Maintien de la croissance

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En France, le produit intérieur brut (PIB) en euros constants progresse de 1,7 % en moyenne annuelle en 2011, au même rythme qu’en 2010, après la forte récession de 2009 (- 3,1 %). La production industrielle ralentit (+ 2 % après + 4,8 % en 2010) : elle demeure inférieure à son niveau de 2007. Alors qu’elles étaient le principal facteur de hausse de la demande en 2010, les dépenses de consommation des ménages sont atones en 2011 : + 0,3 % en euros constants. Les échanges extérieurs restent dynamiques mais le commerce extérieur est neutre pour la croissance. L’emploi salarié marchand non agricole continue de progresser en 2011 mais plus lentement qu’en 2010. Le taux de chômage est en hausse au second semestre : il s’établit à 9,3 % de la population active au quatrième trimestre 2011 (contre 9,2 % au quatrième trimestre 2010). Introduction La consommation des ménages croît faiblement La demande des entreprises accélère nettement Le commerce extérieur est neutre pour la croissance Dégradation de la situation sur le marché du travail
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Synthèse nationale
Maintien de la croissance
n 2011, la croissance de l’éco- températures très clémentes de début ment de stockage ; après deux années
nomie française se maintient : le et fin d’année contribue pour moitié au de déstockage, la reconstitution desEproduit intérieur brut (PIB) en ralentissement d’ensemble de la consom- stocks contribue notablement à l’activi-
euros constants progresse de 1,7 % en mation des ménages. Le pouvoir d’a- té, à hauteur de 0,8 point de croissance
moyenne annuelle, au même rythme chat des ménages ralentit : + 0,5 %, du PIB.
qu’en 2010, après la forte récession de après + 0,9 % en 2010. Le taux d’é-
2009 (- 3,1 %). Ce chiffre masque un pargne des ménages reste à un niveau
Le commerce extérieur
ralentissement global de l’activité en élevé, 16,1 %. Les ménages ont ten-
est neutre pour la croissancemilieu d’année après un premier tri- dance à constituer une épargne de pré-
mestre très positif. Les tensions sur les caution dans un contexte de situation
marchés financiers dues aux inquiétu- économique dégradée et de hausse du Après un fort rebond en 2010, les
des sur les dettes souveraines de la chômage. échanges extérieurs ralentissent mais
zone euro et la dégradation des pers- restent dynamiques en 2011 : + 5,3 %
pectives économiques ont affecté l’ac- après + 9,6 % pour les exportations et
La demande des entreprises
tivité à partir du second semestre. La + 4,9 % après + 8,9 % pour les importa-
accélère nettementproduction industrielle ralentit (+ 2 % tions. Importations et exportations évo-
après + 4,8 % en 2010) : elle demeure luant parallèlement, la contribution du
La formation brute de capital fixeinférieure à son niveau de 2007. Après commerce extérieur à la croissance est
(FBCF) de l’ensemble des agents éco-trois années de recul, la production nulle. La hausse des importations
nomiques accélère de nouveau endans la construction augmente (+ 1,5 %). concerne principalement les biens ma-
2011 (+ 3,5 % après + 1,2 % en 2010 etLa croissance est soutenue par la demande nufacturés, tandis que les exportations
- 10,6 % en 2009). Son niveau restedes entreprises alors que la consomma- tirent leur dynamisme des biens mais
toutefois inférieur à celui de 2007. Cetion des ménages augmente faiblement. aussi, dans une moindre mesure, des ser-
dynamisme est porté principalementL’accélération des prix l’emporte sur vices, notamment du solde touristique.
par les entreprises, à la fois financièrescelle des revenus d’activité. Le taux d’é-
et non financières (+ 5,1 % après + 6,3 %),pargne des ménages progresse très légè-
Dégradation de la situationqui contribuent conjointement à hau-rement tandis que le taux de marge et,
teur de 0,6 point à la croissance du PIB. sur le marché du travailsurtout, le taux d’autofinancement des
De même, l’investissement des ména-sociétés non financières sont en fort repli.
ges progresse à nouveau (+ 3,1 %) pour L’emploi salarié marchand non agri-
la première fois depuis 2007. Pour ces cole a continué de progresser en 2011
La consommation des ménages trois secteurs, l’évolution de l’investis- avec 67 000 créations nettes mais plus
croît faiblement sement en construction redevient posi- lentement qu’en 2010. Pour la pre-
tive : + 2,7 % après - 5,0 % en 2010 mière fois depuis le second semestre
Alors qu’elles étaient le principal fac- pour les ménages, + 1,6 % après - 5,3 % 2009, il a baissé au
teur de hausse de la demande en 2010, pour les entreprises non financières, et 2011 (- 54 000), avec en particulier une
les dépenses de consommation des mé- + 7,9 % après - 18,6 % pour les entre- forte contraction de l’emploi dans le
nages sont atones en 2011 (+ 0,3 % en prises financières. Pour les entreprises secteur de l’intérim (- 34 000). Après
euros constants après + 1,4 % en 2010). non financières, la hausse de l’investis- avoir baissé en début d’année, le taux
Le recul des dépenses en énergie-eau- sement porte également sur les biens de chômage est en hausse au cours du
déchets et en produits raffinés dû aux manufacturés, avec le renouvellement second semestre : il s’établit à 9,3 % de
de leur parc automobile et l’achat de la population active au quatrième tri-
machines, ainsi que sur les services, mestre 2011 (contre 9,2 % au qua-Pour en savoir plus
notamment informatiques. A contrario, trième trimestre 2010).
les dépenses d’investissement desBessone A.-J., Passeron V., Poissonnier A. :
« Les comptes de la Nation en 2011 - la administrations publiques reculent de D’après la note de conjoncture de l’Insee
croissance du PIB se maintient à 1,7 % », nouveau, bien que moins fortement de mars 2012 (taux de chômage mis à jour
Insee première, n° 1401, mai 2012. qu’en 2010. en juin 2012) et les comptes nationaux 2011
« Note de conjoncture de l’Insee de mars
La demande des entreprises influe éga- ■■■■ Marie Lauzanne2012 ».
lement sur l’activité via leur comporte- Insee, Service études et diffusion
Insee Ile-de-France 2012 Regards sur... l’année économique 2011Maintien de la croissance 5
Contributions à l’évolution du PIB (en volume)Le PIB et les opérations sur biens et services
En %Evolution en volume aux prix de l'année précédente (en %)
2
2009 2010 2011
1Produit intérieur brut (PIB) -3,1 1,7 1,7
Importations -9,6 8,9 4,9
Total des emplois finals -4,6 3,1 2,4 0
2009 2010 2011Consommation effective des ménages 0,7 1,5 0,6
dont : dépense de consommation -1
- des ménages 0,1 1,4 0,3
- individualisable des administrations 2,2 1,7 1,5
-2
Consommation collective des administrations publiques 3,1 2,0 -2,2
Formation brute de capital fixe (FBCF)* dont : -10,6 1,2 3,5
-3
- entreprises non financières -13,7 6,3 5,1
- ménages -12,2 -0,4 3,1
-4- administrations publiques 2,4 -8,1 -1,9
Produit intérieur brut (PIB) ConsommationVariations de stocks (contribution à la croissance) -1,2 0,1 0,8
Investissement Solde du commerce extérieurExportations -12,1 9,6 5,3
Variation de stocks
*FBCF : est constituée par les acquisitions moins les cessions d'actifs fixes réalisées par
Source : Insee, comptes nationaux, base 2005
les producteurs résidents. Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de
processus de production.
Source : Insee, comptes nationaux - base 2005
Evolution trimestrielle du PIB
Variation t/t-1, en %, données cjo-cvs
1,5
1,0
Taux de croissance du PIB dans les principaux pays industrialisés
Moyennes annuelles en %
0,5
2009 2010 2011
0,0Etats-Unis -3,5 3,0 1,7
123 412 3412 341
Japon -5,5 4,4 -0,7
2009 2010 2011 2012Union européenne -4,3 2,0 1,5 -0,5
Royaume-Uni -4,4 2,1 0,8
Zone euro -4,3 1,9 1,4
-1,0
Allemagne -5,1 3,7 3,0
France -2,7 1,5 1,7
-1,5Italie -5,5 1,8 0,4
Données CVS.
-2,0Source : OCDE, mars 2012
Source : Insee, comptes nationaux trimestriels
Evolution de l'emploi en France
Données CVS
Créations d'emploi sur la période (en milliers) Evolution de l'emploi sur la période (en %)
er e er e2010 1 semestre 2011 2 semestre 2011 2010 1 semestre 2011 2 semestre 2011
Salariés des secteurs marchands dont : 102 121 -54 0,6 0,8 -0,3
- industrie -61 5 -7 -1,8 0,1 -0,2
- construction -13 -1 -11 -0,9 -0,1 -0,8
- tertiaire essentiellement marchand 176 118 -36 1,6 1,0 -0,3
Salariés agricoles -4 -5 -5 -1,6 -2,3 -2,3
Salariés du tertiaire non marchand 19 -4 -14 0,3 0,0 -0,2
Non salariés 6 3 3 0,2 0,1 0,1
Emploi total 123 116 -70 0,5 0,4 -0,3
Lecture : 116 000 emplois seraient créés (nets des suppressions) durant le premier semestre 2011, soit une hausse de 0,4 % sur le semestre.
Source : Insee, estimations d'emploi
Insee Ile-de-France 2012 Regards sur... l’année économique 2011

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