Production des branches

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ØØ Composite Trame par dØfaut 11.3 Production des branches En 2008, la production s’est élevée à (Allemagne, États-Unis, Italie, Japon). Au-delà 3 585 milliards d’euros. La valeur ajoutée de d’un mouvement cyclique prononcé, le secteur l’ensemble des branches de l’économie a traverse une crise plus structurelle. atteint 1 752 milliards d’euros, soit une hausse Le secteur de la construction était dynamiquede 3,2 % en valeur par rapport à 2007. depuis 2004, avec une croissance annuelle deCorrigée de l’évolution des prix, la hausse a été la production en volume de près de 4,5 % enramenée à + 0,7 % en volume, ce qui repré- moyenne. Il était en particulier porté par unsente la croissance la plus faible depuis la fort investissement des ménages. La situationrécession de 1993. Le ralentissement de s’est retournée en 2008. La production al’activité a touché la production de la plupart quasiment stagné après une progression dedes branches. C’est cependant l’industrie ma- 5,4 % en 2007. Même si la valeur ajoutée denufacturière qui a été la plus affectée. En la construction a augmenté (+ 0,4 %) enmoyenne, sur l’ensemble de l’année, la pro- 2008, le ralentissement de la branche est netduction de la branche manufacturière a baissé par rapport aux années précédentes.de 1,6 % en volume, après une progression de 2,2 % en 2007.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ØØ
Composite Trame par dØfaut
11.3 Production des branches
En 2008, la production s’est élevée à (Allemagne, États-Unis, Italie, Japon). Au-delà
3 585 milliards d’euros. La valeur ajoutée de d’un mouvement cyclique prononcé, le secteur
l’ensemble des branches de l’économie a traverse une crise plus structurelle.
atteint 1 752 milliards d’euros, soit une hausse
Le secteur de la construction était dynamiquede 3,2 % en valeur par rapport à 2007.
depuis 2004, avec une croissance annuelle deCorrigée de l’évolution des prix, la hausse a été
la production en volume de près de 4,5 % enramenée à + 0,7 % en volume, ce qui repré-
moyenne. Il était en particulier porté par unsente la croissance la plus faible depuis la
fort investissement des ménages. La situationrécession de 1993. Le ralentissement de
s’est retournée en 2008. La production al’activité a touché la production de la plupart
quasiment stagné après une progression dedes branches. C’est cependant l’industrie ma-
5,4 % en 2007. Même si la valeur ajoutée denufacturière qui a été la plus affectée. En
la construction a augmenté (+ 0,4 %) enmoyenne, sur l’ensemble de l’année, la pro-
2008, le ralentissement de la branche est netduction de la branche manufacturière a baissé
par rapport aux années précédentes.de 1,6 % en volume, après une progression de
2,2 % en 2007. L’activité dans les services principalement
marchands a continué de croître en 2008
La branche des biens de consommation (+ 1,2 % pour la valeur ajoutée) mais à un
et surtout celle des d’équipement ont rythme qui contraste avec la croissance
relativement résisté, encore soutenues par observée en moyenne entre 1994 et 2007
le maintien d’une certaine demande des (+ 2,9 % par an). C’est le rythme de
ménages d’une part, et par l’investissement en le moins élevé depuis 1950, hormis les
équipement des entreprises d’autre part. En baisses de 1975 et 1993. Du fait du poids de
revanche, la branche des biens intermédiai- ce secteur dans l’économie française, le ra-
res, en amont du processus de production, lentissement de sa production a expliqué
donc des retournements cycliques, a vu sa l’essentiel de la décélération de l’activité
production baisser de 3,1 %. totale.
Mais c’est la branche automobile qui a été L’activité agricole a nettement progressé
particulièrement affectée par la crise. Sa pro- (+ 2,9 %). Elle a en particulier bénéficié
duction s’est affaissée de 9,3 %, avec une de récoltes abondantes pour les céréales. À
baisse dès le début de l’année et un effondre- l’inverse, la production de la branche agro-
ment de près de 30 % à l’automne. Cette forte alimentaire a baissé, dans un contexte où la
baisse de production dans l’automobile a hausse des prix alimentaires a conduit à un
touché tous les grands pays producteurs repli du volume de la consommation.
Définitions
Industrie manufacturière : ensemble des industries productrices de biens de consommation (textile, pharmacie…),
de biens d'équipement (machines, matériels de transport…) et de biens intermédiaires (chimie, sidérurgie…).
Elle comprend l’installation d’équipements industriels.
Taux d’utilisation des capacités de production : le taux d’utilisation des capacités de production (machines et
équipements) est égal au ratio entre les capacités de production effectivement mobilisées pour la production et
l’ensemble des capacités de production potentiellement disponibles à une date donnée.
Valeur ajoutée : solde du compte de production. Elle est égale à la valeur de la production diminuée de la
consommation intermédiaire.
Branche d’activité, production (au sens de la comptabilité nationale), services administrés ou non marchands, ser-
vices marchands, taux d’investissement : voir rubrique « définitions » en annexes.
Pour en savoir plus
• « L’Économie française », Insee Références, édition 2009.
• « La production industrielle, en recul depuis le début de 2008, a chuté au quatrième trimestre »,
Le 4 pages n° 2, Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services, mai 2009.
• « La production industrielle en baisse de 2,6 % dans la zone euro », communiqué de presse, Eurostat, février
2009.
Retrouvez le TEF sur www.insee.fr, rubrique Publications et services\Les collections nationales\Insee Références
114 TEF, édition 2010
F:\En cours\TEF-2010\Vert 11 14.vp
jeudi 4 fØvrier 2010 06:53:46ØØ
Composite Trame par dØfaut
Production des branches 11.3
Production par branche d'activité
Production Évolution en volume
en milliards d'euros courants aux prix de l'année précédente en %
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2008 (p) 2006 (r) 2007 (r) 2008 (p)
Agriculture, sylviculture, pêche 4,3 9,2 15,5 40,1 72,9 76,9 87,8 – 1,5 1,5 2,9
Industrie 14,8 40,1 91,9 322,2 602,6 820,1 988,7 1,9 1,7 – 0,9
Industries agricoles et alimentaires 4,1 8,2 15,8 48,5 97,3 112,2 136,0 0,3 1,4 – 0,7
Industries des biens de consommation 2,7 5,9 13,7 45,6 92,4 114,1 123,1 2,3 1,4 – 0,5
Industrie automobile 0,5 2,0 5,3 21,1 49,7 85,8 87,7 – 2,8 5,8 – 9,3
Industries des biens d’équipement 1,7 6,4 17,4 56,6 110,2 159,6 188,5 5,3 2,5 4,2 des biens intermédiaires 4,6 13,6 31,2 101,4 189,9 254,7 291,7 1,9 1,3 – 3,1
Énergie 1,2 3,9 8,4 49,0 63,1 93,6 161,7 2,1 – 0,4 2,2
Construction 1,8 6,8 21,5 70,1 133,3 157,6 264,3 4,8 5,4 0,2
Services marchands 8,6 27,4 79,0 307,7 767,1 1 193,0 1 742,0 4,3 3,5 1,5
Commerce 3,1 9,1 22,5 78,6 181,5 249,6 344,2 2,2 2,9 1,5
Transports 1,4 3,9 9,5 34,7 71,3 117,5 164,9 3,2 3,9 0,4
Activités financières 0,5 2,0 7,3 32,6 94,4 129,1 181,5 8,4 6,4 2,7 immobilières 0,7 3,0 11,8 46,4 127,5 197,6 305,1 3,2 2,2 1,0
Services aux entreprises 1,7 5,7 19,4 83,9 212,4 369,9 561,1 5,7 4,0 1,9 aux particuliers 1,2 3,6 8,5 31,5 80,0 129,4 185,2 2,7 2,2 0,5
Services administrés 2,7 8,2 24,0 103,6 245,3 367,0 502,4 1,2 1,5 1,3
Éducation, santé, action sociale 1,4 4,3 13,1 57,8 140,6 217,5 312,0 1,6 1,7 1,6
Administration 1,4 3,9 10,9 45,8 104,7 149,6 190,4 0,7 1,3 0,9
Total 32,2 91,7 231,9 843,7 1 821,1 2 614,6 3 585,3 3,0 2,8 0,7
Source : Insee, comptes nationaux - base 2000.
Valeur ajoutée par branche d'activité
Valeur ajoutée Évolution en volume, aux prix de
en milliards d'euros courants l'année précédente en %
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2008 (p) 2006 (r) 2007 (r) 2008 (p)
Agriculture, sylviculture, pêche 2,8 5,6 9,6 19,4 38,9 36,6 35,0 – 0,3 – 2,4 2,6
Industrie 3,7 11,5 27,9 94,7 189,1 229,0 241,2 0,0 0,7 – 2,3
Industries agricoles et alimentaires 0,4 0,9 2,7 10,4 22,5 26,5 32,7 – 0,7 – 1,7 – 4,2
Industries des biens de consommation 0,8 2,2 5,1 16,2 30,9 36,2 34,0 3,7 2,7 1,1
Industrie automobile 0,1 0,4 1,3 5,1 10,9 16,0 10,9 – 8,8 0,3 – 15,4
Industries des biens d'équipement 0,7 2,3 6,1 19,2 36,1 45,2 48,4 2,0 0,5 1,7 des biens intermédiaires 1,4 4,3 9,9 30,7 67,3 79,5 77,9 – 1,8 0,9 – 3,9
Énergie 0,3 1,3 2,9 13,1 21,5 25,6 37,4 2,5 0,6 – 0,7
Construction 0,7 2,8 9,2 31,4 61,2 66,6 117,1 2,2 4,2 0,4
Services marchands 4,7 15,2 47,1 177,7 453,9 684,2 982,1 3,5 3,3 1,2
Commerce 1,8 5,1 12,9 43,9 103,9 135,7 174,3 2,2 3,7 0,7
Transports 0,7 2,1 5,3 18,7 38,4 52,8 77,4 3,0 3,8 1,8
Activités financières 0,3 1,3 4,6 17,8 50,1 66,4 80,0 4,5 5,3 2,2 immobilières 0,6 2,3 9,3 34,1 94,8 158,8 253,1 2,9 2,5 1,4
Services aux entreprises 0,8 3,0 11,0 48,6 125,9 202,7 300,8 5,5 3,4 1,4 aux particuliers 0,4 1,4 3,9 14,7 40,9 67,9 96,5 1,5 2,5 0,1
Services administrés 1,7 5,4 16,1 73,4 181,0 274,4 377,0 0,6 1,3 1,1
Éducation, santé, action sociale 1,0 3,3 9,8 43,9 111,5 169,4 241,8 0,4 1,0 1,4
Administration 0,7 2,1 6,3 29,5 69,5 104,9 135,2 0,9 1,7 0,6
Total 13,5 40,6 109,8 396,6 924,1 1 290,7 1 752,4 2,2 2,4 0,7
Source : Insee, comptes nationaux - base 2000.
Taux d'investissement et d'utilisation des capacités de production
en %en %
90 22
Taux d'utilisation des capacités de production Taux d'investissement (FBCF/VA)
dans l'industrie hors énergie et IAA des sociétés non financières 2188
86 20
84 19
82 18
80 17
78 16
76 15
1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008
Source : Insee, comptes nationaux - base 2000.
Économie générale 115
F:\En cours\TEF-2010\Vert 11 14.vp
jeudi 4 fØvrier 2010 06:53:48

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