origine des capitaux*
En %
Nombre d’entreprises Effectifs salariés Chiffre d’affaires
Pays ou Zone Origine Origine Origine
1989 1994 1989 1994 1989 1994
Europe 76,4 74 67,8 71 64,8 64
Hors Europe 23,5 26 32,2 29 35,1 36
dont Amérique du Nord 16 20 25
dont U.S.A 12,6 16 18,2 19 21,1 25
Asie 7 7 9
dont Japon 1,5 4 3,9 6 5,9 7
Ensemble 100 100 100 100 100 100
* Les entreprises à capitaux étrangers majoritaires sont essentiellement des filiales.
Les données de 1989 concernent les entreprises à capitaux étrangers majoritaires.
Les de 1994 les filiales étrangères.
Source:Fichier déclaratif du Trésor, 1994.
146 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7Dans ce cas, l’ancienneté du contrôle étranger vant le critère économique considéré, et celui du
est d’environ 7 ans ; plus précisément, elle est Japon, entre 4 % et 7 % (cf. tableau 2).
comprise entre 3 et 11 ans pour les trois quarts
des filiales ayant cette origine. Les implantations
Les échanges intra-groupe :ayant pour origine le Japon ou d’autres parties
du monde sont plus récentes. Leur ancienneté l’essentiel de l’activité des filiales
est d’environ 3 ans ; dans un cas sur quatre, elle commerciales étrangères
est inférieure à l’année.
Les implantations commerciales les plus im-
Ainsi, lorsque l’origine du contrôle se situe aux portantes sont filiales de groupes automobiles
États-Unis, les implantations ont eu le temps de ou de groupes industriels étrangers ; dans ce
grandir. C’est pourquoi une part plus impor- dernier cas, elles commercialisent en gros, es-
tante qu’en 1989, soit 16 % du nombre d’entre- sentiellement, des biens d’équipement profes-
prises, 19 % des effectifs salariés et 25 % du sionnel, des produits intermédiaires non
chiffre d’affaires de l’ensemble des filiales étran- agricoles, et des biens de consommation non
gères, est actuellement sous contrôle de ce pays. alimentaire. Leur rôle les amène à participer ac-
tivement aux échanges extérieurs par le biais,
Les taux de contrôle des pays européens (éta- notamment, des importations intra-groupe,
blis sur les données stocks du fichier déclaratif dont elles partagent les flux, à peu près pour
du Trésor) se situent entre 64 % et 74 %, sui- moitié, avec les filiales industrielles. Les
Encadré 3
DES IMPLANTATIONS DIFFICILES À REPÉRER
L’évaluationdel’implantation étrangère dans les fournit aucun élément sur le pays de résidence de
secteurs du commerce a été effectuée à partir des l’investisseur situé en extrémité de chaîne, d’ailleurs
sources existantes. Ces sources ne sont pas cohé- souvent une tête de groupe, désigné dans cet article
rentes entre elles et sont mal adaptées à la mesure du sous le vocable d’investisseur ultime.
phénomène. Il s’agit du fichier déclaratif du Trésor,
de l’enquête annuelle d’entreprises du commerce, du Le suivi statistique des activités commerciales sous
fichier des liaisons financières, d’informations délivrées direction étrangère est délicat car, finalement, le dé-
par la presse et les bases de données télématiques et coupage sectoriel n’en rend que partiellement
papier (Dafsa, Dun et Bradstreet, etc.). compte. En effet, aux erreurs et difficultés de classi-
fication habituelles rencontrées dans le cas des
La constitution et la liquidation d’investissements entreprises exerçant plusieurs activitéss’ajoute le
étrangers en France faisaient, jusqu’à une période fait que certaines filiales commerciales étrangères
récente, l’objet d’une déclaration préalable auprès deviennent, par la suite, industrielles (une étude me-
de la Direction du Trésor. Cette législation s’est for- née par le Sessi en 1991 montre que 10 % des
tement assouplie depuis le milieu des années 1980, filiales étrangères recensées dans l’industrie fran-
laissant place à un simple compte-rendu de réalisa- çaise étaient initialement des filiales commerciales).
tion. Cette source déclarative livre quelques En tout état de cause, ces revirements d’activité tra-
caractéristiques sur l’actionnariat des entreprises à duisent l’interdépendance étroite qui existe entre les
capitaux ou sous contrôle étrangers. Elle présente activités productives et distributives des groupes, en
quelques carences, liées à son mode de collecte : particulier ceux à capitaux étrangers.
non-exhaustivité, suivi des désinvestissements et
mise à jour de l’actionnariat. L’articulation de l’analyse en stocks et en flux des
investissements directs est complexe. La comparabi-
D’autre part, l’unité statistique de référence est l’en- lité entre les données de stock et celles de flux
treprise. Or, un bon recensement des filiales soulève des problèmes d’évaluation (valeur compta-
étrangères doit reposer sur une approche au niveau ble, valeur de marché)etréclame la connaissance
groupe d’entreprises. des logiques décisionnelles qui déterminent la circu-
lation des fonds étrangers aux différents niveaux des
Le même reproche peut être émis à l’encontre de groupes. Sectoriellement, la balance des paiements
l’enquête annuelle d’entreprises du commerce qui ne reflète que les modes d’entrée les plus directs
permet de récupérer les variables économiques des des capitaux étrangers. Ceux-ci alimentent fréquem-
implantations une fois celles-ci repérées. ment les groupes de sociétés par un maillon
privilégié (holding ou tête de groupe située dans l’ac-
Le fichier des liaisons financières est utilisé en com- tivité dominante). Ces ressources financières se
plément du fichier du Trésor car il ne repère que de diffusent, ensuite, le long des chaînes de propriété
façon incidente certaines grosses filiales étrangères. au gré des stratégies développées, intra– ou inter-
À la différence du fichier déclaratif du Trésor, il ne groupes.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7 147importations, en provenance d’autres entre- 20 % pour les filiales commerciales de groupes
prises du groupe, situées pour l’essentiel japonais.
dans les pays européens voisins, représen-
tent 167 milliards de francs (enquête mondia- Toutes origines de capitaux confondues, les im-
lisation 1993), soit 85 % des importations plantations commerciales étrangères agissent,
totales effectuées par les filiales commercia- essentiellement, dans le cadre du marché
les étrangères. européen, au sein de réseaux qui accroissent
leur efficacité :72 % de leurs importations in-
Ces échanges intra-groupe s’effectuent au tra-groupe et 74 % de leurs exportations sont
travers d’un réseau de filiales solidement ancré orientées sur cette zone.
en Europe, même lorsque le contrôle ultime se
situe en Amérique ou en Asie. Ainsi, 63 % des
produits importés en intra-groupe par des filia- Le rôle d’importateur du commerce de gros
les commerciales françaises de groupes nord-
américains sont fabriqués dans des pays de Entre 1989 et 1994, l’importance de la pénétra-
l’Union européenne ; le pourcentage est de tion étrangère dans les secteurs du commerce et
Tableau 3
Part des entreprises sous contrôle étranger en 1989 et 1994
En %
1989 1994
(part des entreprises à participation (part des filiales de groupes étrangers ;
majoritaire ; activité:NAP activité:NAF
Nombre d’entreprises
Réparation et commerce de l’automobile 0,3 0,2
Commercedegrosetintermédiaires 4,8 2,9
Commercededétail 0,2 0,1
Ensemble 1,0 0,7
Chiffre d’affaires (hors taxes)
Réparation et commerce de l’automobile 14,1 14,2
Commercedegrosetintermédiaires 20,6 18
Commercededétail 5,2 4,4
Ensemble 14,5 12,9
Emploi
Réparation et commerce de l’automobile 3,0 3,9
Commercedegrosetintermédiaires 17,2 15,4
Commercededétail 5,2 4,2
Ensemble 9,3 7,7
Rémunération (1989) et
coût du personnel (1994)
Réparation et commerce de l’automobile 4,8 7,0
Commercedegrosetintermédiaires 22,5 22,1
Commercededétail 6,0 5,3
Ensemble 13,5 13,1
Lecture : l’essentiel des entreprises à particiption étrangère majoriaire est constitué de filiales de groupes étrangers; en terme d’activités,
les regroupements NAP et NAF, ici présentés sont relativement proches. On entend par entreprises sous contrôle étranger, celles à par-
ticipation majoritaire étrangère en 1989, les filiales de groupes étrangers en 1994. La part de ces dernières est calculée sur la base des
rémunérations en 1989, du coût du personnel en 1994.
Source : fichier synthétique sur les implantations étrangères, Insee.
148 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 326-327, 1999 - 6/7

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