Ralentissement au premier trimestre (Flash d'Octant n° 61)

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Au premier trimestre 2001, l'environnement international apparaît plus déprimé qu'au début de l'année 2000, mais le contexte national reste porteur. Dans cette situation, les entreprises de la région ont globalement enregistré de bons résultats d'ensemble, avec cependant des perspectives moins favorables. Dans l'agriculture, le cours du porc a continué de se raffermir et le marché de la volaille a bénéficié d'une demande soutenue. Le marché bovin, en revanche, subit les contrecoups de la crise intervenue à l'automne. Dans l'industrie, l'activité a un peu ralenti en raison de la baisse brutale d'activité observée dans les biens d'équipement professionnel. Les professionnels du bâtiment jugent leur activité en baisse mais les carnets de commandes restent très étoffés. Les échanges commerciaux avec l'étranger ont enregistré un bon niveau de transactions, en baisse cependant par rapport au rebond du quatrième trimestre 2000. La consommation des ménages a rebondi en début d'année ; les achats d'automobiles en particulier se sont dynamisés. Les grands secteurs créent tous des emplois et la baisse du chômage se poursuit de manière plus accentuée qu'au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Octant
Numéro 61 - Juin 2001S
conjoncturelle
Ralentissement au premier trimestre
Au premier trimestre 2001, l'environnement international apparaît plus déprimé qu'au
début de l'année 2000, mais le contexte national reste porteur. Dans cette situation, les
entreprises de la région ont globalement enregistré de bons résultats d'ensemble, avec
cependant des perspectives moins favorables.
Dans l'agriculture, le cours du porc a continué de se raffermir et le marché de la volaille
a bénéficié d'une demande soutenue. Le marché bovin, en revanche, subit les
contrecoups de la crise intervenue à l'automne. Dans l'industrie, l'activité a un peu
ralenti en raison de la baisse brutale d'activité observée dans les biens d'équipement
professionnel. Les professionnels du bâtiment jugent leur activité en baisse mais les
carnets de commandes restent très étoffés.
Les échanges commerciaux avec l'étranger ont enregistré un bon niveau de transactions,
en baisse cependant par rapport au rebond du quatrième trimestre 2000.
La consommation des ménages a rebondi en début d'année ; les achats d'automobiles
en particulier se sont dynamisés.
Les grands secteurs créent tous des emplois et la baisse du chômage se poursuit de
manière plus accentuée qu'au niveau national.
Contexte national : la croissance ralentit au premier trimestre
France entière, la croissance a ralenti au premier La production industrielle, mesurée par l'indice de la
trimestre 2001. Le PIB augmente de 0,5 % après avoir i a augmenté de 0,5 % au cours
progressé de 0,8 % au trimestre précédent. A l'instar du premier trimestre 2001 par rapport au dernier
des trimestres précédents, la croissance est tirée par la trimestre 2000. La production a progressé dans tous les
secteurs sauf dans celui de l'énergie ; elle s'estdemande intérieure. Le commerce extérieur y
contribue aussi à hauteur de 0,3 point. En revanche, les nettement intensifiée dans l'industrie automobile
variations de stocks apportent une contribution (+ 4,1 %).
négative à la croissance. Le rythme de progression de l'emploi est resté soutenu
au début de l'année. L'emploi salarié privé s'est àAprès avoir fortement progressé toute l'année 2000 et
particulièrement au dernier trimestre (+ 3,2 % de nouveau accru de 0,8 % au premier trimestre, ce qui
croissance), l'investissement des entreprises a représente 124 400 emplois supplémentaires. Tous les
nettement ralenti au début 2001 et ne progresse que de secteurs contribuent à des degrés divers à cette
progression d'ensemble. Fin mars, le nombre de0,4 %. L'investissement des ménages est en repli de
0,1 %. Après deux trimestres de déficit, le solde du demandeurs d'emploi de catégorie 1 s'élève à 2,083
commerce extérieur est excédentaire ce trimestre millions en données brutes. Sur douze mois, entre mars
grâce à des exportations exceptionnelles d'avions et de 2000 et mars 2001, le repli du chômage est de 15 %.
En mars 2001, le taux de au sens du BITpaquebots, mais cet excédent intervient dans un
contexte de forte contraction des échanges. Les s'établit à 8,7 %, soit 1,3 point de moins qu'en mars
exportations reculent de 0,6 % et les importations 2000.
de 1,7 %.
ynth?se
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH6164 - PRIX : 12 FFMalgré les signes de ralentissement perçus par les industriels et les professionnels du bâtiment, l'activité des entreprises
bretonnes est restée bien orientée au début de l'année 2001. Les chiffres d'affaires déclarés aux services des impôts
en témoignent. Ils progressent de 4,8 % par rapport aux trois derniers mois de l'année 2000 et de 10 % par rapport
au premier trimestre 2000. Indicateur avancé de l'investissement, les déclarations de TVA se sont accrues de 3,8 %
en moyenne annuelle, contre 6 % sur l'ensemble de l'année 2000.
Agriculture :
le début d’année reste difficile pour le marché bovin
qu'au début de l'année 2000 dans unAu premier trimestre 2001, les livraisons
contexte de baisse de la production. Lesde lait sont en baisse de 2,2 % par
rapport au premier trimestre 2000. En volumes abattus ont reculé de plus de
Cours du porc charcutier breton -classe E (Unité : francs / kilo) 5 % par rapport à l'hiver 2000. En débutlien avec la bonne tenue des marchés
14 d'année, le marché de la volaille alaitiers, le prix de référence du lait a
bénéficié d'une demande soutenue. Lescontinué de se revaloriser au cours de ce
Série brute
trimestre, ce qui se répercute sur le prix prix sont en hausse par rapport au
12
moyen du lait payé au producteur. premier trimestre 2000 de 8 % pour le
poulet et de près de 15 % pour la dinde.Celui-ci s'élève en moyenne à 2,14 F au
Sur le marché de l' , les cours enpremier trimestre, soit 4,4 % de plus œuf
10
qu'unanplustôt. baisse au premier trimestre sont proches
Après l'effondrement des abattages de la moyenne des cinq années
enregistré à l'automne 2000, l'activité précédentes à la même période. Au8
d'abattage des gros bovins a repris premier trimestre, le cours moyen de
Série CVS l'œuf recule de 7,4 % par rapport auquelque peu mais reste en retrait de
13,7 % par rapport au début d'année premier trimestre 2000. Sur l'ensemble6
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2000. En fin de trimestre, les mesures de du trimestre, la production de choux-
Source : SCEES - CVS : INSEE
précaution contre la fièvre aphteuse ont fleurs a progressé de près de 1 % par
Abattages de gros bovins perturbé les échanges commerciaux et rapport à l'hiver 2000. En moyenne, les(Unité : tonne)
l'approvisionnement des abattoirs. Sur prix sont stables par rapport au début de
l'ensemble du trimestre, les cours de l'année 2000, les cours étant mieux24 000
Série brute toutes les productions bovines sont en orientés sur la deuxième partie du
baisse : la cotation des jeunes bovins trimestre. Sur le marché des endives,
accuse un recul de plus de 20 % par l'offre est en augmentation de 2,5 % par
19 000 rapport au début d'année 2000 et celle rapport à celle de l'hiver 2000 et les
des vaches de réforme une baisse cours sont en moyenne plus élevés : le
Série CVS voisine de 13 %. Sur le marché du veau cours moyen est de 4,38 F/Kg contre
de boucherie, les abattages ont 3,51 F/kg au premier trimestre 2000.14 000
progressé de près de 3 % en
Au premier trimestre 2001, les quantitéscomparaison annuelle. Les cours, en
revanche, ont fortement faibli et débarquées dans les criées bretonnes
9 000
1996 1997 1998 1999 2000 2001 accusent un repli de plus de 14 % par sont globalement stables par rapport à la
Source : SCEES - CVS : INSEE rapport à l'année passée. même période de l'année 2000, mais les
Le prix du porc a continué de progresser prix sont en très légère baisse (- 1 % en
moyenne).au cours de ce trimestre. Il s'élève en
moyenne à 11,50 F/kg soit 47 % de plus
Industrie : ralentissement au premier trimestre
L'activité industrielle bretonne a baisse d'activité a été fortement ressentie
légèrement ralenti au cours des trois dans l'électronique-téléphonie et, dans
premiers mois de 2001. Cette tendance une moindre proportion, dans les
d'ensemble résulte principalement du industries mécaniques et le matériel de
Ensemble de l’industrie repli brutal de l'activité observé dans les précision.
Tendance de la production (Unité : soldes d’opinions)
biens d'équipement professionnel. La Les industries agro-alimentaires, qui40
production est demeurée stable dans habituellement enregistrent unProduction observée
l'industrie automobile et les industries fléchissement d'activité en début30
agro-alimentaires. Un bon niveau de d'année, ont bien résisté à la baisse en ce
production a été obtenu dans les biens20 premier trimestre 2001. L'activité s'est
intermédiaires mais le rythme de nettement renforcée dans l'industrie du
10 croissance s'est infléchi. Après un lait et les industries diverses (boissons,
excellent dernier trimestre 2000, la meunerie, boulangerie, biscuiterie), elle
0 production de biens de consommation s'est repliée dans l'industrie de la viande
s'est encore légèrement accrue au début (abattages et transformation, toutesProduction prévue
-10 de 2001. La production de biens productions confondues) ainsi que dans
d'équipement professionnel a reculé au la fabrication d'aliments du bétail. La
-20 premier trimestre en raison de la production de biens intermédiaires s'est1996 1997 1998 1999 2000 2001
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture contraction brutale de la demande. La développée durant les premiers mois de
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 61 - juin 20012Ensemble de l’industrie 2001 à un rythme moins vif que semblable à celui observé en début
État de la demande et niveau des stocks (Unité : soldes d’opinions) d'année. Les carnets de commandesprécédemment. L'activité apparaissait
40 déprimée dans la fabrication de étaient jugés proches de la normale et les
30 matériaux de construction et du verre. A stocks apparaissaient faibles. L'activité
Niveau des stocks l'inverse, elle faisait preuve de s'intensifierait dans l'agro-alimentaire et20
dynamisme dans la transformation des continuerait de progresser sur une pente
10 métaux et la fonderie. ascendante dans les biens de
De bonnes performances ont été consommation. Les perspectives0
réalisées par l'industrie des biens de d'activité pour les biens intermédiaires
-10
consommation au premier trimestre. Ce restaient favorables, toutefois, le rythme
-20 sont principalement l'industrie du bois- de croissance ralentirait encore un peu.
Carnets de commandes
ameublement et l'imprimerie- presse qui Par contre, les chefs d'entreprise
-30
ont tiré l'activité vers le haut. Début anticipaient une baisse d'activité dans
-40 avril, les chefs d'entreprise estimaient l'industrie automobile et les biens
1996 1997 1998 1999 2000 2001
que l'activité évoluerait au deuxième d'équipement professionnel.Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
trimestre à un rythme quasiment
Construction :
bon niveau de production mais l’optimisme décroît
Activité de l’ensemble du bâtiment (Unité : soldes d’opinions)
Au premier trimestre 2001, l'activité du les difficultés de recrutement restent70
vives. En moyenne, 78 % desbâtiment est jugée en repli par les
professionnels du secteur, proche entrepreneurs du bâtiment interrogés50
cependant de la normale. Le rythme de déclarent en rencontrer contre 75 % unActivité observée
30 production a plus ralenti dans le second- an plus tôt. 90 % des chefs d'entreprise
œuvre que dans le gros-œuvre en raison déclarent avoir effectué des
10 d'une baisse d'activité plus forte dans la investissements au cours de l'année
construction non résidentielle et les 2000 contre 81 % l'année précédente.
-10 logements neufs. Du côté de l'entretien- Cependant, les prévisions d’inves-
amélioration, l'activité s'est stabilisée tissement pour 2001 sont moinsActivité prévue
-30 par rapport au trimestre précédent dans favorables qu'elles ne l'étaient l'année
le gros-œuvre alors qu'elle s'est passée à cette période.
-50 infléchie dans le second-œuvre. Les Au cours de ce trimestre, 5 2001996 1997 1998 2000 20011999
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture chefs d'entreprise prévoient une nouveaux logements ont été
stabilisation de leur activité dans son commencés, ce qui représente un
ensemble pour le deuxième trimestre niveau de production à peine inférieur àAvertissement : à partir de cette enquête, les séries
sont publiées en nomenclature NAF (Nomencla- 2001. Le secteur de l'entretien- celui du premier trimestre 2000 et
ture d'Activité Française) et ne sont donc pas amélioration ralentirait légèrement, supérieur au niveau moyen des onze
rigoureusement comparables avec les séries mais dans le bâtiment professionnel et dernières années. Les constructions de
publiées précédemment. En effet certaines les logements neufs, l'activité serait plus maisons individuelles sont en recul par
entreprises classées dans le gros-oeuvre appartien-
soutenue sans atteindre cependant les rapport aux niveaux élevés atteints les
nent désormais au second-oeuvre et inversement.
niveaux élevés des années passées. Au deux années précédentes (- 12,6 % par
premier trimestre 2001, les chefs rapport au premier trimestre 2000) ; ce
d'entreprise ont encore bénéficié de repli est compensé par la progression
carnets de commandes très étoffés : ils des constructions de collectifs. Les misesNombre de logements neufs autorisés en Bretagne
disposaient d'un volume de commandes en chantier de collectifs ont augmenté6 000
1998 2000 leur assurant 4,8 mois de travail par de + 40,2 % en un an mais restent
1999 2001 salarié, le plus haut niveau atteint au encore inférieures à la normale.5 000
Moyenne 1991 - 2001 cours de ces cinq dernières années. Avec 5 300 nouveaux permis de
4 000 Cependant, l'opinion des entrepreneurs construire déposés au premier trimestre
du bâtiment sur les perspectives 2001, la demande de logements reste
3 000 générales d'activité dans leur secteur bien orientée, en recul toutefois par
continue de s'infléchir. Les tensions sur rapport aux excellents scores enregistrés
2 000 l'appareil de production demeurent très les trois années précédentes. La
importantes : 68 % des chefs demande de maisons individuelles, en
1 000 d'entreprise du bâtiment déclarent ne baisse sur un an, reste pratiquement
pas pouvoir accroître leur production. stable par rapport au trimestre
0
Un an plus tôt, ils étaient 64 % dansjan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. précédent. Les projets de collectifs, bien
Source : DRE - Sitadel cette situation. Selon les chefs qu'en hausse de plus de 7 % sur un an,
d'entreprise, l'emploi a évolué très se situent encore en-deçà de la normale.
Enquête réalisée avec l'aide de la
favorablement au cours de ce trimestre. Du côté des bâtiments professionnels, le
Pour les trois prochains mois, les tassement des projets de constructions
professionnels anticipent une de bâtiments agricoles et industriels
progression plus modérée de l'emploi. n'est pas compensé par l'augmentation
Malgré une légère tendance à la baisse des projets de constructions observéeBRETAGNEFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT par rapport aux trois trimestres passés, dans le secteur tertiaire.
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 61 - juin 2001 3Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne Hôtellerie :
100 une activité moindre qu’au début 2000
1999
2000
2001
80
Sur les trois premiers mois de l'année, un été moins bons que ceux de l'année
peu plus de 860 000 nuitées ont été précédente et affichent une baisse
60 enregistrées dans les hôtels de la région, voisine de 6 %.
ce qui représente une baisse de 3,4 % La baisse de l'ensemble du trimestre
reflète la moindre fréquentation de lapar rapport à la même période de 2000
40 mais une augmentation de 2,1 % par clientèle française qui recule de 5,1 %
rapport à 1999. Le mois de janvier a par rapport au début de l'année 2000. En
enregistré une progression des nuitées revanche, la fréquentation de la
20
jan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. clientèle étrangère progresse de 11,6 %de 3,5 % par rapport à janvier 2000. En
Sources : Direction du Tourisme - INSEE Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie revanche, les mois de février et mars ont par rapport à la même période de 2000.
Commerce extérieur :
recul des échanges au premier trimestre
Au premier trimestre 2000, les échanges deux trimestres précédents, mais restent
commerciaux avec l'étranger ont très inférieures aux ventes
conservé un bon niveau, en baisse exceptionnelles du premier trimestre
toutefois par rapport au rebond observé 2000 (- 17,5 %). Dans l'industrie des
au quatrième trimestre 2000. Les biens de consommation et des biens
intermédiaires, les exportations ontexportations affichent un repli de plus
de 14 % par rapport au niveau élevé du progressé respectivement de 19,2 % etBretagne : importations exportations (Base 100 1er trim.1996)
quatrième trimestre 2000, mais sont 9,6 % par rapport au début de l'année230
pratiquement stables par rapport au 2000.
210
début 2000. Après une forte hausse en Les importations qui avaient rebondi en
190 2000, les ventes à l'étranger ont fin d'année 2000, sont également en
particulièrement reculé dans l'industrie baisse ce trimestre. Elles se replient de
170
des biens d'équipement ; les volumes 10,2 % en évolution trimestrielle maisExportations
150 des ventes dépassent cependant de 2 % progressent de 9,5 % par rapport au
ceux du premier trimestre 2000. Dans ce premier trimestre 2000. Sur un an, la130
Importations secteur, les exportations ont chuté de progression est particulièrement
110 30 % par rapport à l'automne 2000, en vigoureuse dans les biens
lien avec la fort baisse des ventes d'équipements. Les industries agro-90
d'équipements électriques et alimentaires, les biens de
70 électroniques. Les exportations de consommation et l'industrie automobile20011996 1997 1998 1999 2000
Source : DOUANES produits des industries agricoles et contribuent à cette croissance
alimentaires ont également reculé : d'ensemble à des degrés divers. En
- 19,2 % en évolution trimestrielle et revanche, les importations de biens
- 1,6 % en un an. En revanche, les ventes intermédiaires sont en repli en
de produits de l'industrie automobile, se comparaison annuelle.
sont montrées plus dynamiques que les
Consommation-commerce :
bon début d'année pour les achats d'automobiles
France entière, la consommation des commerce non spécialisé, en revanche,
ménages a rebondi au premier l'activité demeure soutenue. Les
trimestre : elle a progressé de 1,3 % intentions de commandes pour les deux
après + 0,1 % au dernier trimestre 2000. prochains mois restent stables dans le
Immatriculations de voitures neuves en Bretagne L' enquête de conjoncture réalisée en commerce spécialisé comme dans le
(particulières et commerciales)
mars auprès des négociants nationauxce non spécialisé. En Bretagne,
11 000
révèle que l'activité s'est redressée dans les enquêtes de conjoncture réalisées
(1)la quasi-totalité des secteurs duSérie brute par la Banque de France indiquent :
commerce de gros à l'exception du9 000 «La consommation des ménages
secteur des biens intermédiaires s'inscrit à nouveau globalement en
industriels où elle s'est repliée. Selon les hausse en mars-avril malgré le
7 000 négociants, les intentions de ralentissement relevé dans certains
commandes sont orientées à la baisse. secteurs à un an d'intervalle. Dans les
Dans le commerce de détail, les commerces de l'habillement et de la
5 000 détaillants interrogés lors de l'enquête chaussure, les conditions météo-
d'avril jugent que leurs ventes se sont rologiques défavorables, connues enSérie CVS
dégradées en février-mars. Cette baisse mars et avril, sont à l'origine d'une
3 000 d'activité est due au recul des ventes1996 1997 1998 1999 2000 2001 moindre demande d'articles de
Source : OST - CVS : INSEE dans le commerce spécialisé ; dans le printemps. Néanmoins, les perspectives
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 61 - juin 20014sont favorables pour le prochain bimestre. En le phénomène de saisonnalité compa- 22 462 nouvelles voitures particulières et
effet, les nouvelles collections d'été, les rativement aux autres années. Ces secteurs commerciales ont été immatriculées au
achats réalisés pour les fêtes et les cours du premier trimestre ; ce qui représentedevraient également bénéficier de l'effet des
cérémonies génèreront vraisemblablement fêtes à venir de même que les libraires et les une hausse de 4,2 % par rapport au premier
un surcroît des ventes. horlogers-bijoutiers, même si ces derniers trimestre 2000 et le meilleur niveau de ces
Faisant suite aux bons résultats obtenus tout semblent préoccupés par les hausses de prix cinq dernières années. France entière, le
au long de la période des soldes, le courant marché automobile a progressé de 3 % parappliquées notamment sur l'horlogerie et les
d'affaires réalisé par les détaillants de perles.» rapport au premier trimestre 2000.
meubles s'inscrit en net recul saisonnier. Les achats d'automobiles, perturbés au
En revanche, les ventes d'électroménager et second semestre 2000 par la suppression du (1) Source : Banque de France, service
d'électronique grand public subissent moins millésime, ont repris au début de 2001. Ainsi des Affaires régionales de Bretagne.
La situation du marché du travail s'améliore un peu plus vite qu'au niveau national
Emploi : tous les secteurs créent des emplois
Sur les douze mois de l'année 2000, la effectifs dans les hôtels et restaurants.
croissance de l'emploi salarié privé non Dans l'industrie, les effectifs ont Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
agricole - intérim compris - a atteint des progressé beaucoup plus vivement que Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)
records. En données corrigées des les années précédentes (+ 4,8 % contre 101,4
variations saisonnières, la hausse s'élève + 1,9 % en 1999). La croissance de la
à 4,9 % contre 3,5 % au niveau national. production est restée soutenue, et 101,2
( 2 )Le nombre d'emplois créés dépasse les l'emploi s'est fortement développé dans
26 000. La hausse dépasse 4,5 % dans les industries des biens intermé-
101,0
tous les grands secteurs d'activité. Ces diaires, notamment dans les industries
résultats sont à relier à la forte croissance des composants électriques et élec-
100,8économique et à la montée en charge troniques, et dans les industries du bois
des dispositifs sur la réduction du temps et du papier. Deux autres secteurs
de travail. industriels affichent de fortes hausses : 100,6
Le tertiaire poursuit sa progression à un les industries agro-alimentaires et
rythme élevé (+4,6 %). Les deux l'industrie automobile. 100,4
e è è è e è è è
1 t.99 2 t.99 3 t.99 4 t.99 1 t.00 2 t.00 3 t.00 4 t.00secteurs en pointe sont le commerce et Bénéficiant toujours du dynamisme du
Source : INSEE - URSSAFles services aux entreprises, suivis par secteur, les effectifs se sont encore
Lecture : l’emploi salarié non agricole y compris l’intérim a
l'éducation, la santé, l'action sociale et accrus dans la construction à un rythme progressé de 1,1 % au 3ème trimestre 2000 et de 1,2 % au 4ème
trimestre 2000.les transports. En revanche, l'évolution comparable au niveau national
de l'emploi dans les services aux (+ 4,8 %).
particuliers marque le pas (+ 1,9 %
contre + 4 % en 1999). Ceci s'explique
Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
par une moindre progression des (2) Il s'agit du solde : créations - disparitions.
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1996)
110
BretagneChômage : la baisse se poursuit 100
Au début de l'année 2001, le recul du emploi dans la région, soit 17,3 % de France
90chômage s'est poursuivi en Bretagne moins qu'un an plus tôt (- 15,1 % France
comme France entière. A la fin du mois entière). Les femmes représentent
de mars 2001, 84 422 demandeurs 53,4 % des demandeurs d'emploi de la 80
région, soit une baisse de près d'un pointd'emploi de catégorie 1 (en données
brutes) étaient inscrits à l'ANPE en en un an. France entière, la proportion
70
Bretagne, ce qui représente une baisse de femmes au chômage est toujours
de 15,9 % en comparaison annuelle. moins élevée (51,1 %).
60
1996 1997 1998 1999 2000 2001France entière, la baisse du chômage La forte baisse du chômage de longue
Source : DRTEFPs'établit à 15 % sur un an. durée se prolonge et reste plus
En un an, le chômage des jeunes a importante qu'au niveau national. Fin Taux de chômage au sens du BIT (en %)
diminué de 15,7 % dans la région ; soit mars, 26 846 demandeurs d'emploi 13
une baisse du chômage du même ordre étaient au chômage depuis plus d'un an,
que celle de l'ensemble des chômeurs. A soit un recul de 26,2 % entre mars 2000 12
Francela fin mars, 12 832 jeunes de moins de et mars 2001. Au cours de cette période,
1125 ans étaient comptabilisés à l'ANPE. la proportion des chômeurs de longue
La part des jeunes au chômage en durée dans l'ensemble des chômeurs est
10Bretagne est stable en comparaison passée de 36,2 % à 31,8 %.
A la fin du premier trimestre 2001, leannuelle (15,2 %) et proche du niveau
9national (15 %). Au début 2001, le recul taux de chômage en Bretagne s'élève à
Bretagnedu chômage des femmes en Bretagne est 8 %, ce qui représente une baisse de
8resté plus accentué que France entière. A 1,4 point par rapport au premier
la fin du premier trimestre 2001, 45 081 trimestre 2000.
7
femmes étaient à la recherche d'un 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Source : INSEE
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 61 - juin 2001 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
er RégionIndicateurs trimestriels 1 trimestre France
2001 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
+4,8 +10,1Chiffre d’affaires total déclaré (en millions de francs) 150 798 …
Chiffre d’affaires à l’export déclaré +13,9 +7,312 314 …
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) 11 660 +5,7 -2,2 -2,3
Prix moyen du litre de lait (en francs) 2,14 -6,6 +4,4 +4,7
Abattages de porcs (en tonnes) 256 529 -3,2 -5,3 -4,7
Cours moyen du kg de porc charcutier (en francs) 11,50 +15,8 +47,0 +45,5
Construction Source : DRE
5 320 -6,5 -10,3 +3,0Logements autorisés
Logements commencés 5 200 +9,3 -1,7 -7,0
977 737 -4,1 -8,4 +5,5Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés)
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) 860 -17,7 -3,4 +1,6
41,4 -2,1 +0,7 +4,5Taux d’occupation moyen (en %)
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions de francs) 13 231 -10,2 +9,5 +11,7
Exportations (en millions de francs) 14 617 -14,4 -0,5 +9,6
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales 22 762 +11,8 +4,2 +3,0
Indicateur d’investissements Source : Impôts
1 285 +16,9 +4,2 …TVA déductible sur immobilisations (en millions de francs)
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble 1 472 +9,9 -6,9 +3,9
Industrie 108 - -3,6 -0,8
Construction 284 +23,5 -12,3 +5,9
Commerce 327 +8,6 -11,9 -2,1
Services 753 +7,6 -2,7 +6,7
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble 313* -4,9 +25,2 -8,2
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole (données corrigées des variations saisonnières)
Ensemble +1,2 +4,9 +3,6**
Industrie ** +1,3 +4,8 +1,9
Construction ** +1,3 +4,8 +4,8
Commerce +0,8 +4,5 +3,5**
Services ** +1,2 +4,6 +4,8
MARCHÉ DU TRAVAIL
Source : INSEETaux de chômage au sens du BIT (CVS) 8,0 -4,9 -14,9 -12,5
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
84 422*** /// -15,9 -15,0de catégorie 1
de moins de 25 ans 12 847*** /// -15,6 -15,1
de longue durée 26 726*** /// -26,5 -24,7
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 31 mars 2001
Variation de janvier 2000 à décembre 2000 (en %) DEFM Taux deVariation
catégorie 1 chômage BITsur un an
Ensemble Industrie Construction Commerce Services (série brute) (CVS )(en %)
Côtes-d’Armor +3,9 +5,2 +4,6 +4,3 +1,9 15 030 -15,4 7,9
Finistère +3,4 +1,7 +6,5 +3,9 +4,8 26 697 -15,4 8,7
Ille-et-Vilaine +5,6+5,3 +6,3 +3,4 +4,9 22 200*** -18,5 6,8
Morbihan +5,0 +5,0 +5,2 +4,5 +4,9 20 495 -14,1 9,0
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
* au 3ème trimestre 2000
** Effectifs au 31 décembre 2000 à paraître dans le flash d’Octant n°62
*** Données estimées pour l’Ille-et-Vilaine et la Bretagne suite à un problème de mise à jour des flux de sortie des demandeurs d’emploi.
INSEE Bretagne
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Cette note a été rédigée par :
ème
© INSEE 2000 Dépôt légal : 2 trimestre 2001
Marie-Paule LE BRIS, Monique LE CAM, Denise OLLIVIER
Imprimerie : Média Graphic - Rennes
6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 61 - juin 2001

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