Le bâtiment et l'automobile, moteurs de croissance

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En Franche-Comté, l'année 1999 et le début 2000 ont été marqués par une croissance soutenue de l'activité tirée en grande partie par le dynamisme de l'industrie automobile et du bâtiment. Les créations d'emplois se sont accélérées, conduisant à une forte baisse du taux de chômage qui s'établit à 7,2% fin mars 2000.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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En Franche-Comté, l’année 1999 et le début 2000 ont été marqués par une croissance soutenue de l’activité tirée en grande partie par le dynamisme de l’industrie automobile et du bâtiment. Les créations d’emplois se sont accélérées conduisant à une forte baisse du taux de chômage qui s’établit à 7,2% fin mars 2000.
Nº 33 - JUiN 2000
La conjoncture en Franche-Comté
a conjoncture économi que en FrancheComté reste bien orientée en ce début d’année 2000. Les enquêtes menées auprès des in dustriels francscomtois mon trent une croissance soutenue de l’activité. Après un point bas atteint à la fin du premier tri mestre de 1999, la reprise était au rendezvous dès le second trimestre avec l’amélioration de la demande étrangère. La pro gression de l’activité s’est ac célérée à la fin du printemps pour atteindre un rythme élevé au second semestre. Même s’il n’atteint pas les niveaux records de la fin 1999, le premier tri mestre 2000 est prometteur. La
production n’a pas connu de baisse saisonnière marquée, les stocks sont bas et les carnets de commandes toujours bien rem plis, ce qui pourrait inciter les industriels à investir pour aug menter leurs capacités de pro duction. Les chefs d’entreprise interrogés en avril 2000 antici pent une nouvelle accélération de leur activité au cours du prin temps. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte national favorable. L’année 1999 et le début 2000 ont montré la robustesse de la phase d’expansion entamée de puis trois ans. La croissance nationale en 1999 atteint 2,9% en moyenne annuelle et a con
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core accenu e auu avec une baisse de 0,7 point du taux de chômage sur les quatre premiers mois de l’année. Comme l’année précédente, la hausse de l’activité repose en grande partie sur la vigueur de la demande intérieure. La con sommation des ménages est res tée dynamique, montrant que la France cultive le cercle vertueux emploiconsommationchô mage. L’achat de logements a été soutenu par la fin du dispo sitif Périssol et l’investissement
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réponses obtenues ont donc S D’OPINION un caractère subjectif. terroge réguliè-Le plus souvent, trois moda-hefs d’entrepriselités sont prévues : par exem-e et du bâtimentple, « hausse », « stabilité », e de leurs affai-« baisse ».Il faudrait donc, tif est d’obteniren principe, suivre l’évolu-des renseigne-tion de plusieurs pourcenta-s tendances ré-ges. Ce qui n’est pas aisé. s anticipations.D’où la construction d’un in-uoi les questionsdicateur résumé, appelé qualitatives : onsolde d’opinions, qui est ar exemple auconstitué par la différence prise son avis surentre les pourcentages de e sa production,réponses « en hausse » et ctifs ; sur le ni-« en baisse ». Il traduit assez stocks et de sonbien les tendances. Il n’a de ommandes. Lessignification qu’en évolution.
ler encore plus favorable.  FrancheComté,la plupart s secteurs sont bien orientés à l’exception notable des biens d’équipement professionnel. La pro vigueurde la consommation des tion ménagesen automobiles a per gmenté àmis à ce secteur de connaître  e5% l’an etune croissance exceptionnelle ire a connu unconduisant à des tensions sur ent exercé parl’appareil productif qui tourne à n usr e.e autplein régime et à un L’automobile tire niveau de l’activitéallongement des la croissance a néanmoins endélais de livraison régionale traîné un retour desen raison du bas ni tensions sur les prix à la suiteveau des stocks. Les immatri notamment du renchérissementculations de véhicules de tou du pétrole et des matières prerisme neufs ont crû de 18,3% en mières. FrancheComtépar rapport à L’accélération de la croissance1998 pour atteindre le nombre française depuis le printempsde 45600. Il faut remonter à 1999 tient aussi à la vigueur1992 pour trouver un meilleur retrouvée de la demande monrésultat. Cette tendance se pour diale. En raison de cet environsuit au premier trimestre 2000 nement international très poravec 11 900 immatriculations, teur, l’année 2000 devrait seen hausse de 23% par rapport au même trimestre de l’année pré cédente. Les marques françai ses gagnent des parts de marché et représentent près des trois quarts des ventes. Les entreprises travaillant en amont de la construction auto mobile comme les équipemen tiers ou les industries de biens intermédiaires (travail des mé
taux, plasturgie,...) se situent également dans une conjonc ture favorable. Malgré l’utilisa tion des chaînes au maximum de leurs capacités, les stocks peinent à se reconstituer et les carnets de commandes restent bien garnis. En revanche, la production de biens d’équipement profession nel a globalement été peu dyna mique en 1999 et la reprise est encore timide début 2000. Le secteur de la construction de matériel électrique est le seul à avoir conservé une croissance élevée tout au long de l’année 1999. Après une année défavo rable, la reprise est au rendez vous dans l’horlogerie au pre mier trimestre 2000. Dans les industries des biens de consommation, l’activité a baissé au premier semestre 1999 avant d’accélérer à partir de l’été. Elle est restée déprimée dans le textile et l’habillement tandis que l’imprimerieédition a fait preuve de dynamisme. La production reste bien orientée en début d’année 2000 grâce à une accélération de la demande étrangère. Depuis la fin 1998, les rythmes de production de l’industrie agroalimentaire sont soutenus
par une demande dynamique. Pour sa part, l’année 1999 aura été difficile pour l’agriculture franccomtoise avec une baisse des volumes et surtout des prix. La production viticole juras sienne atteint quant à elle un niveau record en dépassant les 110 000 hectolitres. Deux bon nes années consécutives pous sent cependant les prix à la baisse.
Construction : le pavillon plus que l’appartement
Dans la région, l’activité dans le bâtiment a été très dynami que aussi bien dans le gros que dans le second oeuvre. Plusieurs facteurs expliquent ce dyna misme. La confiance des ména ges s’est améliorée, ce qui les a incité à augmenter leurs dépen ses d’investissement en loge ments. La fin de l’amortisse ment Périssol en août 1999 a conduit à une anticipation des programmes de construction. Celleci a entraîné une forte hausse des mises en chantier lors des trois premiers trimes tres, avant un fléchissement à partir de la fin de l’année der nière. Par ailleurs, la baisse de la TVA de 20,6 à 5,5% sur les travaux d’entretien et d’amé lioration de l’habitat a soutenu la demande à partir du mois de septembre. La hausse du nombre de permis de construire au cours des qua tre premiers mois de l’année 2000 (+12,6% à un an d’inter valle) montre que la construc tion est cette année encore bien orientée. Au cours de cette pé riode, le nombre de logements commencés est néanmoins en légère baisse en raison notam ment d’une forte diminution des mises en chantier d’apparte ments (– 33%) consécutive à l'arrêt des mesures liées à la loi
Périssol. La construction de p villons est quant à elle global ment bien orientée (+13%). HauteSaône se singularise peu avec une augmentation 35% du nombre de logeme commencés. Celleci est d aussi bien à la construction pavillons qu’à celle d’appar ments. À l’inverse, la constr tion pavillonnaire diminue da le Territoire de Belfort. L’ann 1999 avait montré un fort dy misme des mises en chantie dans le Doubs qui semble stopp en ce début 2000 par la fort baisse du secteur collectif. E les repartent au contraire à hausse dans le Jura grâce à plus grand dynamisme de construction pavillonnaire. La construction de logeme n’est pas la seule à expliquer bonne tenue du bâtiment. effet, sur les quatrepremiers mois de l’année 2000, plus de 2 300 000 mde locaux à usa non résidentiel ont été co truits, en hausse d rapport à la même l’année précédente, un signe de la vig vité économiq Selon comm façon ventes les hy respec Dans l les ve terie,
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A CLIENTÈLE D’AFFAIRES PLEIN BOOM
une en-de en-de . Le fa-é, même st ralen-a prsence d’un erture de plus. Le de nuitées s’élève ier trimestre à .  lutionfavorable est le reflet de la bonne santé économique de la région. En effet, elle est due en grande partie à l’augmentation de la clientèle d’affaires, dont la part atteint 51% en 1999, soit ssance vrait res  cetteannée ations qui pèAvec un taux de chômage de  surl’avenir 7,2%à la fin mars, la Franche  iteAlstom àComté est, avec le Limousin, à en ausse anstous nomique régioBelfort. ladeuxième place des régions les secteurs d’activité nale transparaîtDans ce contexte,françaises derrière l’Alsace au niveau de l’emploi salarié.le nombre de demandeurs d’em(5,7%) contre 10% en moyenne D’après les statistiques proviploi a diminué de plus de 18%nationale (9,8% en avril 2000). soires de l’ASSEDIC, la proen 1999 et la baisse s’est encoreLa baisse est de 1,5 point sur un gression s’est élevée à 2,6%accentuée au premier trimestrean. Les départements du Terri contre 1,5% en 1998. Les effec2000 (– 6% soit un rythme antoire de Belfort et de la Haute tifs salariés de l’industrie renuel de – 21,4%). À la fin marsSaône qui avaient les plus forts trouvent le chemin de la crois2000, 32 000 demandeurs d’emtaux de chômage de la région sance bien que les industrielsploi sont inscrits à l’ANPE ensont ceux qui ont le plus profité aient aussi fait appel au travailFrancheComté. decette embellie. Chômage : la région intérimaire pour assurer l’augLa baisse conCela se reflète en deuxième position mentation du volume de travail.cerne toutes ledans l’évolution Ceux de la construction augcatégories de chômeurs, mêmepar zone d’emploi. De mars mentent de 2,0% tandis que lesi elle est plus faible pour les1999 à mars 2000, les zones de secteur tertiaire reste le principlus de 50 ans. Les jeunes et lesBelfort, Gray et Vesoul ont vu pal moteur des créations d’emchômeurs de longue durée enleur taux de chômage diminuer plois (+4,6%). En particulier,sont les principaux bénéficiaide plus de 2 points. Les zones les emplois de services aux parres. d’emploifrontalières du Jura et du Doubs restent cependant tou jours celles où le taux de chô mage est le plus bas.„
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Rédaction achevée le 25 mai 2000 Patrice Perron (dossier préparé par Gilles Collin)
6 points de plus que l’année précédente. L’augmentation de la durée moyenne des sé-jours qui passe de 1,32 jours en 1998 à 1,47 jours est un autre facteur d’explication. La clientèle étrangère, principa-lement des Allemands et des Britanniques est en augmen-tation de 20%, tandis que l’on note une certaine désaffec-tion de la clientèle française. En 1999, l’aire urbaine de Bel-fort-Montbéliard voit exploser sa fréquentation (+33%) ce qui renforce la prépondé-rance du tourisme en zone urbaine (52% des nuitées ré-gionales). Le massif du Jura voit sa fréquentation progres-ser de 17%.
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