Le commerce de bricolage : sur un marché dynamique, des acteurs toujours plus costauds

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Le bricolage est l’un des secteurs les plus dynamiques du commerce de détail. Entre 1996 et 2006, la valeur de son chiffre d’affaires a été presque multipliée par deux. Cette croissance bénéficie beaucoup plus aux grandes surfaces de bricolage qu’aux petits distributeurs traditionnels, les quincailleries. Le renouvellement du tissu commercial se traduit par la disparition d’acteurs de taille modeste et leur remplacement par des sociétés plus grandes ; l’effectif moyen des sociétés augmente presque de moitié. En dix ans, la part des grandes surfaces de bricolage sur le marché des produits de bricolage a progressé de 15 points ; la quasi-totalité de leur chiffre d’affaires est réalisée par des sociétés en réseau. En 2006, les trois plus grands réseaux concentrent à eux seuls 43 % du chiffre d’affaires de l’ensemble du commerce de détail de bricolage. En dix ans, le secteur double quasiment son chiffre d’affaires Une croissance d’abord portée par les sociétés pérennes Une rentabilité relativement stable Une forte présence des réseaux d’enseignes Un secteur fortement concentré Une grande diversité de produits vendus En dix ans, les grandes surfaces de bricolage gagnent 15 points de part de marché
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1386 - JANVIER 2012
Le commerce de bricolage :
sur un marché dynamique,
des acteurs toujours plus costauds
Xavier Reif, division Commerce, Insee
e bricolage est l’un des secteurs 10 % du chiffre d’affaires du commerce de détail
non alimentaire spécialisé (tableau 1). Les gran-lesplusdynamiquesducommerce
des surfaces de bricolage ne représentent qu’unLde détail. Entre 1996 et 2006, la
tiers du nombre de sociétés du secteur, mais
valeur de son chiffre d’affaires a été
plus de 80 % des salariés (en équivalent temps
presque multipliée par deux. Cette crois- plein) et du chiffre d’affaires.
sance bénéficie beaucoup plus aux gran- Durant la décennie 1996-2006, le commerce
des surfaces de bricolage qu’aux petits de bricolage est très dynamique : son chiffre
d’affaires double presque en valeur etdistributeurs traditionnels, les quincaille-
progresse de plus de 60 % en volume. Cetteries. Le renouvellement du tissu commer-
croissance se prolonge jusqu’en 2008.
cial se traduit par la disparition d’acteurs
Pendant la crise économique, le chiffre d’affaires
de taille modeste et leur remplacement se maintient. Il renoue avec la croissance en
par des sociétés plus grandes ; l’effectif 2010 (+ 2 % en valeur) selon la source
moyen des sociétés augmente presque conjoncturelle des indices de chiffre d’affaires
(sources).de moitié. En dix ans, la part des grandes
L’engouement des consommateurs pour lesurfaces de bricolage sur le marché des
bricolage bénéficie principalement aux grandes
produits de a progressé de
surfaces spécialisées : leur chiffre d’affaires
15 points ; la quasi-totalité de leur chiffre double entre 1996 et 2006, alors qu’il n’aug-
d’affaires est réalisée par des sociétés en mente que d’un peu moins de moitié pour les
réseau. En 2006, les trois plus grands quincailleries. À titre de comparaison, sur la
même période, le chiffre d’affaires deréseaux concentrent à eux seuls 43 % du
l’ensemble du commerce de détail non alimen-chiffre d’affaires de l’ensemble du
taire spécialisé progresse d’un peu plus de 60 %
commerce de détail de bricolage.
en valeur. De même, l’emploi augmente beau-
coup plus fortement dans les grandes surfaces
de bricolage (+ 75 %) que dans les quincaille-
En 2006, le commerce de détail de bricolage ries (+ 19 %), mais aussi que dans l’ensemble
(définitions) regroupe environ 7 500 sociétés du commerce de détail non alimentaire spécia-, quincailleries et grandes surfaces lisé (+ 30 %). L’effectif salarié moyen des gran-
de bricolage, et emploie 89 000 salariés (en des surfaces de bricolage reste pratiquement
équivalent temps plein). Son chiffre d’affaires stable à 31 salariés, alors qu’il augmente légère-
s’élève à 17 milliards d’euros, soit pratiquement ment pour les quincailleries (de2à3salariés);
Le commerce de détail de bricolage en 1996 et 2006
Commerce de bricolage Commerce
de détail non
Sociétés Sociétés Sociétés alimentaireTotal
pérennes entrantes sortantes spécialisé
Chiffre d’affaires 1996 6 486 /// 2 840 9 326 98 674
(en millions d’euros) 2006 11 617 5 680 /// 17 297 162 224
Variation
1996-2006 5 131 5 680 – 2 840 7 971 63 550
Effectif salarié 1996 40 772 /// 18 516 59 288 609 382
(en équivalent temps plein) 2006 61 271 27 752 /// 89 023 820 215
Variation
1996-2006 20 499 27 752 – 18 516 29 735 210 833
Source : Insee, Ficus 1996 et 2006.
INSEE
PREMIEREmais le nombre de grandes surfaces de Le taux de marge d’exploitation (défini- groupement représentent 40 % des
bricolage passe de 1 400 à 2 400, tandis tions), qui mesure la rentabilité écono- magasins en réseau et un quart du
que celui des quincailleries diminue de mique des sociétés, est plus élevé pour chiffre d’affaires du commerce de
6 500 à 5 000. les grandes surfaces de bricolage que bricolage. Dans ce secteur, un groupe-
Au total, les sociétés sont de plus en pour les quincailleries (respectivement ment rassemble en moyenne 190 points
plus grandes : elles emploient en 30 % et 22 % en 2006). Pour les premiè- de vente, contre 106 en moyenne pour
moyenne 12 salariés en 2006 contre 7 res, il est au même niveau que l’ensemble des réseaux du secteur.
en 1996. Les sociétés de moins de cinq l’ensemble du commerce de détail non Quelques réseaux ont développé des
salariés restent toutefois majoritaires alimentaire spécialisé ; il suit aussi la contrats de franchise ou de licence de
(58 %), mais leur proportion baisse même évolution (– 2 points depuis marque, mais ces formes d’organisation
(– 15 points en dix ans). 1996). En revanche, le taux de marge sont plus rares dans le secteur. Les
d’exploitation augmente légèrement points de vente succursalistes ou inté-
pour les quincailleries (+ 0,5 point), en grés, c’est-à-dire possédés en propre
Une croissance d’abord portée lien avec la disparition des magasins les par une entreprise tête de réseau ou
moins rentables. l’une de ses filiales, rassemblent 22 %par les sociétés pérennes
des magasins. En revanche, ils réalisent
La croissance du commerce de brico- près de la moitié du chiffre d’affaires du
Une forte présencelage s’explique à la fois par celle des secteur (45 %). Les réseaux intégrés
sociétés présentes tout au long de la sont généralement beaucoup plus petitsdes réseaux d’enseignes
période, dites pérennes, et par les que les groupements (50 points de
mouvements d’entrées et de sorties Contrairement aux quincailleries, une vente en moyenne).
(définitions) au sein du secteur très grande majorité des grandes surfa- Plusieurs réseaux du commerce de
(tableau 1 et sources). ces de bricolage appartiennent à un bricolage ont été constitués ou rachetés
Les sociétés pérennes réalisent environ réseau d’enseignes (définitions). Elles par les grandes enseignes alimentaires
70 % du chiffre d’affaires et de l’emploi bénéficient ainsi d’une enseigne connue (intégrées ou non). Ces groupes déve-
salarié, en 1996 comme en 2006. Parmi et de conditions d’approvisionnement loppent parfois plusieurs enseignes de
elles, les grandes surfaces de bricolage favorables, les achats étant réalisés par bricolage (traditionnel, discount…) pour
prédominent, puisqu’elles représentent une centrale commune à l’ensemble des élargir leur marché.
environ 80 % du chiffre d’affaires et de membres du réseau.
l’emploi salarié des sociétés pérennes En 2006, les points de vente apparte- Un secteur fortement concentré
en 1996 et 2006. nant à un réseau réalisent un peu plus
La forte croissance du commerce de de 83 % des ventes de l’ensemble du Le commerce de bricolage est fortement
bricolage, en termes d’emploi et de secteur. Ils réalisent même 97 % du concentré. En 2006, les trois plus gran-
chiffre d’affaires, est due pour deux tiers chiffre d’affaires des grandes surfaces des sociétés (par ordre alphabétique :
à la croissance des sociétés pérennes et de bricolage, contre 21 % seulement Brico Dépôt, Castorama et Leroy Merlin)
pour un tiers au renouvellement des pour les quincailleries en réseau. réalisent à elles seules 43 % du chiffre
sociétés sur le marché. Différentes formes d’organisation (défi- d’affaires du secteur ; les dix plus gran-
nitions) en réseaux d’enseignes coexis- des en réalisent 51 %. Entre 1996 et
tent au sein du secteur. Les points de 2006, la concentration s’est légèrement
vente indépendants qui adhèrent à un accentuée.Une rentabilité
relativement stable
Ventes par produit du commerce de détail de bricolage en 1996 et 2006
En moyenne, le taux de marge commer-
Ventes (en millions d’euros)ciale (définitions), indicateur économique Évolution
(en %)de la valeur dégagée par la revente en 1996 2006
l’état de marchandises, est assez faible Matériaux de construction, bois et menuiserie pour la maison 1 598 2 958 85
Produits d’entretien et d’aménagement de l’habitatpour le commerce de bricolage. Il s’éleve
(hors peintures et vernis) 948 2 574 172à 33 % en 2006, au même niveau qu’il y a
Matériels de bricolage et de jardinage (y compris tondeuses,
dix ans : c’est l’un des taux les plus faibles
motoculteurs) 1 556 2 223 43
du commerce de détail non alimentaire Articles de quincaillerie 1 196 1 513 27
spécialisé. Il est légèrement plus élevé Robinetterie et articles sanitaires 988 1 458 48
Peintures et vernis 511 1 317 158pour les quincailleries que pour les gran-
Piles et fournitures électriques 530 909 72des surfaces de bricolage (35 % contre
Articles d’équipement du foyer (vaisselle, luminaires, rideaux…) 369 858 133
33 %). Cet écart peut refléter à la fois des
Petits équipements divers de jardin (pots, bacs, sujets…) 44 678 1 441
différences de coûts de distribution Revêtements de sol et mur (hors peintures et vernis) 336 614 83
(associés à des prestations commercia- Verre plat et de miroiterie 32 52 63
Autres (fleurs, plantes, mobilier de jardin, charbon, appareilsles différentes) et d’expositions à la
électroménagers…) 1 218 2 142 76concurrence locale, liées aux caractéristi-
Total 9 326 17 296 85
ques de la demande adressée à ces deux
Source : Insee, EAE, Ficus 1996 et 2006.formes de vente.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur www.insee.fr
INSEE
PREMIERECette première mesure de la concentra- vendus est portée par les grandes surfa-Une grande diversité
tion ne prend toutefois pas en compte ces de bricolage : au sein du secteur,de produits vendus
l’organisation en réseaux d’enseignes : elles réalisent par exemple la quasi-tota-
si les réseaux intégrés peuvent être Les sociétés du commerce de bricolage lité des ventes de petit équipement de
identifiés à une seule société, un distribuent des gammes d’articles très jardin ou de mobilier de jardin. Quant
réseau de points de vente indépen- diversifiées (tableau 2). En 2006, les aux quincailleries, elles se spécialisent
dants est, lui, constitué d’une multitude produits les plus vendus sont les maté- de plus en plus dans la vente de produits
de sociétés, juridiquement indépendan- riaux de construction (17 %), les d’entretien et d’aménagement de l’habi-
tes mais liées par une stratégie écono- produits d’entretien et d’aménagement tat (près de la moitié de leurs ventes).
mique commune. de l’habitat (15 %), les matériels pour le C’est un de leurs seuls segments de
La concentration du secteur est encore bricolage et le jardinage (13 %) et les marché en croissance, alors que leurs
plus marquée lorsqu’on prend en articles de quincaillerie (9 %). Même si ventes de produits de bricolage (défini-
compte sa structuration en réseaux : en les ventes de ces produits demeurent tions) ne progressent pas.
2006, les dix plus grands réali- majoritaires, les sociétés du secteur
sent 69 % du chiffre d’affaires du vendent, dans des proportions non
En dix ans, les grandescommerce de bricolage, soit 18 points négligeables, de nombreux produits liés
de plus que les dix plus grandes socié- à l’aménagement de l’habitat et au jardi- surfaces de bricolage gagnent
tés. Les trois plus grands réseaux en nage. C’est le cas notamment du petit 15 points de part de marché
termes de chiffre d’affaires sont néan- équipement de jardin (pots, bacs…), du
moins des réseaux intégrés, de sorte mobilier de jardin, et des fleurs et plan- Les grandes surfaces de bricolage et
que la part des trois plus grands réseaux tes. Certains de ces segments de les quincailleries ne sont pas les seuls
est identique à celle des trois plus gran- marché sont en pleine expansion : en dix commerces distribuant des produits
des sociétés (43 %) et explique la part ans, les ventes du petit équipement de de bricolage. Sont également
de 45 % du chiffre d’affaires réalisée par jardin ont été multipliées par plus de présents sur ce marché les grandes
les réseaux intégrés. quinze. Cette diversité des produits surfaces alimentaires, le commerce
de gros, dont certaines enseignes
vendent aussi directement aux parti- Part de marché des différents acteurs sur le marché du « bricolage de détail »
culiers, et d’autres secteurs commer-
en 1996
ciaux (vente sur les marchés, vente
Autres
par correspondance, bazars…). Afin9%
d’évaluer les parts de marché de ces
différents acteurs, le marché duCommerce de gros
14 % « bricolage de détail » a été défini
dans cette étude par l’ensemble desGrandes surfaces
de bricolage produits du commerce de détail de
47 %
bricolage, hors produits d’entretien etGrandes surfaces
alimentaires d’aménagement de l’habitat, et hors
17 %
produits d’entretien ménager (lessi-
ves, détergents, cirages…).
En 2006, le marché du « bricolage deQuincailleries
13 % détail » représente 13,5 milliards d’eu-
Lecture : en 1996, la part de marché des grandes surfaces de bricolage sur le marché du « bricolage de détail » s’élève à 47 %.
ros, contre 10,3 milliards en 1996. Il
Source : Insee, EAE 1996.
progresse ainsi de 3,2 milliards d’euros,
soit une hausse de 31 % en valeur en
Part de marché des différents acteurs sur le marché du « bricolage de détail » dix ans.
en 2006 Le marché du « bricolage de détail »
apparaît dominé par les grandes surfa-
Autres
ces de bricolage : elles réalisent 62 %9%
des ventes en 2006 (graphiques 1 et 2).
Depuis 1996, leur part de marchéCommerce de gros
10 % augmente (+ 15 points). À l’inverse, elle
Grandes surfaces diminue pour les grandes surfaces
de bricolage
Grandes surfaces 62 % alimentaires (– 7 points), les quincailleries
alimentaires
(– 4 points) et les grossistes (– 4 points).10 %
Malgré le développement du marché,
Quincailleries les ventes au détail de produits de
9%
bricolage diminuent pour ces trois
acteurs, avec une baisse particulière-
ment forte pour les grandes surfacesLecture : en 2006, la part de marché des grandes surfaces de bricolage sur le marché du « bricolage de détail » s’élève à 62 %.
Source : Insee, EAE 2006. alimentaires (– 23 %).
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur www.insee.fr
INSEE
PREMIEREici de sociétés pour les unités légales Un réseau est un ensemble de points deSources
déclarées au répertoire Sirene, ce qui vente qui présentent des caractéristiques
correspond à la notion juridique d’entre- communes (enseigne, produits vendus,
Le nombre de sociétés, le chiffre d’affaires, prise. Il ne s’agit donc pas de la notion offre de services, etc.) et qui sont coordon-
l’emploi salarié et la ventilation des ventes d’entreprise en tant qu’acteur économique nés par la même société.
par produit sont issues de l’enquête définie dans la loi de modernisation écono- Il existe différentes formes d’organisation
annuelle d’entreprise (EAE). L’EAE n’in- mique (LME) et son décret d’application en réseau (réseaux intégrés purs, majori-
terrogeait toutefois les petites sociétés n° 2008-1354 du 18 décembre 2008, que tairement intégrés, mixtes faiblement fran-
qu’une année sur deux, la dernière étant les statistiques ne permettent pas encore chisés, mixtes fortement franchisés,
2006. Le passage à l’enquête sectorielle d’appréhender. groupements, etc.) qui ont été présentés
annuelle (ESA) et la non-exploitation de Les sociétés pérennes sont les sociétés dans des Insee Première antérieurs (biblio-
l’ESA 2008àunniveaufin empêchent présentes en 1996 et 2006 dans le secteur graphie).
d’avoir des données détaillées plus récentes. du commerce de détail de bricolage. Taux de marge commerciale : rapport de
En revanche, les indices conjoncturels Les sociétés entrantes sont les sociétés la marge c aux ventes de
de chiffre d’affaires calculés par l’Insee présentes dans le secteur du commerce de marchandises (la marge commerciale est
(dits CA3) permettent de prolonger l’ana- détail de bricolage en 2006 et qui ont été égale aux ventes de marchandises moins
lyse de l’activité jusqu’en 2010. créées après 1996 ou qui appartenaient à les achats de marchandises et les varia-
Les données administratives rassemblées un autre secteur en 1996. tions de stocks).
dans le fichier complet unifié du système Les sociétés sortantes sont les sociétés Valeur ajoutée :elleest égaleàlavaleur
unifié de statistiques d’entreprises présentes dans le secteur du commerce de de la production diminuée de la consomma-
(Ficus), exhaustives, sont utilisées pour détail de bricolage en 1996 mais qui n’y tion intermédiaire.
analyser l’impact des entrées et sorties. sont plus en 2006, soit parce qu’elles ont Excédent brut d’exploitation : il est égal à
Dans cette source, toutefois, les change- cessé leur activité, soit parce qu’elles ont la valeur ajoutée diminuée de la rémunéra-
ments d’activité principale (APE) sont changé d’activité principale. Cependant, il tion des salariés, des impôts sur la produc-
moinsbienprisencompteàunniveau fin peut arriver que certaines sociétés chan- tion (hors TVA mais sont incluses les taxes
de la nomenclature que dans l’EAE. gent de numéro Siren sur la période (par sur les salaires, les taxes professionnelles,
L’analyse des évolutions du chiffre d’affaires exemple à la suite d’une réorganisation). foncières, etc.) et augmentée des subven-
ou de l’emploi salarié est peu sensible à Lorsque cela se produit pour une très tions d’exploitation.
cette limite. Il est en revanche préférable grosse société, on assure la continuité de Taux de marge d’exploitation : rapport de
d’utiliser l’EAE pour calculer le nombre de celle-ci et on l’intègre dans les sociétés l’excédent brut d’exploitation à la valeur
sociétés appartenant à un secteur. Les pérennes. ajoutée.
informations relatives aux réseaux d’ensei- Les produits de bricolage comprennent
gnes sont issues de l’enquête sur les les articles de quincaillerie, les peintures et Bibliographie
réseauxducommercededétail vernis, le verre plat et de miroiterie, le maté-
2006-2007. riel pour le bricolage et le jardinage, la robi-
netterie et les articles sanitaires, les
matériaux de construction, le bois et la ? SolardG., «Lecommercedeproximi-
menuiserie pour la maison. Ils compren- té », Insee Première n° 1292, mai 2010.Définitions
nent également les produits d’entretien ? Reif X., Solard G., « Les réseaux dans le
ménager (lessives, détergents, cirages…), commerce - Groupements dans l’alimen-
Le secteur du commerce de détail de et les articles et produits d’entretien et taire, succursales dans l’habillement »,
bricolage comprend les quincailleries d’aménagement de l’habitat. Ces deux Insee Première n° 1269, décembre 2009.
(surface de vente inférieure à 400 m²) et les dernières catégories de produits ont été ? Solard G., « À la campagne, comme à la
grandes surfaces de bricolage (400 m² ou exclues de l’analyse des parts de marché ville, des commerces traditionnels proches
plus), qui correspondent aux classes 52.4N du « bricolage de détail », en raison de de la population », Insee Première n° 1245,
et 52.4P de la nomenclature d’activités l’importance des ventes de lessives et de juin 2009.
française (NAF) rév. 1 et aux sous-classes produits d’entretien de certains agents ? ChardonO., « Commercedubricolage -
47.52A et 47.52B de la NAF rév. 2. économiques, alors que ces produits ne L’informatique fédère les entreprises dans
Sociétés : qu’il s’agisse de sociétés péren- sont pas véritablement des produits de les réseaux », Insee Première n° 638, mars
nes ou d’entreprises individuelles, on parle bricolage. 1999.
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