Les cinq premières années des nouvelles entreprises

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Cinq ans après leur création, 46 % des nouvelles entreprises existent toujours.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 815 - DÉCEMBRE 2001
PRIX : 15 F (2,29€)
Les cinq premières années
des nouvelles entreprises
Elvire Demoly et Bernard Thirion,
pôle national Démographie des entreprises, Insee Lorraine
inq ans après leur création, 46 % forme sociétaire, ainsi que l’expérience du
créateur.des nouvelles entreprises exis-
En septembre 1994, 76 000 des 83 000 entre-Ctent toujours. prises créées et reprises au premier semestre
La grande majorité des entreprises reprises 1994 étaient encore actives. À cette date, elles
employaient 77 000 non-salariés : 69 000 diri-et surtout créées sont des unités de très
geants et 8 000 conjoints-collaborateurs. Cinq
petite taille. Sept entreprises sur dix débu- ans plus tard, les 36 000 entreprises survivan-
tent leur activité sans aucun salarié. Cinq tes n’en comptent plus que 35 000, soit 31 000
dirigeants et 4 000 conjoints-collaborateursans plus tard, plus de la moitié des entre-
(cf. Définitions).
prises pérennes comptent au moins un sa- L’emploi non salarié est constitué principalement
larié. La majorité reste cependant de des chefs d’entreprise : sa chute est la consé-
quence directe de la forte mortalité des nouvellespetites unités : neuf sur dix ont moins de
entreprises dans les cinq premières années.
cinq salariés. Pour les emplois salariés, la forte progression
Parallèlement, le chiffre d’affaires par dans les entreprises survivantes permet quasi-
ment de compenser les effets de la mortalité. Àpersonne augmente de 18 % entre la troi-
la naissance, les entreprises du champ de
sième et la cinquième année d’activité. l’enquête employaient 106 000 salariés. Cinq
Les nouvelles entreprises réalisent leurs ans après ils sont 95 000. S’y ajoutent 7 000
salariés des 3 600 entreprises cédées au coursplus gros investissements dans les trois
de la période.
premières années, période durant la-
quelle elles rencontrent le plus de problè-
Emplois salariés stables malgré
mes. Même après cinq années d’activité,
la mortalité des nouvelles entreprises
près d’une sur quatre déclare avoir en-
200 000
core des problèmes financiers. 180 000
160 000Parmi les nouvelles entreprises, les filia-
140 000
les ont une situation particulière qui 120 000
100 000explique pour une large part leur pérenni-
80 000
té et leur croissance. Les entreprises des 60 000
40 000
Nouvelles Technologies de l’Information
20 000
0et de la Communication (NTIC) se déve-
Emploi total Emploi Emploi salarié
non salariéloppent rapidement au cours de leurs pre-
Entreprises actives en septembre 1994
mières années d’activité. Entrepres en septembre 1997
Entreprises actives en septembre 1999
Source : enquêtes SINE, vagues 1994, 1997 et 1999 - Insee
Sur 100 entreprises nouvelles, 58 ont fêté
leur troisième anniversaire et 46 leur cin-
L’emploi progressequième. Quatre facteurs principaux concou-
rent à assurer la pérennité de l’entre- pour les entreprises pérennes
prise : l’importance des moyens investis
au lancement, le fait de reprendre une Parmi les pérennes (cf. Défini-
entreprise existante et d’opter pour une tions), créées ou reprises au premier semestre
INSEE
PREMIERE1994, l’emploi global, salarié ou non, Progression sensible des “employeurs” entre la troisième et la cinquième année
progresse de 41 % en cinq ans. Pour les d’activité.
Secteurs Employeur Employeur cinqseuls emplois salariés, la progression Quant aux chefs d’entreprise employeurs
1
d’activité à la création ansplustardest de 69 %. Cette croissance des effec- dès le départ, la plupart d’entre eux, huit
Industrietifs s’opère surtout les trois premières sur dix, emploient toujours des salariés
agroalimentaire 54,3 67,7
années:+27% pour l’emploi total et cinq ans plus tard.Industrie 36,4 61,8
+ 47 % pour l’emploi salarié. Entre la Construction 31,5 58,2
Commerce 30,5 53,9troisième et la cinquième année, la
Transports 20,6 41,5 Un chiffre d’affaires en haussecroissance ralentit, + 11 % et + 15 %.
Hôtels, cafés,
Après cinq années, la part des entreprises durant les cinq premièresrestaurants 47,4 59,3
Services auxde 10 salariés ou plus atteint 4,5 %, soit années
entreprises 24,1 48,9presque la même proportion que dans
l’ensemble des entreprises. En moyenne, Trois ans après leur création, la moitiéparticuliers 24,2 37,6
une entreprise regroupe 2,4 emplois dont des entreprises pérennes à cinq ans ont
Ensemble 30,7 52,4
1,4 emploi salarié après quelques mois un chiffre d’affaires annuel supérieur à
1. Parmi les entreprises encore en activité au bout de cinq ans.d’activité. Cinq ans plus tard, elle occupe 3,6 70 100 euros (460 000 francs) hors taxes.
N.B. : l’entreprise dont seul le dirigeant est salarié n’est pas
personnes dont 2,7 salariés. Deux ans plus tard, la moitié d’entre ellescomptabilisée parmi les employeurs.
Source : enquêtes SINE, vagues 1994 et 1999 - InseeSur 100 personnes, salariées ou non, ont un chiffre d’affaires supérieur à
travaillant dans des nouvelles entreprises, 82 300 euros (540 000 francs), soit une
26 sont dans le commerce et 42 dans les avant tout à assurer leur propre emploi. progression de 17 %.
services, soit un total de 68 pour le ter- Beaucoup de créateurs-chômeurs sont D’après les déclarations des créateurs, le
tiaire. L’industrie dans son ensemble en dans ce second cas. chiffre d’affaires de 43 % des entreprises a
occupe 18 et la construction 14. L’embauche dès le départ de salariés augmenté entre la troisième et la cin-
Cinq ans après leur création, les entre- tient aussi à la nature des projets, selon quième année d’activité, il a baissé pour
prises de l’industrie sont des unités de qu’il s’agit d’une création pure ou d’une 21 % et est resté stable dans 36 % des cas.
taille plus importante, qu’elles aient été reprise. Pour les repreneurs, la décision Rapporté au nombre d’emplois, salariés
créées ex nihilo ou par reprise : six est prise quatre fois sur dix, mais elle ou non, le chiffre d’affaires des entrepri-
emplois en moyenne, dont cinq salariés. résulte souvent d’un état de fait si ses est en moyenne de 83 800 euros
En nombre d’emplois total, les services l’entreprise reprise a déjà des salariés. (550 000 francs) lors de la troisième
aux entreprises affichent la plus forte Parmi les créateurs, seuls deux sur dix année. Il passe à 99 100 euros (650 000
croissance sur cinq ans (61 %), suivis embauchent dès la création. francs) par emploi lors de la cinquième
par les transports (57 %) et l’industrie Mais la ligne de partage est loin d’être année, soit une augmentation de 18 %
hors IAA (50 %). figée : parmi les créateurs solitaires en deux ans.
Pour l’emploi salarié, les services aux du début, quatre sur dix auront fran- La croissance du chiffre d’affaires par
entreprises restent en tête (+ 106 %), chi le cap de l’embauche dans les emploi est la plus forte dans le transport
suivis des services aux particuliers, des cinq premières années. Un sur dix et le commerce (+ 32 % et + 26 %). Elle
transports et de la construction. embauche dès les premiers mois. est la plus faible dans les hôtels, cafés,
Les résultats diffèrent sensiblement Deux sur dix se décident dans les trois restaurants ainsi que dans les autres ser-
entre les créations pures et les reprises. premières années, et le quatrième vices aux particuliers (+5%et+11%).
Les créations par reprise sont et restent
des unités de taille plus importante que
les créations pures. Mais ces dernières
Chiffre d’affaires médian
ont une embauche plus dynamique. En
cinq ans, les créations ex nihilo ont
Milliers d’euros
multiplié par 2,3 leurs effectifs salariés,
140
proches de un au départ, en moyenne.
120
Pour les reprises, la croissance des
100
salariés est de 24 %, passant ainsi de
802,6 à 3,3 salariés au bout de cinq ans.
60
40
Devenir employeur : 20
une entreprise sur deux 0
au bout de cinq ans
Devenir employeur ou créer d’abord son 3e année (en milliers d'euros)
Secteurs d'activitépropre emploi ? Cette ligne de partage 5e année (en milliers d'euros)
distingue les entrepreneurs, dont
Lecture : après 5 ans d’activité, la moitié des entreprises de l’industrie ont un chiffre d’affaires annuel hors taxes supérieur à
l’objectif initial est de créer et développer 128 200 euros, contre 43 300 euros pour les entreprises du transport.
Source : enquêtes SINE, vagues 1994, 1997 et 1999 - Inseeune activité, des créateurs qui cherchent
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
Industrie
Commerce
IAA
Ensemble
Construction
Services
aux entreprises
Hôtels, cafés,
restaurants
Transports
Sercices aux
particuliers
INSEE
PREMIERECréées par des sociétés, les filiales sontInvestissements et sources Les difficultés s’estompent,
de plus grosses unités que les entrepri-de financement les problèmes financiers
ses indépendantes en termes de
persistent
moyens investis au départ, d’emploi etJusqu’à la troisième année, les entrepri-
de chiffre d’affaires. Leur création cor-ses créées au premier semestre 1994 Les variations de la conjoncture écono-
respond à des stratégies précises de laréalisent surtout les investissements mique ont été particulièrement fortes
part des sociétés mères : externalisationlourds : achat de matériel de production entre 1994 et 1999. Leur impact a été
d’activités, conquête de nouveaux mar-pour la moitié d’entre elles et de véhicules important sur l’activité des entreprises,
chés...professionnels pour le quart. Les deux notamment les plus jeunes, tantôt en
En 1994, une filiale sur deux a été miseannées suivantes, la fréquence de ce type aggravant leurs difficultés, tantôt en les
en place avec un budget supérieur àd’investissement diminue, tandis que celle atténuant.
21 950 euros (144 000 francs), trois foisdes achats de matériel de bureautique Cinq ans après la création, un quart des
plus que pour les autres créations.augmente. Pour ces derniers, il est difficile chefs d’entreprise citent comme princi-
Les filiales sont plus présentes dans lesde faire la part de ce qui relève d’un com- paux problèmes les problèmes finan-
activités de commerce, de services auxportement lié à la maturité des entreprises ciers : endettement, défaut ou délai de
entreprises et dans l’industrie, très peuet du contexte favorable à l’informatique paiement des clients, délai de paiement
dans les services aux particuliers ou lades années 1997-1999. aux administrations et fournisseurs.
construction.De par leur activité, les entreprises de Parmi ces problèmes, les délais de paie-
Elles sont plus tournées vers une clien-l’industrie investissent beaucoup plus ment des clients sont les plus cités par
tèle d’entreprises, vers les marchésdans du matériel de production, celles de les créateurs. Par ailleurs, 65 % d’entre
nationaux et internationaux.la construction et des transports dans eux déclarent avoir souvent des problè-
Cinq ans après leur création, les filia-l’achat de véhicules professionnels, les mes de trésorerie. Les problèmes de
les représentent 10 % des entrepriseshôtels, cafés, restaurants dans l’agence- débouchés viennent en deuxième posi-
pérennes à cinq ans ; elles concentrentment de locaux, les services aux entrepri- tion. Après cinq années d’existence, trois
25 % de l’emploi total et 35 % du chiffreses dans du matériel de bureautique. entreprises sur dix doivent toujours faire
d’affaires global de ces mêmes entre-Les principales sources de financement face à une « concurrence trop forte ».
prises.sont les emprunts bancaires et le recours Néanmoins, les problèmes diminuent, en
Leur meilleure assise financière leurà l’autofinancement. Néanmoins, un particulier les de débouchés
permet de poursuivre leur activité pluscréateur sur dix recourt à ses ressources et d’endettement:àla consolidation des
fréquemment que les autres entrepri-personnelles, qu’il ait créé sous forme de entreprises s’est conjuguée la reprise
ses : 58 % des filiales créées en 1994société ou d’entreprise individuelle. économique. Cinq ans après la création,
e
atteignent leur 5 anniversaire contreQuant au crédit-bail, il est plus utilisé par 48 % des créateurs d’entreprises péren-
45 % des autres entreprises.les sociétés, et en particulier par les filia- nes se déclaraient beaucoup ou totale-
Entre six mois et cinq ans d’activité,les, dont 12 % y ont recours contre 7 % ment satisfaits ; ils n’étaient que 35 %
l’emploi total dans les filiales créées endes entreprises individuelles. deux ans plus tôt.
1994 et encore actives cinq ans plus
tard a augmenté de 56 % contre 37 %
Principal problème des entreprises
pour les autres entreprises.Principaux domaines d’investisse- pérennes à cinq ans
ment des jeunes entreprises
En %
En %
50 Les entreprises des nouvelles
Entre Entre 45
technologies de l’informationre e 40la 1 et la 3 et
e e 35la 3 année la 5 année et de la communication
30
25Matériel de production 50,6 35,0
20 Les secteurs liés aux Nouvelles techno-
Véhicule(s) 24,0 19,4
15 logies de l’information et de la communi-professionnel(s) 10
5 cation (NTIC - cf. Définitions) regroupentMatériel de bureautique 19,4 27,5
0
Agencement de locaux 15,3 15,9 essentiellement des activités de produc-
Locaux et terrain 3,3 3,0 tion et de commerce de matériel et de
Rachat d’une autre ent. services informatiques.
erou de sa clientèle 2,2 0,9 Avec 66 000 unités au 1 janvier 2001,
Entre 95 et 97 Entre 97 et 99Achat de services à
les entreprises liées aux NTIC représen-
une autre entreprise 0,8 2,9 Source : enquêtes SINE, vagues 1994,1997 et 1999 - Insee
tent 2,7 % des entreprises françaises.
Brevets 0,3 0,4
Elles représentent 5 % des créationsAucun investissement 24,3 31,1
(hors réactivations - cf. Sources)deLes filiales : une situation à part1Total 140,2 136,1
l’année 2000. Toutefois, depuis février
1. Le total de chaque colonne est supérieur à 100 car plu- Avec 6500 créations au premier 2001, le nombre de créations dans les
sieurs réponses ont pu être fournies. semestre 1994, les filiales (cf. Défini- secteurs liés au NTIC décroît.
Lecture : entre la première et la troisième année, 50,6 %
tions) représentent 7,8 % des nouvelles En 1994, les secteurs liés aux NTIC sontdes entreprises ont acheté du matériel de production.
Source : enquêtes SINE, vagues 1994, 1997 et 1999 - Insee entreprises cette année-là. dans une phase de forte expansion : neuf
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
Pb. financiers
Pb. de
débouchés
Pb. production
coût de prod.
Autres pb.
Pasdepb.
particulier
Pb. internes
INSEE
PREMIERESINE a pour objectif de suivre pendant cinq NTICcréations sur dix sont des créations
ans des générations d’entreprises nouvel- Le champ des Nouvelles technologies depures, contre sept sur dix pour les autres
lement créées, qu’il s’agisse de créations l’information et de la communication (NTIC)
secteurs.
pures ou de reprises. Ce dispositif a débuté recouvre :
Ces entreprises regroupent 3,4 % des en 1994, avec l’interrogation des entrepri- - les secteurs producteurs de technolo-
er
créations (hors réactivations) du 1 ses créées ou reprises au premier se- gies de l’information : fabrication d’ordi-
mestre 1994. Ce semestre-là, 155 000 nateurs et matériel informatique (NAFsemestre 1994. Cinq ans plus tard, elles
entreprises ont été créées. Mais SINE ne 300C), de TV, radio (323Z) et téléphonescomptent pour 3,7 % des entreprises de
retient pas les réactivations, les activations (322), d’appareils d’instrumentation et de
la « génération 1994 » toujours actives.
économiques, les entreprises saisonnières mesure (332, 333), de connectique (313Z)
Elles concentrent alors 9 % du chiffre ni celles relevant de quelques catégories et de composants (321).
d’affaires global et 9 % des effectifs sala- juridiques particulières. SINE94 ne s’inté- - les secteurs distributeurs de technolo-
resse donc en définitive qu’à 86 000 entre- gies de l’information : commerce de grosriés des entreprises pérennes.
prises, interrogées par sondage. Parmi de matériel informatique, y compris les im-En 1999, après cinq ans d’activité, la
celles-ci, 3 000 s’avèrent être de simples portateurs (516 G).
moitié des entreprises des NTIC ont un
transformations juridiques et à ce titre sont - les secteurs des services de techno-
chiffre d’affaires supérieur à 143 300 exclues du champ de l’étude. logie de l’information : services de télé-
euros (940 000 francs) contre 80 800 En septembre 1994, 76 000 entreprises communications (642), informati-
parmi les 83 000 étaient toujours actives. ques et location de matériel informatiqueeuros (530 000 pour les autres
Ces entreprises ont été suivies pendant (72, 713 E), services audiovisuels (921,entreprises pérennes.
cinq ans par le biais de trois enquêtes. La 922A, B et C).
Les entreprises des NTIC se dévelop-
première enquête est intervenue en sep- Entreprises pérennes
pent plus rapidement que les autres au tembre 1994, la seconde en septembre On entend par “entreprises pérennes” les
cours de leurs premières années d’acti- 1997, et la troisième en septembre 1999. entreprises créées ou reprises au premier
e e Les résultats de cet article s’appuient sur semestre 1994 et toujours actives lors de lavité. Ainsi, entre leur 3 et leur 5 année
les trois volets d’interrogation. Pour étudier troisième enquête en septembre 1999. Àde vie, leur chiffre d’affaires a-t-il aug-
le développement des entreprises, seules cette date, les entreprises auront donc
menté de 50 %. L’augmentation est de
les réponses des 36 000 entreprises tou- entre cinq ans et trois mois et cinq ans et
30 % pour les autres entreprises. jours actives en septembre 1999 ont été uti- neuf mois.
L’effectif salarié des entreprises des lisées. Emploi non salarié
Le suivi d’une seconde génération d’entre- L’emploi non comprend les diri-NTIC augmente aussi davantage : entre
preneurs a été lancé en 1998. Il concerne geants non salariés et les conjoints-colla-six mois et cinq ans, il a presque triplé,
les créations et reprises des deux semes- borateurs. Une entreprise peut donc
tandis qu’il a été multiplié par 1,7 pour
tres de l’année 1998. Les entreprises du regrouper plusieurs personnes non sala-
les autres entreprises. premier semestre 1998 ont été enquêtées riées. À l’inverse, elle peut n’en avoir au-
L’importance et le fort développement pour la première fois en septembre 1998, cune si le dirigeant de l’entreprise est
et celles du second semestre en mars salarié.des entreprises des NTIC en termes de
1999.chiffre d’affaires et d’emploi s’expliquent
Bibliographiepar la forte augmentation des ventes de
Définitionsmicroordinateurs (+ 35 % entre 1997 et
1999), due en particulier à la progression
« Créations et créateurs d’entreprises »,
de l’équipement des ménages (+ 40 %
Filiales Insee résultats (papier et cédérom), n° 773,
sur la même période). En outre, parmi les Au sens juridique du terme, une filiale est décembre 2001, Insee.
eentreprises pérennes à cinq ans, une une société dont plus de la moitié du capital « Tableau de bord de l’innovation », 4 édi-
appartient à une autre société. tion, octobre 2000, ministère de l’Éco-entreprise des NTIC sur cinq est une
Ici, la notion a été étendue à toutes les entre- nomie, des finances et de l’industrie.filiale, ce qui n’est le cas que d’une sur dix
prises dont une partie du capital est détenue « Se mettre à son compte et rester indépen-
pour les autres entreprises pérennes.
par une ou plusieurs entreprises, même si dant, des logiques différentes pour les arti-
cette part est inférieure à la moitié. En effet, sans », Marc-Antoine Estrade et Nathalie
leur profil et leur comportement, en termes Missègue, Économie et Statistique,
Sources
d’effectif ou d’investissement notamment, n° 337-338, 2000, Insee.
sont très proches de ceux des filiales au sens « Les créateurs en 1998 – Moins de chô-
juridique. meurs, plus de diplômés », Insee première,
Les résultats de cette étude sont issus du Parmi les 6 500 filiales, au sens large du n° 743, octobre 2000.
dispositif d’enquêtes SINE (Système d’in- terme, créées au premier semestre 1994, « Création d’entreprise : les facteurs de
formation sur les nouvelles entreprises). 4 400 sont des filiales au sens juridique. survie », Insee première, n° 703, mars 2000.
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