Le commerce en 1997 - Fort dynamisme du commerce de gros

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En 1997, le commerce de gros a bénéficié d'une conjoncture agricole et industrielle favorable et d'un commerce extérieur actif. Le commerce de gros en biens d'équipement professionnel s'est montré particulièrement dynamique (+ 11,8 % en volume) : les produits électroniques et le matériel informatique ont été très demandés, par les entreprises, mais aussi par les particuliers. Au sein du commerce de détail, les hypermarchés et supermarchés maintiennent une croissance élevée (+ 3,4 % en volume en 1997), en dépit d'un parc en moindre expansion. Le commerce automobile recule (- 4,0 %) après trois années de progression soutenue : il subit le contrecoup de la fin des primes gouvernementales pour l'achat de véhicules. Le commerce de détail est le seul à créer des emplois : plus de 35 000 créations nettes cette année, soit plus de 1 % de l'emploi total du commerce.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°574 AVRIL 1998
PRIX : 15 F
LE COMMERCE EN 1997
Fort dynamisme du commerce de gros
Isabelle Eymard, Maryvonne Lemaire, Christiane Nivet, Sébastien Seguin,
division Commerce, Insee
dynamique, particulièrement à l’exportationn 1997, le commerce de gros a bé
mais aussi à l’importation, les grossistesnéficié d’une conjoncture agricole
étant souvent des importateurs. Tous lesEet industrielle favorable et d’un
secteurs ont contribué à cette croissance, y
commerce extérieur actif. Le commerce compris ceux qui approvisionnent le com
de gros en biens d’équipement profes- merce de détail, soutenu par la consomma
sionnel s’est montré particulièrement dy tion des ménages (hors automobile)
(graphique).namique (+ 11,8 % en volume) : les
Le commerce de biens d’équipement pro produits électroniques et le matériel infor
fessionnel a été le plus dynamique :
matique ont été très demandés, par les
+ 11,8 % en volume ( + 5,6 % en 1996). Il le
entreprises, mais aussi par les particu doit à un fort volume de ventes de matériel
liers. Au sein du commerce de détail, lesélectrique et électronique et surtout informa
hypermarchés et supermarchés maintien tique. Ces ventes ont été dopées par les
commandes des entreprises et des adminis nent une croissance élevée ( + 3,4 % en
trations. Mais elles ne sont pas toutes desti volume en 1997), en dépit d’un parc en
nées à des professionnels, en particulier
moindre expansion. Le commerce auto
pour les produits informatiques : la demande
mobile recule ( 4,0 %) après trois années croissante des ménages, stimulée par des
de progression soutenue : il subit le con baisses de prix conséquentes, a aussi con
trecoup de la fin des primes gouverne tribué au dynamisme de ce commerce. Dans
mentales pour l’achat de véhicules.
Contribution des différents secteurs à laLe commerce de détail est le seul à créer
croissance du commerce de gros*des emplois : plus de 35 000 créations
nettes cette année, soit plus de 1 % de
l’emploi total du commerce.
Plus d’un actif sur huit travaille dans le com
merce. Ce secteur, qui génère 12,5 % de la
valeur ajoutée de l’économie, se décompose
en commerce de détail (45 % de la valeur
ajoutée du commerce), de gros (42 %) et au
tomobile (13 %). En 1997, le commerce de
gros a eu, de loin, l’activité la plus dynami
que ; le commerce de détail, malgré une
croissance plus modeste, a créé des em
plois tandis que la réparation et le commerce
automobile en ont perdus, en raison de leur
baisse d’activité.
* Taux de croissance en volume des ventes de marchandises duLe commerce de gros
commerce de gros
Lecture : la croissance en volume des ventes de marchandises dutrès dynamique
commerce de gros, + 5,4 % en 1997, se décompose en + 2,3 points
dus à la croissance du commerce de gros en biens d’équipement
L’année 1997 a été favorable au commerce professionnel, + 1,1 point dû à la croissance du commerce de produits
agricoles bruts, + 0,8 point dû à la croissance du commerce de biensde gros : ses ventes ont progressé de
de consommation non alimentaires, + 0,7 point dû à la croissance du
+ 5,5 % en volume (cf. Pour comprendre ces commerce de biens intermédiaires non agricoles, et + 0,5 point dû à
la croissance du commerce de produits alimentaires.résultats), soit un à trois points de plus que
La contribution d’un secteur est l’évolution du secteur pondérée par
les années précédentes (tableau 1). Elles son importance dans l’ensemble.
N.B. : le secteur 517Z (« Autres commerces de gros ») n’est pas prisont bénéficié d’une nette reprise de l’indus
en compte dans le calcul des contributions. Il est en revanche inclus
trie manufacturière, après une année 1996 dans l’évolution du commerce de gros présentée dans le tableau 1.
Source : comptes du Commerce, Inseeplutôt atone, et d’un commerce extérieur très
INSEE
PREMIEREles autres biens d’équipement, le vo exportations. Cependant, la crois- L’effet « vache folle » s’atténue
lume des ventes a crû plus modéré sance est à nouveau ralentie par celle
ment, grâce à une légère reprise de des produits frais, dont la viande fraî Sur le marché des produits alimen
l’investissement productif dans la plu che, encore marquée, chez les gros taires (y c. tabac), la part des grandes
part des secteurs sauf l’agriculture. sistes, par la crise de la « vache surfaces avoisine 59 %, celle de l’ali
Le volume des ventes du commerce folle ». mentation spécialisée et artisanale
de gros de produits agricoles bruts 20 % et celle de l’alimentation géné
a lui aussi très fortement augmenté, rale de proximité 9 % (avec le com Troisième année de croissance
+ 8,7 %, après le très faible redresse merce de produits surgelés) ( tableau 3 ).modérée pour le commerce
ment qui avait suivi la chute des ven Le commerce alimentaire sur les mar de détail
tes en 1994. De 1992 à 1994, la chés atteint à peine 3 %.
réforme de la PAC avait entraîné une Le chiffre d’affaires du commerce de Le commerce spécialisé et artisanal
forte réduction des livraisons de cé détail, augmenté de celui des boulan de l’alimentation a maintenu son acti
réales, d’oléagineux et de protéagi geries, pâtisseries et charcuteries, a vité après plusieurs années de dé-
neux, liée essentiellement au gel de crû de + 2,2 % en volume, un peu plus croissance. En particulier, la situation
surfaces cultivables. Progressive qu’en 1996 et 1995 ( tableau 2 ). Il a peu des boucheries s’est améliorée ; tou
ment, le taux de jachère obligatoire a bénéficié de l’amélioration du pouvoir tefois, leur chiffre d’affaires en volume
été réduit et n’est plus que de 5 %. d’achat des ménages en 1997. En ef n’a pas augmenté autant que la con
L’effet de cette remise en culture a étéfet, l’augmentation des revenus a été sommation de viande, qui a repris
amplifié par des rendements excep surtout consacrée à la reconstitution après la chute de 1996 consécutive à
tionnels et les débouchés à l’exporta de l’épargne ; celle ci avait été gre- la crise de la « vache folle » (fin mars
tion ont été favorisés par une baisse vée, notamment, par l’achat de véhicu 1996). L’alimentation générale de
des prix. Dans ce contexte, le com les automobiles stimulé par les primesproximité continue de décliner mais,
merce de gros a été davantage sollici gouvernementales. depuis deux ans, à un rythme ralenti
té, à la fois collecteur, stockeur,
exportateur et distributeur sur le mar
ché intérieur. L’activité dans le commerce de gros
Le commerce de biens de consom
Évolution des ventes de marchandises HT en volume (en %)
mation non alimentaire a été nette
1993 1994 1995 1996 1997Commerce de gros de...
ment plus actif que l’année
... produits agricoles bruts 3,7 6,5 0,1 1,9 8,7précédente, affichant une progression
... produits alimentaires 1,2 4,5 1,2 1,6 2,1
de + 4,4 % après + 1,1 %. L’activité
... biens de consommation non alimentaire 0,9 0,8 3,1 1,1 4,4
des grossistes dans les secteurs tex
... biens intermédiaires non agricoles 5,1 6,9 4,1 2,3 2,8
tile, électroménager brun et blanc et
... biens d’équipement professionnel 2,0 6,0 12,3 5,6 11,8
papier carton a été notamment très Ensemble du commerce de gros 0,5 3,2 4,2 2,5 5,5
dynamique. Celle des grossistes en
produits pharmaceutiques a seule
L’activité dans le commerce de détailment crû de + 2,4 %.
Évolution du chiffre d’affaires TTC en volume (en %)Les ventes du commerce de biens in
Formes de vente 1993 1994 1995 1996 1997termédiaires ont été supérieures à
1celles de l’an dernier : + 3,4 % en vo Alimentation spécialisée et artisanat commercial 2,3 4,5 - 2,6 - 2,5 - 0,1
Boulangeries pâtisseries 2,9 - 1,3 - 1,7 - 2,4 - 0,5lume, après + 1,2 % en 1996, hors
Boucheries charcuteries 3,4 - 6,6 - 4,1 - 2,3 1,0commerce de combustibles. Cette ac
Autres magasins d’alimentation spécialisée 0,2 - 5,7 - 1,8 - 2,8 - 0,8tivité est liée au redémarrage de la
2
Petites surfaces d’alimentation générale 4,9 - 5,2 - 3,0 - 1,3 - 1,4croissance de l’industrie et à la mise
Grandes surfaces d’alimentation générale 3,7 4,1 3,3 3,1 3,4
en chantier d’un nombre croissant de 3
Grands magasins 10,5 3,6 3,1 0,7 0,5
maisons individuelles pour la
Pharmacies et commerces d’articles médicaux 5,1 0,9 5,4 0,9 3,0
deuxième année consécutive. La pro
Magasins non alimentaires spécialisés 1,4 - 0,6 2,3 2,2 2,2
gression du volume des ventes a été Équipement de la personne 0,0 - 3,2 0,3 1,4 2,4
nette pour le commerce de produits pourent du foyer - 2,1 - 0,5 2,4 2,1 2,0
l’installation de l’habitat et la construc Aménagement de l’habitat - 0,9 2,6 1,0 4,0 1,6
tion (+ 4,6 %) et pour le commerce de Parfumerie, loisirs, sports 4,7 - 1,1 4,8 1,8 3,1
Autres magasins spécialisés 0,9 0,8 4,2 2,1 1,5matières pour l’industrie (+ 2,3 %). Le
Commerce hors magasin - 3,3 2,4 0,7 1,0 0,9commerce de combustibles progresse
Vente par correspondance 1,1 5,4 - 1,1 1,8 1,1plus faiblement : + 1,6 %.
Autres - 7,2 - 0,6 2,5 0,3 0,6Enfin, l’activité des grossistes de pro
Réparation d’articles personnels et domestiques 8,7 - 5,1 - 2,3 - 3,4 - 4,3
duits alimentaires s’améliore : + 2,1 %
Ensemble du commerce de détail et de l’artisanat 0,3 0,9 2,0 1,8 2,2en volume, après deux nées de crois an
à caractère commercialsance à peine supérieure à + 1 %. Les
1. Boulangeries, pâtisseries, charcuteries.ventes du commerce de gros de bois
2. Et magasins de produits surgelés.
sons ont en particulier progressé de 3. Et autres magasins non spécialisés.
Source : comptes du Commerce, Insee+ 6,3 % en volume, tirées par de fortes
˚¸2(de l’ordre de 1,5 %), après des taux de 1 000 m, commencent à peine à se été compensée par la meilleure tenue
de 3 % à 5 %. faire sentir. Néanmoins, la croissance de la consommation des ménages de
du parc des supermarchés s’est atté puis 1995. Celle ci a conduit progres
nuée ( graphique de l’encadré ). En effet, sivement, et surtout en 1997, à uneMaintien de la croissance de
les enseignes françaises de maxidis augmentation du chiffre d’affaires parl’activité des grandes surfaces
compte ont fortement réduit leurs nou magasin, particulièrement notablealimentaires
velles implantations dès 1995 et surtout pour les hypermarchés. La reprise de
Dans les grandes surfaces à prédomi en 1996 et 1997. Le nombre de leurs la consommation alimentaire de
nance alimentaire, le volume du chiffrenouveaux magasins n’a été que d’une viande et la vive augmentation de la
d’affaires a crû de + 3,4 %. Pourtant, vingtaine pour chacune des deux an consommation en produits bruns, télé
l’extension de la surface du parc des nées contre un peu plus de 110 pour phonie et produits informatiques no
hypermarchés continue à se ralentir : ceux des enseignes étrangères ; leurs tamment, ont favorisé le maintien de la
+ 1,0 % après + 2,7 % en 1996 et ouvertures surpassaient en nombre et croissance de l’activité des grandes
+ 4,9 % en 1995. Sur le parc des su surface celles des maxidiscompteurs surfaces à prédominance alimentaire.
permarchés, les mesures prévues par étrangers de 1992 à 1994 et les éga Sur l’ensemble des produits, alimen
la loi Raffarin de juillet 1996 encadré( ), laient presque en 1995. taires et non alimentaires, hypermar
plus restrictives en matière d’autorisa Globalement, la diminution du nombre chés et supermarchés représentent
tions d’ouverture de surfaces de moins d’ouvertures de grandes surfaces a désormais les deux cinquièmes des
ventes réalisées par le commerce de
détail et l’artisanat commercial
Parts de marché des ventes au détail en 1997 (hors véhicules automobiles) (33,3 % de 83,2 % tableau 3).
En %
Ensemble
Produits L’essor des nouvelles grandes
des Produits
alimentaires surfaces spécialiséesFormes de vente produits non
(y compris
commercia alimentaires
tabac) En progressant ainsi sur le marchélisables
des produits non alimentaires, lesAlimentation spécialisée et artisanat commercial 7,3 19,8 ]
hypermarchés continuent à exercer Boulangeries pâtisseries 2,4 6,4 ]
une vive concurrence sur les grandes Boucheries charcuteries 2,3 6,3 ] 0,9
Autres magasins d’alimentation spécialisée 2,6 7,1 ] surfaces spécialisées. Celles ci dé
Petites surfaces d’alimentation générale et magasins de 3,7 8,9 ] tiennent, avec les petites surfaces
produits surgelés spécialisées, près de 41 % de ce mar
Grandes surfaces d’alimentation générale 33,3 58,7 18,8 ché contre 19 % aux grandes surfaces
Supermarchés 13,6 26,6 6,2 alimentaires.
Magasins populaires 0,6 1,0 0,3
Amorcée en 1995, la reprise de la
Hypermarchés 19,1 31,1 12,2
croissance des commerces spéciali
Grands magasins et autres magasins non alimentaires non 1,5 0,4 2,1
sés non alimentaires se poursuit :
spécialisés
+ 2,2 % en 1997 comme en 1996 etPharmacies et commerces d’articles médicaux 5,7 0,1 8,8
après + 2,3 % en 1995. Les spécialis Magasins non alimentaires spécialisés 27,4 3,3 41,0
tes de l’habillement ont enregistréCommerce hors magasin 4,0 2,9 4,6
Vente par correspondance 2,0 0,3 3,0 une nouvelle progression, + 3,4 % en
Autres 2,0 2,6 1,6 volume, après + 1,4 % en 1996 et plu
1
Réparation d’articles personnels et domestiques 0,5 0,0 0,8 sieurs années de décroissance ou de
Ensemble commerce de détail et artisanat 83,2 94,1 76,9 stagnation. Au sein des commerces
2 d’équipement du foyer, celui des pro Ventes au détail du commerce automobile 10,8 0,3 16,7
3 duits électroménager bruns et blancsAutres ventes au détail 6,1 5,6 6,3
a bénéficié de l’engouement desEnsemble des ventes au détail 100 100 100
ménages pour les nouveaux produits,1. Pour leurs ventes au détail et leurs prestations de réparation.
2. À l’exclusion des ventes et réparations de véhicules automobiles, y compris les ventes et réparations de motocycles. téléphonie et micro informatique sur
3. Ventes au détail d’autres secteurs : cafés-tabac, grossistes, ventes directes de producteurs, etc. tout. En revanche, les autres secteurs
Source : comptes du Commerce, Insee
(meubles et petit équipement) régres
L’activité dans le commerce et la réparation automobile sent. En conséquence, le volume du
Évolution du chiffre d’affaires TTC en volume (en %) chiffre d’affaires de l’ensemble des
commerces d’équipement du foyer1993 1994 1995 1996 1997
n’augmente que de + 2,0 % aprèsCommerce de véhicules automobiles - 8,1 8,9 1,7 5,9 5,3
+ 2,1 % en 1996 et + 2,4 % en 1995.Entretien et réparation automobile 1,2 0,8 3,6 - 0,9 - 1,0
Les spécialistes de l’aménagementCommerce de gros d’équipements automobiles - 8,0 4,0 5,1 - 0,5 - 3,0
Commerce de détail d’équipemobiles 1,1 9,5 4,0 0,6 2,6 de l’habitat (dont le bricolage et les
Commerce et réparation de motocycles 6,9 - 7,4 6,6 12,2 5,3 jardineries) et les commerces de l’en
Commerce de détail de carburants - 0,6 - 1,3 1,9 3,2 - 4,5 semble parfumerie-loisirs sports con
Ensemble commerce et réparation automobile 6,1 6,6 2,4 4,3 4,0 tinuent de progresser (respectivement
Source : comptes du Commerce, Insee + 1,6 % et + 3,1 %). Cette progression
?˝est en partie liée à l’essor des nouvel pharmacies a repris : + 3,0 % après le commerce de motocycles, où de
les grandes surfaces spécialisées. + 0,9 % en 1996. Elle a bénéficié d’unepuis trois ans les ventes augmentent :
Après une année de grande maîtrise accélération de la consommation de + 6,6 % en 1995, + 12,2 % en 1996 et
des dépenses de santé, l’activité des médicaments et de l’autorisation de ven-+ 5,3 % en 1997.
dre de nouveaux produits jusqu’alors
35 000 emplois salariés créésdistribués en milieu hospitalier. Ce nou
LES OUVERTURES DE GRANDES dans le commerce de détailveau marché a contribué pour presque
SURFACES
1 % à l’accroissement des ventes de Le commerce de détail a créé en net
er
Au 1 janvier 1998, la France métropo médicaments en officine. 35 000 emplois salariés en 1997, soit
litaine compte 1 123 hypermarchés, soit
une croissance de + 2,7 % (en glisse
un pour 52 000 habitants, et de l’ordre Commerce automobile : la fin ment). Dans ce secteur, les emplois
de 7 600 supermarchés dont environ des « primes » sont fréquemment des emplois à temps
1 700 de type maxidiscompte. Les ou
Le commerce automobile décroît de partiel (un salarié sur trois) et faiblementvertures de grandes surfaces sont régle
4,0 % en 1997 après une croissancerémunérés : en 1995, le salaire net an mentées par la loi Raffarin de 1996, qui
de + 4,3 % l’année précédente (ta nuel moyen des employés du commercesuccède à la loi Royer de 1973.
bleau 4 ). Il subit le contrecoup de la fin de détail avait été pour les hommes de
Cette loi d’orientation du commerce et des mesures gouvernementales 83 000 francs et pour les femmes de
de l’artisanat soumettait à autorisation d’aide à l’achat de véhicules neufs. La76 000 francs, pour des emplois en
de la Commission départementale « prime à la casse » (en vigueur de fé équivalent temps complet. Aussi, les
d’équipement commercial (CDEC) les vrier 1994 à juin 1995) et la « prime mesures d’allégement des charges so
créations de magasins de plus de 1 000
qualité » (d’octobre 1995 à septembre ciales sur les bas salaires et pour l’em 2
m dans les communes de moins de
1996) avaient sous tendu son activité bauche à temps partiel, à l’œuvre
40 000 habitants et supérieurs à 1 500
2 depuis trois ans ; la perspective de depuis 1993 et renforcées depuis, ont
m dans les autres communes. Les ex
2 hausse du taux normal de TVA inter elles favorisé des créations d’emplois.tensions de surface de plus de 200 m
venue en août 1995 avait également Dans l’ensemble du commerce, l’em étaient également soumises à autorisa
accentué l’anticipation d’achats par ploi n’a au total progressé que detion si elles introduisaient le magasin
dans le champ de la loi ou si le magasin les ménages. Ainsi le volume du chif 28 100 salariés, soit environ + 1 % de
avait déjà dépassé le seuil. La loi Royer fre d’affaires du commerce de véhicu croissance (tant en glissement qu’en
a été modifiée en 1996 par la loi Raffarinles a diminué de 5,3 % après trois moyenne) : le secteur du commerce
du 5 juillet (relative au développement et années de hausse tableau 4( ). Toutes automobile a en effet perdu des em
à la promotion du commerce et de l’arti les activités du commerce et de la ré plois, tandis que les effectifs du com
sanat) qui soumet désormais à autorisa
paration automobile sont touchées, merce de gros sont restés stables.
tion toute création de magasins de plus
soit par un recul soit par une crois Avec 600 000 entreprises, le com 2
de 300 m et toute extension de surface.
sance faible pour le commerce d’équi merce occupe environ 3 millions de
Par ailleurs, les changements de secteur
pement automobile. Seule exception, personnes et l’artisanat commerciald’activité des magasins de surface supé
2 230 000, salariés et non salariés.rieure à 2 000 msont également soumis
à autorisation. Ce seuil est ramené à 300
2 Pour en savoir plusm lorsque l’activité nouvelle du maga Pour comprendre
sin est à prédominance alimentaire. ces résultats
Les ouvertures de supermarchés depuis 1986 « Les comptes du commerce 1997 Rap
port présenté à la Commission le 9 avril
1997», miméo, division Commerce, In Le chiffre d’affaires en volume d’un secteur
see. s’obtient en déflatant le chiffre d’affaires en
valeur par un indice des prix calculé en pon « Les comptes du commerce en 1996 »,
dérant les prix de ventes des produits par laInsee Résultats, n° 160 161, 1998.
structure des ventes du secteur. Pour les
« Les entreprises du commerce en
commerces de détail et automobile, les prix
1995 », Insee Résultats, n° 132 133
de ventes utilisés sont les prix à la consom
134, 1997.
mation des produits correspondants. Pour le
« Wholesale Trade in the European Eco commerce de gros, les prix de ventes des
nomic Area », Eurostat, 1997. produits sont élaborés à partir des indica
teurs disponibles (prix de ventes des indus « Retailing Trade in the European Eco
triels, prix sur le marché de gros à Rungis,Eurostat, 1997.Source : comptes du Commerce, Insee
prix du commerce extérieur,...).
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