La recherche : un atout pour la région

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Située au 19e rang des régions métropolitaines pour son PIB, l'Auvergne se place en 10e position pour sa Dépense intérieure de Recherche et Développement (DIRD). Elle occupe également une place honorable sur le plan européen (1er quart des régions européennes). La recherche privée, très spécialisée, prédomine dans la région. La recherche publique est marquée par la présence du 3e site INRA de France. La population de chercheurs, très masculine, est plus âgée en Auvergne que dans les autres régions françaises.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La recherche :
un atout pour la région
eSituée au 19 rang des régions métropolitaines pour son PIB,
el’Auvergne se place en 10 position pour sa Dépense Intérieure
de Recherche et Développement (DIRD). Elle occupe également
erune place honorable sur le plan européen (1 quart des régions
européennes).
La recherche privée, très spécialisée, prédomine dans la région.
eLa publique est marquée par la présence du 3 site
INRA de France.
La population de chercheurs, très masculine, est plus âgée en
Auvergne que dans les autres régions françaises.
Vincent ROUGEOT, INSEE
Jean-Dominique DAUDIN, DRRT
également une position plutôt favorable auEn 2001, la Dépense Intérieure
esein des régions françaises (13 rang).de Recherche et Développement
Environ 6 500 chercheurs ou techniciens de(DIRD) représente 2,5 % du PIB
recherche travaillent en Auvergne, soiten Auvergne contre 1,7 % pour
2,1 % des emplois R&D français. Les effec-l’ensemble du territoire français
tifs de la recherche publique auvergnate re-hormis l’Île-de-France.
présentent 1,7 % des effectifs nationaux.
Ce ratio, comparable à celui de Rhône-Alpes, Du point de vue humain comme du point de
est très supérieur à ceux observés pour les vue financier, le poids de la recherche
régions qui, comme l’Auvergne, présentent privée est très important dans la région :
un caractère à la fois rural et industriel (Pays 64 % des effectifs R&D officient dans le pri-
de-la-Loire, Bourgogne, Basse-Normandie, vé et la DIRD des Entreprises (DIRDE) re-
Champagne-Ardenne). présente 80 % de la DIRD globale. En
Au regard du potentiel humain de Recherche France métropolitaine, on obtient respecti-
et Développement (R&D), la région occupe vement 56 % et 63 %.eL'Auvergne : 4 région française pour la part du PIB consacrée à la recherche
Rang de l'Auvergne Moyenne France
parmi les 22 régions Auvergne métropolitaine hors
métropolitaines Île-de-France
Emplois R&D (en équivalent temps plein) 13 6 481 9 015
Emplois R&D en entreprise (en équivalent temps plein) 11 4 135 4 979
Dépense Intérieure de Recherche & Développement DIRD 10 659 821
(en millions d’euros)
dont Dépense Intérieure de Recherche & Développement
9 525 523
des Entreprises DIRDE (en millions d’euros)
13 134 298
des Administrations (en millions d’euros)
Part de la DIRD dans le PIB 4 2,47 % 1,67 %
Source : Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) - Année 2001
L’Auvergne se place dans le premier quart les régions européennes pour lesquelles la
des régions européennes pour la part de la dépense de R&D est supérieure à 2,5 % du
Part des dépenses de R&D
richesse créée consacrée à la recherche. PIB se situent essentiellement en Europedans le PIB
Hormis l’Île-de-France et Midi-Pyrénées, du Nord (Allemagne, Suède, Finlande,
Royaume-Uni). L’Auvergne appartient à un
second groupe (DIRD comprise entre 2 et
L'Auvergne dans le premier 2,5 % du PIB) constitué de certaines ré-
quart des régions européennes gions des Pays-Bas, du Danemark ainsi
que des régions Franche-Comté, Langue-
doc-Roussillon et Rhône-Alpes.
Entre 1998 et 2002, les laboratoires publics
de recherche auvergnats ont participé à
plus de quarante-cinq programmes euro-
péens dont dix en tant que coordonnateur.
Ces programmes, d’une durée comprise
entre six et quarante-huit mois, s’insèrent
dans les thèmes définis dans le cadre du cin-
quième Programme-Cadre de Recherche et
de Développement Technologique. Plus de la
moitié concernent le thème « qualité de la vie
et gestion des ressources du vivant » et près
de 20 % « l’énergie, l’environnement et le dé-
veloppement durable ».
Seulement une dizaine de jeunes doctorants
ou post-doctorants résidant en Auvergne béné-
ficient de bourses européennes Marie Curie.
Les échanges d’étudiants au sein de l’Eu-
rope concernent principalement les pays li-
mitrophes ; environ 300 étudiants étrangers
bénéficient en Auvergne du programme in-
ter-universitaire Erasmus et 270 Auver-
gnats sont actuellement expatriés en tant
qu’étudiants Erasmus. Le programme Leo-
nardo, qui offre aux étudiants la possibilité
de faire un stage dans une entreprise euro-
péenne, profite à 261 étudiants de la région.
Les pays pour lesquels l’activité de re-
cherche est très orientée vers l’industrie
comme les États-Unis, le Japon ou les pays
d’Europe du Nord consacrent le plus de
moyens à la recherche. Plus généralement,
l’effort de recherche, mesuré en pourcen-
tage du PIB, est d’autant plus important
que le poids de la recherche privée est si-
gnificatif.
- 2 -politaines hors Île-de-France. Toutefois,Prédominance si l’évolution du nombre de techniciens de
recherche est faible (+ 9 %), l’augmentationde la recherche privéePour en savoir
du nombre de chercheurs (+ 55 %) est très
plus en Auvergne nette et marque l’importance grandissante
de l’innovation dans les entreprises.
La Dépense Intérieure de Recherche &
Développement des Entreprises (DIRDE) re- Montant de la DIRDE en 2001
présente 80 % de la DIRD globale auver- Évolution 1992/2001
gnate contre 63 % sur le territoire
métropolitain. Pour des régions telles la Bour- Forte augmentation
gogne, le Nord-Pas-de-Calais et les Pays-de- de la DIRDE
la-Loire, le poids de la recherche privée est
moindre. Toutefois, celles-ci présentent un
degré d’industrialisation (part des emplois in-
dustriels dans l’emploi total) comparable.
En 2001, la DIRDE auvergnate s’élève à
525 millions d’euros et a connu, entre 1992
et 2001, l’une des plus fortes évolutions
(+ 99 %) parmi celles des régions françai-
ses. L’augmentation de la dépense est par- Montant de la DIRDE
Recherche et Développe- en 2001ticulièrement marquée entre 2000 et 2001
ment en France, résultats et s’explique en partie par la politique du 10 000 M. d'€
2001, estimations 2002. groupe Michelin. 5 000 M. d'€ © IGN INSEE 2004
L’effort croissant des entreprises en ma-Les dossiers Enseignement 525 M. d'€
tière de recherche est moins prononcé enSupérieur, Recherche et Évolution 1992-2001 de la DIRDE
termes de potentiel humain. Les emploisTechnologie 80 % ou plus
De 50 % à moins de 80 %R&D n’ont en effet augmenté en Auvergnen° 148 - Février 2004. De 30 % à moins de 50 %
que de 17 % entre 1992 et 2001 contre De 20 % à moins de 30 %
Moins de 20 %25 % pour l’ensemble des régions métro- Source : MENESR
L’Auvergne est à l’origine de 1,3 % des de-Une région très spécialisée
mandes françaises de brevets. La région
En Auvergne, 39 % des effectifs de la re- est très spécialisée dans quelques grands
cherche privée sont liés à la fabrication de domaines technologiques : machines-mé-
pneumatiques. Malgré une baisse consé- canique, chimie-pharmacie et, dans une
quente du personnel R&D entre 1990 et moindre mesure, l’instrumentation. Ainsi,
1999 (- 27 %), ce secteur est le principal 38 % des demandes de brevets auvergna-
moteur dans l’effort de recherche auver- tes sont formulées dans le secteur machi-
gnat. Loin derrière, on trouve la fabrication nes-mécanique (France : 28 %) et 19 %
de médicaments qui emploie 7 % des cher- dans le domaine pharmaceutique ou chi-
cheurs mais reste la plus créatrice d’em- mique (contre 10 % en France métropoli-
plois devant la fabrication d’équipements taine). De façon plus précise, la chimie
automobiles, la d’emballages macromoléculaire, les biotechnologies ainsi
plastiques et la mécanique. que les transports sont les principaux sec-
teurs liés aux technologies-clés en Auvergne.
Le crédit d’impôt recherche (CIR) permet
Demandes de brevets : machines-mécanique arrivent en tête
également de mesurer l’intensité de R&D
dans les entreprises. Il
s’agit d’une mesure fis-Auvergne Province France métropolitaine
cale visant à inciter les
Nombre de demandes de brevets dont : 175 6 269 13 601
entreprises à accroître
Machines-mécanique 37,7 % 31,7 % 28,2 % leur effort de recherche.
Chimie, Pharmacie 18,9 % 6,6 % 10,3 % En 2002, quarante-trois
entreprises auvergnatesBTP 17,2 % 24,1 % 15,9 %
ont bénéficié du CIR pourInstrumentation 13,1 % 12,1 % 11,6 %
un montant total de
Procédés industriels 9,7 % 10,6 % 11,3 %
3,9 millions d’euros, soit
Électronique, Électricité 3,4 % 14,9 % 22,7 %
0,8 % du montant total du
Source : Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) - Année 2000 CIR en France.
- 3 -Le rapprochement entre le monde scienti- L’Auvergne abrite également quatre tech-Un vaste réseau fique et le monde socio-économique est nopoles situés à Saint-Beauzire (biotechno-
assuré par différentes structures de trans- logies), Clermont-Ferrand-Aubière (NTIC),favorisant
fert de technologie soutenues financière- Aurillac (agroalimentaire et biotechnolo-
l’innovation ment par le ministère en charge de la gies) et Vichy-Hauterive (Santé-beau-
recherche. Le Centre Régional d’Innova- té-forme et biomédical). Ces parcsau sein
tion et de Transfert Technologique technologiques ont pour but de promouvoir
CASIMIR, situé à Aubière sur le campus l’innovation et comportent des structuresdes entreprises
des Cézeaux, assure un appui technolo- d’accueil pour les jeunes entreprises inno-
gique auprès de PME régionales et dans vantes. En outre, le biopôle Clermont-Li-
des domaines d’activité variés : agroali- magne à Saint-Beauzire accueille
mentaire, emballage et conditionnement, l’incubateur d’entreprises BUSI qui a permis
matériaux et mécanique, contrôle et ges- la création d’une vingtaine d’entreprises de
tion de la qualité, santé, nouvelles techno- haute technologie depuis 2000. Cet incuba-
logies de l’information et de la teur travaille en collaboration avec les univer-
communication (NTIC). CASIMIR héberge sités qui ont créé en leur sein des Zones
le Réseau de Développement Technolo- d’Accueil Temporaire d’Entreprises mettant à
gique Auvergne dont le rôle est de conseil- leur disposition les moyens matériels et hu-
ler les PME, d’identifier leurs besoins en mains des laboratoires de recherche.
matière d’innovation, de construire un pro- Le dispositif de transfert de technologies ré-
jet et de trouver les compétences néces- gional est complété par les deux plates-for-
saires pour le réaliser. L’Association pour mes technologiques MEC@PROD
le Développement de l’Institut de la Viande (mécanique et productique) et ALI@TECH
(ADIV) est une structure de recherche ap- (plats préparés et produits laitiers). La dé-
pliquée assurant à la fois des fonctions de marche de ces deux structures repose sur
centre technique et d’animation du Pôle trois principes : mutualiser les moyens et
Viande Massif central. En 1998, cette as- les compétences des établissements pu-
sociation a créé deux sociétés anonymes, blics d’enseignement pour fournir aux PME
ADIV Développement et ADIV Marketing, un support technique à leur démarche d’in-
chargées de favoriser l’innovation au sein novation, mieux insérer le dispositif de for-
des entreprises de la filière viande. mation dans le tissu économique,
Le Centre National d’Evaluation de Photo- développer un travail en réseau des structu-
protection (CNEP), filiale de l’Université res de transfert technologique.
BlaisePascal,offrelemêmetypedeservi- En parallèle, l’Agence Nationale de Valori-
ces dans les secteurs liés à la durabilité sation de la Recherche (ANVAR) assume la
des matériaux polymères tels que les mise en œuvre de diverses procédures
plastiques. d’aide à l’innovation dans les entreprises
(avances remboursables pour des projets
innovants, aide au recrutement des jeunes
Répartition atypique des dépenses diplômés…).
dans les administrations
En 2001, la DIRD
Fort poids de l'INRA des Administrations (DIRDA)
en Auvergne s’élève à 134 millions d’euros
Auvergne
soit 1,2 % de la DIRDA nationale
e(13 région française).
Elle se répartit en 38 % pour les Etablisse-
Province ments Publics à caractère Scientifique et
Technique (EPST) hors CNRS, 50 % pour
les universités, 5 % pour le CNRS et 7 %
pour les autres organismes. La présence en
France
Auvergne du troisième plus grand établis-métro.
sement de l’INRA en France (après
l’Île-de-France et la Bretagne) explique ce
25 % 50 % 75 %0 % 100 % poids important des EPST dans la région.
La spécialité de la région, la discipline bio-EPST* (hors CNRS) EPIC** CNRS
Autres logie appliquée-écologie, est à l’origine deUNIVERSITÉ
4,4 % des publications nationales. Toutes* : établissement public à caractère scientifique et technique
** : étabactère industriel et commercial disciplines confondues, l’Auvergne produit
Source : MENESR - Année 2001 1,5 % des publications françaises.
- 4 -Dans le cadre du contrat de plan État-Région, vaux de recherche dans la mécanique,Cinq axes la recherche publique inter-établissements l’électronique, l’automatique-robotique
s’organise principalement autour de cinq et l’informatique. Il a permis la créationet deux pôles
axes et deux pôles d’excellence, cohérents d'une fédération de recherche reconnue
d’excellence pour avec le dispositif de recherche européen. au plan national.
➢ L’axe « santé nutrition humaine » est ➢ L’axe « territoires ruraux sensibles »la recherche
bâti sur deux thématiques étroitement associe des compétences en sciences
imbriquées : la nutrition humaine, déjà du vivant et en sciences humaines afinpublique
structurée au sein du Centre de Re- de développer des territoires situés loin
cherche en Nutrition Humaine (CRNH) des pôles urbains. Les travaux de cet
et la santé humaine, rassemblée dans axe sont orientés vers l’aide à la déci-
l’Institut Fédératif de Recherche Santé sion publique.
Auvergne. ➢ Le Pôle de physique corpusculaire
Définitions : ➢ L’axe « qualité des aliments » étudie, dans le cadre de grands pro-
concerne toute la chaîne agroalimen- grammes internationaux, les interac-- La Recherche et le Développement ex-
taire de la sélection génétique des es- tions fondamentales entre lespérimental (R&D) englobent les travaux
pèces à la consommation finale en constituants ultimes de la matière avecentrepris dans le but d’accroître la somme
passant par les étapes de production et deux grandes questions : l’origine de lades connaissances ainsi que l’utilisation de
de transformation. masse et l’asymétrie matière-antima-ces travaux pour la fabrication de nouveaux
➢ L’axe « chimie des transformations et tière.
produits.
durabilité des matériaux polymères » fo- ➢ Le Pôle de volcanologie conduit une
- La Dépense Intérieure de Recherche et
calise ses actions sur quatre thémati- recherche fondamentale en volcano-
Développement(DIRD) mesure l’exécution
ques : molécules bioactives et biocataly- logie, la prévision des éruptions et l’éva-
de la R&D sur le territoire national (salaires, seurs, environnement, devenir et élimi- luation des risques naturels.
dépenses de fonctionnement, investisse- nation des polluants, nanomatériaux,
ments), quelle que soit l’origine des fonds. durabilité des matériaux polymères. Ces axes et pôles mobilisent environ la moi-
-UnProgramme-CadredeRechercheetde ➢ L’axe « machine et systèmes perfor- tié du potentiel scientifique des établisse-
Développement Technologique (PCRDT) mants et intelligents » conduit des tra- ments publics.
est un outil de programmation budgétaire sur
quatre ans de l’action communautaire. Il per-
met de définir les grands objectifs scientifi-
diminution du nombre de techniciens, l’Au-ques et les budgets qui leur seront Une population
vergne compte une majorité de techniciensconsacrés. de chercheurs masculine, âgée,
de recherche. Les chercheurs restent trèsmais qui se renouvelle.
concentrés dans le Puy-de-Dôme du fait de
Bien qu’elle ait enregistré une augmenta- l’attractivité de la métropole clermontoise :
tion importante du nombre de chercheurs 76 % d’entre eux y travaillent, 16 % exer-
entre 1990 et 1999 (+ 22,5 %) et une légère cent dans l’Allier, 6 % en Haute-Loire et
seulement 2 % dans le Cantal.
Des chercheurs plus âgés en Auvergne La population de chercheurs reste très
masculine notamment dans le secteur privé
ans puisque 87 % des privés sont
Hommes Femmes des hommes contre 59 % dans le public.75
Toutefois, les femmes sont plus présentes
qu’en 1990, surtout dans les métiers les
Auvergne 65 Auvergne
plus qualifiés. Ainsi, en Auvergne, 23 % des
emplois de chercheurs, hors techniciens de
55France France recherche, étaient occupés par des fem-
mes en 1990 contre 30 % en 1999. En
France métropolitaine, on trouve respecti-45
vement 24 % en 1990 et 28 % en 1999.
Les chercheurs de la région restent globa-
35
lement plus âgés qu’ailleurs. On observe
notamment une part des plus de cinquante
25 ans proche de 30 % contre 26 % pour le
reste du pays. Toutefois, on constate un
bon renouvellement de la population de15
4 % 3 % 2 % 1 % 0 % 0 % 1 % 2 % 3 % 4 % chercheurs puisque le poids des moins de
Note de lecture : En Auvergne, 3,3 % des chercheurs masculins sont âgés de 52 ans. 30 ans croît plus vite que dans les autres
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 régions.
- 5 -concentrent également plus desLa formation par la recherche : Avertissement
trois-quarts des équipes suscep-36 % des doctorants en sciences - Les résultats issus du recensement de la population concer-
tibles d’accueillir des doctorants.de la vie et de la santé nant l’activité détaillée, l’âge, la féminisation et la localisation
Pour financer une thèse, les étu-
utilisent une définition déterminée à partir d’un croisement entre
Les études de troisième cycle universi- diants peuvent recourir à diffé- l’activité principale de l’établissement employeur et la catégorie
taire comportant une formation par la re- rents types de bourse. Chaque socioprofessionnelle de l’individu.
cherche sont sanctionnées par un année, on compte dans la région - La définition de la recherche du Ministère de l'Éducation Natio-
Diplôme d’Études Approfondies (DEA) environ 250 boursiers en cours nale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR)
ou par un doctorat. En Auvergne, ces de thèse dont une large majorité comprend l’ensemble de travaux de création entrepris de façon
études sont coordonnées par cinq écoles bénéficie d’une allocation minis- systématique en vue d’accroître la somme des connaissances, ain-
doctorales incluant plusieurs laboratoires térielle de recherche. si que l’utilisation de ces connaissances pour de nouvelles applica-
et DEA chacune et représentant l’un des Parmi les autres modes de finan- tions. Les personnes y participant sont déclarées chercheurs.
secteurs disciplinaires suivants : sciences cement, les Conventions Indus- - Une amélioration de la couverture du champ de l’enquête du
juridiques et de gestion, sciences de la vie trielles et Formation pour la MENESR pour les entreprises ne permet pas de comparer directe-
et de la santé, sciences fondamentales, Recherche (CIFRE) profitent à en- ment les résultats 2000 et 2001.
sciences pour l’ingénieur, lettres et scien- viron 15 % des boursiers en Au-
ces humaines et sociales. vergne. Ces conventions associent
Entre 2000 et 2003, en moyenne chaque un établissement d’enseignement
année plus de 260 DEA ont été délivrés. supérieur, une entreprise et un étu-
Dans le même temps, près de 500 thè- diant à qui l’entreprise confie un
ses de doctorat ont été soutenues (soit projet de R&D.
125 par an et 1,2 % des soutenances Les étudiants moins diplômés
3, place Charles de Gaulle - BP 120françaises) dont près de 36 % en scien- disposent eux aussi de différen-
63403 Chamalières Cedex
ces de la vie et de la santé et environ tes aides leur permettant de par- Tél. : 04 73 19 78 00
31 % en sciences fondamentales. Ces ticiper à des projets de recherche Fax : 04 73 19 78 09
deux grands secteurs disciplinaires en entreprise■
Directeur de la publication
René JEAN
Directeur régional de l’INSEE
Rédaction en chef
Nicole THOMAS
Principales structures liées à la recherche en Auvergne Nicole MARCZAK
Composition et mise en page
Université Blaise Pascal : www.univ-bpclermont.fr
INSEE
Université d’Auvergne : www.u-clermont1.fr
Vente et abonnement
INRA (Institut National de Recherche Agronomique) : www.inra.fr Tél. : 04 73 19 78 73
Prix du numéro : 2,2 €ENGREF (Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts) : www.engref.fr
Abonnement annuel :
CEMAGREF (Centre National du Machinisme Agricole, du Génie Rural, des Eaux et
- France : 11 €
des Forêts) : www.cemagref.fr
- Étranger : 13 €
INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) : www.inserm.fr
En complément, abonnez-vous à :
CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) : www.cnrs.fr INSEE Auvergne « Les Dossiers »
Prix au numéro : variableENITA (Ecole Nationale d’Ingénieurs des Travaux Agricoles) : www.enitac.fr
Abonnement annuel :
IFMA (Institut Français de la Mécanique Avancée) : www.ifma.fr - France : 35 €
- Étranger : 43 €BUSI : www.busi.fr
À l’ordre du régisseurCASIMIR (Centre d’Appui et de Stimulation des Industries par les Moyens de l’Innova-
des recettes de l’INSEE
tion et de la Recherche) : www.casimir.org
www.insee.fr/auvergne
ADIV (Association pour le Développement de l’Institut de la Viande) : www.adiv.fr
Toutes les publications accessibles en ligne
CNEP (Centre National d’Evaluation de Photoprotection) : www.cnep.fr
Création maquette
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Crédit photosPascalis-Cyberparc Clermont : www.pascalis.org
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ISSN : 1633-2768
Mec@prod : http://www.ifma.fr/francais/transfert_tech/index.html Dépôt légal :
e4 trimestre 2004Ali@tech : http://www.biopole-auvergne.com/biopole.htm
© INSEE 2004
Code SAGE : LET042212Cette étude est le fruit d'un partenariat entre la Délégation Régionale
à la Recherche et à la Technologie et l'INSEE
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