Note de conjoncture régionale 2004

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La conjoncture économique en Aquitaine : rapport économique et indicateurs statistiques. Synthèse de l'économie française, et principales tendances économiques en Aquitaine ; Les grandeurs de cadrage ; les secteurs d'activité (agriculture, sylviculture, pêche ; industrie ; construction ; transports ; activité commerciale ; services aux entreprises ; tourisme).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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NOTE DE CONJONCTURE
RÉGIONALE 2004
Juillet 2005
INSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUESCe dossier, issu du rapport annuel destiné au Conseil Économique
et Social Régional (CESR), a été réalisé par l’INSEE d’Aquitaine.
Ont contribué à son élaboration, sous la responsabilité d’Élisabeth NADEAU :
Cécile Bollier, Claudine Garbay, Florence Mathio et Yvette Willm
ainsi que Michèle Charpentier, Claudie Goubé et Nadia Wojciechowski de l’Insee,
Éric Amrane et Bertrand Roucher du Service Régional de la Statistique Agricole (DRAF Aquitaine).
Rédaction achevée le 20 juin 2005Avant-propos






La conjoncture économique régionale présente les faits et les tendances de l’année écoulée et des
premiers mois de 2005 en les replaçant dans les perspectives nationales. Ce document qui rassemble
différentes sources propres à l’Insee, mais aussi externes à l’Institut, représente la contribution de
l’Insee Aquitaine aux travaux de la Commission « Développement régional et planification » du
Conseil Economique et Social Régional d’Aquitaine.
Cette contribution, publiée dans la série « Dossier Insee Aquitaine », résulte d’un partenariat initié en
1997 avec le CESR et financé par le Conseil Régional. Elle comprend deux parties :
- le rapport économique qui, outre les tendances nationales, synthétise et retrace
l’économie régionale la plus récente, sous ses aspects globaux et sectoriels,
- les indicateurs statistiques qui mobilisent de nombreuses sources disponibles à l’Insee,
dans le système statistique public de l’Etat et dans différents organismes à vocation
économique, sociale ou financière.

Consultable gratuitement sur le site internet de l’Insee et sur celui du CESR, ce document est ainsi à
la disposition des élus, des institutionnels, des responsables socioprofessionnels et de tout citoyen
intéressé par le sujet.










Rapport économique Sommaire









La synthèse
L’économie française 7
Les principales tendances économiques en Aquitaine 10
Pour en savoir plus 12

Les grandeurs de cadrage
Emploi salarié 13
Marché du travail 18
Commerce extérieur 21
Pour en savoir plus 24

Les secteurs d’activité
Agriculture, sylviculture, pêche 25
Industrie 30
Construction 32
La place des services 35
Transports 36
Activité commerciale 39
Services aux entreprises 40
Tourisme 41
Pour en savoir plus 45

Les statuts d’activité
Artisanat, professions libérales, économie sociale 46
Pour en savoir plus 48





NOTE DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2004 5 INSEE AQUITAINE



Synthèse L’économie française

Un rebond de l’économie française en 2004
en grande partie dû à la consommation des ménages
1 ménages ont continué à réduire leur taux Après une année 2003 peu dynamique
2 d’épargne. Le dynamisme de la demande des (croissance du PIB de 0,9 % ), 2004 apparaît
ménages est particulièrement manifeste en ce comme l’année d’une reprise de l’économie
qui concerne l’investissement logement, porté par française. En 2004, la croissance atteint 2,1 %,
la baisse des taux d’intérêt et l’allongement des en moyenne annuelle.
durées de prêts.
Le contexte international en 2005 est
L’investissement des entreprises a
encore porteur, même s’il semble en
progressé de 2,4 % après avoir stagné en 2003 décélération progressive. Au sein de la zone
et diminué en 2002. Mais ce rebond, entamé à
euro, la demande interne des partenaires de
l’été 2003, s’est essoufflé dès le second
la France s’enlise et l’économie française
semestre 2004.
débute 2005 avec un taux de croissance bien

modeste.
En 2004 les entreprises restockent, alors
Le millésime 2005 ne sera sans doute
qu’elles avaient déstocké en 2003.
pas bon en terme de croissance (1,5 %). Pour

l’emploi, il faudra compter sur les politiques
Le commerce extérieur apporte de
d’aide à l’emploi et attendre le second nouveau, comme en 2003, une contribution
semestre pour voir une amélioration.
négative à la croissance. Tirées par l’accélération
L’élément de préoccupation important de la demande mondiale, les exportations
reste le cours du pétrole. progressent de 2,4 % en volume, mais elles
augmentent moins vite que le commerce
Avec un taux de croissance de 2,1 % mondial. La France perd encore des parts de
l’économie française a connu une reprise en marché. Elle souffre en plus de la demande peu
2004. Cette performance, modeste au regard de vive de ses voisins européens, l’Allemagne, les
l’économie mondiale, est cependant plus élevée Pays Bas et l’Italie en particulier.
que la performance moyenne des économies de
l’Union européenne. Le premier semestre 2004 L’emploi salarié reste stable. Il progresse
se rattache à la phase de rebond entamée mi- dans les branches marchandes, mais il diminue
2003, dans le sillage de la reprise mondiale. Mais dans les services principalement non marchands.
l’activité a nettement fléchi au second semestre L’emploi a très peu progressé dans le secteur
2004, notamment du fait de la détérioration de marchand non agricole entre décembre 2003 et
l’environnement international de la zone euro. décembre 2004, mais son ajustement au rythme
La croissance 2004 est portée par la de production s’est opéré avec retard et n’a été
demande interne très dynamique La que partiel. Cela se traduit par une progression
consommation effective des ménages a encore de la productivité du travail (2,1 %), qui avait
constitué le principal soutien de l’activité repris en 2003 (+1,2 %).
économique. L’investissement des entreprises
repart et vient également soutenir l’activité L’inflation est restée stable : +2,1 % en
économique. Ces deux moteurs de la croissance moyenne annuelle, sous l’effet d’influences
sont en partie contrebalancés par le commerce contradictoires (hausse des prix du tabac, du
extérieur, dont le solde pour les échanges de pétrole, baisse des produits frais…). L’inflation
biens et services devient négatif pour la première sous-jacente est aussi restée stable (1,6 %).
fois depuis 2000. Le revenu réel disponible ayant
peu progressé (1,4 % en 2004 contre 0,4 % en
2003), la hausse de la dépense de
consommation a été obtenue par une baisse du
taux d’épargne.

La consommation des ménages constitue
le principal soutien de la demande finale. Les

1 L’Économie française, comptes et dossiers, Édition 2005-
2006 Collection Insee références
2 aux prix de 2000
7NOTE DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2004 INSEE AQUITAINE
Synthèse L’économie française

2005, une croissance très alanguie
Avec un pétrole amarré au-delà des 50 2004, avec pour plusieurs pays, comme les Pays-
dollars le baril et la demande interne des Bas et l’Italie, une croissance à peu près nulle.
partenaires européens de la France (le

Royaume-Uni, en particulier) qui a décroché, la
reprise engagée en 2004 patine en ce début Une faible progression du PIB français début 2005
d’année 2005. variations cvs, en %
2004 2005
3 annuelles trimestriellesL’entrée de l’économie française dans une
2003 2004 T2 T3 T4 T1
phase de croissance moins robuste à partir de la
Etats-Unis (prix chaînés) 3,0 4,4 0,8 1,0 0,9 1,1mi-2004 est confirmée par les chiffres du premier
Japon 1,4 2,6 -0,2 -0,3 0,0 1,3(prix chaînés)trimestre de 2005. La faible progression du PIB
Zone Euro (prix de 1995) 0,7 1,7 0,4 0,3 0,2 0,5(0,2 %) observée tient d’abord aux échanges
extérieurs : les exportations continuent de ne Royaume - Uni (prix chaînés) 2,2 3,1 1,0 0,6 0,7 0,5
Allemagne (prix chaînés) 0,0 1,0 0,2 0,0 -0,1 1,0guère profiter de la reprise mondiale et souffrent
de la faible demande de nos voisins. La Italie (prix de 1995) 0,4 1,0 0,4 0,4 -0,4 -0,5
stagnation des exportations au premier trimestre Espagne (prix chaînés) … 3,1 0,8 0,6 0,9 0,9
2005 (-0,1 %) reflète l’enlisement de la demande France (prix de 2000) 0,9 2,1 0,6 0,2 0,7 0,2
interne des partenaires de la zone euro. La faible
Source : Comptes nationaux, Eurostat
croissance du PIB résulte également de Variations du PIB
l’affaiblissement du mouvement de stockage
enregistré en 2004.
Ce contexte ouvre en France la Toutefois, le maintien d’une demande intérieure
perspective d’un retour de la croissance au dynamique, tant par la consommation des
second semestre vers sa tendance de moyen ménages et les achats de logements que par
terme. Toutefois, compte tenu de la médiocre l’investissement des entreprises, constitue un
performance du début d’année, 2005 ne serait atout pour un rebond de l’économie française.
pas un bon millésime en terme de croissance Celui-ci ne se concrétiserait cependant pas au
(1,5 %). Le profil de l’activité se répercuterait sur deuxième trimestre. Les dernières enquêtes ne
celui de l’emploi marchand. Celui-ci stagnerait au signalent qu'une atténuation de la phase de
premier semestre et progresserait très dégradation conjoncturelle dans l'industrie.
modérément au second. L’augmentation de
l’emploi salarié marchand serait ainsi seulement
À la veille de l’été 2005, l’environnement
de 30 000 personnes en 2005. Mais grâce à une
international de la zone euro, bien qu’en
poussée de l’emploi non marchand aidé, surtout
décélération progressive, est encore porteur.
sur la deuxième moitié de l’année, l’emploi total
Ainsi l’économie américaine connaîtrait une augmenterait d’environ 130 000 en 2005.
croissance de 3,4 % cette année, contre 4,4 %

en 2004. Par ailleurs, la détente observée sur le
Des hypothèses sur le change
taux de change de l’euro devrait renforcer les
capacités d’exportation de la zone. Enfin, la
La prévision présentée dans la Note de stabilisation vraisemblable, à un niveau élevé, du
conjoncture Insee de juin 2005 se fonde sur une
cours du pétrole, conduirait à un recul progressif
hypothèse d’un taux de change de l’euro de 1,25
de l’inflation. Inférieure à 2 % en fin d’année dans dollar au second semestre de 2005. Dans le contexte
la zone euro (et même de l’ordre de 1,5% pour actuel de fluctuation des cours, il convient de rappeler
l’inflation sous-jacente), cette hausse des prix que, par rapport à ce scénario central, une baisse de
modérée autoriserait le maintien de conditions 10 % de l’euro à compter du troisième trimestre
procurerait à la France environ 1/2 point monétaires très favorables.
supplémentaire d’exportations, en moyenne annuelle
sur 2005. La croissance annuelle du PIB serait alors
Après la bonne performance en termes de rehaussée de 0,1 point, tandis que l’inflation
croissance (0,5 % au premier trimestre 2005 et s’établirait à 0,1 point de plus en fin d’année.
0,2 % au quatrième trimestre de 2004), le PIB de
la zone euro ralentirait à nouveau au deuxième
trimestre 2005. L’année se solderait par une De ce fait, le taux de chômage repasserait
croissance modeste de 1,3 %, après 1,7 % en sous les 10 % pendant l’automne (9,8 % en
décembre). Au premier trimestre 2005, il s’établit
3 à 10,2 %. Note de conjoncture INSEE - juin 2005
INSEE AQUITAINE 8 NOTE DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2004
Synthèse L’économie française

L’inflation se stabiliserait autour de 1,5 % l’économie française. La situation actuelle de
au second semestre, autorisant une progression quasi-saturation des capacités de production face
du pouvoir d’achat en 2005 comparable à celle à une demande ne manifestant aucun signe de
de 2004, et ainsi une augmentation de la faiblesse rend les cours du pétrole très
consommation un peu supérieure à 2 %. vulnérables.

Dans l’autre sens, on ne peut exclure Le principal aléa sur ces perspectives est
qu’une impulsion nouvelle donnée à la politique celui qui pèse sur le redémarrage de la demande
macro-économique européenne constitue un intérieure chez nos voisins continentaux. Une
soutien au rétablissement de la demande interne nouvelle flambée du pétrole pourrait hypothéquer
de la zone ▄ un peu plus la consolidation des partenaires
européens de la France, ce qui freinerait






Les échanges extérieurs marquent le pas début 2005
(au prix de 2000, données cvs-cjo, moyennes trimestrielles ou annuelles, en %)
(poids en 2003 2004 2005
2003 2004 2005
2000) T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
(100 %) 0,4 -0,4 1,1 0,4 0,6 0,6 0,2 0,7 0,2 0,3 0,4 0,6 0,9 2,1 1,5PIB
Importations (28 %) 0,4 0,0 0,7 2,2 0,5 3,0 2,2 1,0 0,6 0,5 0,8 0,8 1,6 6,1 4,3
Dépenses de
consommation des
ménages (54 %) 0,3 -0,1 1,1 0,3 1,0 0,5 -0,1 1,1 0,7 0,3 0,5 0,5 1,6 2,3 2,2
Dépenses de
consommation des
administrations (24 %) 0,1 0,5 0,9 0,9 0,6 0,5 0,5 0,6 -0,4 1,0 0,5 0,7 2,1 2,7 1,6
FBCF totale dont (19 %) 1,0 0,8 1,3 1,2 -0,5 0,9 -0,3 1,3 1,3 0,5 0,5 0,6 2,7 2,2 2,4
SNF-EI so citéés no n
financières et entrepreneurs
individuels -0,2 0,0 1,5 1,6 -0,5 1,2 -0,7 1,9 1,6 0,1 0,3 0,5 0,0 2,4 3,3(11 %)
Ménages (5 %) 1,6 1,0 0,4 0,7 0,4 1,6 0,6 0,8 0,8 1,0 0,8 0,9 3,8 3,1 3,5
Exportations (29 %) -1,9 -1,3 1,0 1,3 0,1 1,0 0,4 0,9 -0,1 0,5 0,6 1,0 -1,7 2,4 0,9
Contributions à l'évolution du PIB (en points de PIB)
0,4 0,2 1,1 0,6 0,6 0,6 0,0 1,0 0,5 0,5 0,5 0,6 1,9 2,4 2,2Demande intérieure hors stocks
Variations de stocks 0,6 -0,3 -0,1 0,1 0,1 0,6 0,7 -0,3 -0,1 -0,2 0,0 0,0 -0,2 0,8 0,0
Échanges de biens et services -0,7-0,4 0,1-0,2-0,1-0,6 -0,5 -0,1 -0,2 0,0 -0,1 0,1 -0,9 -1,0 -0,7
Source : Insee - Comptes de la nation Note conjoncture de juin 2005 prévision
France : Equilibre ressources - emplois en volume
NOTE DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2004 9 INSEE AQUITAINE
Synthèse Les tendances en Aquitaine

L’économie régionale en 2004 : une année faste pour le logement
mais continuent à perdre des emplois en 2004. Après avoir diminué en 2003, l’emploi
aquitain renoue avec une « petite » Les divers projets du secteur aéronautique
(Rafale, Airbus, Falcon 7X…) laissent espérer de croissance en 2004. Par contre, le chômage
meilleurs résultats en 2005. s’aggrave, et la reprise des échanges
extérieurs est assez terne. Le secteur de la
Progression de l’emploi dans la construction construction affiche de bonnes performances
en termes d’activité et d’emploi. La météo
favorable en 2004 a entraîné de bonnes Unité : Indice base 100 au 4e trimestre 1996 Industrie
130récoltes végétales, et en particulier une
Construction
125récolte record de vins. Mais les cours sont en
Commerce
120général en recul et la commercialisation de
115 Services certains produits est difficile. Les transports
110régionaux de voyageurs retrouvent du Tous
secteurs 105dynamisme. La reprise de l’activité
100touristique n’a pas été vraiment au rendez-
95vous dans la région en 2004.
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

Début 2005, le taux de chômage s’établit à Source : Urssaf - Traitement Insee (Epure)
Emploi salarié marchand (hors agriculture) - données CVS10,2 %. Les projets aéronautiques donnent
des espoirs aux entreprises et aux sous-
traitants du secteur. La sécheresse guette Le taux de chômage aquitain au sens du
l’agriculture régionale. BIT se stabilise à 10,1 % en fin d’année 2004,
soit au même niveau qu’en décembre 2003. Au
L’activité en Aquitaine est repartie, comme en premier trimestre 2005, il augmente et s’établit à
France, en 2004. L’emploi salarié marchand a 10,2 %, comme au niveau national. L’Aquitaine
e
légèrement progressé dans l’année 2004. En un est au 8 rang des régions à plus fort taux de
an, de fin décembre 2003 à fin décembre 2004, il chômage. En glissement annuel, en décembre
a augmenté de 1,1 % en glissement annuel et 2004, le nombre de chômeurs s’est accru de
même de 1,4 % si on prend en compte l’intérim. 1,8 % dans la région et a diminué de 0,1 % en
Dans la région, la légère progression observée France. Le marché du travail s’est plus dégradé
au cours de 2004 concerne tous les secteurs au niveau régional qu’au niveau national en
sauf celui de l’industrie, où le recul de l’emploi 2004.
décélère sans toutefois s’interrompre. Il se crée de plus en plus d’entreprises en
Aquitaine, 9,5 % de plus en 2004 qu’en 2003
(contre 9,2 % au niveau national). Un mieux pour l’emploi, mais le marché du
travail se dégrade
Récoltes abondantes et prix en baisse pour
les productions végétales Le secteur de la construction (environ 6,2 % de
er
l’emploi salarié total régional au 1 janvier 2004) Les conditions météorologiques ont été
globalement favorables à l’ensemble des continue à afficher de bons résultats. La
progression des emplois y est nettement plus productions agricoles. Le vignoble conjugue
hauts rendements et accroissement des forte que l’année passée : de fin 2003 à fin 2004,
le nombre d’emplois augmente de 2,8 % contre surfaces. Cela conduit à une production en 2004
1,5 % auparavant. de plus de 9 millions d’hectolitres sur fond de
crise viticole. Restent toujours des difficultés
Le commerce (14,9 % de l’emploi salarié) crée
pour écouler les stocks, en particulier dans les
plus modestement des emplois. De fin 2003 à fin AOC. Des mesures interprofessionnelles sont
2004, le nombre d’emplois augmente de 1,2 %.
mises en place en 2005 dans le Bordelais pour
Le secteur des services (25 % de l’emploi favoriser l’arrachage, la maîtrise des
salarié) renoue avec la croissance (2 % sur un rendements.
an) grâce notamment aux services aux Blé et maïs retrouvent des niveaux de
entreprises. production très satisfaisants après les mauvais
L’industrie (15,2 % de l’emploi salarié) continue résultats de 2003. Dans ces conditions, à
à perdre des emplois, mais de manière moins l’inverse de la campagne précédente, les prix se
prononcée qu’en 2003. Les industries agricoles situent à des niveaux très bas. La
et alimentaires profitent de la conjoncture après commercialisation de certains légumes est
une mauvaise année 2003. Les industries des également difficile.
biens d’équipement résistent mieux qu’en 2003,
NOTE DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2004 10 INSEE AQUITAINE
Synthèse Les tendances en Aquitaine

Le résultat agricole net par actif (en termes la région ont acheté moins d’engrais importés.
réels) se détériore au fil des années. Cet La récolte de céréales 2004 est meilleure et le
indicateur de revenu diminue de 4 % par an en port espère revenir à une exportation de
moyenne entre 2000 et 2004 en Aquitaine 1,7 million de tonnes en 2005.
Mi-juin 2005, la crainte de la sécheresse est là et Le port de Bayonne finit l’année avec un trafic en
les conséquences pour le secteur agricole sont augmentation, et ce malgré la baisse importante
importantes. des exportations de maïs. On observe une
diversification des trafics. Les entrées de
marchandises augmentent, liées à une hausse Record pour les logements
importante des produits pétroliers. Les sorties L’année 2004 est exceptionnelle pour la
continuent à diminuer (maïs, produits pétroliers), construction en Aquitaine, comme en France.
à l’exception des produits métallurgiques Dans le secteur résidentiel, la région enregistre
(billettes d’acier, Aciérie de l’Atlantique). de meilleurs résultats qu’au niveau national aussi

bien pour les logements autorisés que pour les
Le trafic voyageurs TER (mesuré en voyageurs-logements commencés. Sur l’année 2004, le
kilomètres) progresse depuis le mois de mai. Sur nombre d’autorisations atteint 35 000 logements,
l’année 2004, la progression totale atteint 4,7 %, niveau jamais atteint depuis vingt ans. Le
alors qu’auparavant le trafic était en diminution nombre de mises en chantier est aussi très élevé
de 2 % en 2002 et de 1 % en 2003.
avec plus de 26 000 constructions sur l’année.
Le fret ferroviaire continue à chuter au deuxième Ces hausses concernent en premier lieu le
semestre 2004, aussi bien en réceptions qu’en secteur collectif. Mais celui de la maison
expéditions. individuelle est aussi en expansion.
Dans le secteur non-résidentiel, les surfaces de
Chute des boissons à l’export locaux mis en chantier progressent de 9 % après
une année 2003 un peu chahutée. Ce résultat se En 2004, les exportations régionales,
situe au-dessus du niveau national. 11,3 milliards d’euros, restent stables tandis que
les importations, 8,5 milliards d’euros,
L’activité régionale dans les travaux augmentent de 7,5 %. Au niveau national, les
publics reste satisfaisante, malgré l’impact des échanges ont repris avec plus de vigueur. La
gels budgétaires de l’année. région représente, en 2004, 3,4 % des
exportations et 2,4 % des importations
françaises. Redémarrage dans les transports
Les échanges aquitains avec les États-Unis, La reprise de l’activité économique depuis
après une forte diminution en 2002 et 2003, ont mi 2003 bénéficie dans la région aux transports
repris en 2004. Ce pays reste le premier client de voyageurs, mais peu aux transports de
de la région, il concentre 21 % des exportations. marchandises
Les autres partenaires commerciaux principaux Le trafic aérien reprend dans la région. Les
sont l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni. aéroports aquitains annoncent de bons résultats
Les exportations de boissons -1,3 milliard en 2004, à l’exception de ceux de Périgueux et
d’euros- ont nettement chuté en 2004, tandis que Agen, affectés par des fermetures de lignes.
celles des produits de la construction L’aéroport de Bordeaux - Mérignac retrouve
aéronautique se redressent aux alentours de 1,5 presque le seuil des 3 millions de passagers de
milliard d’euros. 2002. Cette croissance s’explique par de bons
résultats sur les vols internationaux. Le
Toujours moins d’étrangers développement des liaisons à bas coût avec la
Grande-Bretagne continue. L’augmentation du Le résultat estival est de 17 millions de
nombre de passagers est spectaculaire à nuitées pour les hôtels et les campings. Le bilan
Bergerac. Pour Bordeaux, Paris et Biarritz, les de la saison touristique est maussade pour les
liaisons avec Orly stagnent ou diminuent, hôtels. Il révèle une meilleure performance pour
concurrencées par le TGV notamment sur Paris- les campings. Mais dans ce cas il s’agit plutôt
Bordeaux. d’un rattrapage des nuitées perdues en 2003
que d’une réelle augmentation de fréquentation.
Le trafic du Port de Bordeaux est, avec La clientèle étrangère est de moins en moins
8,1 millions de tonnes en 2004, en recul de 3 % importante au fil des années.
par rapport à 2003. L’essentiel de la baisse est L’Aquitaine se situe toujours à la cinquième
imputable aux exportations de céréales, tout place des régions françaises pour le nombre des
comme l’année dernière. Elles ont diminué du nuitées dans l’hôtellerie. Par contre, elle n’est
fait d’une moindre production dans le Sud-Ouest, qu’au douzième rang des régions pour la
mais aussi du développement des exportations fréquentation étrangère
par la route vers l’Espagne. Les agriculteurs de
11INSEE AQUITAINE NOTE DE CONJONCTURE RÉGIONALE 2004

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