La consommation stimule la croissance et l'emploi

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En l'an 2000 les revenus ont continué à augmenter, qu'ils s'agissent de revenus sociaux ou de revenus d'activité. La consommation a bénéficié de cette conjoncture, aux dépens de l'épargne qui a ralenti sa progression. Le secteur productif a, dans son ensemble, bien profité de ce dynamisme . Cependant, dans ce contexte d'activité soutenue, les entreprises n'ont pas totalement maintenu leur part de marché, les importations croissant plus vite que la production locale. L'emploi bénéficie largement tant en quantité qu'en qualité, de cette croissance économique. le chômage et la part d'emploi précaire s'inscrivent à la baisse.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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éco nomie
Bi lan de l’an 2000
La consom ma tion sti mule
En l’an 2000 les reve nus ont conti nué à aug men ter, qu’ils
s’agis sent de reve nus sociaux ou de reve nus d’acti vi té. LaBouclage macro-économique
consom ma tion a béné fi cié de cette conjonc ture, aux dépens deet multiplicateur keynésien
l’épargne qui a ralen ti sa progr ession. Le sec teur pro duc tif a,
Nous tentons ci-après de décrire le
dans son ensemble, bien pro fi té de ce dyna misme. Cepen dant,bouclage macro-économique mis en
exergue dans notre bilan. dans ce contexte d’acti vi té sou tenue, les entre pri ses n’ont pas
La hausse initiale des revenus des tota le ment main te nu leur part de mar ché, les impor ta tions
ménages crée une hausse de la crois sant plus vite que la pro duc tion locale. L’emploi béné ficieconsommation et de l’investissement
en logement. Ceux-ci génèrent une lar ge ment tant en quan ti té qu’en qua li té, de cette crois sance
hausse de la demande intérieure. En éco no mique. Le chô mage et la part d’emploi pré caire s’ins cri vent
régime de prix stabilisé et de change
à la baisse.fixe, les échanges étant
principalement réalisés avec la
métropole, les importations et la es reve nus des ména ges ali men - crit les besoins en main d’œuvre du mar -production locale augmentent alors tent la majeure partie de la ché de l’emploi. Les mas ses sala ria lesen volume. Ldemande de biens de consom ma - ver sées par les entre pri ses affi liées à
Cette poussée de la production locale tion et d’équi pe ment et cons ti tuent de ce l’ASSEDIC (sec teur essen tiel le ment pri -engendre une demande
fait le prin ci pal moteur de l’acti vi té éco - vé) pro gres sent de 6,3 % en 2000. Cettesupplémentaire de travail et de
no mique. Les quatre prin ci paux types de pro gres sion est com pa rable à cel les descapital. Le supplément de demande
reve nus sont, par ordre d’impor tancede capital se traduit par une hausse deux années anté rieu res puis qu’elle
de l’investissement productif. Le décrois sante, les pres ta tions socia les en s’éle vait à 6,7 % en 1999 et à 6,1 % en
supplément de demande de travail se -espè ces, les mas ses sala ria les net tes ver 1998. Les salai res étant concen trés sur le
traduit par l’embauche de personnel sées par le sec teur pri vé, cel les qui sont bas de l’échelle, l’aug men ta tion assezdans un marché du travail dominé par -ver sées par les admi nis tra tions et les res impor tante du SMIC (+ 3,8% ), par ti cipe le chômage et où les salaires sont
sour ces des pro fes sions non sala riées.largement dictés par l’extérieur. à cette hausse de la masse sala riale du
sec teur pri vé. La pro gres sion sen sible de Le revenu de l’ensemble des ménages
La crois sance des reve nus l’emploi au sein des entre pri ses de plusaugmente en conséquence et relance
le processus. Ce phénomène peut se de 9 sala riés recen sées par l’ASSEDICse pour suit en 2000
réitérer à chaque période et donner (+ 6,4 %) y con tribue aus si. La hausse a
naissance à ce que les économistes été beau coup plus limitée (+ 1,4 %) auLa pro gres sion du reve nu des ména gesappellent le multiplicateur keynésien. sein des entre pri ses arti sa na les incri tesréu nion nais s’est pour suivie et les trois
Cette description est très simplifiée. au réper toire des métiers.prin ci pa les sour ces de reve nus ont pro -Des phénomènes tels que le taux
gres sé en 2000 à des ryth mes voi sins ded’utilisation des capacités de Les salai res ver sés par le Tré sor aux
ceux de 1999. Cepen dant, pour l’anproduction, la fiscalité, les variations agents de l’Etat ont éga le ment pour sui vi
de stocks ou encore la dépense 2000, ce sont les salai res du pri vé, et leur pro gres sion. Elle a été de 5,1 % en
publique viennent atténuer ou non le mon tant des pres ta tions socia les
exacerber l’effet multiplicateur. ver sées en espè ces, qui connais sent la
plus forte pro gres sion.
Les pres ta tions socia les en espè ces ont
aug men té de 4,5 % en 2000, ce qui
cons titue un ralen tis se ment de leur pro -
gres sion puisque celle-ci était supé rieure
à 5 % depuis 1996. Le reve nu mini mum
d’inser tion a moins aug men té que
l’ensemble des pres ta tions socia les en
espè ces. Cela réduit l’impor tance de la
part des reve nus sociaux dans
l’ensemble des reve nus. En effet, la très
nette hausse des mon tants ver sés en
1999 au titre du RMI (19 %) avait joué
un rôle déter mi nant dans la pro gres sion En 2000 la masse sa la riale du
des reve nus sociaux de l’année passée. sec teur pri vé a plus aug men té
que celle de l’ad mi nis tra tionL’évo lu tion des reve nus du sec teur pri vé d’Etat. Les pres ta tions so cia les
-reflète une partie de la conjonc ture éco aug mentent moins que les an nées
pré cé den tes.no mique du moment puis qu’elle trans -
2économie
la crois sance et l’em ploi
Ce dyna misme de la consom ma tion est (- 0,5 %). Ce choix des ména ges cons titue
confir mé par celui des impor ta tions qui un trans fert vers des types d’épargne
ont pro gres sé de 12,6 % en 2000, contre plus actifs mais aus si plus ris qués et
3,3 % en 1999. Ces impor ta tions sup plé - moins liquides. En ce sens, la logique
men tai res répon dent à un besoin en d’épargne des ména ges en 2000 s’est
biens de consom ma tion non pro duits orientée vers une optique “à terme” et
peut indi quer une meil leure confianceloca le ment ou en quan ti tés infé rieu res
aux besoins du mar ché. Plus spé ci fi que - dans le futur. Orien ta tion que confirme
le ralen tis se ment de l’épargne des ména -ment, les impor ta tions de l’ensemble des
ges en géné ral au pro fit, impli cite, debiens de consom ma tion ont pro gres sé au
leur consom ma tion.rythme éle vé de 9 %, mal gré l’atonie du
sec teur auto mo bile dont la hausse a été L’épargne des ména ges repré sente une
beau coup moins impor tante qu’en 1999 part pré pon dé rante des dépôts ban cai res
(1,1 % contre 5,9 % en 1999). avec près de 63 % de l’ensemble des
fonds dépo sés dans les ban ques réu nion -
Ralen tis se ment et nai ses en 2000. De ce fait, les ména ges
peu vent être consi dé rés comme le pre -restructuration
mier inves tis seur de l’île avec 60 % des
des actifs financiers pla ce ments à court terme et près de
Une ac calmie sur les dé pôts à
80 % de l’épargne à long terme.vue, au bé né fice de l’épargne à Au 31 décembre 2000, les actifs finan -terme. Un indi ca teur illustre, plus spé ci fi que -ciers s’éle vaient à 5,6 mil liards d’euros,
ment, les res sour ces inves ties loca le ment en pro gres sion de 5,1 % sur douze mois,
par les ména ges. Il s’agit de l’évo lu tion-soit un rythme réduit de moi tié par rap 2000 soit un point de moins qu’en 1999 des cré dits à l’habi tat qui pro fi tent auxport à 1999 (10,8 %). L’évo lu tion estet une pro gres sion com pa rable à celle de entre pri ses loca les de BTP. Ce type deéga le ment à la baisse en métro pole1998 (4,4 %). Cepen dant cette hausse ne cré dit, enre gistre une pro gres sion très(2,5 % contre 4,2 % en 1999).s’est pas accom pagnée de crois sance impor tante de 10,3 % en 2000, en retrait
(1)d’effec tifs. Les effec tifs des col lec ti vi - Cependant, le mon tant de l’épargne des cepen dant par rap port à l’année pré cé -
tés ter ri to ria les ont ten dance à décroître ména ges continue de croître à un rythme dente (+ 12 %).
depuis le début de la décennie. Ces col - sou te nu et supé rieur à la pro gres sion de
Glo ba le ment, pour l’ensemble des actifslec ti vi tés conti nuent de béné fi cier de la leurs reve nus. En 2000, ce mon tant a
finan ciers, l’année 2000 marque un netbat terie d’emplois aidés des ti nés au sec - pro gres sé de 7,5 %, une crois sance infé -
flé chis se ment de l’évo lu tion des dépôtsteur non-mar chand, notam ment des CES. rieure à celle de 1999 (+ 8,7 %), mais à vue puisque ceux-ci n’ont pro gres séNéan moins, la baisse impor tante du com pa rable à celle de 1998 (+ 7,7 %).
que de 8 %, un rythme proche du niveau nombre de ces con trats a dû peser sur la
natio nal. En 1999, pour l’ensemble desNéan moins, si on dis tingue les dif fé rents masse sala riale de ce sec teur.
(3)agents éco no mi ques , les dépôts à vuetypes d’épargne utilisés par les ména ges,
avaient pro gres sé de 16,7 % à La Réu -les évo lu tions sont beau coup plus mar -
nion, évo lu tion bien plus marquée quequées. Les dépôts à vue ont connu uneAccé lé ra tion de la
pour l’ensemble des dépôts fran çaishausse bien moins impor tante en 2000consom ma tion (10,9 %) ou même pour l’ensemble de la (+ 8,7 %), après une année excep tion -
zone euro (9,7 %). nelle en 1999 (+ 18,8 %). L’accrois se -
La forte pro gres sion des reve nus des ment des autres types d’épargne se Il en va de même pour l’épargne à longména ges se tra duit par une hausse de réduit de façon moins radi cale (9,1 % en terme dont la crois sance a for te ment2000 pour les pla ce ments à long termeleur consom ma tion.
chu té en 2000, pas sant à 2,4 % contrecontre 12,7 % en 1999) ou bien même
10,7 % en 1999. Cette chute s’expliqueLa consom ma tion des ména ges joue un pro gres sent dans le cas des pla ce ments à
par un trans fert de fonds excep tion nelrôle éco no mique déter mi nant dans la court terme puisque la hausse de 4,9 %
réa li sé par un inves tis seur ins ti tu tionnelmesure où elle forme une grande partie en 2000 suc cède à une baisse en 1999
(2).de la demande inté rieure Les cré dits à
la consom ma tion conti nuent de pro gres -
(1) Esti m a tion réa lisée à par tir des ‘mou ve ments de paie’ en re gis trés pas le Tré sor, au nombre ser à un rythme sou te nu (se main te nant
de 30 735 en 1999 et de 30 770 en 2000.-au-des sus de la barre des 10 %) et com
(2) La de mande in té rieure, cor res pond au pro duit in té rieur brut, plus les im por ta tions, moinspa rable à celui de 1999. La TVA col -
les expor ta tions.lectée reflète aussi une forte hausse de la
consom ma tion en 2000 que l’on peut (3) Les quatre ca té go ries d’agents éco no mi ques que l’on peut dis tin guer sont (par ordre d’im -
por tance dé crois sante en terme de dé pôts ban cai res) : les par ti cu liers, les en tre pre neurs in di vi esti mer à 5,3 % après la rela tive -
duels, les so cié tés non fi nan ciè res et les au tres agents et clien tè les di ver ses.accalmie enre gistrée en 1999 (+ 2 %).
3éco nomie
liè re ment bas tan dis que les créa tionsen fin d’année (repré sen tant près de 6 %
enre gis trent une crois sance modéréedes fonds pré sents en début d’année). En
(+ 3 %), proche du niveau de 1999. Cesrevanche, les pla ce ments liqui des ou à
-chif fres déno tent le bon cli mat éco no court terme n’accu sent qu’une faible
mique de l’île en 2000 et inci tent lesbaisse de leur pro gres sion avec 5,5 % de
entre pre neurs locaux à envi sa ger l’ave -hausse en 2000 contre 6,8 % en 1999.
nir de façon plus sereine dans la mesureL’évo lu tion des pla ce ments à terme
où les entre pri ses, même fra gi les, ont-illustre le ralen tis se ment des inves tis se
plus de faci li té à se main te nir dans lements réu nion nais.
pro ces sus éco no mique.
En terme de com merce exté rieur, l’anDes entre pri ses dopées
2000 a été assez mou ve men té. Le défi cit par la consom ma tion de la balance com mer ciale réu nion naise
continue de s’accroître, pas sant de 14,6La hausse de la consom ma tion et de à 16,4 mil liards de francs (+ 12 %).l ’inves tis se ment a béné fi cié à l’ensemble
Mais ces chif fres recou vrent une réa li tédu sec teur pro duc tif. Le parc d’entre pri -
net te ment plus encou ra geante car ilses loca les ain si que le chiffre d’affai res
existe un dif fé ren tiel de crois sanceréa li sé par ces entre pri ses ont crû de Outre les car bu rants on a beau -impor tant en faveur des expor ta tions. En façon impor tante. Cepen dant les entre - coup im por té d’équipements
-effet, alors que les impor ta tions ont pro élec tri ques et élec tro ni ques.pri ses n’ont pas entiè re ment fait face à la gres sé de 12,5 % en 2000, les expor ta -hausse de la consom ma tion et leurs parts
tions ont crû de 17,5 %, per met tant ain si 14,2 %). Cette pro gres sion est prin ci pa de mar ché ont légè re ment cédé la place -
au taux de cou ver ture réu nion nais de le ment due à une cam pagne de pêcheaux impor ta tions. pas ser de 8 à 8,3 % en 2000. Et lorsque excep tion nel le ment bonne, notam ment
Le chiffre d’affai res sou mis à la TVA, l’on fait abs trac tion de la hausse grâce à une mise en valeur accrue des
conjonc tu relle des impor ta tions de com -fait appa raître une pro gres sion de 5,3 % zones de pêche aus tra les dont les pri ses
de l’acti vi té éco no mique en valeur. bus ti bles et car bu rants (+ 82 %) subie en ont pro gres sé de 60 %. L’impact sur les2000, suite à l’explo sion du prix du baril L’infla tion (hors tabac) se situant à un expor ta tions de “pro duits de la pêche” a
(4)de brent , le taux de cou ver ture localniveau de 1,9 %, on peut esti mer que le -été impor tant puisque cel les-ci ont pro
volume de l’acti vi té éco no mique sou mis pro gresse de 8,4 % à 9 %. -gres sé de près de 70 % (272 MF expor
à la TVA s’est accru de l’ordre de 3,4 %. tés en 2000 contre 161 MF en 1999).La prin ci pale source de reve nus àCette esti ma tion, qui reste entachée d’un
l’expor ta tion de La Réu nion est cons -cer tain nombre d’impré ci sions, n’en tituée des pro duits agri co les ou issus de Une dyna mique quidénote pas moins une nette pro gres sion l’industrie agroa li men taire (70 % de pro fite à l’emploide l’acti vi té éco no mique pour l’année -l’ensemble des expor ta tions), notam 2000.
ment ceux liés à la pro duc tion de canne
L’emploi, défi majeur sur l’île, béné ficie à sucre. Mais la pro duc tion de canne deLe dyna misme du sec teur pro duc tif est aus si lar ge ment de cette dyna mique et la l’année 2000 n’explique pas l’impor éga le ment illus tré par la démo graphie - crois sance enre gistrée en 2000 peut ain si tante pro gres sion enre gistrée par lesdes entre pri ses. Le nombre d’entre pri ses être qua lifiée de riche en emploisexpor ta tions de pro duits ali men tai res. La -appar te nant au champ Industrie-Com
merce-Ser vi ces (ICS) a crû de 6 % en récolte a été médiocre avec 1 820 000 Dans les entre pri ses de plus de 9 sala riés
ton nes de canne contre 1 930 000 pour2000 et tous les sec teurs sont concer nés du champ cou vert par l’ASSEDIC (près
par cette hausse, à l’excep tion des trans - l’année pré cé dente (- 6 %) même si le des deux tiers de l’emploi sala rié des
taux de richesse a connu une pro gres sion ports. Le nombre de dis pa ri tions d’entre - entre pri ses), l’accrois se ment des effec -
de 0,1 point (pas sant de 14,1 % àpri ses se main tient à un niveau par ti cu - tifs atteint 6,4 % (si on fait excep tion de
200 CES embau chés en fin d’année par
l’ONF qui amplifient arti fi ciel le ment laDe man deurs d’em ploi en re gis trés
-hausse enre gistrée par le sec teur pri
maire). Le recru te ment des agents de99/98 00/991998 1999 2000
% % l’Etat, indé pen dant de la conjonc ture est
res té stable au cours de l’année 2000.
Deman deur d’emploi au 31/12 95 769 94 921 91 999 -0,9 -3,1
dont : Con sé cu ti ve ment, on observe que le
- fem mes 42 843 42 142 40 708 -1,6 -3,4
nombre de chô meurs de caté gorie 1 ins -
- moins de 25 ans 21 723 21 331 20 568 -1,8 -3,6
crits à l’ANPE continue de décroître - ins crits depuis plus d’un an 45 653 44 724 40 510 -2,0 -9,4
(- 3,1 % en 2000). Cette baisse, amorcée
Chô meurs indem ni sés au 31/12 48 388 48 959 50 435 1,2 3,0
-en 1998, a même connu une légère accé dont :
- régime d’assu rance 36 715 35 916 37 329 -2,2 3,9 lé ra tion au point que la situa tion, en
- soli da ri té 10 931 12 212 12 625 11,7 3,4 terme de nombre de deman deurs
Béné fi ciai res du RMI 54 153 60 347 61 122 11,4 1,3
(4) Entre août 1999 et août 2000 le ba ril deSource : ANPE.
brent est pas sé de 12$ à 30$ !
4économie
Prin ci pa les ai des à l’em ploi Quel ques pers pec ti ves
Nombre de con trats pas sés 1998 1999 2000 00/99 %
Pour les pro chai nes années, la Région,
9 424 10 003 9 809 - 1,9SECTEUR MARCHAND l’Etat et le Con seil euro péen ont pré vu
dont : des mesu res d’aide au déve lop pe ment.2 008 1 917 1 345 - 29,8
Exo né ra tions à l’embauche Les fonds struc tu rels euro péens, et le3 944 4 370 4 587 5,0
Con trats en alter nance con trat de plan Etat-Région se don nent3 161 3 300 3 512 6,4
Con trats d’accès à l’emploi (CAE) pour but de com pen ser l’encla ve ment311 416 365 -12,3
Aides à la créa tion d’entre prise (ACCRE)
et d’amé lio rer la com pé ti ti vi té de
l’éco nomie réu nion naise. Entre 2000 et
SECTEUR NON MARCHAND 44 276 48 610 41 550 -14,5 2006 ce sont envi ron 15 mil liards de
dont :
francs d’inves tis se ments qui peu vent Con trats emploi soli da ri té (CES) 27 818 31 874 28 221 -11,5
ain si être réa li sés, soit envi ron 3 000
Con trats emploi conso li dé (CEC) 3 066 4 415 3 902 -11,6
francs par an et par Réu nion nais. De
Con trats d’inser tion par l’acti vi té (CIA) 10 199 9 681 8 232 -15,0
plus la loi d’orien ta tion de l’Outre mer trats emploi jeune (CEJ) 3 193 2 640 1 195 -54,7
(LOOM), en allé geant les char ges des
entre pri ses, donne les moyens àSource : DDTEFP.
cel les-ci d’amé lio rer leur com pé ti ti vi té
éco no mique.
-d’emploi, se rap proche en fin d’année de aides à l’emploi des ti nées au sec teur pri Par ail leurs le bas cu le ment des eaux
celle observée en 1996. Tou tes les caté - vé et le nombre de con trats aidés n’y a peut main te nant pro duire ses effets
avec l’exploi ta tion des ter res irri guées.go ries de chô meurs ont béné fi cié de dimi nué que de 1,9 %. Glo ba le ment la
La ren ta bi li té de la cul ture et decette ten dance et cer tai nes caté go ries, ten dance est à la dimi nu tion des emplois
l’industrie sucrière devrait s’en trou verco nsi dé rées comme sen si bles car éloignée aidés et pré cai res, ce qui dénote un cer -
amé liorée .Quant aux consé quen ces de depuis un cer tain temps de la vie active, tain assai nis se ment du mar ché de la mise en place de l’euro, autant sur la
ont même connu une baisse impor tante. l’emploi. consom ma tion que sur les échan ges,
C’est le cas des chô meurs de longue elles res tent un point d’inter ro ga tionCes inflexions posi ti ves concer nantdurée (au chô mage depuis plus d’un an) sur l’année 2002.l’emploi peu vent néan moins être tem pé -dont le nombre a dimi nué de près de
rées par le fait que le nombre de per son -10 %.
nes véri ta ble ment à l’écart du mar ché du
Paral lè le ment, le nombre de con trats tra vail a conti nué de croître en 2000. En Lexiqueaidés a dimi nué, de même que celui des effet, le nombre de béné fi ciaires du RMI
con trats à durée déter minée (CDD). a conti nué d’aug men ter ain si que le
Le Champ Industrie-Com merce-Cette ten dance a été très sen sible dans le nombre de béné fi ciai res des allo ca tions
Ser vi ces (ICS) est plus restreint quesec teur non-mar chand où la dimi nu tion chô mage du régime de soli da ri té.
celui observé dans le répertoiredu nombre de con trats pas sés a atteint Cepen dant la crois sance du nombre de
SIRENE. Il ne couvre pas les secteurs
14,5 %. Tous les types de con trat ont été RMis tes n’a été que de 1,3 %, infé rieure primaire et financier. En sont
tou chés, le nombre de Con trats Emploi à l’accrois se ment annuel de la popu la - également exclus, les établissements
Jeune (CEJ) ayant même dimi nué de tion de l’île et bien en retrait de la pro - relevant du secteur public ou
plus de 50 %. Les mesu res de res tric - gres sion de 11,4 % enre gistrée en 1999. d’organismes privés (associations), ainsi
tions ont été moins sévè res pour les Cela vaut éga le ment, mais dans une que certaines sociétés civiles.
-moindre mesure, pour le régime de soli Taux de cou ver ture : Il s’agit du
da ri té des allo ca tions de chô mage dont rap port entre la valeur des expor ta tions
la pro gres sion a été net te ment moins et celle des impor ta tions.
forte en 2000 (3,4 %) qu’en 1999 Chô meur de caté gorie 1 : L’ANPE
(11,7 %). comp ta bi lise en caté gorie 1 les
deman deurs actuel le ment sans emploi,
La conjonc ture éco no mique de l’année immé dia te ment dis po ni bles, à la
2000 a donc été glo ba le ment favo rable à recherche d’un emploi à durée
La Réu nion mal gré une infla tion supé - indé ter minée et à temps plein. Ils sont
rieure à celle des deux années pré cé den - tenus d’accom plir des actes posi tifs de
recherche d’emploi.tes. L’évo lu tion des prix à La Réu nion
semble main te nant lar ge ment liée à
l’infla tion métro po li taine. A terme
l’évolution des prix pour rait mettre en
péril la conjonc ture actuelle en péna li - Les auteurs
sant une pro gres sion de la consom ma -
tion qui appa raît actuel le ment comme un g Jean-Baptiste HERBET est responsable
moteur impor tant de la crois sance. n du service des études et de la diffusion
à la direction régionale de l’INSEE.
Jean-Bap tiste HERBET
et Ana tole NEF Anatole NEF est volontaire à l’aidegLes en tre pri ses de plus de 9 sa la-
technique à la direction régionale deriés ont créé plus de 4 000 em -
l’INSEE.plois sup plé men tai res soit une
crois sance de 6,4 %.
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