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N° 002 Juillet 2003
Avec ce deuxième numéro, l'Observ@toire des Technologies Ces tendances devraient se prolonger à l'avenir, en
de l'Information et de la Communication (TIC) poursuit son particulier grâce aux changements législatifs en cours.
travail visant à mieux connaître et mieux faire connaître cette Le projet de loi pour la Confiance dans l'Economie
2filière de l'économie de la métropole lilloise. Numérique , actuellement en cours d'adoption, autorise ainsi
Cette observation se révèle plus que jamais nécessaire pour les collectivités territoriales à participer plus activement à la
un secteur, somme toute assez récent, compte tenu de mise en place de réseaux de télécommunications ouverts au
l'évolution rapide du marché et de l'apparition sans cesse public.
renouvelée de nouvelles technologies. Dans cette perspective,
le deuxième “zoom” de ce numéro propose un éclairage sur Cette nouvelle legislation devrait fournir à chacun des
les métiers liés aux TIC. conditions plus favorables pour une utilisation quotidienne
des nouvelles technologies : sécurité dans les échanges
Au delà de l'éclatement de la bulle Internet et des difficultés, électroniques et lutte contre la cybercriminalité, mesures
parfois fortement médiatisées, d'un certain nombre visant à renforcer la confiance dans le commerce électro-
d'entreprises, une actualisation de l'approche statistique de la nique et définition de la responsabilité des prestataires
filière (“zoom I”) permet de relativiser la dégradation du techniques, des hébergeurs et des opérateurs pour les
marché. Ainsi les évolutions entre 2000 et 2002 sur la services de communication en ligne.
métropole reflètent, malgré ces soubresauts, un léger
accroissement du nombre d'établissements liés aux TIC. L'équipe de rédaction
Même s'il apparaît moins soutenu, le dynamisme
enclenché par les nouvelles technologies dans l'ensemble de
l'économie demeure une réalité. Il se caractérise essentielle-
ment par une appropriation croissante de celles-ci par les
entreprises, les collectivités et les particuliers (entre décembre
Zoom I
2001 et décembre 2002, le nombre d'abonnés à Internet en
Les entreprises : évolution France a augmenté de 25,4 %, et parmi ceux-ci, l'augmenta-
1 et nouvelles approchestion a été de + 142,1 % pour les abonnés au haut débit ).
2/3 Entreprises et emplois
4/5 Vitalité de l'activité
6/7 Les TIC vues par les
entreprises du secteur
Zoom II
Formations et métiers des TIC
8/9 Profils des métiers TIC
10/11 Interview
12/13 Les formations TIC en métropole
lilloise
Chiffres clés
1 Source : AFA, nombre d'abonnés en France, payants
14/15 Les TIC dans la métropole :et actifs à 40 jours, particuliers et professionnels.
10 indicateurs
2 Projet de loi pour la confiance dans l'économie
numérique. Assemblée Nationale,
Document téléchargeable sur www.assemblee-nat.fr; n°528.zoom I
Les entreprises et l'emploi :
évolution et nouvelles approches
Entreprises et emplois : un développement soutenu sur le long terme malgré un léger fléchissement à partir de 2001.
er Au 1 janvier 2002, la filière TIC représente en région 3 300 001 - Une très forte croissance des services
établissements du champ Industrie-Commerce-Service immatériels dans les 19 premières
3(ICS ), soit 2 % de plus qu'en 2001. aires urbaines (hors Paris) et dans la
Dans la métropole lilloise les activités TIC continuent métropole Lilloise.
erégalement de se développer. La métropole compte ainsi au 1 Evolution des salariés des activités TIC au cours de
janvier 2002, 1 819 établissements TIC, soit 100 de plus qu'en
la période 1998-2002.
2001. Cette progression place la métropole lilloise au niveau
200
de l'aire urbaine de Bordeaux (1 843 établissements) et devant Services immatériels
190
LilleNantes (1 435 établissements). Les activités TIC représentent
180
erau 1 janvier 2002, 33 285 salariés à l'échelle de la région Services immatériels
170
Nord - Pas-de-Calais, dont 63 % (20 892 salariés) au sein autres aires urbaines
160
de la métropole lilloise. La métropole se positionne, comme
150
en 2001, en cinquième position après Paris, Lyon, Toulouse, Ensemble TIC
140Marseille et Grenoble.
130
Ensemble TIC LilleEn termes d'évolution, après 5 années d'un développement
120
particulièrement soutenu, 2001 marque le début d'un
Autres activités 11 0
ralentissement de l'activité (graphique 001). Celui-ci est autres aires urbaines
100sensible aussi bien dans la métropole lilloise que dans
Autres activités Lille
90l'ensemble des principales agglomérations. Rapportée à
80
une base 100 en 1998, l'évolution du nombre de salariés
1998 1999 2000 2001 2002
pour la métropole n'est plus que de + 3,3 points entre 2001
Source : INSEE - UNEDIC 1998/2002
et 2002 contre une moyenne de + 6,5 points par an entre
1998 et 2001. Pour les 19 premières aires urbaines (hors Piste de recherche :
Paris), ces chiffres sont de + 4,2 points entre 2001-2002 et Le fléchissement en cours : repli conjoncturel ou tendance lourde ?
de + 7,2 points entre 1998-2001.
Les services immatériels, première activité des TIC
Parmi l'ensemble des activités TIC, les services immatériels 002 - Les conseils en systèmes informatiques
occupent une place prépondérante, à la fois en nombre et la réalisation de logiciels prédominent.
d'établissements et, dans une moindre mesure, en termes L'emploi dans les services TIC immatériels en 2002,
d'effectifs. au sein de plusieurs aires urbaines françaises.
Pour la métropole lilloise, sur les 1 819 établissements
18 000 Services immatériels
exerçant une activité TIC en 2002, 55 % se concentrent sur Dont la réalisation de logiciels
les services immatériels, représentant ainsi 51 % des 16 000 Dont le conseil en systèmes informatiques
effectifs salariés au 1er janvier 2002. Cette proportion
14 000apparaît fortement supérieure à celle de la région où
37,9 % des salariés du secteur TIC sont employés dans un
12 000
établissement de services immatériels (soit environ 12 600
personnes). 10 000
La métropole lilloise se situe au cinquième rang des 19
8 000
premières aires urbaines françaises en termes d'établisse-
ments et occupe la troisième place, derrière Lyon et 6 000
Toulouse, en nombre de salariés.
4 000
Le conseil en systèmes informatiques et la réalisation de
4logiciels constituent l'essentiel de ces activités (graphique 2 000
002). Un peu moins des trois quarts des établissements
0de services immatériels exercent une de ces deux presta-
tions dans le Nord - Pas-de-Calais en 2002 et cette
proportion se révèle encore plus importante dans la
métropole lilloise (80 %). Source : INSEE - UNEDIC 2001
Rennes
Grenoble
Nice
Bordeaux
Nantes
Marseille
Aix-en-
vPro ence
Lille
Toulouse
Lyonzoom I
0000 0000 0000 0001
Les services immatériels se révèlent être les plus
15 %grands pourvoyeurs d'emplois, à la fois en valeur
absolue et en valeur relative par rapport à l'ensemble
des TIC.
10 %
En termes de croissance d'effectifs, les 19 premières
aires urbaines enregistrent en moyenne, entre 2001 et
5 %2002, un taux de croissance de 9 %. Pour la métropole
lilloise, ce dernier atteint 10 % (graphique 003).
0 %
003 - Des services immatériels particulière-
ment dynamiques. Evolution des effectifs dans
-5 %
les différents segments d'activités entre 2001 et 2002 3
(en %), au sein de plusieurs aires urbaines françaises.
-10 %
Ensemble
Variation des effectifs "TIC fabrication" des 19
premières Marseille
5 aires Aix-en-Varectifs "TIC services liés à des biens" urbaines Provence
Variation des effvices immatériels"
Varectifs "TIC édition-imprimerie" Source : INSEE - UNEDIC 2001, 2002
Loin d'être un phénomène conjoncturel, cette place
prépondérante des services immatériels apparaît au 350
contraire comme une constante depuis de nombreuses
300années, ainsi que le reflète l'évolution du nombre de
salariés sur la place de Lille (graphique 004).
250
004 - Une accélération de la croissance dès
200
1998. Evolution des salariés des TIC de l'aire urbaine
150de Lille.
100Services immatériels liés aux TIC
Ensemble des TIC
50
Autres activités hors TIC 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Edition, imprimerie, reproduction
Source : INSEE - UNEDIC 1990 à 2002
3 Pour les entreprises, le champ économique retenu est celui 4 Outre les activités de conseil en systèmes informatiques
des "entreprises du champ I.C.S.". Il couvre l'ensemble (499 établissements dans la région en 2002, dont 345 dans
des unités légales réunissant trois conditions : la métropole) et la réalisation de logiciels (590 établisse-
• Avoir une réalité économique, c'est-à-dire avoir au moins un ments dans la région, dont 393 dans la métropole), les ser-
établissement "ordinaire" actif. vices immatériels regroupent les activités de banques de
• Exercer une activité marchande. données et de traitement des données (187 établissements
•Exercer son activité principale dans l'industrie, la construction, dans la région, dont 105 dans la métropole), les activités de
le commerce ou les services, à l'exclusion de l'agriculture et télécommunication (235 établissements régionaux, dont 103
des activités financières provisoirement exclues du champ. dans la métropole) et l'entretien et la réparation de machines de
Pour les établissements, le champ économique retenu est bureau et de matériel informatique (92 établissements, dont
celui des "établissements du champ I.C.S.". Il couvre tous 47 dans la métropole).
les établissements ayant une activité économique réelle
appartenant à une entreprise du champ I.C.S. 5 Les services liés des biens comprennent le commerce de
gros de machines de bureau et matériel informatique, la
location de machines.
Rennes
Toulouse
Nantes
Bordeaux
Lille
Grenoble
Lyon
NiceVitalité de l’activité : des résultats variables
6Des taux de création en diminution
Le secteur des services immatériels enregistre en 2002,Sur la période 2001-2002, les taux de création d'entreprises
comme en 2001, les taux de création d'entreprises les plusdans le domaine des TIC s'inscrivent en repli, tout en
élevés. A l'échelle des 19 premières aires urbaines, ce tauxrestant élevés.
atteint 14,5 % en 2002. Lille, avec un taux de 12,3 %, est
proche de Grenoble, Lyon, Douai-Lens, Valenciennes et deDans la métropole lilloise, l'écart entre les taux de création
la région Nord - Pas-de-Calais (12,8 %), en retrait, néan-TIC et celui des autres activités se resserre nettement
moins, par rapport à des aires comme Marseille-Aix-en-entre 2001 et 2002, passant de 5 points à 1 point. Le taux
Provence (17,4 %), Nice (17,2 %), Nantes (16,9 %) oude création reste, cependant, légèrement supérieur à la
Clermont-Ferrand (17,1 %).moyenne régionale (9,4 % contre 8,7 %).
Mais le positionnement de la métropole par rapport au 005 - Des taux de création TIC supérieurs à ceux
taux de création moyen des 19 premières aires urbaines observés au sein des autres activités.
(hors Paris) se dégrade. En 2001, l'aire urbaine de Lille Taux de création d'entreprises en 2002.
èmepossédait le 5 plus fort taux de création pour l'ensemble
Services Ensemble Autres
des activités TIC et se situait au-dessus de la moyenne immatériels TIC activités
(hors TIC)des principales agglomérations. Ce n'est plus le cas en
Marseille- Aix 17,4 12,8 10,72002 (tableau 005).
Nice 17,2 12,2 11,8
Nantes 16,9 11,1 9,8Lille est, avec Montpellier, Bordeaux ou Rennes, l'une des
Bordeaux 15,6 10,0 9,9métropoles qui ont subi les plus fortes baisses de taux de
èresTotal 19 1 aires urbaines 14,5 10,1 10,1création d'entreprises entre 2001 et 2002 (perdant environ
Toulouse 13,6 10,0 11,010 points). Ce constat vaut également au niveau de
Rennes 12,7 6,7 9,6l'ensemble de l'économie lilloise.
Lille 12,3 9,4 8,3
Lyon 12,1 8,8 9,0
Grenoble 11,9 9,0 9,7
Source : INSEE - SIRENE 2002
7Les taux de survie : santé et longévité de la région
Le Nord - Pas-de-Calais se distingue des autres grandes 006 - Des taux de survie qui se maintiennent
régions françaises par un taux de survie 1998-2001 de à un niveau élevé. Taux de survie des entreprises
ses établissements TIC sensiblement plus élevé dès la TIC dans différentes régions françaises (1998-2001).
première année. Cette différence tend à s'accentuer au
bout de trois ans.
90
La région affiche des taux de survie sur 1, 2 et 3 ans parmi
les plus élevés (respectivement 93,9 %, 85,7 % et 79,6 %). 80
Ces taux sont largement supérieurs à ceux de la majorité
des régions et de la moyenne nationale (graphique 006 ). 70
Seules l'Alsace, la Picardie ou la Champagne-Ardennes
ont des résultats comparables.
60
Taux de survie au bout d'un an
50Tvie au bout de 2 ans
Taux de survie au bout de 3 ans
40
30Piste de recherche :
Le Nord - Pas-de-Calais, un positionne-
ment particulier ? Taux de survie en France
et dans le Nord - Pas-de-Calais pour les activités TIC
et autres activités.
Source : INSEE - Enquête SINE 98-01Nord - Pas-de-Calais France
Activité TIC 79,6 % 64,7 % 6 Taux de création : rapport du nombre de créations d'entreprises sur une
Taux de survie au bout de 3 ans erpériode donnée au stock d'entreprises au 1 janvier de la première année
du début de la période. Ce dernier prend en compte les créations
d'entreprises par création pure, reprises ou réactivation.Autres activités 64,6 % 65,6%
Taux de survie au bout de 3 ans
7 L'observation des taux de survie des entreprises au cours des 3
dernières années constitue également un outil de mesure de la santé
Contrairement aux résultats du Nord - Pas-de-Calais, le économique d'un secteur. Sur une base 100, cet indicateur comptabilise
rapport entre les taux de survie dans les TIC et ceux le nombre d'entreprises restantes au terme de la première année
d'existence, de la seconde, de la troisième. Ces résultats ont été obtenusobservés dans l’ensemble de l’économie semble s’inverser
dans le cadre de l'enquête SINE 1998-2001. Cette dernière a été réalisée
au terme des 3 ans pour l’ensemble de la France. pour les différentes régions françaises.
Nord - Pas-de-Calais
Rhône-Alpes
Aquitaine
Total France
Bretagne
Midi-Pyrénées
Provence
Alpes-Côtes d'Azur
Pays de la Loirezoom I
La confirmation de l’attractivité de la région
La région Nord - Pas-de-Calais se révèle extrêmement 7,9 % pour Bordeaux). Lille enregistre également des
0000 0000 0000 0001
attractive pour les groupes : le taux d'appartenance taux plus importants que les autres métropoles, dans le
moyen pour l'ensemble des activités atteint, en 2001, domaine des services liés à des biens (3,2 %).
4,4 %. Cette attractivité prévaut également dans le
8 Le taux d'appartenance à un groupe des entreprisesdomaine des TIC (graphique 007 ). Le taux d'apparte-
TIC de la métropole lilloise (2,7 %) se révèle plus élevénance à un groupe atteint 8,3 %, notamment en raison
que celui observé dans le reste de l'économie (1,2 %).de l'importance au sein de la région d'activités telles
Les taux lillois sont également un peu supérieurs auxque celles liées à la fabrication ou à l'édition/imprimerie.
taux moyens des 19 premières aires urbaines
’007 -Des taux dappartenance globalement (2,4 % pour les TIC et 0,9 % pour le reste de l’économie).
plus élevés dans le secteur des TIC que
Les groupements d'entreprises ne sont pas seulementdans le reste de l'économie. Taux d'apparte-
Lille liés à l'appartenance à un groupe. En effet, l'enquêtenance à un groupe en 2001, observés dans plusieurs
menée par la CCILM auprès des établissements de la
aires urbaines (en %).
métropole en 2002 (cf. paragraphe suivant) révèle ainsi
que plus de 63 % des établissements interrogés
Ensemble TIC2,5 envisageaient ou avaient déjà conclu un partenariat
Autres activités (hors TIC) avec une autre entreprise. Ces derniers n'ont pas tous
2,0 un caractère nécessairement "commercial" (graphique
008 ).
1,5
008 - Nature des partenariats déclarés par
les entreprises.1,0
4,4 %
0,5 13,8 %
50,0
Bordeaux Lille Total Grenoble Nice Nantes Toulouse Lyon Marseille
des 19 premières Aix- 50,4 %
aires urbaine en-Provence
31,4 %
Source : INSEE-SIRENE-LIFI
L'aire urbaine de Lille s'inscrit dans la moyenne des Commerciaux
19 premières aires urbaines. Le taux d'appartenance à Autres
Financiersun groupe des entreprises TIC atteint 2,7 %. Lille se
Technologiquessitue ainsi au niveau de Bordeaux ou de Strasbourg.
Ces métropoles se caractérisent par des taux élevés Source : "Les technologies de l'information et de la
d'appartenance à des groupes dans le secteur de la communication dans la métropole lilloise -
Enquête sur l'offre locale" CCILM - Janv. Juillet 2002fabrication (11,8 % pour Lille, 10,7 % pour Strasbourg et
Quelques éléments de méthode... Deux définitions de la filière des TIC liées à deux
démarches complémentaires...
Une approche exhaustive... ... et une description affinée des entreprises du secteur.
La définition du secteur des TIC retenue pour cette La démarche développée dans le chapitre suivant vient
première partie est celle de l'Organisation de compléter la première approche. Elle s'appuie sur une
Coopération et de Développement Economique analyse croisée des codes NAF et de l'activité déclarée
10(OCDE). Elle distingue d'une part des producteurs par les entreprises suite à l'envoi d'un questionnaire .
"purs" de produits et services en nouvelles technologies Les résultats ainsi obtenus affinent le champ d'observa-
et d'autre part, des activités dont le développement tion en ne retenant que les entreprises dont le cœur de
repose sur l'intégration des TIC (édition, imprimerie, métier relève des nouvelles technologies. Cela permet
9production et reproduction d'enregistrement...) .Sa de mettre à jour des indicateurs non disponibles dans
mise en œuvre repose sur un traitement des fichiers une approche chiffrée exhaustive. En revanche, cette
SIRENE (janvier 2002) et UNEDIC (décembre 2001). technique d'enquête ne concerne qu'un échantillon
Une telle définition permet une approche quantitative de limité d'entreprises.
la filière et autorise des comparaisons avec d'autres
agglomérations françaises ou internationales.
8 Ce taux est calculé à partir de deux enquêtes qui interrogent chaque 9 Une description plus approfondie de la méthode utilisée dans ce
année : premier chapitre a été développée dans le premier numéro de
• Les entreprises françaises du secteur privé, dont le portefeuille de titres l'Observ@toire.
de participation est supérieur à 1,2 million d'euros, ou dont le chiffre
d'affaires est supérieur à 30 millions d'euros, ou dont l'effectif salarié est 10 "Les technologies de l'information et de la communication dans la
supérieur à 500 personnes, quel que soit le secteur d'activité. métropole lilloise - Enquête sur l'offre locale" - CCILM - Janv. Juillet
• Les têtes de groupe de l'année précédente ou les entreprises 2002. Enquête réalisée auprès de 3 500 entreprises susceptibles de
détenues directement par une entreprise étrangère. relever du secteur des nouvelles technologies. A partir des 266
• Les entreprises contrôlées majoritairement par l'Etat. réponses obtenues auprès des entreprises, 176 établissements ont
été recensés comme relevant de la définition des TIC retenue pour
cette enquête. Une version complète de cette enquête est disponible
sur simple demande auprès de la CCILM.Les TIC, vues par les entreprises du secteur : quelques enseignements de l’enquête “Offre locale”
Des entreprises récentes, de petite taille et bien équipées, exerçant principalement des
activités de services
La perception par les entreprises de leur cœur de métier Les sociétés dont le cœur de métier correspond aux TIC
sont jeunes. 68,6 % des établissements ayant confirme la place prépondérante des activités de services.
répondu à l'enquête ont été créés après 1995 (et parmiL'ingénierie, les prestations de l'immatériel et les services
ceux-ci 35,5 % après l'an 2000).spécialisés (c'est-à-dire essentiellement le conseil et la
formation) regroupent à eux seuls près de 60 % des
La majorité d'entre elles est également de petite taille :
réponses obtenues (graphique 009).
près de 53 % des établissements questionnés citent un
nombre de salariés compris entre 0 et 5 ; pour plus de
009 - Perception par les entreprises de leur cœur
22 %, l'effectif se situe entre 5 et 10 ; seuls 7 % des
de métier.
établissements recensés emploient plus de 50 salariés.
2,0 %
Plus de 72 % des établissements du secteur ayant 2,7 % 1,2 %
22,3 % répondu à l'enquête affirment posséder un site Internet.10,6 %
Ce résultat se situe largement au-dessus de celui d'une autre
enquête, menée dans le même temps auprès d'un 10,9%
échantillon représentatif de l'ensemble des entreprises
ressortissantes de la CCILM, où le taux de réponses
positives pour la même question atteint 30 %.
12,9 % 22,3 %
A noter par ailleurs que 72,3 % des établissements du
secteur TIC affirment posséder une connexion haut
15,1 % débit (ce chiffre s'élevant à 84 % pour les établissements
dotés d'un site Internet).
Ingénierie - Etudes techniques
Prestations de l'immatériel Edition - Production
Source : "Les technologies de l'information Services spécialisés Centres d'appels
Distribution Opérateurs de Télécom et de la communication dans la métropole lilloise.
FabricationPrestations techniques Enquête sur l'offre locale" - CCILM - Janv. Juil. 2002.
Le marché, la clientèle : une activité essentiellement orientée vers le local
010 - Territoires couverts par les entreprises La répartition géographique du chiffre d'affaires pour
les entreprises ayant répondu révèle une clientèle encoreinterrogées. Moyenne du chiffre d'affaires déclaré par
essentiellement située au niveau local (63 % du chiffre zone géographique.
d'affaires est réalisé dans le Nord - Pas-de-Calais)
(graphique 010).
Lille 33 %
Les clients des entreprises enquêtées sont majoritaire-Nord
30 %Pas-de-Calais ment les grandes sociétés qui représentent plus de 45 %
hors Lille
de la moyenne de leur chiffre d'affaires, viennent ensuite
18 %Région
Parisienne les PME (39 %), puis “à distance” l'administration (11 %) et
le grand public (moins de 5 %).Autres 14 %
régions
Hors 5 %France
Source : "Les technologies de l'information
et de la communication dans la métropole lilloise
Enquête sur l'offre locale" - CCILM - Janv. Juillet 2002.zoom I
0000 0000 0000 0001
Les entreprises clientes des établissements retenus 011 - Principaux secteurs d'activités des
dans l'enquête appartiennent en premier lieu au entreprises clientes du panel interrogé.
secteur industriel (20,9 %) et aux activités de services,
4,7%en particulier la banque ou la filière informatique. Le 7,5 % 20,9 %
poids de la VPC et de la grande distribution est 8,5 %
également remarquable (graphique 011).
12,9 %Industrie 16,0 %
Entreprises de services
13,9 %Grande distribution
VPC
15,5 %Banques
Autres
Source : "Les technologies de l'information et de la
Informatique
communication dans la métropole lilloise - Enquête sur l'offre
Commerce de détail
locale" CCILM - Janv. Juillet 2002.
Environnement et besoins des entreprises : du dynamisme local à la question de la
taille de marché 7
Les entreprises interrogées mettent en avant les En revanche, la question des freins au développement
différents éléments favorables au développement de l'activité TIC a fait l'objet de réponses moins
des TIC au sein de la métropole (graphique 012). nombreuses et d'ordre plus général : le poids des
Parmi ces derniers, la qualité du tissu économique local charges, la lourdeur des démarches administratives ou
(dynamisme, présence de filières comme la VPC), le encore les inquiétudes ressenties face à la conjoncture
positionnement géographique de la métropole et la économique globale.
qualité de ses infrastructures sont les items les plus
souvent cités comme des atouts. Parmi les autres points cités par les entreprises interro-
gées, il convient de relever une concurrence locale
012 - Atouts susceptibles de favoriser le déve- accrue dans le secteur des TIC (14,7 % des réponses).
loppement du secteur des TIC au sein de la Sur ce point, de nombreuses entreprises évoquent les
métropole. risques liés à la fragilité des petites structures face aux
grandes. D'autres nuancent également l'idée d'une
situation géographique privilégiée pour la métropole, la29,60 %
proximité de Paris et son pouvoir d'attraction sur la
clientèle représentant alors un handicap.19,60 %
18,00 % 13,7 % des entreprises interrogées relèvent une absence
de clientèle suffisante dans la métropole lilloise jugeant
9,00 % la présence de sièges sociaux trop faible dans la région.
7,90 % Près de 9 % des établissements TIC déplorent
également une certaine appréhension des chefs
6,90 %
d'entreprises de la métropole vis-à-vis des technologies
de l'information. Enfin, 7,8 % des entreprises 6,30 %
interrogées citent, parmi les freins à leurs activités, la
mauvaise image persistante de la région du Nord - Pas-2,60 %
de-Calais, notamment quand elles souhaitent recourir à
Tissu économique dense/Dynamisme Région universitaire
une main-d'œuvre originaire d'autres régions.
Situation géographique Soutien aux NTIC
Pôle de distribution/VPC/Tertiaire Autres
Infrastructures techniques/Transport Pas d'atout Piste de recherche :
Une actualisation de cette enquête pour l'année 2003Source : "Les technologies de l'information et
est actuellement menée par la CCILM, en partenariatde la communication dans la métropole lilloise
Enquête sur l'offre locale" CCILM - Janv. Juillet 2002. avec la CRCI.zoom II
Formation et métiers des TIC
Profil des métiers TIC
Approche quantitative : des salariés plus jeunes et plus qualifiés
Une analyse par âge montre que les salariés de moins deLa filière des Technologies de l'Information et de la
25 ans sont relativement moins nombreux que dans lesCommunication est un secteur de pointe qui demande
autres activités. Leur entrée dans la vie active semble pluscréativité et maîtrise de techniques nouvelles. Ce secteur
tardive (graphique 014).en mutation se caractérise par une main-d'œuvre présen-
tant des spécificités.
014 - Les moins de 25 ans, moins nombreuxD'un point de vue structurel, à l'échelle des 19 premières
dans le secteur TIC. Répartition des salariésaires urbaines, on note une plus forte proportion de
par tranches d'âge dans l'aire urbaine de Lille.cadres, de professions intellectuelles supérieures, de
techniciens et autres professions intermédiaires que dans
l'ensemble des autres secteurs d'activité du secteur 25
Ensemble TIC
marchand. La part de chefs d'entreprises est légèrement
Autres activitésmoins importante. Les ouvriers et les employés sont 20
beaucoup moins présents. Cette observation varie selon les
activités des TIC. C'est dans le secteur des services immaté-
15
riels que se trouve logiquement la plus grande proportion de
cadres et de professions intermédiaires. En revanche, les
10
secteurs de l'édition et de l'imprimerie comme celui des
activités de fabrication comptent davantage d'ouvriers.
5
Si ces constats se vérifient globalement sur l'ensemble des
19 premières aires urbaines françaises, il faut cependant
0noter une moindre présence de cadres dans l'aire urbaine Moins de 18 de 21 de 26 de 31 de 36 de 41 de 46 de 51 de 56 de 61 Plus de
de 18 ans à 20 ans à 25 ans à 30 ans à 35 ans à 40 ans à 45 ans à 50 ans à 55 ans à 60 ans à 65 ans 65 ans
ou non de Lille (29,7 % contre 32,6 %) qui s'accompagne d'une
défini
plus grande part d'ouvriers et d'employés (20 % et 16,6 % Source :DADS 2000
contre 18,4 % et 15,1 %)(graphique 013). Si ce constat est
Dans l'ensemble des 19 premières aires urbaines, la partclassique pour la région Nord - Pas-de-Calais, il faut
des moins de 25 ans atteint 11,4 % contre 16,2 % danssouligner l'importance des secteurs de l'édition et de
l'ensemble des autres activités du champ ICS. Ceci peutl'imprimerie dans les activités TIC de l'aire urbaine de Lille .
en partie s'expliquer par une plus longue durée des
013 - Des cadres et des professions intermédiaires études, exigée par les spécificités techniques du secteur
plus présents. Répartition des salariés par catégories des TIC et par un apprentissage plus important. En revan-
socioprofessionnelles dans l'aire urbaine de Lille. che, les salariés âgés de plus de 25 ans et de moins de 40
ans sont plus représentés que dans l'ensemble des activi-35
tés : 53 % contre 46 %. Ce phénomène est plus marqué
dans l'aire urbaine de Lille, puisque cette part atteint30
respectivement 58 % et 47 %.
25
Entré dans une entreprise du secteur, le salarié semble
bénéficier de meilleures conditions contractuelles.En
20
effet, sur l'ensemble des 19 premières urbaines, 90 % des
11salariés des TIC travaillent à temps complet , alors qu'ils
15
ne sont que 73,2 % dans les autres secteurs d'activités du
champ ICS. Ce phénomène est à rapprocher du fait que la
10
proportion de femmes travaillant dans le secteur des TIC
est plus faible (39,7 %) que dans l'ensemble des autres
5
activités du champ ICS (43,5 %). Ce constat est encore
plus marqué sur l'aire urbaine de Lille puisque la part des
0
femmes travaillant dans les TIC n'atteint que 27,3 %.
Chefs Cadres Professions Employés Ouvriers
d'entreprises intermédiaires
Piste de recherche :Ensemble TIC
La stabilité de l'emploi TIC liée au niveau de qualification ?
Autres activités Source :DADS 2000zoom II
0000 0000 0000 0001
Approche qualitative des professions liées aux TIC : nouveaux métiers ou mutation
des métiers existants ?
Le secteur des TIC contribue au cycle de croissance et La notion de nouveaux métiers, à de rares exceptions
de créations d'emplois. L'intégration des TIC dans les près, semble donc excessive. Les métiers traditionnels
entreprises et les collectivités modifie très sensible- ont également été remodelés sous l'influence des TIC
ment les contenus des emplois, ce qui agit de fait sur notamment dans les activités telles que l'accueil, la
les organisations du travail. logistique, la gestion des ressources humaines ou la
Mais l'émergence de métiers totalement nouveaux est vente, domaines où la métropole se révèle particulière-
rare. La "net-économie" intègre des profils spécialisés et ment bien positionnée.
multidisciplinaires. La palette des métiers et des compé- La formation locale prend toute son importance.
tences est vaste (graphique 015). En effet, la diffusion Concernant les seules entreprises TIC, la région serait
des TIC entraîne généralement une redéfinition des ainsi la première source d'emplois (près de
métiers existants intégrant compétences TIC et non TIC. 84 % des salariés des entreprises sont issus du Nord - 9Pas-de-Calais d'après l'enquête menée par la CCILM
Les libellés varient d'une structure à une autre, rendant en 2002).
complexe leur identification. Différents nouveaux
métiers high-tech apparaissent dans les domaines 015 -Profil des emplois prévus par les
d'activité ci-dessous :
entreprises TIC de la métropole en
’ 12début d année 2002 .
• L'ingénierie des contenus : animateur de commu-
nautés virtuelles, formateur e-learning, documentaliste
32,7 %Internet, directeur d'éditions électroniques... Commercial
• L'information-communication basée sur la 25,0 % Développement informatique
conception de sites Internet et multimédia : chef de Autres10,7 %
8,7 % Infographisteproduit on-line, concepteur-devéloppeur d'applicatifs
multimédia... 6,1 % Administrateur réseaux
• Les transports intelligents et la logistique : 4,6 % Consultant
métiers représentatifs de la fonction logistique dans la 3,6 % Gestionnaire
nouvelle économie : superviseur de centre d'appels, 3,1 % Concepteur CAO/DAO
consultant en sécurité... 2,0 % Téléopérateur
2,0 % Formateur• Le commerce, c'est-à-dire la fonction vente de la
1,0 %nouvelle économie : chef de projet e-business, Ingénieur sécurité
responsable commerce électronique, référenceur, 0,5 % Ingénieur Télécom
webmarketer, trafic manager, e-manager, consultant
ERP...
• L'image numérique et audiovisuelle, l'industrie
graphique : concepteur de jeu, architecte objet,
infographiste...
• Les télécommunications : ingénieur réseaux, Source : "Les technologies de l'information et de la
consultant télécoms... communication dans la métropole lilloise - Enquête sur l'offre
locale" CCILM - Janv. Juillet 2002.
11On considère comme salarié à temps complet toute
personne travaillant de 80 % (non compris) à 100 % de la
durée légale du travail, qui peut varier d'une convention
collective à l'autre. Tout salarié non compris dans cette Pistes de recherche :
catégorie est considéré comme travaillant à temps non Comment mieux appréhender la dynamique d'émer-
complet.
gence de ces nouveaux métiers TIC ? Quelles sont
les compétences transversales nécessaires aux
12 Il convient d'analyser avec précaution les éléments men-
métiers liés aux TIC ?tionnés ici ainsi que dans le graphique suivant, consacré à
la difficulté pour les entreprises de trouver les compétences
recherchées. La majorité des réponses proviennent en
effet d'établissements interrogés entre les mois de janvier
à mars 2002. Depuis lors, la conjoncture globale dans les
nouvelles technologies s'est profondément modifiée, le
secteur ayant connu de fortes turbulences.Interview
Mairie de Marcq-en-Barœul - Ville Numérique
www.marcq-en-barœul.org
Interview de Bruno REYDET,
Directeur des Nouvelles Technologies à la Ville
de Marcq-en-Barœul.
Mairie de Marcq-en-Barœul - Ville Numérique 1) L'observ@toire : Pouvez-vous définir en quelques mots
les grands axes de développement des TIC au sein de la
1996 Ville depuis 1996 ?
* Démarrage Migration Bureautique sur stations P.C
en réseau Approche pragmatique, mesurée et proportionnée, pour
* Expérimentation d'un système monétique sur deux satisfaire des besoins clairement identifiés.
groupes scolaires Appropriation progressive des technologies T.I.C. par les
1997 agents, générant des nouvelles pratiques et des
* Evolution du système d'information nouveaux usages.
* Installation de la messagerie
1999
* Création d'un espace multimédia à la 2) L'observ@toire : Quel a été l'impact de l'intégration des
Bibliothèque Municipale T.I.C. sur les différents métiers au sein de votre Ville ?
2000
* Accès Internet haut débit La communication transversale entre services est en
2001 amélioration constante.
* Espace multimédia de la bibliothèque labellisé Une réactivité accrue aux demandes de la population est
Cyber Centre perceptible.
* Intranet
* Développement de travail coopératif avec d'autres 3) L'observ@toire : Disposez-vous d'indicateurs pour
collectivités mesurer ces impacts ?
2002
* Ouverture du site Internet de la Ville Des questionnaires sont envoyés périodiquement vers la
2003 population pour mesurer l'impact de l'action municipale.
* Lancement du projet Marcq-en-Barœul - Ville
Numérique