Le bilan économique 2001 : Une bonne année malgré le ralentissement mondial

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La conjoncture de l'année 2001 a été particulièrement dynamique, contrastant avec le ralentissement observé au niveau mondial. L'augmentation de la masse salariale, ainsi qu'un effet de dé-thésaurisation face au changement de monnaie ont dopé la consommation. Les premiers effets de la loi d'orientation pour l'Outre-mer ont favorisé la création de nombreuses entreprises. Le fléchissement du tourisme semble avoir été compensé par le dynamisme de la consommation locale. L'emploi a bénéficié de cette conjoncture favorable, sans pour autant atteindre les niveaux de progression de l'an passé.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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éco nomie
Le bi lan éco no mique 2001
Une bonne année mal gré
La conjonc ture de l’année 2001 a été par ti cu liè re ment dyna mique,
con tras tant avec le ralen tis se ment obser vé au niveau mon dial.Bouclage macro-économique et
L’aug men ta tion de la masse sala riale, ainsi qu’un effet demultiplicateur keynésien
dé-thé sau ri sa tion face au chan ge ment de monnaie ont dopé la
Nous tentons ci-après de décrire le
consom ma tion. Les pre miers effets de la loi d’orien ta tion pourbouclage macro-économique mis en
exergue dans notre bilan. l’Outre-mer ont favo ri sé la créa tion de nom breu ses entre pri ses.
Le flé chis se ment du tou risme semble avoir été com pen sé par leLa hausse initiale des revenus des
ménages crée une hausse de la dyna misme de la consom ma tion locale. L’emploi a béné fi cié de
consommation et de l’investissement en cette conjonc ture favo rable, sans pour autant atteindre les
logement. Ceux-ci génèrent une hausse
niveaux de pro gres sion de l’an pas sé.de la demande intérieure. En régime de
prix stabilisé et de change fixe, les
échanges étant principalement réalisés
avec la métropole, les importations et la
’acti vi té éco no mique de La Réu - sent moins sen si ble ment (6,1 %), mais àproduction locale augmentent alors en
nion est prin ci pa le ment ali mentéevolume. un rythme très proche de celui de l’année Lpar les reve nus des ména ges. Une passée.
part de ces reve nus est épargnée, uneCette poussée de la production locale
engendre une demande supplémentaire Les ména ges consa crent la part la plusautre dépensée sous forme de biens et
de travail et de capital. Le supplément de impor tante de leurs reve nus à la consom -ser vi ces. Cette demande s’adresse aux
demande de capital se traduit par une ma tion. Celle-ci joue un rôle éco no mique pro duc teurs et impor ta teurs locaux. Pour
hausse de l’investissement productif. Le majeur. Elle repré sente entre 60 et 65 %y faire face, ceux-ci peu vent pui ser danssupplément de demande de travail se
- du Pro duit Inté rieur Brut et forme laleurs stocks ou aug men ter leur pro duc traduit par l’embauche de personnel
tion en employant plus de per son nes ou majeure partie de la demande inté rieure.dans un marché du travail dominé par le
-chômage et où les salaires sont en aug men tant leur rythme de pro duc La TVA et l’octroi de mer col lec tés en
largement dictés par l’extérieur. tion, grâce aux inves tis se ments. Une 2001 reflè tent une très forte pro gres sion
hausse de l’inves tis se ment a pour effet de la consom ma tion. Les mon tants col -Le revenu de l’ensemble des ménages d’abon der la demande inté rieure, et donc lec tés au titre de la TVA aug men tentaugmente en conséquence et relance le d’accé lé rer le pro ces sus décrit. De même,
processus. Ce phénomène peut se ain si de près de 6 %, mais on peut
une hausse de l’emploi a pour effetréitérer à chaque période et donner cepen dant esti mer à 8 % la hausse ded’accroître la masse sala riale versée etnaissance à ce que les économistes l’assiette de TVA (il s’agit de la valeur
d’abon der la demande en biens et ser vi -appellent le multiplicateur keynésien. ajoutée sou mise à la TVA), suite à la
ces. C’est à par tir de la des crip tion très baisse d’un point du taux nor mal auCette description est très simplifiée. Des sim plifiée de ce « cercle ver tueux » que mois d’avril 2000. Par ail leurs, les mon -phénomènes tels que le taux d’utilisation nous cons trui sons le bilan éco no mique
des capacités de production, la fiscalité, tants col lec tés au titre de l’octroi de merde l’année 2001.
les variations de stocks ou encore la pro gres sent aus si de 8 %. Ces deux indi -
dépense publique viennent atténuer ou ca teurs per met tent d’avan cer une hausse
exacerber l’effet multiplicateur. Salai res et consom ma tion pro bable de la consom ma tion de l’ordre
de 8 %. en forte aug men ta tion
La pro gres sion des salai res ver sés aux Evo lu tion annuelle des mas ses
sala ria les ver séesména ges s’est accé lérée en 2001, tirée
prin ci pa le ment par le sec teur pri vé. La
masse sala riale versée par les entre pri ses
affi liées aux ASSEDIC (sec teur pri vé) a
aug men té de plus de 9 %, contre plus de
7 % en 2000 et près de 5 % en 1999. Si
l’accrois se ment du nombre d’emplois y
con tribue (+ 5,2 %), il ne l’explique pas
-entiè re ment. En l’absence de hausse par
ti cu lière du salaire mini mum, l’aug men -
ta tion de la masse sala riale tra duit une
hausse géné rale des salai res offerts dans
le sec teur pri vé, de l’ordre de 4 % pour
Les sa lai res ver sés par le sec teurl’ensemble des entre pri ses. Les dépen ses pri vé ont for te ment aug men té en
-en frais de per son nel de l’Etat pro gres 2001.
4économie
le ra len tis se ment mon dial
qua trième tri mestre 2001 alors que la
Dé fi cit ac cru de la ba lance com mer ciale crois sance en début d’année appro chait
les 20 %. Enfin, les ven tes de véhi cu les
Avec une hausse de 4,8 %, l’année 2001 Les impor ta tions de pro duits d’habil le- uti li tai res et indus triels ont même dimi -
voit le mon tant des impor ta tions croître ment-cuir et d’édi tion régres sent, après nué de 1,2 % en 2001, mal gré la tenue
de façon moins impor tante que l’an pas une année 2000 par ti cu liè re ment- du salon de l’auto.
-sé (+ 12,6 %). Il faut cepen dant rela ti vi eupho rique.
ser ce cons tat : l’année 2000 avait été
Le défi cit de la balance com mer cialeexcep tion nelle en ce qui concerne le Le chiffre d’affai res
s’est encore accru et s’élève à 17,2mon tant des impor ta tions, tiré par les des entre pri ses aug men temil liards d’euros (+ 5,2 %), mais moins com bus ti bles et car bu rants dans un
que l’an pas sé (+ 12,2 %). Il est dû à la contexte de très forte hausse du prix du
fai blesse des expor ta tions qui n’ont Con som ma tion et inves tis se ment for -pétrole. Cepen dant, hors car bu rants, la
pas pro gres sé (+ 0,8 %) alors que ment la demande inté rieure adressée àpro gres sion des impor ta tions reste plus
l’année 2000 s’était ter minée sur unefaible en 2001 (+ 4,7 % contre 9 %). l’éco nomie réu nion naise. Celle-ci est
forte hausse (+ 17,7 %). On observe-Tous les pos tes connais sent une pro satis faite par la pro duc tion locale et lesmême un tas se ment des expor ta tionsgres sion moindre. En par ti cu lier, mal gré impor ta tions. Avec des impor ta tionsdes pro duits agri co les et des indus tries le salon de l’auto, le poste auto mo bile et
- moins dyna mi ques, les entre pri ses réu -agroa li men tai res (- 0,7 %) car la cam maté riel de trans ports stagne en 2001.
pagne sucrière de 2000, exportée en nion nai ses ont su cap ter la majeure
2001, a été moins favo rable que celle partie de ce sup plé ment de demande et
Mon tant et struc ture des importations de 1999. Au final, le taux de cou ver ture le parc d’entre pri ses s’est accru de façon
des impor tations par les expor ta tions spec ta cu laire (voir enca dré page 3). Le
rejoint le niveau des années 1998 et
chiffre d’affai res sou mis à TVA des1999 (8 %), après une année 2000
entre pri ses réu nion nai ses affiche uneexcep tion nelle. Si l’on se res treint aux
seuls pro duits agri co les et des indus - pro gres sion de l’ordre de 8 %. Avec une
tries agroa li men tai res, le taux de cou - infla tion (hors tabac) de 1,2 %, on peut
ver ture (32,5 %) reste au-des sus esti mer que le volume de l’acti vi té sou -
des années 1998 et 1999, même s’il mis à TVA, seul indi ca teur dis po nible à
diminue par rap port à l’année ce jour pour mesu rer l’acti vi té glo bale
passée (34,4 %). du sys tème pro duc tif, s’est accru d’envi -
ron 7 %. Cet indi ca teur, enta ché d’un
La va leur to tale des im por ta tions cer tain nombre d’impré ci sions, tra duit
a moins aug men té en 2001 qu’en cepen dant une pro gres sion très vive de
2000. l ’acti vi té éco no mique de l’île pour l’année
2001.
La consom ma tion des ména ges a été des cré dits d’équi pe ment des ti nés aux Les entre pri ses réu nion nai ses peu ventren forcée par le recours au cré dit à la entre pri ses est passée d’un rythme supé -
aus si s’adres ser à l’exté rieur de l’îleconsom ma tion, qui a main te nu tout au rieur à 10 % fin 2000 à 3,4 % à la fin
pour trou ver des débou chés. Cepen dant,long de l’année un rythme de crois sance 2001. De même, les impor ta tions de
les expor ta tions n’ont pas aug men té ensupé rieur à 7 %, avec une accé lé ra tion en biens d’équi pe ment pro fes sion nels affi -
2001. Les tou ris tes ont aus si été moinsfin d’année (+ 12,1 % contre + 10,2 % au chaient une faible baisse sur un an au
-31 décembre 2000), à l’occa sion notam
ment de la tenue du salon de l’auto. Par Prin ci pa les ai des à l’em ploi
ail leurs, L’Iedom estime entre 250 et
évolution300 mil lions d’euros la dé-thé sau ri sa tion Nombre de con trats si gnés 1998 1999 2000 2001
01/00ayant pré cé dé l’arrivée de l’euro. Une
SECTEUR MARCHANDpartie de cette manne s’est reportée sur
la consom ma tion, une autre a ali men té Exo né ra tions à l'embauche 2 008 1 917 1 345
Con trats en alter nance 3 944 4 370 4 587 3 925 - 14,4l’épargne et l’inves tis se ment.
Con trats d'accès à l'emploi (CAE) 3 161 3 300 3 512 2 270 - 35,4
Aides à la créa tion d'entre prise (ACCRE) 311 416 365 279 - 23,6L’inves tis se ment des ména ges dans
Plans ini tia ti ves jeu nes (PIJ) création 430l’immo bi lier reste tou jours très dyna -
mique, les concours ban cai res à moyen SECTEUR NON MARCHAND
et long terme octroyés aux ména ges aug - Appren tis sage sec teur public 12 13 48
Con trats emploi soli da ri té (CES) 27 818 31 874 28 221 29 962 6,2men tant de 11,5 % fin 2001 en glis se -
Con trats emploi conso li dé (CEC) 3 066 4 415 3 902 5 798 48,6ment annuel contre 10,4 % à la fin 2000.
Con trats d'inser tion par l'acti vi té (CIA) 10 199 9 681 8 232 11 697 42,1
En revanche, l’ inves tis se ment des entre - Con trats emplois-ville 166 158 135 77 - 43,0
pri ses a connu un très net ralen tis se ment Con trats emploi-jeune (CEJ) 3 193 2 640 1 195 1 003 -16,1
-au cours de l’année 2001. Ain si, la crois
Source : DTEFPsance en glis se ment annuel de l’encours
5éco nomie
ra tion du bâti ment en par te na riat avec de De man deurs d’em ploi en re gis trés
nom breux orga nis mes. Cette poli tique
01/00
1998 1999 2000 2001 s’est tra duite notam ment par la mise en
(%) place de bad ges sur les chan tiers. Ain si,
Deman deurs d'emploi au 31/12 : 95 769 94 921 91 999 88 692 - 3,6 au 31 décembre 2001, 9 663 bad ges
dont : - fem mes 42 843 42 142 40 708 38 649 - 5,1 concer nant 900 entre pri ses avaient été
- moins de 25 ans 21 723 21 331 20 568 19 432 - 5,5 dis tri bués, soit les deux tiers des effec -
- ins crits depuis plus d'un an 45 653 44 724 40 510 39 555 - 2,4 tifs recen sés à la Caisse de congés payés
du BTP.Chô meurs indem ni sés au 31/12 : 48 388 48 959 50 435 54 940 8,9
dont : - régime d'assu rance 36 715 35 916 37 329 41 661 11,6 Le sec teur des trans ports, qui voit son
- soli da ri té 10 931 12 212 12 625 12 878 2,0
effec tif croître de plus de 7 %, par ti cipe
aus si lar ge ment à la hausse de l’emploi.
Béné fi ciai res du RMI (*) 57 778 61 807 63 417 68 114 7,4
En ce qui concerne le com merce, l’évo -
lu tion de l’emploi (+ 4,4 %) reste moins(*) en dé cembre 2001, 4 631 bé né fi ciai res sont sor tis pour bé né fi cier du Re ve nu de So li da ri té pré vu
par la Loom, ils sont ici réin té grés au nombre de bé né fi ciai res du RMI pour tra vail ler à champ éle vée que notre indi ca teur de volume
cons tant. d’acti vi té (+ 7 %) alors que les évo lu -
tions étaient les mêmes pour l’an pas sé.Source : DTEFP - CAF.
Les gains de pro duc ti vi té que l’on peut
réa li ser dans ces sec teurs, sou vent biennom breux et leurs dépen ses ont sta gné. e ntre pri ses deviennent pré pon dé rants et
équi pés à La Réu nion, ain si que lesIl semble que le sup plé ment de demande conservent un dyna misme par ti cu lier en
atten tats du 11 sep tembre, ont pro ba ble -de biens de consom ma tion adres sé à terme de créa tion d’emplois (+ 6,4 %).
ment pesé sur les déci sions d’embauchel’éco nomie réu nion naise, mesu ré pa r En revanche, on observe un ralen tis se -
des entre pre neurs.l’évo lu tion par ti cu liè re ment favo rable de ment dans le sec teur des acti vi tés immo -
la consom ma tion, soit prin ci pa le ment le bi liè res et finan ciè res, après une année
fait des Réu nion nais eux-mêmes. Remontée de l’emploi aidé2000 par ti cu liè re ment faste.
dans le ser vice publicLe sec teur de la cons truc tion, qui avaitL’emploi a bien pro fi té lar ge ment con tri bué en 2000 à la hausse
Paral lè le ment, le nombre de con tratsde la conjonc ture de l’emploi, est net te ment moins dyna -
aidés a for te ment pro gres sé. Ce sont lesmique avec une pro gres sion de moins de
acti vi tés de ser vice public (sec teur nonL’emploi a rela ti ve ment bien pro fi té de 5 %. Dans ce sec teur, les pro gres sions
mar chand) qui ont eu très for te mentla conjonc ture inté rieure favo rable. Au de ces deux années s’expli quent en
recours à ce type d’emploi pré caire avec31 décembre de l’année, on dénombre grande partie par les effets posi tifs de la
une aug men ta tion de moi tié du nombreprès de 4 000 emplois sala riés sup plé - poli tique de lutte contre le tra vail infor -
de con trats emploi conso li dés (CEC) etmen tai res dans le sec teur pri vé. Cette -mel, menée sous l’impul sion de la fédé
pro gres sion, moindre que l’an pas sé ou
l’on avait envi ron 5 000 emplois sala riés
sup plé men tai res, a sur tout été le fait du Pré fé rence pour les pla ce ments li qui des
ter tiaire. Le dyna misme de ce sec teur se
confirme avec une pro gres sion simi laire Au 31 décembre 2001, l’ensemble des sant des entre pri ses, l’expli ca tion est à
à l’année passée. Au sein du ter tiaire, ce actifs finan ciers recen sés à La Réu nion recher cher dans le moindre inves tis se-
- -s’élève à 6,22 mil liards d’euros, en pro ment et la forte consom ma tion des ména sont prin ci pa le ment les ser vi ces aux
gres sion de 9,4 % sur un an. Cette évo lu - ges en fin d’année, qui a confor té lesentre pri ses qui main tien nent ce haut
tion a été marquée, sur tout au second situa tions de tré so rerie.niveau d’emploi. Ten dance qui semble
semestre, par une pré fé rence accrues’impo ser de plus en plus dans le tis su
-pour les for mes les plus liqui des de pla pro duc tif réu nion nais, les ser vices aux
ce ment. Elle s’est ain si tra duite par une Inves tis se ments et épargne
pro gression élevée des dépôts à vue
Evo lu tion de l’emploi sala rié au 31 décembre (+ 19,4 % en décembre contre + 8,0 %
dans le sec teur marchand un an aupa ra vant, en glis se ment annuel)
et des pla ce ments liqui des ou à court
terme (+ 10,7 % contre + 5,3 %), alors
que la croissance de l’épargne à long
terme (+ 0,8 % contre + 7,8 %) a souf fert
des mau vai ses per for man ces des mar-
chés finan ciers en 2001.
La forte aug men ta tion en glis se ment
annuel des pla ce ments liqui des ou à vue
des ména ges pro vient de la hausse des
reve nus, en par ti cu lier du fait de la baisse
des impôts, incluant le ver se ment de la
-prime pour l’emploi, ain si que des impor
tan tes ces sions de bil lets et piè ces enOn dé nombre en 2001 près de
francs avant le pas sage à l’euro. S’agis -4 000 sa la riés sup plé men tai res
dans le sec teur pri vé.
6en bref
con trats d’inser tions par l’acti vi té (CIA).
Le nombre de con trats emplois soli da ri té
(CES) remonte après le creux de 2000 et Der niè res nou vel lesreste lar ge ment majo ri taire par mi les
emplois aidés. On retrouve au total les
niveaux atteints pour l’année 1999, après Evo lu tion du nombre de tou ris tes
une année 2000 creuse pour le sec teur Ralen tis se ment de l’acti vi té
non mar chand. en métro pole
Il est déli cat de tirer une con clu sion de
Après une crois sance très forte en 2000l’impact de l’acti vi té éco no mique sur le
(3,8 %) l’acti vi té éco no mique s’est-mar ché du travail, tant est touf fu le dis
infléchie en France métro po li taine à par -po si tif légis la tif pour sou te nir l’emploi.
L’enquête emploi de mars 2001 indique tir du pre mier tri mestre 2001. L’inflexion
s’est pour suivie tout au long de l’année.un taux de chô mage de 33,4 % de la
Elle s’est accentuée au qua trième tri -popu la tion active.
mestre après les atten tats du 11 sep -
Enfin, en ce qui concerne les per son nes tembre. La crois sance en volume du PIB
à l’écart de l’emploi, on observe une très est ain si de 1,8 %. L’acti vi té ralen tit ain -
forte pro gres sion du nombre de Rmis tes si net te ment après trois années de crois -
(+ 7,1 %) si l’on intègre les anciens sance excep tion nelle. Ce ralen tis se ment
béné fi ciai res du RMI sor tis en décembre coïn cide avec celui de l’acti vi té mon -
2001 pour béné fi cier du reve nu de soli - diale qui entraîne un recul sans pré cé -
da ri té (RSO) pré vu par la Loom. De dent des expor ta tions fran çai ses en cours
même, le nombre de béné fi ciai res du d’année. Face à l’incer ti tude crois sante
régime de soli da ri té des allo ca tions chô - sur les pers pec ti ves conjonc tu rel les, les
-mage s’est vu allé gé par cette dis po si entre pri ses ont dimi nué leurs stocks et
tion de la Loom. leurs inves tis se ments. Ce coup d’arrêt de fré quen ta tion tou ris tique avec 424 000
la demande des entre pri ses est à l’ori - tou ris tes (- 1,4 %). Cette baisse de la fré -Mal gré un bilan glo ba le ment satis fai -
gine d’une baisse des impor ta tions. Mal - quen ta tion s’ins crit dans la moyennesant, l’année a été marquée, comme en
gré la chute des expor ta tions, le solde du observée à l’échelle mon diale : - 1,3 %France métro po li taine, par un gel des
com merce exté rieur s’amé liore ain si de par rap port à 2000 d’après l’Orga ni sa -i nves tis se ments pen dant les der niers mois.
4,5 mil liards d’euros. tion mon diale du tou risme. Elle s’expli-Les atten tats du 11 sep tembre ont eu en
que par la baisse de la crois sance éco no -effet un effet psy cho lo gique immé diat La demande des ména ges, en revanche, mique en métro pole, les pro blè mes dessur les déci sions d’inves tis se ment des est restée vigou reuse. Elle est sou tenue com pa gnies aérien nes AOM/Air Liber téindus triels de La Réu nion. Cette baisse par le reve nu dis po nible brut qui aug - et le choc du 11 sep tembre.de l’inves tis se ment des entre pri ses semble mente for te ment. En effet les salai res
se pour suivre au début de l’année 2002. res tent dyna mi ques, l’impôt sur le reve - A La Réu nion, la baisse de fré quen ta tion
De même, la der nière enquête de -nu baisse, et les pres ta tions socia les aug affecte le tou risme d’agré ment qui baisse
l’IEDOM fait appa raître un net ralen tis - men tent. Bien que les prix à la consom - de 5 %, tan dis que le tou risme d’affi ni té
se ment du cou rant des affai res sur le ma tion accé lè rent légè re ment, la hausse pro gresse de 5 % pour atteindre un
pre mier tri mestre 2002, cor ro bo ré par du pou voir d’achat est excep tion nelle : niveau record en 2001 avec 154 000 tou -
une consom ma tion des ména ges par ti cu - 3,3 % après 2,8 % en 2000. Les ména ges ris tes. Ce type de tou risme paraît moins
liè re ment déprimée. Cette fai blesse de la en pro fi tent pour accroître for te ment lié aux fac teurs exté rieurs et résiste
consom ma tion est à rap pro cher du dyna - leurs dépen ses (2,6 %) mais éga le ment mieux en période de crise. Cette hypo -
misme obser vé en 2001, les acteurs éco - leur épargne. thèse est confirmée par la hausse de plus
no mi ques recons ti tuant pro ba ble ment une de 2 % des tou ris tes ori gi nai res de LaLes entre pri ses n’ont pas ajus té leurspartie de leur épargne en bil lets remise Réu nion, tan dis que les non-ori gi nai res-dans le cir cuit éco no mique avant le pas - effec tifs au ralen tis se ment de leur pro bais saient de 1,8 %. Le tou risme d’affaire
duc tion. A chaque tri mestre la crois -sage à l’euro. On peut aus si avan cer que reste stable autour de 44 000 tou ris tes.sance de l’emploi dépasse celle de l’acti -les ména ges ont anti ci pé cer tains de
vi té. Ain si la pro duc ti vi té appa rente du La baisse du tou risme d’agré ment affecte leurs achats au der nier tri mestre 2001
tra vail par tête diminue de 1,0 %. Lapour écou ler leurs bil lets en francs et direc te ment les hôtels et les gîtes avec
baisse de la durée du tra vail a sans nul une baisse de 10 000 tou ris tes par rap -font preuve de pru dence en atten dant
doute joué sur le conte nu en emploi ded’acqué rir une nou velle échelle de repè - port à 2001 (- 6 %), tan dis que les loca -
la crois sance ces deux der niè res années. tions sous l’impul sion de la hausse dures avec la nou velle monnaie. n
tou risme d’affi ni té pro gres sent de plus
Jean-Bap tiste HERBET
de 17 %. Les recet tes bais sent enet Sté phane MARTIN Un peu moins de tou ris tes
moyenne de 1,7 % par rap port à 2000.
à La Réu nion en 2001
Cette baisse se concentre prin ci pa le ment
sur les sec teurs de la res tau ra tion et de la
Après une année 2000 excep tion nelle loca tion de véhi cu les. n
avec 430 000 tou ris tes à La Réu nion
(+ 9 % par rap port à 1999), l’année 2001
est marquée par un léger tas se ment de la
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