Les réseaux d'enseignes dominent le commerce de détail

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Dans le commerce de détail en magasin, hors pharmacie, les réseaux d'enseignes n'ont cessé de se développer depuis trente ans. L'enquête menée auprès d'eux en 2006 et 2007, et le recensement de leurs points de vente (« contours de réseaux ») permettent pour la première fois d'évaluer leur poids par secteur. Les réseaux réalisent ainsi les trois quarts du chiffre d'affaires du commerce de détail en magasin. Ils sont particulièrement présents dans le commerce alimentaire non spécialisé, le bricolage et les grands magasins : ils y concentrent plus de 80 % du chiffre d'affaires. Ils sont un peu moins présents mais encore fortement majoritaires dans l'habillement, la chaussure et l'électroménager. Ils sont moins répandus dans l'alimentation spécialisée et l'artisanat commercial. Forme d'organisation prédominante, les points de vente intégrés réalisent 41 %du chiffre d'affaires du commerce de détail hors pharmacie, devant les magasins adhérents à un groupement (22 %) et les commerces franchisés (7 %). Certains secteurs du commerce de détail se caractérisent par la présence d'un petit nombre de réseaux intégrés qui dominent le secteur. C'est le cas des magasins populaires, des grands magasins, des commerces de produits surgelés et des hypermarchés. Les réseaux dominent également lorsqu'on considère leur part dans les ventes des différents produits toutes formes confondues ; ainsi, ils réalisent 65 %des ventes de produits alimentaires et 58 % des ventes de produits non alimentaires.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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Dossier
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L’extension des réseaux est variable d’un secteur à l’autreLedéveloppementdesréseauxdenseignevariedunsecteuràlautre(figure1).Auxsecteurs comptant un grand nombre de rés eaux de taille modeste, comme l’habillement(319 réseaux regroupant en moyenne 68 points de vente), s’opposent ceux caractérisés par unpetit nombre de réseaux de grande taille, comme les petites et grandes surfaces alimentaires(respectivement 24 et 35 réseaux regroupant en moyenne entre 300 et 400 points de vente).L’organisation en réseaux est à l’inverse peu rép andue dans l’alimentation spécialisée et l’arti -sanat commercial (boulangeries-pâtisseries, poissonneries, boucheries-charcuteries, ...).
Depuis une trentaine d’années, le développement desréseauxde magasins modifie forte-ment le paysage commercial français. L’enquête réalisée pour la première fois sur les réseauxdu commerce de détail en 2006 et 2007, ainsi que le recensement de leurs magasins(c’est-à-dire la délimitation des « contours » de ces réseaux) permettent enfin d’apporter unéclairagesurleurpoids,leurscaractéristiquesetleurorganisation(sourcesetencadré1).En 2005, 1 112 réseaux sont présents dans le commerce de détail en magasin horspharmacie. Regroupant un quart des points de vente (118 100 points de vente, parmi les430 000 établissements commerciaux présents sur le t erritoire), ils concentrent les trois quartsdu chiffre d’affaires du champ étudié.
Dans le commerce de détail en magasin, hors pharmacie, les réseaux d’enseignes n’ont cesséde se développer depuis trente ans. L’enquête menée auprès d’eux en 2006 et 2007, et lerecensement de leurs points de vente (« contours de réseaux ») permettent pour la premièrefois d’évaluer leur poids par secteur. Les réseaux réalisent ainsi les trois quarts du chiffred’affaires du commerce de détail en magasin. Ils sont particulièrement présents dans lecommerce alimentaire non spécialisé, le bric olage et les grands magasins : ils y concentrentplus de 80 % du chiffre d’affaires. Ils sont un peu moins présents mais encore fortementmajoritaires dans l’habillement, la chaussure et l’électroménager. Ils sont moins répandusdans l’alimentation spécialisée et l’artisanat commercial. Forme d’organisation prédomi -nante, les points de vente intégrés réalisent 41 % du chiffre d’affaires du commerce de détailhors pharmacie, devant les magasins adhérents à un groupement (22 %) et les commercesfranchisés (7 %). Certains secteurs du commerc e de détail se caractérisent par la présenced’un petit nombre de réseaux intégrés qui dominent le secteur. C’est le cas des magasinspopulaires, des grands magasins, des commerces de produits surgelés et des hypermarchés.Les réseaux dominent également lorsqu’on cons idère leur part dans les ventes des différentsproduits toutes formes confondues ; ainsi, ils réalisent 65 % des ventes de produits alimentai-res et 58 % des ventes de produits non alimentaires.
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* Gwennaël Solard, Insee.
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Les réseaux d’enseignesdominent le commerce de détail
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Les réseaux intégrés, première forme d’organisation en réseauLes formes d’organisation liant chaque magasin avec latête de réseausont diverses. Laplus grande part de chiffre d’affaires du champ étudié (soit environ 41 %) est réalisée par lespoints de vente intégrés, c’est-à-dire les magasins détenus en propre par leur tête de réseau(figure2). Les réseaux d’adhérents à un groupement, très présents dans le secteur des grandessurfaces alimentaires, réalisent 22 % du chiffre d ’affaires. Enfin, les réseaux de franchiséspèsent pour 7 %. Les autres formes d’organisations sont plus marginales : 2 % pour la conces -sion, 1 % pour la commission-affiliation, etc.
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Nombre de points de vente moyen par réseauNombre de réseaux
Encadré1L’estimation du poids des réseauxdans chaque secteur d’activitéPour chaque secteur d’activité, défini comme donc de calculer le chiffre d’affaires réalisé parun ensemble de sociétés ayant la même activité l’ensemble des réseaux au sein d’un secteur d’acti -principale au sens de la NAF, on appréhende le vité donné en sommant les chiffres d’affaires réali -poids des réseaux par la part du chiffre d’affaires sés par les parties de réseaux correspondant à cettedu secteur qui est réalisée dans le cadre de activité. Pour ce faire, on ventile en activités leréseaux. Or, l’enquête sur les réseaux du chiffre d’affaires de chaque réseau en utilisant soncommerce de détail fournit le chiffre d’affaires « contour », c’est-à-dire la liste de ses points dede chaque réseau réalisé par des magasins vente, croisée avec d’autres sources qui rensei -pouvant appartenir à des sociétés de secteurs gnent sur les activités réalisées dans le réseau. Pourd’activité différents. Par exemple, dans les les réseaux dont le contour n’est pas disponible, onréseaux du bricolage, certains points de vente utilise une méthode d’estimation proche desrelèvent du commerce de détail tandis que méthodes de correction de la non-réponse dans lesd’autres relèvent du commerce de gros. Il s’agit enquêtes.
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1. Nombre et taille moyenne des réseaux selon l’activité principale du réseauHabillementÉquipement du foyerÉquipement de la personneChaussureAménagement de l’habitatCulture-loisir-sportAlimentaire spécialiséGrandes surfaces alimentairesArtisanat commercialPetites surfaces alimentaires0 100Champ : France métropolitaine.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail 2006-2007.
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1. Les autres formes de réseau sont notamment les licences de marque, lacommission-affiliation et l’affiliation. Elles pèsent chacune moins de 1 %.Champ : France métropolitaine.Lecture : les points de vente intégrés réalisent 41 % du chiffre d’affairesdu commerce de détail en magasin, hors pharmacie.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail2006-2007, enquête annuelle d’Entreprise 2006.
Les réseaux pèsent davantage dans le secteur alimentaireLe poids des réseaux est globalement pl us élevé dans le commerce de détailalimentaire : 81 % du chiffre d’affaires, contre 64 % dans le non alimentaire ( figures3et 4). Les points de vente intégrés, majoritaires dans les deux secteurs, représententune part de chiffre d’affaires un peu plus élevée dans l’alimentaire (42 %, contre 38 %dans le non alimentaire). Les magasins adhérents à un groupement sont beaucoupplus présents dans le secteur alimentaire (30 % contre 11 %). La concession et lalicence de marque sont en revanche un peu plus présentes dans le non alimentaire etreprésentent au total 7 % de son chiffre d’affaires.Si les réseaux dominent davantage l’alimentaire, c’est en raison de leur prépondérance ausein des commerces alimentaires non spécialisés. En particulier, les grandes surfaces alimen -taires, qui pèsent pour 83 % dans le chiffre d’affaires du commerce de détail alimentaire, réali -sent la quasi-totalité (92 %) de leur chiffre d ’affaires en réseau. Dans l’alimentationspécialisée, les réseaux sont en revanche peu répandus, mais ce secteur ne représente que13 % du chiffre d’affaires de l’ensemble du commerce de détail alimentaire.Dans le commerce non alimentaire, très diversifié, les réseaux sont majoritaires dans laplupart des secteurs, mais aucun secteur ne c ontribue de manière prépondérante au chiffred’affaires global. Ainsi, 97 % du chiffre d’affaires du bricolage et 92 % de celui des grandsmagasins sont réalisés en réseau, mais ces deux secteurs ne représentent respectivement que11 % et 4 % du chiffre d’affaires du commerce non alimentaire.Dans les secteurs du commerce de détail où les réseaux prédominent (plus de 50 % duchiffre d’affaires), c’est en premier lieu sous la forme de réseaux intégrés. Les seules excep -tions sont les petites surfaces alimentaires où les points de vente en groupement et enfranchise réalisent chacun plus de 35 % de chiffr e d’affaires, le commerce de livres, journauxet papeterie où les points de vente en concession sont très développés, et le commerce demeubles où les réseaux non intégrés représentent 46 % du chiffre d’affaires. L’organisation laplus fréquente après les magasins intégrés est tantôt le groupement (commerce de bricolage,grandes surfaces alimentaires, par exemple), tantôt la franchise (commerce de meubles,grands magasins).
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4. Poids des différents types de réseau dans le commerce de détail non alimentaire enmagasin, hors pharmacieEnsemble du commerce non alimentaire en magasin (100 %), dont :Commerce de bricolage (11 %)Grands magasins (4 %)Commerce d’appareils électroménagers (10 %)Commerce de meubles (9 %)Commerce de livres, journaux et papeterie (4 %)Commerce de chaussure (3 %)Commerce d’habillement (17 %)Commerce d’horlogerie-bijouterie (2 %)Commerce de fleurs (4 %)Quincaillerie (2 %)0 20 40 60 80 100en %Points de vente intégrés Points de vente en réseau hors intégrés Points de vente hors réseauxChamp : France métropolitaine.Lecture : le chiffre d’affaires du commerce d’habillement est réalisé à 53 % par des points de vente intégrés, à 13 % par des points de vente en réseau hors intégréset à 34 % par des points de vente n’appartenant pas à un réseau. Le commerce d’habillement réalise 17 % du chiffre d’affaires du commerce non alimentaire enmagasin.Note : le graphique représente la part de chiffre d’affaires réalisée par les points de vente intégrés, les points de vente en réseau hors intégrés et le s points de ventehors réseaux. Le chiffre entre parenthèses représente la part du secteur dans l’ensemble du commerce non alimentaire en magasin en termes de chiffre d ’affaires.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail 2006-2007, enquête annuelle d’Entreprise 2006.
0 20 40 60 80 100en %Points de vente intégrés Points de vente en réseau hors intégrés Points de vente hors réseauxChamp : France métropolitaine.Lecture : le chiffre d’affaires du commerce alimentaire en magasin est réalisé à 42 % par des points de vente intégrés, à 39 % par des points de vente en rés eau horsintégrés et à 17 % par des points de vente n’appartenant pas à un réseau. Les grandes surfaces alimentaires réalisent 83 % du chiffre d’affaires du comme rce ali-mentaire en magasin.Note : le graphique représente la part de chiffre d’affaires réalisée par les points de vente intégrés, les points de vente en réseau hors intégrés et le s points de ventehors réseaux. Le chiffre entre parenthèses représente la part du secteur dans l’ensemble du commerce alimentaire en magasin en termes de chiffre d’affaires.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail 2006-2007, enquête annuelle d’Entreprise 2006.
Dans les secteurs où les réseaux ne sont pas dominants (moins de 50 % du chiffre d’affai -res), les formes d’organisation les plus répa ndues sont l’intégration (commerce d’horlogerie etbijouterie), la franchise (commerce de fleurs, par exemple), le groupement (quincaillerie), oul’absence d’organisation en réseau (alimentaire spécialisé).3. Poids des différents types de réseau dans le commerce de détail alimentaire en magasinEnsemble du commerce alimentaire en magasin (100 %)Grandes surfaces alimentaires (83 %)Petites surfaces alimentaires (3 %)Commerces de produits surgelés (1 %)Commerce alimentaire spécialisé et artisanat commercial (13 %)dont commerces de boissons (1 %)dont boucheries-charcuteries (4 %)dont boulangeries-pâtisseries (4 %)
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Les grands magasins, magasins populai res et commerces de surgelés sontdominés par un petit nombre de réseauxCertains secteurs du commerce de détail se caractérisent par la présence de quelqueslarges réseaux intégrés qui dominent le secteur. C’est le cas des grands magasins, desmagasinspopulaireset du commerce de produits surgelés : les cinq plus grands réseaux concentrent àchaquefoisaumoins95%duchiffredaffaires(figure5etencadré2);lestroisplusgrandsenréalisent à eux seuls plus de 85 %. Les secteurs les plus concentrés sont ensuite les hypermar -chés, les supermarchés et le commerce de bricolage : les cinq plus gros réseaux y réalisentrespectivement 82 %, 73 % et 67 % du chiffre d’affaires.5. Les dix secteurs d’activité les plus concentrésen%Secteur d’activité1Part de chiffre d’affaires Part de chiffre d’affairesdes cinq premiers réseaux des cinq premières sociétésGrands magasins 98 91Magasins populaires 98 97Commerce de produits surgelés 95 87Hypermarchés 82 56Supermarchés 73 37Grandes surfaces de bricolage 67 56Commerce d’alimentation générale 65 2Commerce de maroquinerie et d’articles de voyage 64 43Commerce de parfumerie et de produits de beauté 61 54Commerce d’optique et de photographie 57 111. Les secteurs sont classés par concentrations décroissantes, en tenant compte des réseaux.Champ : France métropolitaine.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail 2006-2007, enquête annuelle d’Entreprise 2006.Encadré2La prise en compte des réseaux dans les st atistiques de concentration sectorielleDans la plupart des sources statistiques sur les – la part du chiffre d’affaires du secteur réaliséeentreprises, le regroupement éventuel de socié - par les cinq (ou trois) plus gros réseaux ;tés en réseaux n’est pas identifié. La concentra - – la part du chiffre d’affaires du secteur réaliséetion sectorielle est en effet mesurée par les cinq (ou trois) plus gros « groupes de distri -traditionnellement par la part des plus grandes bution », afin de tenir compte du fait que différentssociétés dans le chiffre d’affaires du secteur (par réseaux d’enseignes peuvent être reliés entre eux,exemple, la part des cinq premières sociétés). notamment par l’adhésion à une même centraleLa prise en compte des réseaux conduit à une d’achat. Cette dernière mesure est appliquée aumesure de la concentration sectorielle sensible - commerce de détail alimentaire non spécialisé.ment plus forte dans les secteurs où les réseaux Ces nouvelles mesures de concentration rensei -sont très présents, en particulier sous une forme gnent sur l’intensité des liens entre les sociétés surnon intégrée (pour les réseaux intégrés, en effet, les différents marchés, mais ne suffisent pas pouril y a identité entre réseau et société, de sorte qualifier les conditions de concurrence sur cesque les deux mesures de concentration coïnci - marchés : par exemple, le fait de partager la mêmedent). centrale d’achat implique une certaine homogé -On mesure ici la concentration sectorielle néité des conditions d’approvisionnement, maispar : n’implique pas aprioriune coordination des politi-– la part du chiffre d’affaires du secteur réalisée ques de marge, au moins lorsque les sociétés sontpar les cinq (ou trois) plus grosses sociétés ; juridiquement indépendantes les unes des autres.Dossier-Lesréseauxdenseignes...19
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Parmi les dix secteurs les plus concentrés, d eux ne seraient pas considérés comme tels sil’on ne prenait pas en compte l’organisation e n réseaux : les petites surfaces d’alimentationgénérale et le commerce d’optique et de photog raphie. Ces deux secteurs sont composés delarges réseaux d’indépendants principalement franchisés et en groupement. En particulier, lespetites surfaces alimentaires, contrairement aux grandes surfaces, sont très rarement détenuesen propre par la tête de réseau. La prise en compte des réseaux d’indépendants augmenteconsidérablement la mesure de la concentration dans les deux secteurs évoqués ( figure6).C’est le cas aussi dans les autres commerces alimentaires non spécialisés, hors les magasinspopulaires et commerces de produits surgelés. Au sein du non alimentaire, outre les commer -ces d’optique et de photographie, les librairie s et les maroquineries sont nettement plusconcentrées lorsque l’on prend en compte les rés eaux : les cinq plus gros acteurs réalisentrespectivement 46 % et 64 % du chiffre d’affaires de ces secteurs.La boulangerie-pâtisserie et la charcuterie sont les secteurs les moins concentrés : les partsde chiffre d’affaires des cinq plus grands acteurs n’y dépassent pas 2 %. Les autres secteurs del’alimentation spécialisée sont également en général peu concentrés ; les seules exceptionssont les commerces de boissons et les commerces alimentaires spécialisés divers, où les partsdes réseaux sont plus importantes (respectivem ent 38 % et 43 %). Dans le commerce de détailnon alimentaire, l’habillement est peu concentré, malgré le poids important des réseaux(66 %) : les cinq plus gros acteurs ne réalisent au total que 14 % du chiffre d’affaires, une multi -tude d’intervenants se partageant le marché. Les secteurs des bijouteries et des fleuristes sontégalement peu concentrés (21 %).
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6. Les dix secteurs les plus affectés par la prise en compte des réseauxPart de chiffre d’affaires Part de chiffre d’affaires Écart entre les parts de CA1des cinq premiers des cinq premières des cinq premiers réseaux etSecteur d’activité réseaux sociétés des cinq premières sociétés(en %) (en points)Commerce d’alimentation générale 65 2 63Commerce d’optique et de photographie 57 11 46Supérettes 46 2 44Supermarchés 73 37 36Commerce alimentaire spécialisé divers 43 9 34Hypermarchés 82 56 27Commerce de livres, journaux et papeterie 46 20 26Commerce de maroquinerie et d’articles de voyage 64 43 21Commerce de textiles 31 12 19Commerce d’articles médicaux et orthopédiques 37 20 171. Les secteurs sont classés par ordre décroissant des écarts entre les deux mesures de concentration.Champ : France métropolitaine.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail 2006-2007, enquête annuelle d’Entreprise 2006.
Dans l’alimentaire non spécialisé, cinq groupes de distribution réalisent79 % du chiffre d’affairesDans le commerce alimentaire non spécialisé, les réseaux d’enseignes, particulièrementprésents, sont eux-mêmes regroupés très largement autour de quelques grandsgroupes dedistribution.Lescinqplusgrandsgroupesreprésentent79%dusecteur(figure7),alorsqueles cinq plus gros réseaux d’enseignes n’en représentent que 60 %. À eux seuls, les troispremiers groupes de distribution réalisen t plus de la moitié du chiffre d’affaires.
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Pour les petites surfaces alimentaires non spécialisées (alimentations générales etsupérettes), la part de chiffre d’affaires cumulée des cinq premières sociétés est très faible :moins de 2 % dans chacun des secteurs. Mais les cinq premiers réseaux d’enseignes pèsentrespectivement dans chaque secteur 65 % et 46 %, et les cinq premiers groupes de distribution94 % et 66 %. L’impact de la prise en compte du groupe de distribution est plus faible pour lessupermarchés (l’indice de concentration passe de 73 % pour les réseaux à 80 % pour lesgroupes) et pour les hypermarchés (de 82 % à 93 %), mais ces secteurs sont déjà fortementconcentrés en termes d’enseigne.
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7. Part de CA cumulé des premiers acteurs selon la prise en compte des réseaux et des groupesde distributionen %120100806040200Alimentations générales Supérettes Supermarchés Magasins populaires Hypermarchés EnsembleDes 3 premiers groupes de distribution Des 3 premiers réseaux Des 3 premières sociétésDes 5 premiers groupes de distribution Des 5 premiers réseaux Des 5 premières sociétésChamp : France métropolitaine.Lecture : dans le secteur des magasins populaires, les trois premiers groupes de distribution réalisent 96 % du chiffre d’affai res.Source : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détail 2006-2007, enquête annuelle d’Entreprise 2006.
62 % des produits sont vendus par des réseauxOn peut aussi évaluer la concentration en termes de parts de marché des réseaux pourdifférentes gammes de produits (encadré3). Parmi les produits les plus vendus par des sociétésen réseau (figure8), on retrouve des produits alimentaires (produits laitiers, vins, liqueurs etapéritifs, poissons et crustacés). Les grandes surfaces alimentaires réalisent une part impor -tante des ventes de ces produits. Ainsi, quand bien même les secteurs des commerces deproduits laitiers, de boissons et des poissonneries comportent peu de réseaux, les ventes desproduits correspondants sont réalisées majoritairement par des sociétés en réseau, par le biaisde la grande distribution. De même, alors que seul 4 % du chiffre d’affaires du secteur desboulangeries-pâtisserie est réalisé par des rés eaux, 25 % des ventes de pains et pâtisseries sontréalisées par des réseaux. Au total, 65 % des produits alimentaires sont vendus par desréseaux.Pour les produits non alimentaires, la part de marché des réseaux représente 58 % ( figure8).La quasi-totalité des ventes de produits d’op tique et de photographie passe par des réseaux
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Encadré3La mesure des ventes de produits par un réseauPour évaluer le poids des réseaux dans les les différents produits (ou les achats des ménagesventes de chaque produit, un « Passage Produits entre les différents secteurs commerciaux, ce quiSecteurs » (PPS) a été appliqué. Ce PPS vise à est une autre façon de dire la même chose). Cetteréconcilier deux grandeurs économiques rele - répartition est obtenue par une procédure mathé-vant de deux approches différentes : matique de « calage sur marges » déterminant lala consommation des ménages en 42 produits répartition la plus proche de celle de l’année précé -« commercialisables » (c’est-à-dire les produits dente, respectant les nouvelles marges (ventesqui transitent principalement par les secteurs du issues de la consommation et ventes issues descommerce ; les services n’en font pas partie, ni chiffres d’affaires) qui sont connues. En faisant l’hy -certains biens tels que l’électricité, l’eau et le gaz pothèse que la structure de ventes par produit est lade ville). même pour les points de vente en réseau que pour– l’activité des 58 secteurs commerciaux, les autres points de vente (laquelle est connuemesurée par leurs chiffres d’affaires grâce aux enquêtes sectorielles annuelles depuisLa réconciliation s’effectue sur un concept 2008, et aux enquêtes annuelles d’entreprise aupa-intermédiaire entre ces deux approches : celui ravant), l’application du PPS sur les réseaux et surdes ventes qui sont naturellement des achats du l’ensemble des secteurs permet d’estimer la part depoint de vue des ménages. La mise en cohé- marché des réseaux sur chaque produit. Dans cetterence des deux approches (consommation et étude, 32 des 42 produits « commercialisables »chiffres d’affaires) consiste à établir une matrice sont analysés (les produits liés à l’automobile et à larépartissant les ventes de chaque secteur entre pharmacie ont été exclus).
(96 %). Les produits d’entretien ménager, de revêt ements de sols et murs et d’électroménagersont également vendus en grande majorité par des réseaux. En revanche, les fleurs, les jeux etjouets et les produits d’horlogerie et de bijouterie apparaissent comme étant parmi les plusvendus par des sociétés n’appartenant pas à un réseau.Les différents types de réseaux ne vendent en général pas les mêmes marchandises. Ainsi,les réseaux intégrés réalisent plus de la moitié des ventes de maroquinerie et d’articles
en %96898382805149494025655862
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ProduitsLes produits les plus vendusOptique, photographieProduits laitiers, oeufsProduits d’entretien ménagerVins, liqueurs et apéritifsPoissons et crustacésParmi les produits les moins vendusTextiles d’ameublement et linge pour la maisonHorlogerie, bijouterieJeux et jouetsPlantes, fleurs et grainesPain, pâtisserieEn moyenneChamp : France métropolitaine.Produits alimentairesSource : Insee, enquête sur les Réseaux du commerce de détailProduits non alimentaires2006-2007, enquête annuelle d’Entreprises 2006, ComptesTotal des roduits étudiésdu commerce. p
8. Part des ventes des réseauxdu commerce de détail pourdifférents produits
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