Les entreprises : La concentration se poursuit dans le commerce

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Concentration générale, forte progression de l'activité dans certains secteurs, tassement dans d'autres et amélioration des résultats caractérisent l'activité du secteur du commerce en 2002 à La Réunion. Le volume d'activité progresse très fortement dans le «commerce de gros non alimentaire» et les «groupements- centrales d'achat» (respectivement + 17,7 et 15,1 % en deux ans).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les entreprises de commerce
La concentration se
Concentration générale, forte progression de l’activité dans
certains secteurs, tassement dans d’autres et amélioration des
résultats caractérisent l’activité du secteur du commerce en 2002
à La Réunion. Le volume d’activité progresse très fortement dans
le “commerce de gros non alimentaire” et les “groupements-
centrales d’achat” (respectivement + 17,7 et 15,1 % en deux ans).
Définitions e commerce est un des piliers éco- qu’en 2000, mais leur nombre de sala-
nomiques de La Réunion. Depuis riés progresse de 3,1 % en deux ans et
Toutes les données comptables sont hors Lle début des années quatre-vingt- leur chiffre d’affaires de 7,0 %.
TVA. dix, il est un des secteurs ayant créé le
plus d’emplois. Le développement rapide Développement des
Taux de marge : excédent brut de la grande distribution et de l’intermé- grandes surfacesd’exploitation / valeur ajoutée.
diation commerciale a engendré un pro-
cessus de modernisation accéléré. EnChiffre d’affaires (net) : vente de Les grandes surfaces (hypermarchés,
dépit de la perte d’emplois de proximité,marchandises + production vendue de supermarchés) sont les plus gros
l’effectif occupé a crû sensiblement.biens et services. employeurs du secteur avec les magasins
Cependant le poids de la branche dans de bricolage et le commerce de l’habille-
l’économie a diminué. Là comme dansMarge commerciale : ventes de ment. Ces sous-secteurs regroupent 61 %
d’autres secteurs, les gains de producti-marchandises – coûts d’achats des des salariés du commerce de détail et
vité obtenus sont sensiblement supé-marchandises vendues. 31 % de l’ensemble du commerce. Six
rieurs à ceux enregistrés au niveau natio- des dix plus gros employeurs du com-(1)Les intermédiaires du commerce de gros nal . Ces grandes tendances se prolon- merce se retrouvent dans ces activités,
mettent en rapport acheteurs et vendeurs gent au début des années 2000 avec, tou- les quatre autres exerçant dans le com-
sans être eux-même propriétaires des tefois, une reprise de la progression du merce de véhicules automobiles.
marchandises. taux de marge fortement comprimé dans
La concentration se poursuit dans lesles années quatre-vingt-dix.
Valeur ajoutée (aux prix du marché) : grandes surfaces à dominante alimen-
L’enquête conduite en 2003 sur l’exer-marge commerciale + production vendue taire ; le nombre d’entreprises de ce sec-
cice 2002 auprès des entreprises dude biens et services + production stockée teur a diminué de 13,6 % en deux ans,
commerce dont le siège est à La Réu-(variation) + production immobilisée – tandis que les effectifs salariés augmen-
nion confirme ces grandes tendances.coûts d’achats des matières premières et taient de 7,8 % et le chiffre d’affaires de
984 entreprises ayant au moins 6 salariésapprovisionnements – autres achats et 6,9 %. Ces entreprises dégagent des
ou réalisant plus de 800 000 de chiffrecharges externes. résultats en forte progression : une
d’affaires ont été dénombrées en 2002. marge commerciale totale en hausse de
Elles employaient près de 20 000 per- 11,6 % en deux ans et une valeur ajoutée
sonnes et le total de leur chiffre d’affai- par salarié qui passe de 35 230 à
res se montait à plus de 6,1 milliards.Bibliographie 39 365 sur la même période.
Elles sont un peu moins nombreuses
Les autres activités du commerce deLes “chiffres-clés du commerce par
détail comportent un grand nombre desecteur en 2002” se trouvent dans le Part du commerce dans la valeur ajoutée
marchande (en %) petites entreprises, la plupart spéciali-Tableau Economique de La Réunion -
sées. Dans son ensemble le commerceédition 2004-2005 - Insee, direction
de détail emploie plus de la moitiérégionale de La Réunion
(53 %) des salariés du commerce. Son
chiffre d’affaires se monte à 2,3 mil-
liards d’euros, soit 212 000 par per-
sonne occupée ce qui est assez faibleL’auteur
comparé aux autres activités commercia-
Michel BRASSET est responsable de la les, la moyenne de l’ensemble du com-
merce étant de 289 000 .division “estimations localisées
d’emplois” à la direction régionale de
l’Insee.
(1) Source : D. Naudet – Projet CEROM -
Chômage, productivité et politique de l’em-La part du commerce a décru dans
le total de la valeur ajoutée mar- ploi à La Réunion – Une double transition
chande. presque réussie).
économie 1er trimestre 200528 DELAREUNIONéconomie
poursuit dans le commerce
Le taux de marge, indicateur de rentabi- Contribution des sous-secteurs aux principaux agrégats du commerce
lité de l’entreprise, est élevé pour les
hypermarchés (48,3 %) et les pharma-
cies (48,1 %). En revanche, il est faible
dans les petits magasins spécialisés et
les supermarchés qui tirent vers le bas le
taux de marge de l’ensemble du com-
merce de détail (35 %). Le commerce de
gros (50,6 %) et les intermédiaires de
commerce (47,7 %) ont de bien meil-
leurs résultats.
Chiffre d’affaires élevé dans
le commerce de gros
Les entreprises du commerce de gros et
des intermédiaires du ont un
volume d’affaires important. Les chif-
fres d’affaires par entreprise et par per- Le commerce de détail emploie les plus gros effectifs salariés, tandis que le com-
merce de gros et les intermédiaires réalisent les investissements les plus impor-sonne occupée y sont les plus élevés du
tants.commerce. L’écart se resserre en ce qui
concerne la valeur ajoutée qui reste, mal-
gré tout, très au-dessus de la moyenne. Les groupements et centrales d’achats On observe dans ce secteur un tassement
Ces deux secteurs qui regroupent 25,8 % ont aussi un gros volume d’affaires puis- de l’activité qui se traduit par une dimi-
des entreprises et emploient 23,6 % des qu’ils représentent 0,9 % des entreprises nution du chiffre d’affaires total sur
salariés du commerce réalisent 40,5 % du commerce et 2,1 % des salariés pour deux ans et une baisse des effectifs sala-
du chiffre d’affaires et 35,7 % de la une part de chiffre d’affaires de 7,9 % et riés occupés. Il se caractérise aussi par
valeur ajoutée. d’investissements de 6,1 %. Dans ce une concentration, moins marquée qu’ail-
secteur, déjà fortement concentré, le leurs, mais bien perceptible puisque leL’investissement y est très important ; il
nombre d’entreprises est en baisse alors nombre d’entreprises diminue de 6,3 %.
est concentré, pour moitié, dans le com- que le volume d’affaires progresse de Dans le même temps les résultats s’amé-merce de gros de combustibles qui ne
15,2 % en deux ans, la valeur ajoutée liorent, la valeur ajoutée dégagée pro-représente que 1,2 % des entreprises et
dégagée de 39,0 % et la marge commer- gresse de7%etle taux de marge aug-1,3 % des salariés. Le taux de marge de
ciale de 29,1 %. mente nettement. La faiblesse des investis-cette activité est parmi les plus élevés
sements, comparés à ceux des années(74,8 %). Il l’était également dans le
Tassement du précédentes est un signe de la fin d’uncommerce de gros de tabac manufacturé
cycle de forte progression d’activitécommerce automobile(68,8 %).
dans ce secteur.
Le secteur du commerce et de la répara-Répartition des entreprises par sous-secteur
tion automobile rassemble des entrepri- L’artisanat commercial
ses de grande taille, principalement dans
L’artisanat commercial se compose desle commerce de véhicules automobiles,
boulangeries, pâtisseries et charcuteries.et d’autres entreprises de petite taille
Il comporte beaucoup de petites entre-dont les stations services et les garages.
prises qui ne font pas partie du champ deGlobalement, ce secteur représente envi-
l’enquête. Les entreprises enquêtées dansron 20 % des effectifs salariés, du
ce secteur (celles qui occupent 6 salariéschiffre d’affaires et de la valeur ajoutée
ou plus) représentent 4,5 % des entrepri-générés par les entreprises de commerce
ses du commerce et 3,5 % des salariésmais seulement 16,5 % des investisse-
mais seulement 0,7 % du chiffre d’affai-ments. Le commerce de véhicules auto-
res. Le taux de marge (24,3 %) est parmimobiles concentre les trois quarts de ces
les plus bas du commerce. Concentra-investissements.
tion, réduction du volume d’affaires, et
Le taux de marge est plutôt faible amélioration des résultats caractérisentLa moitié des entreprises enquê-
(29,5 %), il est inférieur à 30 % danstées font du commerce de détail. aussi ce secteur.
tous les sous-secteurs sauf les stationsPlus du quart font du commerce
de gros ou sont des intermédiaires. services (40,5 %). Michel BRASSET
économie1er trimestre 2005 29DELAREUNION

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