Plus des deux-tiers des nouvelles entreprises existent toujours trois ans après leur création.

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Taux de survie à trois ans des entreprises selon les régions. Taux de survie selon l'origine de la création, le type de création. Analyse du profil du créateur d'entreprise. Place du Limousin par rapport aux autres régions, points forts selon l'activité exercée. Taux de survie et investissements ; taux de survie et emploi salarié. Carte, graphiques.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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entreprises
Plus des deux tiers
des nouvelles entreprises
existent toujours
trois ans après leur création
Sur trois entreprises créées en sont très variables et trèsMaryse Aguer erLimousin au 1 semestre 1994, inégales selon l’origine :
plus de deux sont toujours en création pure ou reprise.
activité en septembre 1997. La Les créations par reprise sont
Le Limousin se place au région se classe ainsi au avantagées avec un taux de
deuxième rang des régions survie à trois ans supérieur dedeuxième rang des
françaises, avec un taux de quinze points aux créationsrégions françaises pour
survie de 67,2 %, derrière la pures. Particulièrement lesle taux de survie à trois
Bretagne (avec 1,3 points de transformations du statutans des entreprises
plus). L’Auvergne et l’Alsace juridique, avec un taux de
créées au premier
suivent de près avec survie supérieur à 85 %. Mais ce
semestre 1994. respectivement 0,6 et 0,9
Les créateurs point de moins. Devant la
quadragénaires, moyenne française valant
bénéficiant d’une 58,8 %. Ainsi, près d’une
expérience nouvelle entreprise
limousine sur trois a cesséprofessionnelle,
son activité avant sonet possédant des
troisième anniversaire. Lesinvestissements initiaux
disparitions dès laconséquents, ont été
première année
plus nombreux à faire
d’existence sont plus
aboutir leur projet. Le nombreuses (13 %) que
bilan de ces trois celles qui surviennent la
premières années deuxième ou la troisième
d’existence est positif année (8 %). Dans la
pour l’emploi, surtout région comme en France,
les chances de réussitepour l'emploi salarié.
8 r insee limousin type de création ne représente L’entourage entrepreneurial
que 7 % du total régional. Les familial a donc une influence
héritages et les reprises au pour la survie de l’entreprise.
encore de trois points si le goûtconjoint ont un taux de survie Le chef d’entreprise de la
d’entreprendre oude deux points plus bas. Les plupart des entreprises créées
l’indépendance a été lacréations par rachat, par héritage ou reprise au
motivation principale. Enfin, sireprésentant près d’une conjoint a dans son entourage
une entreprise a été créée enentreprise créée sur cinq, ont familial des personnes à son
raison d’une idée nouvelle deun taux de survie de 82 %. compte. Près de sept
produit ou de marché, ou parentreprises sur dix
le fait de ne pas retrouversont encore en activité
d’emploi, seulement 58 % sontau bout de trois ans
toujours en activité trois anslorsque le créateur ou
plus tard.repreneur est aidé par
Les créations pures, quison entourage
totalisent plus de six créationsfamilial. Sinon, le taux
sur dix en Limousin, n’ontde survie se situe cinq
préservé que 62 % de leurpoints plus bas.
contingent entre 1994 et 1997.La principale raison
Il est sans doute plus difficilede la création a aussi
d’assurer la survie d’uneson importance. En
entreprise créée de touteseffet, 92 % des
pièces que la continuité d’uneentreprises créées
affaire qui a été reprise. Cessont « survivantes »
nouvelles entreprisestrois ans plus tard
rencontrent des difficultés quilorsque le créateur a
leur sont propres : recherchedans son entourage
de clients, problèmes dedes exemples réussis
financement...d’entrepreneurs. Ce
taux descend à 70 % La région au deuxième
lorsqu’une rang
opportunité s’est
Le Limousin se classe à laprésentée. Parmi les
deuxième place des régionsentreprises créées par
françaises, aussi bien pour lehéritage ou reprise au
taux de survie des créationsconjoint, 81 % des
pures que celui des créationsentrepreneurs
par reprise. Ces taux sontconsidèrent que cela
supérieurs aux moyennesa été leur principale
françaises, de 6,3 points pourmotivation. Le taux
le premier, de 5 points pour lede survie baisse
insee limousin rr99second. d’entreprise (respectivement
L’activité exercée 54 et 53 %).
conditionne assez
Un actif a plus de
fortement le taux de
chances de réussite
survie. Les transports,
les industries agricoles Les créateurs qui étaient en
et alimentaires et la activité ont des taux de survie
construction de 72 %. Pour les chômeurs
détiennent les depuis moins d’un an, ils sont
niveaux les plus cinq points plus bas. Les taux
élevés (plus de 80 %). de survie tombent à 59 % pour
Les services aux les inactifs et les chômeurs de
entreprises et les plus d’un an.
hôtels, cafés, Le niveau de diplôme est
restaurants les plus également un facteur
faibles : 54 et 57 %. Le discriminant pour les taux de
reste de l’industrie, le survie. Les créateurs dont le
commerce et les niveau de diplôme est au moins
autres services ont le baccalauréat ont un taux de
une position survie supérieur à 70 %. Il n’est
intermédiaire, en que de 62 à 67 % chez les
ayant préservé entre créateurs sans diplôme ou
66 et 69 % des ayant CAP, BEP, ou BEPC.
entreprises entre 1994 L’âge du créateur a une
et 1997. importance relative. Plus de 75
Les taux de survie entreprises survivantes sur 100
calculés pour chaque ont un créateur âgé de plus de
catégorie 40 ans. Le taux de survie est
socioprofessionnelle inférieur de quatre points
permettent de dégager quand le créateur avait 25 à 29
quatre groupes : les ans. Il est encore dix points
employés, les artisans plus bas lorsque l’entrepreneur
commerçants, les avait la trentaine au démarrage
agents de maîtrise de l’entreprise. Pour les plus
avec des taux jeunes créateurs de moins de
supérieurs à 70 %, les 25 ans, moins d’une entreprise
ouvriers, les étudiants, sur deux est encore en activité
(68,5 et 65 %), les trois ans plus tard.
cadres et les Ainsi, le créateur qui a acquis
professions antérieurement des
intermédiaires (63 et compétences dans l’activité où
61 %), et enfin les il s’installe a un taux de survie
inactifs et les chefs de 74 %. Lorsque l’activité est
10 r insee limousintotalement différente taux de survie très différents
pour lui, mais selon le montant des
familière pour l’un des investissements initiaux. S’ils
associés du projet, il sont compris entre 25 000 et
se situe à neuf points 50 000 F, le taux de survie est
plus bas. Il baisse le plus faible : 59 %. Il croît à
encore lorsque plus de 80 % si les moyens mis
l’activité est différente en oeuvre pour démarrer sont
pour tous. supérieurs à 250 000 F, et
Les caractéristiques même à 91 % lorsqu’on investit
des créateurs ne sont entre 500 000 et un million de
pas les seuls facteurs francs. Comme on peut le
qui interviennent remarquer, un investissement
dans la vie d’une conséquent entraîne une
entreprise. Les certaine pérennité de
spécialités de l’entreprise.
l’entreprise créée La présence de salariés dans
jouent également un l’entreprise influe positivement
rôle non négligeable. sur sa durée de vie. Pour les
Comme on l’a déjà vu, entreprises ayant employé au
le type de création moins six salariés au
influence fortement démarrage, plus de 90 % sont
sur le taux de survie : toujours actives fin 1997. Ce
il est plus élevé de n’est le cas que de 62
quinze points dans les entreprises sur 100 pour celles
reprises que dans les qui démarrent sans salarié. À
créations pures. remarquer que les entreprises
issues d’une création pure
Investir
ayant investi plus de un million
pour durer
de francs ont démarré avec au
Les entreprises qui moins dix salariés.
ont bénéficié d’aides Les entreprises pérennes en
financières publiques 1997 comprenaient
ont un taux de survie globalement au démarrage de
de 63 % contre 72 % leur activité 1 500 emplois
pour celles qui n’en répartis à peu prés également
ont pas obtenu au entre création pure et reprise.
moment de l’enquête. Lors de la deuxième enquête
Celles qui attendent en 1997, dans les entreprises
une réponse pour toujours actives, prés de 1 800
cette aide ont un taux emplois ont été recensés, dont
de survie de 57 %. plus de 900 dans les entreprises
Les créations ont des issues d’une création nouvelle.
insee limousin r 11effectifs des non salariés ontMéthodologie
diminué de 30 %.
La notion de création d’entreprise Mais le développement
englobe les créations ex nihilo et les
économique d’une entreprisereprises. La création ré
sulte de la création d’un établisse ne se mesure pas seulement au
ment jusqu’alors inexistant. La re nombre de ses salariés.
prise se produit lorsqu’une unité re D’autres éléments comme
prend, partiellement ou totalement,
l’évolution du chiffre d’affairesl’activité d’un établissement d’une
autre unité. sont également à prendre en
Le système d’information sur les nou compte. 44 % des chefs
velles entreprises (SINE), mis en d’entreprises créées début 1994
place en collaboration entre l’INSEE
ont indiqué que leur chiffreet l’Agence Nationale pour la Créa
tion d’Entreprise, a pour objectif de d’affaires avait augmenté entre
suivre durant leurs cinq premières 1995 et 1997. 11 % d’entre eux
années d’existence une génération considèrent même qu’il a
d’entreprises nouvellement créées. elles totalisent plus de 900 beaucoup augmenté.La première phase de ce dispositif a emplois. Cette progression de
consisté à interroger en septembre Inversement, ils sont 18 % à
près de 26 % profite à l’emploi1994 un échantillon d’entreprises avoir déclaré un chiffre
ercréées au 1 semestre 1994. En sep salarié. L’emploi non salarié d’affaires en baisse et 28 % à
tembre 1997, une deuxième enquête s’est maintenu alors que la avoir indiqué une stabilité.a été réalisée auprès des mêmes en croissance de l’emploi salarié à
treprises toujours en activité, ce qui Finalement, la plupart des
été supérieure à un tiers.a permis de repérer celles qui avaient créateurs de 1994 dont
cessé. Le taux de survie à trois ans Pour les entreprises survivantes l’entreprise est encore en
est le rapport des entreprises tou ayant fait l’objet d’une reprise, activité en 1997 ne semblentjours en activité en 1997 sur les en le bilan est également positif
treprises initialement présentes en pas regretter leur choix. 45 %
mais la progression des effectifs1994. Une troisième interrogation d’entre eux se déclarent
s’est déroulée fin 1999 et permettra est de moindre ampleur. beaucoup ou totalement
de calculer les taux de survie à cinq L’emploi non salarié se satisfaits de la création de leurans. maintient, l’emploi salarié a entreprise. 35 % se déclarent
progressé de près de 15 %. « un peu » satisfaits et
Ces 300 emplois nouveaux ont Les entreprises survivantes et seulement 20 % ont une
été créés dans les entreprises les entreprises disparues opinion négative.
survivantes au bénéfice quasi forment la totalité des
exclusif de l’emploi salarié. entreprises observées. Trois ans
après leur création, on yProgression de l’emploi
retrouve à peine plus desalarié Pour en savoir plus :salariés. Par contre, le nombre
« Le créateur d’entreprise en Limou Au total, l’emploi non salarié se de non salariés a diminué d'un
sin » Insee/MRCTE 1997 en ventemaintient et l’emploi salarié tiers. L'emploi salarié progresse 40 F.
progresse de plus d’un quart. de 6 % cependant que l'emploi Des créations d’entreprises solides
Insee Limousin « Résultats statisti Les entreprises survivantes non salarié diminue de 44 %
ques n°7/99 ».créées de toutes pièces pour les entreprises observées Des réussites inégales Insee Limou
représentaient au démarrage créées de toutes pièces. Pour sin « Résultats statistiques n°8/99 ».
Nouvelles entreprises : les créationsun effectif global de 720 celles ayant fait l'objet d'une
dynamisent l’emploi salarié Inseepersonnes dont 66 % de reprise, le bilan est stable pour première n°628 janvier 1999 en
salariés. Trois ans plus tard, les salariés alors que les vente 15 F.
12 r insee limousin

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