La création d'entreprise en Picardie : moindre renouvellement des entreprises mais survie supérieure à la moyenne

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En Picardie comme au niveau national, les créations d'entreprises ont fortement progressé en 2003 : 9%. Cet essor est principalement le fait des créations d'entreprises nouvelles. Comme dans les autres régions autour de l'Ile-de-France et dans celles du Nord-Est, les créations nouvelles sont moins fréquentes qu'en moyenne : 64,8% du total des créations contre 67,8% en moyenne. Ce moindre renouvellement des entreprises vient de la structure du système productif où les unités industrielles et celles de grande taille qui font plus souvent l'objet de reprises, sont davantage représentées. Plus des deux tiers des entreprises créées existent encore trois ans après, ce résultat est supérieur à la moyenne nationale. Le profil du créateur joue un rôle important dans la survie des entreprises, surtout le niveau de diplôme. La propension à créer une entreprise est moins répandue qu'en moyenne mais les projets sont plus grands et davantages aidés.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°135  2004 La création d’entreprise en Picardie : moindre renouvellement des entreprises mais survie supérieure à la moyenne En Picardie comme au niveau national, les créations d’entreprises ont fortement progressé en 2003 : 9 %. Cet essor est principalement le fait des créations d’entreprises nouvelles. Comme dans les autres régions autour de l’ÎledeFrance et dans celles du NordEst, les créations nouvelles sont moins fréquentes qu’en moyenne : 64,8 % du total des créations contre 67,8 % en moyenne. Ce moindre renouvellement des entreprises vient de la structure du système productif où les unités industrielles et celles de grande taille qui font plus souvent l’objet de reprises, sont davantage représentées. Plus des deux tiers des entreprises créées existent encore trois ans après, ce résultat est supérieur à la moyenne nationale. Le profil du créateur joue un rôle important dans la survie des entreprises, surtout le niveau de diplôme. La propension à créer une entreprise est moins répandue qu’en moyenne mais les projets sont plus grands et davantage aidés. Ces résultats ont été obtenus à partir de l’analyse de la démographie d’entrepris et de l’enquête SINE (cf encadré), exploitée en partenariat avec le Conseil n Picardie, comme dans toutes                  les régions à l’exception de la           meEnt progressé en 2003 : 9,0 % (8,7%      Corse, les créations ont forte    pour la France métropolitaine). Ainsi   5197 créations ont été dénombrées en 2003 dont 3 366 correspondent à 1 des entreprises nouvelles, 880 à des 2  reprises et 951 à des réactivations .  Les résultats disponibles pour le  premier semestre 2004 confirment ce rebond même s’il est plus modéré en  Picardie qu’ au niveau national : avec  1 Création pure ou entreprise nouvelle:            une création est dite pure si l’activité exercée ne constitue pas la poursuite d’une activité de  %en moyenne natio même type exercée antérieurement au même endroit par une même entreprise.a e et de 14,0 % en Picardie. Au pre 2 La réactivation estle fait pour une entremier trimestre 2004, parmi les 1 437 003, prise qui avait cessé son activité de la repren  onal.entreprises créées en Picardie, on dre. Ce mouvement concerne principalement  ainest principalement le faitcomptait 937 entreprises nouvelles, les personnes physiques: artisans, commer des créations d’entreprises nouvelles: soitun gain de 12,2 % par rapport au çants, professions libérales. Il correspond no tamment aux activités saisonnières.entre 2002 et 2003, cellesci se sontpremier trimestre 2003. Le nombre de
réactivations progresse régulièrementpremier trimestre 2004, la part     en Picardie (+9,1 %entre 2002 et 2003,de la Picardie était de 1,7 %.       + 6 % entre le premier trimestre 2003 etEn Picardie comme dans les 45   6        le premier trimestre 2004). Celui des reautres régions entourant l’Île     3 prises acontinué de diminuer en 2003,deFrance, les créations sont     avec une baisse de 6,9 % en Picardie.moins nombreuses qu’en 1 $ $$" Toutefois, il s’est redressé au premier trimoyenne, et concernent moins 2$  1 mestre 2004, dépassant de 7% celui dusouvent des créations nouvel ,$ ".&$ #$$ premier trimestre 2003.les. Le taux de création d’en 1 % (  4( Dans le contexte d’une croissanceen 2003 de 10,2%treprise était ,& économique limitée en 2003, la netteen Picardie contre 12,0 % en 0 " .$ poussée des créations d’entrepriseFrance métropolitaine."   %,&& s’explique largement par les évolutionsAu vu de cet indicateur, la e 45  $ du dispositif institutionnel (cf encadré).Picardie se place au 17rang ". %  ! '.)$( Avec la dégradation du marché de l’emdes régions métropolitaines, (& ploi, il est en outre vraisemblable quesuivie seulement par l’Auver 3 davantage de chômeurs ont créé unegne, le Limousin, la Bourgogne3 (- /$ %&$ $($ entreprise. En 2002, parmi les créateurset la ChampagneArdenne. Un0 ' ") *(+ d’entreprise, 33,9 % étaient auparavantautre indicateur du dynamisme " au chômage en Picardie, et 34,4 % ende la création est le nombre de moyenne nationale.créations pures pour 10000 habitants. La Picardie est en Malgré une forte repriseComme dans les autres régions, le2003 à l’avant dernier rang pour cet in en 2003, la créationmoindre renouvellement du tissu desdicateur, juste avant le Nord  Pasde Calais :alors qu’en France métropolientreprises est lié aux structures terri d’entreprise en Picardie taine on compte 34 créations pures pourtoriales et productives.L’appareil pro comble difficilement son retard 10 000 habitants, on n’en compte queductif de Picardie est marqué par l’im En dépit de ce rattrapage depuis le18 en Picardie. Ceci se traduit par unportance de l’industrie et par la pré début de l’année 2003, le retard de lamoindre renouvellement du tissu prosence d’établissements de grande taille. création d’entreprise en Picardie resteductif : au premier janvier 2003, 33,1 %À l’opposé des régions du sud, la ré plus accusé qu’au début des annéesdes entreprises picardes avaient étégion est moins tournée vers le tertiaire 1990. crééesou réactivées depuis moins deet les petits établissements. Ensuite, le En Picardie comme dans l’ensemblecinq ans, contre 35,4% de celles de promoindre renouvellement des entrepri de la France, le nombre de créationsvince ou 35,7 % en moyenne nationale.ses en Picardie s’explique par l’impor d’entreprise a reculé dans les annéesComme dans les autres régions entoutance de l’espace rural. Les créations 1990, puis connu une vive remontée àrant l’ÎledeFrance ou dans celles dusont en effet plus nombreuses dans les partir de 2003. La baisse a cependantNordEst, les créations nouvelles et lesvilles qui sont davantage tournées vers été bien plus marquée dans la région :réactivations d’entreprise sont moins fréle secteur tertiaire. de 1990 à 2002, les créations ont chutéquentes qu’en moyenne ; en effet, ces de 26 % en Picardie au lieu de 11 % endeux types de mouvement sont avant Plus de reprises d’entreprises moyenne. Aussi, en dépit du regain detout le fait de petites unités principale 2003, la région ne représente plus quement tertiaires, particulièrement concenqu’en moyenne nationale 1,8 %des créations de France métropotrées en ÎledeFrance et dans les ré En revanche, les reprises d’entre litaine en 2003 contre 2,4% en 1990. Augions du Sud. Ainsi, les créations nou prise sont bien plus fréquentes qu’en velles représentent en 2003, moyenne. Leur part dans le total des 64,8 % du total des créations       créations s’élève en 2003 à 16,9 % en en Picardie contre 67,8 % en            Picardie contre 14% en moyenne    moyenne nationale. (18,3 %dans l’Aisne, 16,7% dans      1 $ $$" l’Oise et 15,9 % dans la Somme). Ceci 3 2$La repriseproduit quand une se 1tient avant tout aux structures de l’ap  unité nouvelle ou n’ayant jamais exercé d’activité économique reprendpareil productif, où les unités industriel ,$ ".&$ #$$ 1 (totalement ou partiellement des % les et celles de grande taille, qui font ( ,& moyens de production déjà exploités plus souvent l’objet de reprise, sont da par une autre unité. Une reprise peut 0 " .$vantage représentées. Les reprises por s’effectuer par achat, prise en location   %,&& " gérance d’un fonds de commerce,tent sur des unités bien plus grandes donation, héritage. Par ailleurs, les que les créations. Ainsi en Picardie, conversions d’entreprises individuelles $ ". %des reprises représentent un39,6 % en sociétés sont aussi classées con '.)$(   ! (&investissement de plus de 40000 ventionnellement en reprise. euros, contre seulement 9,6 % des en 4 Le taux de créationest le rapport (- 3 /$du nombre d’entreprises créées entreprises nouvelles ; 10,8 % des unités %&$ $($ 3er 0 ' ")*(+une année au stock au 1janvier de reprises en Picardie comptent plus de l’année précédente. Ce taux est cal "5 emplois au moment de la reprise, culé y compris en prenant en compte contre 2 % de celles qui résultent d’une toutes les créations d’entreprises (y création nouvelle. compris les reprises et réactivations).
était au chômage ou sans activité. Par Plus des 2/3 des entreprisesL’enquête SINE rapport à un créateur sans diplôme, unLe dispositif SINE (Système d’Information créées en Picardie sur les Nouvelles Entreprises) a pour objectif créateur titulaire du bac général multi sont pérennes trois ans aprèsde suivre les entreprises nées une même an plie par 5,3 les chances de pérenniser née par le biais de trois enquêtes. La première e La Picardie se classe au 11rang sonentreprise ; ses chances sont multi enquête intervient dès les premiers mois de des régions métropolitaines pour lapliées par 5,7 si le créateur a un diplômela création,la seconde enquête est réalisée la troisième année d’existence de l’entreprise survie de ses entreprises. 68,4% dessupérieur à bac+3. Par rapport à la et la troisième enquête est adressée cinq ans entreprises créées en 1998 sont encoremoyenne nationale ou aux autres ré après la naissance. Les entreprises retenues pérennes en 2001, 63,7 % en moyennegions qui entourent l’ÎledeFrance, lapour ces enquêtes appartiennent au secteur nationale. détentiondu baccalauréat confère unmarchand productif. Il s’agit du champ I.C.S de la démographie des entreprises : industrie, Pour certaines régions mieux clasavantage bien plus fort en Picardie, ce commerce et service, hors institutions finan 5 sées, le taux de survieélevé résultequi peut tenir à la relative rareté des di cières et agriculture. avant tout du renouvellement limité duplômes les plus élevés dans la région. L’extension de l’enquête SINE en Picar tissu productif, dans un contexte de faiLes actifs picards sont bien moins fordie (financée par le Conseil régional de Pi cardie) ble création au sein d’espaces à domimés qu’en moyenne nationale. Cette Dans le cadre de ce dispositif SINE, l’Insee nante rurale, en faible croissance démoindre formation se répercute sur le a effectué pour le compte du Conseil régional mographique ou en diminution : Auverprofil des créateurs : parmi les créateurs de Picardie une interrogation exhaustive des gne, Limousin, Bourgogne… La Picarde nouvelles entreprises, on compte ennouveaux entrepreneurs picards du premier semestre 2002. die se situe assez près des autres réPicardie 17,5% de sans diplôme et Les résultats commentés proviennent des gions qui entourent l’ÎledeFrance, der27,9 % d’ouvriers, contre respectivement réponses de 1 570 entreprises, hors filiales et rière la BasseNormandie (69,4%) et16,6 % et 23,7% en moyenne ; la partréactivations, dont 758 dans l’Oise, 411 dans la région Centre (69,8%), mais devantdes diplômés supérieurs au bac est del’Aisne et 401 dans la Somme. la ChampagneArdenne (66,7 %) et la28,9 %en Picardie contre 31,8% en HauteNormandie (68 %).moyenne ;celle des cadres est deUne moindre culture Le développement des emplois16,7 % contre 18,7 % en moyenne. entrepreneuriale, dans les entreprises créées ou repriUn âge plus élevé accroît également mais des projets plus grands ses qui survivent, compensent pratiqueles chances de succès, les entreprises et davantage aidés ment les pertes d’emplois des projetscréées par des plus de 40 ans ayant une qui échouent. Les unités créées ou resurvie deux fois plus élevée que cellesCertaines particularités des nou prises au premier trimestre 1998 reprécréées par des moins de 30 ans. Lesveaux entrepreneurs picards correspon sentaient environ 2700 emplois. Troisvariables qui portent sur le profil du créadent aux régularités de la création d’en ans plus tard, celles qui avaient survécuteur ont une incidence bien plus fortetreprise dans les régions du Nord Est : employaient environ 2 570 personnes,que les moyens financiers engagés. Ceune moindre propension à créer, des soit 95 % du total initial, les gains dansne sont pas les projets les plus imporprojets plus grands et un soutien accru celles qui se développent compensanttants qui ont spécifiquement la plus fortede la part des pouvoirs publics. la disparition des autres unités. Alorssurvie, mais ceux qui mobilisent entrePlusieurs indicateurs reflètent que, que le nombre d’emplois reste stable15 000 à 38 000 euros : leur chance decomme dans les autres régions du Nord pour les entreprises nouvelles, il dimisurvie est de 2,5 fois plus élevée queEst, la propension à créer une entreprise nue dans les unités reprises, de 25 %pour les projets qui mobilisent moins deest moins répandue qu’en moyenne. en trois ans. Cette diminution doit être1 500euros. En Picardie, le sexe duParmi les créateurs ou repreneurs pi toutefois relativisée, car on peut égalecréateur n’a aucune influence spécifiquecards, seulement 22,3 % avait déjà créé ment dire que la reprise a permis d’évisur la survie de l’entreprise, pas plusou repris une entreprise, contre 29,2 % ter la disparition de ces unités.que le type de projet (création pure ouen moyenne nationale. Les nouveaux reprise). entrepreneurspicards sont moins sou Le niveau de diplôme du créateur, élément majeur  !   "  dans la survie         "   de l’entreprise picarde   7  &  8   7   0        Pour la survie des entreprises   créées en Picardie, le profil du créateur 1      99 (diplôme, situation antérieure) joue bien 1       99   davantage que les moyens engagés ou que les aides reçues. A profil identique   (même secteur d’activité, même   moyens financiers, etc.), un créateur qui exerçait une activité professionnelle   avant la création a environ deux fois plus de chances de pérenniser son en  treprise à trois ans qu’un créateur qui 5 Letaux de survie (à 3 ans) :rapport entre le : : : : : :  er nombre d’entreprises créées ou reprises au 1 99 9999 9999 99 semestre 1998 qui sont pérennes 3 ans après à l’ensemble des entreprises créées ou reprises au %# $ er 1 semestre1998.
vent seuls à mener leur projet (48,3 %) qu’en moyenne (52,2 %). Ils mentionnent plus souvent l’absence d’entourage entrepreneurial (37,2% contre 35,7% en moyenne) et s’or ganisent un peu moins souvent avec d’autres entreprises (10 % contre 11,2 % en moyenne). Dans ces con ditions, ils ont plus souvent recours à la franchise (4,5% des créateurs et repreneurs picards contre 3,4% en moyenne nationale), ou sont davan tage liés à des réseaux de conces sion (3,4 % des cas contre 2,9 % en moyenne). Tous ces résultats se re trouvent dans les trois départements. En Picardie, la part des entrepri ses créées avec plus de deux emplois est légèrement supérieure à la moyenne : respectivement 17,3 % et 16,5 % et ceci est aussi vrai en ne pre nant en compte que les créations nou velles (11,3 % en Picardie, 10,8% en moyenne nationale). En liaison avec un montant investi supérieur à la moyenne, les créateurs et repreneurs picards font un peu plus souvent appel à des emprunts bancai res (15,3 % des projets contre 14,3 % en moyenne nationale). Plusieurs sources de financement sont mobili sées dans 35,1 % des projets, contre 31,1 % en moyenne. Symétriquement, les ressources personnelles sont un peu moins utilisées : elles représen tent la moitié de l’apport dans 49,7 % des cas contre 54,6% en moyenne na tionale. Ces résultats s’observent dans toute la Picardie, y compris dans l’Aisne, alors que dans ce département la taille de projets est un peu en des sous de la moyenne nationale. Les créateurs et repreneurs pi cards sont bien plus aidés et ap puyés :36,7 %d’entre eux ont reçu une aide publique pour faciliter leur projet contre 28,8 % en moyenne na tionale. Cette proportion est de 31,7 % dans l’Oise et s’élève jusqu’à 41,2 % dans la Somme et à 41,6% dans l’Aisne. Les créateurs et repreneurs picards ont reçu plus souvent des conseils de la part de l’entourage ou des organismes de soutien (74,3 % d’entre eux contre 71,8 % en moyenne). Ils plébiscitent particuliè rement les conseils des organismes
Le dispositif et les aides pour la création d’entreprise Le Plan d’Aide au Retour à l’Emploi (PARE)a été mis en place à partir du second semes tre de 2001 et n’est monté en régime que progressivement. Il prévoit des dispositions favorables à la création d’entreprise. Ces mesures permettent au créateur de disposer de ressources du rant les premiers temps de vie de l’entreprise qui correspond à la période où elle ne génère pas suffisamment de bénéfices pour rémunérer le créateur. Depuis juillet 2001, le créateur a la possibilité de cumuler les revenus issus de son activité avec son allocation chômage durant 18 mois au plus (sous conditions de revenus). En cas de faillite de l’entreprise, il a droit aux allocations chômage pour une durée de 3 ans maximum après la perte de l’emploi salarié précédant la création. La loi« Agir pour l’initiative économique »dite loi Dutreil entrée en vigueur le 6 août 2003 comprend des mesures répondant à cinq préoccupations :  Simplifier la création d’entreprise : la loi ne fixe plus de minimum pour le capital social des SARL ; les procédures administratives sont allégées.  Faciliter la transition entre le statut de salarié et celui d’entrepreneur : le salarié qui crée une entreprise peut conserver son emploi salarié pendant un an, ou recourir à un congé pendant lequel son contrat est suspendu. Il est exonéré des cotisations sociales dues au titre de sa nouvelle activité d’entrepreneur pendant douze mois.  Financer l’initiative économique : création de fonds commun de placements à risque, à vocation de proximité et réduction d’impôts pour les personnes investissant dans ces fonds ou réalisant des apports en espèces au capital des sociétés nouvelles.  Permettre l’accompagnement social des projets : différé pour le paiement des cotisations, extension du dispositif Eden (prime à la création d’entreprise) aux demandeurs d’emploi de plus de 50 ans.  Favoriser le développement et la transmission d’entreprise : exonération d’impôt sur les plusvalues dans certaines conditions, exonération des droits de mutation pour les donations réalisées au profit des salariés de l’entreprise Les aides à la création d’entreprise EDEN(Encouragement au Développement d’Entreprises Nouvelles) Instauré en 1999, ce dispositif s’adresse aux jeunes de moins de 30 ans remplissant les conditions d’embauche dans le cadre des « nouveaux services emplois jeunes », aux titulaires de minima sociaux et aux salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté. Cette aide était sous la forme d’un prêt sans intérêt financé par l’État puis est devenue une prime à partir de septembre 2001, transformée par la loi Dutreil en avance remboursable au bout de 5 ans. er ACCREjanvier(Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise) : depuis le 1 1997, cette aide consiste en une exonération de charges sociales pendant un an. Elle consistait auparavant en une aide forfaitaire. PCE(Prêt à la Création d’entreprise) : mis en œuvre par la Banque de Développement des PME, il facilite le financement de petits projets. Contrat de Plan ÉtatRégion 20002006 :il contribue par plusieurs actions au soutien à la création d’entreprise.
spécialisés, jugeant qu’ils leur ont été plus utiles que ceux reçus de l’entou rage professionnel, alors que c’est l’in verse en moyenne nationale.
Les dynamiques territoriales ont influencé fortement la création des entreprises nouvelles en 2002
D’une manière générale, les aires de l’Oise et du Grand Amiénois s’op posent au nord de l’Aisne ; par ailleurs les aires de coopération inter territoriale à dominante urbaine se sin gularisent par des taux de création parmi les plus forts de Picardie mais la survie des entreprises y est faible. Les contrastes entre les territoires de Picardie reposent avant tout sur la structure sectorielle des créations, le profil des créateurs et la forme juridi que des unités. Le taux de création et
le taux de survie sont des critères bien moins discriminants. Ainsi,c’est l’o rientation sectorielle des entreprises créées et le profil des créateurs, da vantage que l’intensité du tissu pro ductif, qui oppose entre elles les aires de Picardie.
L’approche territoriale de la créa tion d’entreprise sera approfondi dans une prochaine publication de l’Insee.
Marion Thieffry Vincent Hecquet
Pour en savoir plus « Forte hausse des créations d’entreprises en 2003 »Insee Première n° 944 janvier 2004 er « Créations d’entreprises au 1trimestre 2004 : les créations se font plus nombreu ses en ce début d’année» InseePicardie Première n°132 juin 20040830 e « Créations d’entreprises au 4trimestre 2003 :les créations restent à un niveau élevé, malgré un léger fléchissement »Insee Picardie Première n°127 mars 2004
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01 Directeur de la Publication :Pascal SEGUINRédacteur en chef :Catherine LEPIN Maquette Insee Picardie  Flashage POLYGRAPHIQUE  Impression YVERT Dépôt légal : septembre 2004  ISSN : 03963128  Code SAGE : IPR13562  N°135 septembre 2004 Prix : 2,20Conditions d'abonnement : INSEE PICARDIE Relais (11 numéros) + INSEE PICARDIE Première (11 numéros minimum) 38© Insee 2004 Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1Courriel : ventespicardie@insee.fr Renseignements statistiques:Téléphone 0 825 889 452 (0,15 euro/mn) Courriel inseecontact@insee.fr
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