Premier trimestre 2008 : Tassement de l'activité

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Premier trimestre 2008 : Tassement de l'activité CONTEXTE NATIONAL France entière, le Produit Inté- rieur Brut progresse de + 0,6 % erau 1 trimestre, après + 0,3 % au trimestre précédent. La contribu- tion de la demande intérieure hors stocks ralentit à 0,4 point, notam- Dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale, et de montée des prix ment en raison d’une consomma- des matières premières, la croissance européenne se maintient au premier tri- tion des ménages quasi-stagnante mestre. L'économie française, en dépit du ralentissement de la demande des ména- (+ 0,1 %). L’investissement se main- ges, s'inscrit également dans cette lignée. tient dynamique, en hausse de 1,1 %. Le commerce extérieur re- Au premier trimestre, l’activité de l’industrie manufacturière ralentit tant au niveau bondit, avec des exportations en national qu’en région, avec des carnets moins consistants qu’au trimestre précédent nette hausse (+ 3,1 %), tandis que et des stocks de produits finis plus importants, proches de la moyenne de long les importations n’augmentent que terme. de 1,9 %. En Basse-Normandie, la construction bénéficie encore d’un courant porteur, mais comme l’avaient prévu les chefs d’entreprises fin 2007, les mises en chantier de lo- L’emploi salarié, principalement gements neufs reculent de 13 % en un an.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Premier trimestre 2008 :
Tassement de l'activité
CONTEXTE
NATIONAL
France entière, le Produit Inté-
rieur Brut progresse de + 0,6 %
erau 1 trimestre, après + 0,3 % au
trimestre précédent. La contribu-
tion de la demande intérieure hors
stocks ralentit à 0,4 point, notam-
Dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale, et de montée des prix
ment en raison d’une consomma-
des matières premières, la croissance européenne se maintient au premier tri-
tion des ménages quasi-stagnante
mestre. L'économie française, en dépit du ralentissement de la demande des ména-
(+ 0,1 %). L’investissement se main-
ges, s'inscrit également dans cette lignée.
tient dynamique, en hausse de
1,1 %. Le commerce extérieur re-
Au premier trimestre, l’activité de l’industrie manufacturière ralentit tant au niveau
bondit, avec des exportations en
national qu’en région, avec des carnets moins consistants qu’au trimestre précédent
nette hausse (+ 3,1 %), tandis que
et des stocks de produits finis plus importants, proches de la moyenne de long
les importations n’augmentent que
terme.
de 1,9 %.
En Basse-Normandie, la construction bénéficie encore d’un courant porteur, mais
comme l’avaient prévu les chefs d’entreprises fin 2007, les mises en chantier de lo-
L’emploi salarié, principalement
gements neufs reculent de 13 % en un an.
marchand, augmente de près
de 0,4 % (57 000 emplois supplé-
Dans les services, l’activité a été globalement stable, mais les entrepreneurs indi-
mentaires), toujours grâce à la
quent un ralentissement du rythme de créations d’emplois. Le commerce en re-
construction (+ 0,8 %) et au sec-
vanche, notamment le commerce de détail, commence à pâtir d’une faiblesse de la
teur tertiaire (+ 0,5 %), alors que
demande.
les effectifs industriels diminuent
de 0,3 %.
La création d’entreprise est en forte hausse au premier trimestre, + 10 %, avec un
nombre de créations record dans le commerce. Le taux de chômage dans la région
epoursuit sa baisse par rapport au 4 trimestre. Le nombre de demandeurs d'emploi
Le taux de chômage au sens du de catégorie 1 s'établit au premier trimestre à environ 41 500 personnes.
BIT* s’établit au premier tri-
mestre à 7,2 % en France métro-
politaine, en recul de 0,2 point par
erapport au 4 trimestre. Le nombre
de demandeurs d’emploi de caté-
gorie 1 s’élève à deux millions de
personnes.
Dragos IOAN* Bureau International du Travail Carine JUPIN
InseeBanque de France
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 181Tassement d'activité dans l'industrie
D’un trimestre sur l’autre, la production industrielle bas-nor-
mande s’est globalement tassée et le taux d’utilisation des ca-
pacités techniques se situe sensiblement en-dessous de sa
moyenne de longue période.
La demande globale s’est légèrement contractée. Le secteur des
biens intermédiaires accuse le recul le plus marqué, dans tous
les compartiments, sous l’impact d’une baisse de la demande
constatée aussi au niveau national.
A court terme, une progression de la production est attendue
dans la quasi-totalité des secteurs à l’exception de l’industrie
agroalimentaire.
Carnets moins étoffés, stocks en hausse
Les carnets de commande maintiennent optimistes les chefs d’en-
treprises dans tous les secteurs industriels, même s’ils sont esti-
més dans l’ensemble un peu moins étoffés.
Le niveau des stocks de produits finis s’est accru par rapport à la
période précédente, sans pour autant dépasser la moyenne de
long terme, sauf pour le secteur des biens de consommation.
L’appréciation du coût des matières premières s’est poursuivie,
plus fortement dans la filière automobile et dans les biens in-
termédiaires. A l’exception de la filière agroalimentaire, ces hausses
ne sont que partiellement répercutées sur les prix des produits finis.
Contrairement aux autres secteurs, la filière automobile bénéficie
au premier trimestre d’un climat toujours porteur. Le courant de
commandes nouvelles s’avère dynamique.
L’agroalimentaire en léger recul
Début 2008, l’activité de l’industrie agroalimentaire régionale re-
cule légèrement par rapport au trimestre précédent. Dans un cli-
mat de hausse des prix à la production, le chiffre d’affaires du
secteur s’accroît aussi. Les carnets de commandes ont été un peu
dégarnis et la production a reculé, notamment dans le secteur des
viandes, mais les chefs d’entreprise attendent des entrées plus
efermes pour le 2 trimestre.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 181Conjoncture régionale
Juin 2008
Maintien d’activité,
construction neuve en baisse
En ce début d’année, la conjoncture nationale dans le bâtiment
apparaît moins porteuse. L’activité a ralenti au cours des trois
premiers mois de l’année, notamment dans le gros œuvre. En
Basse-Normandie, les chefs d’entreprises indiquaient en avril le
emaintien des niveaux d’activité par rapport au 4 trimestre, mais
un tassement est visible à un an d’écart, surtout dans le départe-
ment de la Manche. Leurs anticipations restent positives et ils
eprévoient une hausse d’activité au 2 trimestre, malgré le tasse-
ment de la demande sur le marché neuf. En effet, les logements
individuels mis en chantier en Basse-Normandie au cours du pre-
emier trimestre chutent de 16 % par rapport au 4 trimestre 2007
(- 20 % à un an d’écart), tout comme au niveau national, mais
ceci après un second semestre 2007 particulièrement riche. Les
carnets de commandes sont jugés bons par la majorité des entre-
preneurs, avec une échéance moyenne de 5,2 mois, contre 5
mois à la fin de l’année. Malgré l’inflexion des mises en chantier,
le secteur manque toujours de main d’œuvre et continue d’em-
baucher, mais moins qu’au cours de l’année précédente à la
même période.
Conjoncture terne dans le commerce
Les tensions inflationnistes, les inquiétudes sur le pouvoir d’achat
et, plus particulièrement face au « troisième choc pétrolier » pèsent
lourdement sur le moral des Français. L’indicateur résumé d’opinion
des ménages plonge depuis dix mois pour atteindre son niveau le
plus bas depuis plus de dix ans. Dans ce contexte, la conjoncture du
commerce de détail se dégrade sans surprise. Celle-ci semble pour
l’instant contenue et la hausse des prix devrait ralentir, alors que
les stocks sont inférieurs à la normale. L’indice du chiffre d’affaires
des grandes surfaces à prédominance alimentaire est, en données
corrigées de variations saisonnières, quasiment inchangé au pre-
mier trimestre par rapport à la fin de l’année, malgré la hausse si-
gnificative de certains prix alimentaires (+ 2,5 % en moyenne sur
un trimestre).
Le commerce de gros accuse aussi un recul d’activité et des prix en
forte hausse, mais une stabilisation est attendue pour le deuxième
trimestre. Les immatriculations neuves de voitures particulières sont
en baisse de 9 % en région, par rapport à la fin 2007 qui a marqué un
pic, mais restent tout de même plus élevées à un an d’écart.
Dans les services, l’activité se caractérise au premier trimestre par
esa stabilité par rapport au 4 trimestre 2007.
Croissance de l’emploi salarié
En Basse-Normandie, l’emploi dans le secteur marchand aug-
mente, au 4e trimestre, comme au trimestre précédent, d’environ
0,4 % en données corrigées de variations saisonnières, ce qui
porte la croissance à 1,6 % sur un an. La construction continue
d’embaucher, mais à un rythme moindre qu’il y a quelques mois,
tandis que l’industrie, fait exceptionnel, augmente très légèrement
eses effectifs au 4 trimestre (+ 0,2 %) et sur un an, notamment
edans le secteur agroalimentaire. Au 4 trimestre, l’emploi dans les
services progresse aussi, et sur un an, les services aux entreprises
affichent la hausse la plus significative : + 2,6 %. L’emploi dans le
ecommerce stagne au 4 trimestre par rapport au précédent, et sur
un an la hausse se cantonne à 0,5 %. L’emploi intérimaire diminue
e elégèrement au 4 trimestre par rapport au 3 , mais il est en forte
hausse à un an d’écart (+ 8 %), essentiellement dans l’industrie.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE N° 181Baisse du taux de chômage
Calculé à partir de l'enquête emploi en continu, le taux de chô-
mage poursuit sa baisse en France comme en Basse-Normandie
où il s'établit, en moyenne, au premier trimestre 2008 à 6,5 %
(France métropolitaine : 7,2 %).
D'après l'ANPE, le nombre de demandeurs d'emploi bas-normands
de catégorie 1 s'établit dans la région à 41 517 personnes à la fin
du premier trimestre. Néanmoins, cette source fait ressortir une
phase de palier dans l'évolution des demandeurs d'emploi de ca-
tégories 1, 2 et 3.
de quoi parle-t-on?
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
(une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’effectifs
et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans le total.
DIRECTION
Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 entrepri-
REGIONALE DE L'INSEE
ses représentatives de l'industrie régionale.
DE BASSE-NORMANDIE
Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fiscales93, rue de Geôle
mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie importante14052 CAEN CEDEX 4
Tél. : 02.31.15.11.00 de leur activité sont situées dans la région. Les courbes représentent la ten-
Fax : 02.31.15.11.80 dance après desaisonalisation des valeurs brutes.
www.insee.fr/basse-normandie L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-
les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonalisées.
Directeur de la publication :
Michel GUILLEMET
Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi enService études et diffusion :
Sophie DESTANDAU continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-
Rédacteur en Chef : maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les
Pascal CAPITAINE
15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Secrétaire de Rédaction :
Charles DESFOREST
Composition PAO :
Estelle MESNAGER, Françoise LEROND
Crédit photos :
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
Les membres du Pôle de Gestion Publique et de Développement Économique,nale d'agriculture ; Comité départemental du
regroupant sous la responsabilité du Trésorier-Payeur Général, les services économi-tourisme de la Manche ;
ques de l’État en région, ainsi que des institutions telles que la Caisse des Dépôts et
Attaché de presse : Consignations et la Banque de France, ont décidé en 2007 de s’associer pour réaliser
Philippe LEMARCHAND conjointement une note de conjoncture trimestrielle.
02.31.15.11.14 La conduite de cette action a été plus particulièrement confiée à la Banque de France
et à l’INSEE, à partir de données collectées auprès des différents partenaires.
© INSEE 2008

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