L'économie aquitaine début 2003 : croissance en baisse

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En 2002, l'économie française a sacrifié à l'attentisme. Le bilan aquitain reflète pour l'essentiel cette situation. L'industrie régionale perd des emplois dans tous ses grands secteurs. Toutefois, globalement, l'emploi salarié marchand continue de croître à un rythme mesuré. Le chômage aquitain progresse un peu. Les revenus agricoles baissent surtout dans les filières volailles, porcine et viticole. Le secteur de la construction résiste. Les transports, sensibles à la conjoncture, affichent des résultats très variables. Le commerce international enregistre un repli à l'exportation comme à l'importation. Malgré une météo peu favorable, la saison touristique 2002 a été moyenne. Les étrangers, début 2003, ont boudé la région. Pour 2003, un léger raffermissement de la croissance est attendu au second semestre.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
L’ÉCONOMIEAQUITAINE DÉBUT 2003 :
CROISSANCE EN BAISSE
En 2002, l’économie française
a sacrifié à l’attentisme.
Le bilan aquitain reflète
chand, y compris l’intérim, s’est accru de 0,5 % en glis-
pour l’essentiel cette situation. sement annuel, comparé à 0,4 % pour la France. En
2001, ces évolutions dans les secteurs concurrentielsL’industrie régionale perd des emplois
étaient nettement plus favorables, avec respectivement
dans tous ses grands secteurs. 1,8 % et 1,5 %.
L’emploi salarié marchand régional, hors intérim, pro-Toutefois, globalement, l’emploi salarié
gresse de 0,8 %.
marchand continue de croître
Le bilan par secteurs est cependant très contrasté. L’in-à un rythme mesuré.
dustrie perd des emplois en 2002, alors qu’elle en créait
Le chômage aquitain progresse un peu.
depuis quelques années. Les suppressions d’emploi dans
Mais le taux de chômage de la région l’industrie sont compensées par les créations intervenues
dans le tertiaire, même si le dynamisme de ce secteur estne dépasse plus le niveau national.
moins vif que les années précédentes. Le commerce
Les revenus agricoles baissent surtout dans gagne encore modérément des emplois. Les effectifs sala-
riés se stabilisent dans la construction, secteur porteur de-les filières volailles, porcine et viticole.
puis quatre ans en termes de création d’emplois. Le
Le secteur de la construction résiste.
secteur des services reste globalement créateur d’em-
Les transports, sensibles à la conjoncture, plois, malgré les suppressions intervenues dans les servi-
ces aux particuliers en 2002.affichent des résultats très variables.
Le commerce international enregistre L’emploi intérimaire, en recul depuis l’été 2001, mani-
feste une sensible reprise dans la région fin 2002. Leun repli à l’exportation
nombre de contrats de travail temporaire semble plus
comme à l’importation. élevé, mais il s’agit de contrats très courts pour faire face
1
aux pics d’activité .Malgré une météo peu favorable,
la saison touristique 2002 a été moyenne. Taux de chômage égal au national : 9,3 %
Les étrangers, début 2003,
En France, l’année 2002 se caractérise par une augmen-
ont boudé la région. tation du chômage qui s’est poursuivie en 2003.
Pour 2003, un léger raffermissement de la En Aquitaine, cette augmentation s’est faite à un rythme
modéré permettant la résorption de l’écart avec le ni-croissance est attendu au second semestre.
er
veau national. Au 1 trimestre 2003, le taux de chô-
2mage s’établit à 9,3 % en Aquitaine contre 9,2 % un an
auparavant.
L’Aquitaine n’a pas échappé à la décélération de la
croissance observée en 2002 au niveau national. Les En mai 2003, on dénombre 104 835 demandeurs d’em-
effets de la pollution liée au naufrage du “Prestige” en ploi aquitains de catégorie 1, soit 3,1 % de plus qu’un an
fin d’année ont constitué des éléments d’inquiétude auparavant. Les plus touchés par cette aggravation du
supplémentaires. chômage sont les hommes, plus souvent employés dans
l’industrie, et les jeunes. La progression du nombre de
Perte d’emplois dans l’industrie
jeunes au chômage reste toutefois nettement plus faible
La conjoncture de l’emploi est conforme à celle ob- dans la région qu’au niveau national : +2,9 % entre mars
servée au plan national. En 2002, l’emploi salarié mar- 2002 et mars 2003, contre 7,2 % au niveau national.INSEE 1 Source : Banque de France
2AQUITAINE Au sens du BIT, Bureau International du Travail
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 120
AOÛT 2003La région paraît ainsi moins sensible à la tique-spatial-défense, les grands groupes
Perte d’emplois industriels en 2002
edétérioration du marché du travail que la sont encore confrontés à des concentra- Indice base 100 au 4 trim.1996
Dernier point : T4-2002
128France. tions et restructurations qui vont affecter
Services
124 Constructiondes établissements régionaux.
Tous secteurs
120Vins, volailles et porcins : Commerce
Industrie
116Bonne tenue du bâtimentune année difficile
112
108Le revenu des agriculteurs aquitains est re- L’activité du secteur de la construction se
104redresse en 2002. La production de loge-parti à la baisse en 2002. En termes réels, le
100
ments neufs individuels ou collectifs resterésultat agricole net par actif salarié ou non
96
T4 T4 T4 T4 T4 T4 T4salarié se détériore en Aquitaine avec une dynamique. Les mises en chantier aug- 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
mentent de 2,4 %. L’amélioration sebaisse de 13,6 %. Au niveau national, la
Évolution de l'emploi salarié privé
confirme, début 2003, avec un rebond debaisse est contenue à 2,1 %, voire 3,7 % Aquitaine par secteurs
Source : Urssaf - traitement Insee23 % des mises en chantier. Les résultatspour les seuls exploitants agricoles. La si-
sont plus contrastés pour le non résiden-tuation diffère évidemment selon les sec-
tiel.teurs. Le secteur céréalier compense des
prix à la baisse par des volumes à la
La production industrielle s’essouffleL’activité des travaux publics est plus
hausse. Le ralentissement de l’activité dans
Solde des réponses CVS en %terne en fin d’année 2002, mais les chan- Dernier point : avril 2003la filière viticole girondine a des répercus- 40
tiers en cours devraient permettre un
sions sur les autres services associés de la stocks
maintien de l’activité à court terme. Les 20filière. Le secteur de l’élevage hors sol
grands projets en cours ou à plus long
(porcs et volailles) a vu ses revenus s’effon-
0terme, à l’image du grand contournement
drer suite notamment à la baisse des prix
de Bordeaux, permettent d’espérer une
-20 production récentedu porc. Au contraire, la filière bovine
conjoncture favorable.
semble, quant à elle, sortir de la crise. La fi-
-40
lière bois est affectée par les conséquen- Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan. Jan.Transports en demi-teinte 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03
ces de la tempête de 1999 et
Opinion des industriels français*Le ralentissement de l’activité écono-l’accumulation des stocks. Production et stocks
mique et la diminution des échanges in- Source : Insee - Enquête mensuelle de conjoncture
Le printemps 2003 est marqué par une si- ternationaux ont affecté le secteur des
tuation difficile dans le secteur viticole. transports en Aquitaine. Les évolutions de
Les chaleurs, les pluies orageuses et trafics réalisées par les ports de Bordeaux
même la grêle, ont occasionné des dégâts. et Bayonne sont en dessous de la
Prévisions modestes pour le PIB 2003
Les vergers de pommiers et de prunes moyenne observée dans des ports compa-
Dernier point : T1-2003d’Ente, le vignoble de Buzet et une partie 1,5 6rables. Le port de Bordeaux, dont le trafic
du vignoble girondin ont souffert de ces Variationavoisine les 9 millions de tonnes, a pâti de
1,0 4
annuelleconditions climatiques. la contraction des échanges. Le recul
0,5 2
s’établit à 3,9 %. Bayonne fait mieux avec
Résistance de l’aéronautique
0,0+0,4 %. 0
PrévisionsDans l’industrie, en l’absence d’indica-
-0,5 -2Les aéroports restent en 2002 sous le coup
Variation trimestrielleteurs de volume spécifiquement régio-
-1,0 -4des difficultés rencontrées dans le trans-
naux, une déclinaison plus fine de 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03
port aérien depuis fin 2001. Néanmoins,
l’emploi salarié permet quelques préci-
les lignes internationales proposées par Produit Intérieur Brut - France
sions. L’emploi industriel diminue tout au (aux prix de 1995)
les compagnies à bas coût dopent les pe-
Source : Insee comptes nationaux trimestriels,long de l’année 2002. Tous les grands sec-
cvs-cjo base 1995tits aéroports tels que Bergerac ou Pau,
teurs industriels perdent des emplois, y
lorsqu’elles se pérennisent dans de bon-
compris celui des biens d’équipement
nes conditions.
pour lequel on enregistrait encore une
évolution très positive en 2001. Ce sec-
Le cours de l’euro en hausseCommerce international déprimé
teur concentre presque le quart de l’em-
Moyenne mensuelle de l’euro en dollar
Dernier point : mai 2003ploi industriel régional. Il perd 0,3 % de ses Les échanges extérieurs accusent un repli 1,20
1,16emplois en 2002, alors que la progression deux fois plus marqué dans la région qu’au
1,12
observée l’année précédente atteignait niveau national. Exportations et importa-
1,08
3,4 %. L’aéronautique résiste et continue tions sont en baisse en 2002. Les résultats 1,04
1,00de créer des d’emplois, mais à un rythme du commerce extérieur se sont particuliè- Euro/dollar
0,96e
nettement ralenti (+0,5 % contre 3,8 % en rement dégradés au 4 trimestre 2002. Le 0,92
0,882001). Ce n’est pas suffisant pour compen- bilan est contrasté et différent de 2001. Les
0,84ser les pertes enregistrées dans les secteurs bons points à l’international viennent des
1999 2000 2001 2002 2003
des équipements mécaniques, électriques échanges de produits agroalimentaires.
Source : Banque de France
et électroniques. Dans le secteur aéronau- A contrario, les échanges de produits de
oN 120
AOÛT 2003
Jan.
Avr.
Juil.
Oct.
Jan.
Avr.
Juil
Oct.
Jan.
Avr.
Juil.
Oct..
Jan.
Avr.
Juil
Oct.
Jan.
Avr.La conjoncture nationale et internationale en 2002 et début 2003 *
2002, une croissance faible
La reprise attendue après le fort ralentissement de 2001 ne s’étant pas concrétisée, l’année 2002 a été marquée par une croissance faible :
1,2 % en moyenne annuelle. C’est la plus faible progression du produit intérieur brut (PIB) depuis 1996. L’environnement européen a été
décevant, en raison de la faiblesse particulière de la conjoncture allemande. De nouveaux chocs extérieurs (hausse du pétrole, chute des
bourses et, en fin d’année, hausse de l’euro) ont conforté l’attentisme des entrepreneurs. Dans ce contexte, la demande des ménages a as-
suré un socle à la croissance, car l’augmentation du pouvoir d’achat a encore été forte. La progression régulière du chômage, malgré une
augmentation certes très ralentie de l’emploi, est restée suffisamment lente pour ne pas modifier nettement le comportement des ménages.
Un contexte européen décevant
En 2002 le PIB de la zone euro n’a augmenté que de 0,8 %. Les espoirs que l’Europe prendrait le relais des États-Unis dont le rôle de loco-
motive mondiale semblait remis en cause, ont été fortement déçus. Les États-Unis ont connu en 2002 avec 2,4 % une croissance inférieure
à leur potentiel, mais leur performance est restée nettement supérieure à celle de la zone euro. La faiblesse de la européenne
trouve sa source dans le manque de ressort de la demande intérieure hors stocks qui n’a progressé que de 0,3 % en 2002. La politique éco-
nomique a été moins stimulante dans la zone euro qu’aux Etats-Unis. L’Allemagne, dont les évolutions influencent fortement les anticipa-
tions des entrepreneurs français, a connu une croissance particulièrement faible. Dans ce pays où le marché du travail a également souffert
d’une dégradation marquée, l’atonie de la demande des entreprises se conjugue à une stagnation de la consommation.
Une économie à deux régimes
Les fortes différences d’évolution entre les composantes de la demande trouvent un reflet dans une dichotomie entre les secteurs de l’éco-
nomie française. D’un côté, l’industrie et le commerce de gros subissent l’atonie des exportations et des investissements. De l’autre, le
commerce de détail, les services et, dans une moindre mesure, les activités liées au logement profitent de la poursuite de l’augmentation
de la consommation et assurent un socle à la croissance. La production des branches manufacturières ne progresse que de 0,6 %, alors que
la croissance de l’ensemble des branches atteint +1,6 %. Le clivage entre les secteurs se retrouve dans les évolutions de l’emploi. L’emploi
des secteurs marchands non agricoles augmente de 0,4 % en 2002. Ce chiffre recouvre une augmentation de 1,5 % dans le tertiaire, et
0,2 % dans la construction, et une baisse de 2,1 % dans l’industrie. Cette distinction est également visible sur l’évolution du chômage mas-
culin et féminin. L’augmentation du chômage touche principalement les hommes, plus frappés par la dégradation de l’emploi industriel.
Une inflation stabilisée
La comparaison de l’augmentation des prix en 2002 (+2,3 %) avec celle de 2001 (+1,4 %) est trompeuse. En fait, l’inflation sous-jacente
n’a que peu varié entre décembre 2001 (+2,0 %) et décembre 2002 (+1,8 %), montant à 2,2 % au premier semestre et déclinant au second.
L’impact du passage à l’euro sur l’évolution des prix a été faible (0,1 à 0,2 point), mais avec des effets contrastés selon les secteurs. Sur
l’année 2002, l’impact aurait été de 0,6 point à la hausse sur les prix des services, mais de 0,9 point à la baisse sur ceux des biens durables.
En dehors de l’effet lié à l’introduction de l’euro, trois éléments ont eu une influence haussière en 2002, dans un contexte de croissance
lente et de redressement progressif de l’euro plutôt favorable à la désinflation. C’est tout d’abord la forte hausse des prix des produits ali-
mentaires en début d’année pour des raisons climatiques. C’est ensuite la remontée des cours du pétrole. C’est enfin la progression rapide
des prix de certains services, avec notamment les augmentations des tarifs de santé et l’accélération des loyers.
2003, une phase de consolidation
Après un fléchissement à la fin 2002, la croissance française est redevenue positive au premier trimestre, grâce à la progression de la consom-
mation, principal soutien de l’activité depuis deux ans. Dans le même temps, l’attente du conflit irakien a généré un climat de forte incerti-
tude. La fin rapide des opérations militaires n’a permis qu’un redressement partiel des anticipations des entrepreneurs et des ménages.
Pour les entrepreneurs, la baisse d’activité des pays voisins et la progression rapide du taux de change de l’euro ont constitué de nouvelles
sources d’inquiétudes. Pour les ménages, la progression du chômage est restée une préoccupation forte, atténuée par le recul de l’inflation
lié à la détente des cours du pétrole. Simultanément, l’effet des hausses de pouvoir d’achat de la fin 2002 sur la consommation s’est réduit.
A la veille de l’été, l’environnement international de la zone euro restait peu porteur. Aux Etats-Unis, les signes attendus d’accélération de
la croissance apparaissaient encore ténus. La progression du PIB également modérée au Royaume-Uni. Dans la zone euro, la sta-
gnation de l’activité ressentie au premier trimestre devait se prolonger au second, au vu des dernières enquêtes de conjoncture.
Pour la deuxième moitié de l’année, les capacités de rebond apparaissent beaucoup plus significatives pour les Etats-Unis que pour la
zone euro. La politique budgétaire y est nettement contra-cyclique et la politique monétaire depuis longtemps accommodante. Le désen-
dettement des entreprises et l’ajustement de l’emploi y sont mieux engagés. Enfin l’évolution récente des taux de change est favorable à la
croissance à court terme aux Etats-Unis alors qu’elle pèse sur les anticipations des entrepreneurs européens. Dans ces conditions, la crois-
sance américaine accélérerait au second semestre, tout en restant en deçà de sa tendance à long terme.
En zone euro, la progression de l’activité resterait très modérée. L’’augmentation de la consommation est limitée par le contexte budgé-
taire et la poursuite de l’ajustement de l’emploi alors que le redressement de l’investissement demeure lent en raison de la modestie des
perspectives de la demande.
L’économie française connaîtrait au second semestre une évolution très proche de celle de la zone euro. La consommation progresserait
sur un rythme un peu supérieur à 1 %. Le glissement des prix avoisinerait en effet 1,5 % en décembre. Le dégel de l’investissement et une
contribution légèrement positive des stocks, mais négative des échanges extérieurs, favoriseraient la progression du PIB, à partir de l’été, à
un rythme proche de 1,5 % l’an. En moyenne annuelle, la croissance de 2003 serait ainsi de 0,8 %. Elle s’établirait à 0,5 % en zone euro.
L’emploi en France continuerait de stagner, entraînant une progression régulière du taux de chômage, jusqu’à 9,6 % en fin d’année.
Une poursuite éventuelle de la dépréciation du dollar constituerait une préoccupation, notamment au travers des risques qu’elle ferait
courir à l’économie allemande. A l’inverse, un aléa positif réside dans une amélioration rapide des anticipations dans la zone euro, sous
l’influence de la reprise américaine et de la baisse de taux opérée par la Banque Centrale Européenne, qui compenserait l’effet défavorable
à court terme des évolutions passées du change.
* Insee - Notes de conjoncture mars et juin 2003
oN 120
AOÛT 2003oN 120
AOÛT 2003
l’industrie manufacturière enregistrent reste le premier client de la région, passe partie, imputable à la diminution de la
une forte diminution (- 7,3 %). Le repli à au troisième rang des fournisseurs der- clientèle étrangère. La situation interna-
l’export est imputable notamment au sec- rière l’Espagne et l’Allemagne. tionale et la catastrophe du “Prestige” ont
er
teur des biens d’équipement (-21 %), et en Au 1 trimestre 2003, la situation à l’ex- pesé sur la demande touristique du début
particulier à l’aéronautique, à l‘émission port ne s’améliore pas en Aquitaine. d’année.
et à la transmission du son et de l’image.
Une saison touristique attendueL’aéronautique reste cependant le pre-
mier secteur à l’export, suivi par celui des La saison touristique 2002 a été moyenne Elisabeth NADEAU
boissons. en Aquitaine. Globalement le niveau de Rédaction achevée
le 8 juillet 2003fréquentation est resté proche de celui de
L’appréciation de l’euro face au dollar a 2001. La désaffection pour les zones tou-
sans doute pénalisé les exportateurs. De- ristiques littorales, en raison d’une météo
puis mars 2002, le cours de l’euro s’est en
défavorable, a été compensée par un af-
effet continûment apprécié, ce qui a pesé flux de touristes dans l‘intérieur.
sur la compétitivité des produits français.
Les échanges entre l’Aquitaine et les Début 2003, la chute observée du
États–Unis se sont contractés. Ce pays, qui nombre de nuitées dans l’hôtellerie est, en
Un taux régional égal au taux national
Taux de chômage par zone d’emploi
Nord-Est
de la Dordogne
Périgueux
Bordeaux-
Cubzacais TerrassonBordeaux- POUR EN SAVOIR PLUS...Médoc Libourne-Montpon-
Ste-Foy-la-Grande
Bordeaux-
Sarlat- “Note de conjoncture régionale” -
Zone-centrale Bergerac la-Canéda
Bordeaux- Insee - Le Dossier Insee Aquitaine
Entre-
Deux-Mers n° 44-août 2003 - 8,50€ (55,76 FF) .Bordeaux-
Arcachonnais
Villeneuve-Marmande-
Langon-Bazas- Casteljaloux sur-Lot- “Note de conjoncture” - Insee -
La Réole Fumel 3 numéros , 1 point conjoncturel et 1 sup-
Mont-de-Marsan- plément “Séries longues” - 32,01€ (210
AgenHaute-Lande Aquitaine : 9,3 % FF) par an.
France : 9,3 %
“Note de conjoncture internationale” -
Dax
Mont-de-Marsan- Insee - Direction de la Prévision - 2 nu-
Est-des-Landes
méros et 2 points conjoncturels -
Sud-des-
Taux de chômage (%)Landes 24,39€ (160 FF) par an.
fin mars 2003
“Informations rapides” - Insee -Lacq-Orthez
Bayonne-Pyrénées
6,6 à 8,0 350 numéros - 266,79€ (1 750 FF) par an.
Pau
8,1 à 8,9
“Tableau de bord hebdomadaire” -
Oloron-Mauléon 9,0 à 9,6
Insee - 50 numéros et 1 supplément “Sé-
9,7 à 10,4
ries longues” - 228,67€ (1 500 FF) par an.
© INSEE-IGN 2003
Source : Insee Site internet : www.insee.fr
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